dimanche 1 janvier 2012

Archives 2011

01/01/2012

Bonne année!

En 2012 la tâche sera rude pour protéger
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l'extrême fragilité de notre liberté

Un projet renouvelable auquel j'adhère avec encore plus de convictions qu'en 2011 ou 2010.
Pieds et poings liés sous prétexte de sauver la planète? Ils peuvent garder leurs hélices et leurs décors de science fiction. Je reste fidèle à la protection de la nature et du silence. Je crois à la durabilité de projets solidaires et respectueux. Le reste n'est que manigances de mafieux.

image: efpe.skyrock.com

31/12/2011

Jura libre! On le fait? (5-6)

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Le courage nous donne des ailes
2011, l'année du courage
Et de 5!
Les Enfers. Ils l'ont fait aussi. Sans fracas. De véritables convaincus sont partis à la recherche des signatures nécessaires pour présenter l'initiative à l'assemblée communale. Très largement acceptée, la prohibition des éoliennes sur le territoire de la commune fut scellée devant une bière au café du village après la votation, rassemblant pro et anti-éoliens qui semble-t-il ne se sont pas laissés diviser par le sujet. C'est donc possible! Circulez messieurs les promoteurs, ici non plus, vous ne vous arrêterez pas. Et si vous forcez le passage, vous serez reçu... En enfer! c'est ainsi que s'est exprimé l'un des initiateurs de la demande de modification du règlement communal. Et vu sa détermination on en doute pas!

Et de 6!
Muriaux. La commune englobe notamment celle du Peuchapatte où sévissent déjà 3 éoliennes qui font des dégâts terribles sur le moral et la qualité de vie des riverains sur deux sites au moins. Colère, tristesse, dépit, fracture sociale, dépréciation de l'immobilier. La facture est lourde déjà. D'autres machines étaient pourtant prévues à la suite de celles existantes. Mais la population s'est mobilisée pour participer à l'assemblée communale qu'un homme du coin avait provoquée en déposant l'initiative qui demande la modification du règlement communal pour interdire l'implantationd'éoliennes sur le territoire. Une fois encore le vote a largement bénéficié à la prohibition.
Ainsi s'achève 2011. Sur la reconnaissance de personnalités courageuses qui ont osé dire haut et fort leur opinion en utilisant la démocratie directe.  Un exemple pour ceux qui n'osent plus s'exprimer, qui ont peur de "faire des histoires", qui acceptent l'inacceptable par résignation ou pour ne pas avoir à donner de leur temps. C'est ainsi que le terrain de la liberté se rétrécit d'année en année. Non seulement nous laissons l'industrie dicter les règles aux politiciens mais en plus nous passons  à la caisse pour payer leurs arrangements. La RPC (remboursement à prix coûtant) dont bénéficie l'énergie éolienne ne tombe pas du ciel. Ce sont bien entendu nos impôts qui la paie. Par contre notre facture d'électricité ce ne sont pas nos impôts qui vont la payer...  Quant à la théorie de l'autonomie énergétique tant que le courant produit par ces éoliennes est propriété de Zürich, Genève ou autres, notre autonomie ne sera qu'illusion. Et puis de toute manière, admettons leur théorie et imaginons un avenir énergétique chaotique et renouvelable tel qu'il nous est prédit, vous y croyez vous à une Suisse plongée dans le noir pendant que les jurassiens jouissent du courant vert installé sur leurs crêtes?  C'est grotesque de faire avaler une telle pilule à la population pour la pousser à vendre son patrimoine!
Dans le monde entier en 2011 des citoyens ont osé revendiquer leur liberté et leur dignité. Des dictateurs qui se croyaient enracinés dans leur pouvoir sont tombés devant la détermination de ceux qui ne voulaient plus subir leur loi. Nous sommes puissants autant que les puissants lorsque nous le décidons. La leçon se répète de siècle en siècle mais il y a toujours des enragés qui s'imaginent au-dessus des autres. Les Franches-Montagnes ont aussi rappelé les règles du jeu. Le gouvernement devra choisir entre la manipulation et le respect de notre volonté. Ici nous serons extrêmement vigilants et nous analyserons chacune des décisions. En 2011 nous avons rappelé que nous n'étions pas à vendre,  nous avons cassé leurs contrats.
Je finis l'année avec cette remarque pour le  directeur de la société ADEV. Ce monsieur qui n'a pas voulu comprendre les dégâts de ses machines sur notre environnement direct. Réfugié derrière son courant vert, ses certitudes et ses actionnaires  il nous a imposé de vivre avec l'inacceptable.
L'injustice et le mépris Monsieur, réveille le courage et le dépassement de soi. Deux ans plus tard cinq communes dans le Jura claquent la porte au nez des promenteurs. Et ce n'est pas fini. Ni vous ni les autorités n'ont voulu reconnaître l'ampleur de cette erreur. Monsieur Claudio Zanini, votre concurrent, (entre autres) dénigre publiquement votre mauvais projet. Lui qui sert la main du maire de Saint-Brais lorsqu'il fait affaire avec lui, n'hésite pas à mettre en doute ses compétences dans les autres communes où il tente de vendre ses propres machines. Un joli monde de faux-jetons. Mais ce sont à ces gens-là que nos autorités vendent notre environnement et pour ces gens là qu'ils ont sacrifié la paix sociale dans la région. De belles voitures et quelques cravates ont suffit pour leur faire oublier la solidarité dans leur propre village.

images: mamzelledance.bloguez.com 
30/12/2011

Jura libre! On le fait? (4)

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2011, l'année du courage
Et de 4!
Bourrignon. Alors là ce fut le pavé dans la mare des zélus, des je sais tout, des je fais mieux que les zôtres. Un beau projet qu'ils disaient. Mais comment le savoir puisque maintenant ils disent que ce projet n'était pas terminé? On a même entendu Miss Sig claironner devant les micros qu'elle affectionne que les machines étaient disposées à 1km du village... Négligeant de parler des quatre turbines projetées elles entre 300 et 400m autour d'une maison familiale et du petit pécule qui avait été proposé par contrat et discrètement au propriétaire pour le consoler de lui pourrir la vie définitivement. Pour un projet pas terminé on était loin de l'inconnu...
Bourrignon, des gens inquiets pour un village très menacé et totalement sous-informé de la réalité que lui concoctait une poignée d'écolos du nouveau genre. De ceux qui verdissent devant l'opportunisme. De ceux qui pour du pognon passeraient du noir au rouge. Mais pour le moment ils sont très verts-bruns (remarquez, les rouges sont aussi passé au vert autoritaire... C'est tendance et ça peut rapporter gros avec en plus un bonus popularité).
Pas de chance. A Bourrignon il y a des gens sensibles et respectueux. L'opposition s'est faites avec le coeur et l'envie de ne pas diviser la population. Ils ont certes dû parler fort pour couvrir le chant mélodieux des initiants de la centrale qui occultaient quelques paramètres non négligeables pour ceux qui allaient se retrouver confrontés quotidiennement aux nuisances des machines. Si les intentions étaient bonnes, c'était sans compter sur ceux qui avaient déjà ouvert toute grande leur tirelire pour accumuler les deniers de la RPC. Les rois des paiements directs, comme ils ont été surnommé dans la presse suisse, (les plus grands bénéficiaires du pays de la manne fédérale en matière de paiements directs) n'ont pas supporté de voir échapper le pactole et depuis n'ont d'autres objectifs que de chercher à écraser ceux qui ont entravé la bonne marche de leurs petites affaires. Petites affaires qui dépassent largement le village de Bourrignon. Un véritable plan de sauvetage s'est mis en place du côté des perdants. Tous les amis politiques sont sur le coup. Enragés d'avoir perdus leur os ils se serrent les coudes pour invalider le vote démocratique qui a blébiscité à une écrasante majorité l'interdiction d'implanter des éoliennes sur le territoire de la commune. L'avenir nous dira si dans le Jura ce sont les petits arrangements entre politiciens et membres de partis ou la démocratie sans désinformation, le respect et le principe de précaution qui décide du sort de la population.
En ce qui me concerne, je tire mon chapeau à ces citoyens courageux qui ont fait souffler un sacré vent de liberté sur la montagne, rappelant à la vallée qu'ils ne sont pas leurs valets ni leur poubelle. Et pour ce qui est de la déconvenue en plaine, qu'ils se rassurent, les nouvelles éoliennes sont paraît-il bien adaptées en basse altitude. L'autonomie énergétique ils pourront la mettre dans leurs jardins puisque les idiots des campagnes que nous sommes n'ont rien compris à leur patriotisme écologique. Ils pourront même nous couper le courant et nous faire des pieds de nez puisque c'est ainsi que la démocratie est conçue dans leurs rangs. En attendant les aigris ont entamé la valse des avocats, parce que la défaite ils l'ont mauvaise et la paix au village ils dansent dessus.

29/12/2011

Jura libre! On le fait? (3)

2012.jpg2011, l'année du courage.
Et de 3!
La Chaux-des-Breuleux, petite commune, elle aussi, mais rudement bien habitée. On y trouve notamment la première femme des Franches-Montagnes à avoir fait le tour des ménages pour signer une pétition contre les turbines. Celles du Mont-Soleil et Mont Crosin pourissent déjà l'horizon de ce paradis franc-montagnard. La Mady, c'est son nom, a récolté ce qu'il fallait pour se rendre compte que les villageois partageaient son avis. Les choses sont alors allées plus loin.

D'autres habitants ont rejoint la contestation et c'est la première interdiction de construire des éoliennes sur le territoire communale qui a été votée sans opposition.
Je sais qu'en ville ils ont de la peine à comprendre cette rébeillon contre ce qu'ils croient être une solution à leur boulimie énergétique. Ils devraient venir plus souvent respirer l'air des Franches et ressentir le bien être que procure la nature intacte pour comprendre la nécessité de préserver ces régions. L'implantation d'éoliennes industrielles ici, c'est une insulte à la liberté et à l'identité des francs-montagnards.
L'industrie  est à nos portes avec des projets qui contribuent à l'exclusion des uns pour l'enrichissement des autres. Pourquoi accepter leurs règles du jeu? Nous avons aussi des acquis et des connaissances dignes d'être développés et sauvegardés. Rejoindre le troupeau des exploités, c'est cela la proposition qui arrive aux portes des Franches-Montagnes. Nous avons encore le choix d'accepter ou non. La Chaux des Breuleux a été la première a dire clairement non.

28/12/2011

Jura libre! On le fait? (2)

2012.jpg2011, l'année du courage.
Et de 2!
Les Genevez. Petite commune proche de Lajoux. Menacée par les projets alentours, elle supporte déjà la dégradation du paysage de la région avec les éoliennes du Mont Crosin et Mont Soleil. Un homme a pris les choses en mains. Il a récolté les signatures nécessaires pour déposer une initiative demandant un moratoire de 10 ans. Seul, avec son courage, sa conviction et son bon sens il a déposé la requête au Conseil communal qui l'a traité dans les formes, sans chercher à nuire ou à médire sur l'initiant.


La presque totalité de l'assemblée a blébiscité ce moratoire.
Personnellement je me fie à ce type de personnage bien plus qu'à ces petits promenteurs qui débarquent avec leurs grands airs. Bien plus qu'à certains maires épris de pouvoir, qui ne voient l'avenir qu'à travers le fric qu'ils pourront en tirer. Bien plus qu'à ces politiciens  occupés à paraître avant d'être.
Et lorsqu'il dit que ce n'est pas son problème les moyens à trouver pour produire de l'énergie, je suis d'accord avec lui: Il faut arrêter de culpabiliser les citoyens qui ne veulent pas subir la dégradation de leur environnement pour répondre aux caprices de ceux qui ne veulent pas revoir leur mode de consommation quitte à pourrir la vie des autres. L'avenir passera par la solidarité où ne passera pas. Et la solidarité ce n'est pas le sacrifice des régions de l'arrière pays! Ni d'aucune autre région d'ailleurs.
Je ne peux que conseiller la lecture du livre "Ne soyons pas des écologistes benêts" d'Aurélien Bernier, Michel Marchand et le M'PEP. Page 135, on peut lire ceci: À présent certains écologistes qui s'affirment "de gauche" vont jusqu'à assumer sans le moindre complexe un capitalisme vert qui nous promet des éoliennes et des centrales photovoltaïques par milliers, sans la moindre remise en cause de l'ordre économique mondial, sans percevoir dans leur position le début d'une contradiction. Ils refusent consciemment d'articuler la question de l'écologie avec la question sociale. Ils ne sont donc plus benêts mais tout bonnement dans l'imposture.

27/12/2011

Jura libre! On le fait?

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2011, année du courage.
Les premiers:

Lajoux, commune menacée par un projet pharaonique et très malin qui englobe deux communes et deux cantons. De quoi diviser la population doublement et rendre plus craintifs les opposants. Se rebeller contre le chantier industriel décidé bien au-delà de leurs petits et magnifiques villages c'est aussi prendre le risque de froisser politiquement le Jura Sud et d'envenimer des relations redevenues presque normales après la création du Jura qui a divisé ce coin de pays. Pourtant ils l'ont fait: Une poignée de citoyens est partie à la recherche de signatures pour stopper le projet qui menace (bien plus sûrement que de s'y opposer d'ailleurs) de ramener la peste au village. Les autorités communales hypnotisées par des promoteurs qui pourtant se fichent royalement d'eux, jouent les sentinelles et se trompent de citadelle. Plutôt que de protéger la prunelle de leurs yeux, la nature et la qualité de vie de ses citoyens, elles protègent une compagnie d'électricité qui ne fera jamais passer l'homme avant le profit. Ces autorités ignorent magistralement le document déposé par ces électeurs pour que les ayants droit se prononcent sur un moratoire. Elles lèchent les bottes des soldats de la privatisation des services, de l'industrie vorace, des politiciens véreux, de ceux qui tambours battant mènent le monde vers un avenir qui exclu de plus en plus ceux qui refusent la grisaille de la consommation à n'importe quel prix. Des autorités qui n'ont pas encore compris que le véritable courage, ce sont les pétitionnaires qui l'ont démontré en prenant la défense de leur patrimoine.

Si Lajoux reprend ses esprits, elle refusera de redevenir le parent pauvre, l'asservie, elle revendiquera ses paysages et la qualité de vie au village, elle choisira la liberté et suivra  ceux qui début 2011 ont tenté de l'alerter.

26/12/2011

Jura libre! C'est déjà fini?

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Merci Georges.  http://www.youtube.com/watch?v=gznDOMKeWkA Merci à la messagère qui l'a déposé dans ma boîte suite à mon post ci-dessous, chère Vent-de-Folie que le destin a mis sur ma route pour le meilleurs et par le pire. :-)

Puisque j'en suis à remercier parce que ce moment de l'année s'y prête bien, merci à ceux qui m'ont tendu la main au début de cette lutte, qui sont toujours là deux ans plus tard, devenus pro-crêtes, devenus paysage libre, devenus des amis.  A ceux du village qui n'ont pas choisi le mépris et la fourberie mais bien la solidarité et l'encouragement. A ceux  qui ont trouvé parfois les mots qu'il fallait pour donner le petit coup de pouce pour continuer même dans l'adversité. À toi parole de voisin pour ton soutien sans faille. À toi aussi mon bras droit du début qui ramène les nouvelles du pays. À tous ceux que je ne nommerai pas ici, tellement j'ai peur d'en oublier,  mais qui se reconnaîtront parce que nous avons  partagé des moments de dépit, d'autres d'espoir. Des moments d'écriture aussi. De toutes ces amitiés est né librevent. Nous avons choisi de lutter pour sauvegarder ce que nous avons de plus cher peut-être: l'espace, la beauté, la tranquillité, la simplicité.
Merci à Jura-Crêtes qui nous a plus ou moins tous recueilli un jour ou l'autre sur son site lorsque nous cherchions désespérément une bouée de sauvetage à l'aube de ce qui s'avère être un gigantesque chantier industriel mené au pas de charge par une poignée de requins. Il a su nous relier.
Si je pense à toute cette chaîne humaine qui s'est mise en place sur les crêtes jurassiennes, du mouvement qui ne cesse de s'amplifier mais je crois bien que je me remets à croire en l'homme dis-donc!
Bonne année! Et merci à super gus pour ses montages photos qui soulèvent des montagnes.

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A lire parce que c'est sympa:  Voeux.pdf


Et pour bien commencer 2012, merci à Christine Renaudin, Pierre Ethenoz, Lilly Bornand. Cela fait un moment que les verts libéraux virent au brun, mais lorsque le constat vient de l'intérieur, on ne peut que féliciter le courage de ceux qui le confirme. J'ai une certaine satisfaction de lire que Mlle SIG est exactement telle que je l'imaginais. Elle est accusée de dérive autoritaire dans l'article ci-joint: démissions.pdj.pdf

D'ailleurs l'incroyable légèreté avec laquelle cette personne traite les nuisances des éoliennes pourrait bien lui revenir dans la figure quand un tribunal aura statué là-dessus:TémoignageOntario.png La responsabilité de complicité de mise en danger de personnes pourrait bien lui être reprochée à elle et à d'autres.

23/12/2011

Il faut bien faire quelque chose... Grrr.

Je pourrais aussi intituler ce post: Comment se tirer une balle dans le pied et garder le sourire. Ou: Pourquoi faire bien quand on peut faire pire. Ou: Virez-moi cette campagne qu'on voie la ville. Ou: Des sous, des sous, des sous!
De plus en plus les soirées avec le genre humain me laisse en vrille. Perplexe. Ahurie. C'est la mondialisation des oeillères.
La santé, ce n'est pas un sujet. Le paysage ce n'est pas un sujet. La faune ce n'est pas un sujet. Les dégradations du climat social ce n'est pas un sujet.
Petits sourires en coin. Regards qui se détournent. Convictions assénées sans information.Tout le monde sait tout, mais personne ne sait vraiment.
Ce sont les ingrédiens des soirées où le sujet des éoliennes est abordé.
Partant du principe qu'il faut bien faire quelque chose, chacun cautionne ce qui fait le plus de bruit dans les médias sans même chercher plus loin l'incroyable motivation de ceux qui tentent de parler de leur vécu et d'alerter sur un phénomène qui aura des conséquences immenses sur l'avenir d'une région.
On fustige les parachutes dorés mais on laisse faire les industries gangster qui tuent des régions entières en s'emparant de l'argent public.
Il n'y a plus d'argent pour la culture, pour les affaires sociales, pour la santé, les ministres  pleurent devant les caméras pour annoncer des mesures drastiques d'économies indispensables pour la survie des pays. On leur prête un coeur. Mais les caisses publiques sont allègrement vidées par des entreprises privées. Entre autres celles qui se rempliront les poches des subventions pour l'énergie renouvelable qu'elles auront réussi à imposer à leur manière. L'argent partira sous d'autres cieux, le peuple hébété regardera tourner les hélices défaillantes dans ce qui fut son patrimoine. Il remerciera à plat ventre les quelques miettes jetées par les promoteurs pour les amadouer parce qu'il ne leur restera que cela, les miettes pour survivre dans un environnement hostile et les yeux pour pleurer.
Et des lumières clignotantes du 1er janvier au 31 décembre...
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Rappel sur la situation au Danemark: http://vert.courrierinternational.com/node/845708

A part cela, trois anciens responsables de la crise de 2008 aujourd'hui présents dans les gouvernements de trois pays vidés de leurs substances par cette même crise, et si peu d'indignation?  Pillez-nous messieurs, vous avez la bénédiction du peuple. Faites donc vos petites affaires entre amis et profitez de la désinformation que vous orchestrez pour vider les fonds de caisses publiques et augmenter vos capitaux et ceux de vos amis!

Joyeux Noël! Que perdure le syndrome du petit train rouge: TOUT VA BIEN.

19/12/2011

Père Noël, service des réclamations

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Cher Père Noël,
Je me permets de t'écrire parce que j'ai un problème. Il y a deux ans, tu as déposé devant mes fenêtres deux cadeaux qui devaient me faire plaisir. Tu m'avais dit que c'était pour faire du courant vert. Tu m'avais dit que c'était pour arrêter de produire de l'énergie avec du nucléaire. Tu m'avais dit que cela ne me ferait pas de mal. Tu m'avais dit que cela ne ferait pas de mal aux animaux. Tu m'avais dit que cela ne ferait pas de mal à la nature. Tu m'avais dit que je ne les verrais pas depuis ma maison et que cela ne faisait pas de bruit. Voilà.
Moi j'étais assez contente. Bon je me demandais bien pourquoi vert, parce que du courant j'en avais jamais vu, alors la couleur ben je ne la connaissais pas. Alors je me suis dit, vert ou jaune ou orange, ça m'est un peu égal. Mais tu as insisté pour que ce soit vert. Après on m'a expliqué: Vert c'est plus propre. Mais maintenant, il faut que je te dise, c'est pas très propre ce vert là. Quelqu'un t'a dit des mensonges. J'ai appris un tas de truc pas net sur ce vert. Quand je les dit, on me réponds: Tu veux des déchets nucléaires dans ton jardin? Moi je sais pas pourquoi ils me disent ça. Bien sûr que j'aimerais pas des déchets nucléaires dans mon jardin. Mais c'est pas ça le problème. En annexe à cette lettre je t'ai mis toutes les raisons qui font que ce courant vert ne mérite pas son nom.
Ensuite justement, ce nucléaire. Ben je ne vois pas non plus le rapport. Nos centrales tournent toujours, et en Angleterre ils ont dit qu'ils en construiraient au moins dix autres. Et dans beaucoup de pays ils disent la même chose. Et puis je suis allée en ville, et moi j'ai vu que pour allumer toutes ces lumières inutiles et toutes ces machines et toutes ces industries, et bien les ménages jurassiens, même si tu m'as dit que des milliers étaient alimentés par ces deux cadeaux de 2009, et bien c'était rien du tout dans l'océan de la consommation. Alors j'ai pas bien compris pourquoi on mettait ici ces machines pour consommer là-bas stupidement de l'énergie verte. Et puis tu sais, on ne peut pas compter dessus. Cette année par exemple, il n'y avait pas de vent. Elles ont pas fait beaucoup de courant vert par rapport à leur puissance. Et puis ces trois derniers jours elles étaient en panne. Alors je me suis demandé de où venait mon courant pendant ce temps? Et si un jour il n'y a plus que des machines comme ça pour nous alimenter, on fera comment les jours de panne, les jours de grand vent, les jours sans vent, les jours de petit vent... etc? Tu vois, c'est pas une solution comme tu m'avais dit.
Et puis il faut que je te dise, elle me font du mal. Quand par hasard le vent suffit pour les faire tourner plusieurs nuits et jours sans s'arrêter, et bien j'ai mal à la tête. J'ai parfois envie de vomir. Et puis surtout, j'ai mal aux oreilles. Comme si elles entendaient tout trop fort. Après quelques jours, je suis fatiguée, je m'énerve avec tout le monde, j'ai mon coeur qui s'emballe des fois. Cela me fait peur. Mais je ne suis pas la seule. Il y a beaucoup de gens comme moi. J'ai mis aussi en annexe tous les témoignages. Tu vois, c'est pas innocent, ça fait du mal. Et ils veulent pas nous écouter les autres, parce que ça les énerve.
Pour les animaux, on entend plein de trucs pas nets. Aux USA ce sont les aigles royaux qui meurent à cause des pales. Ici on sait pas parce qu'ils cachent les cadavres. Mais des études disent que des milliers d'oiseaux meurent partout dans le monde à cause de ces machines. Mais tu sais, je suis allée une fois dans un parc la nuit, et j'ai vu le bruit, la lumière, les ombres portées en pleine nature. Moi je trouve que c'est idiot et méchant de prétendre que cela ne fait pas de mal aux animaux. C'est évident que leur environnement est grandement perturbé. Pourquoi ils disent cela? Il paraît que c'est parce que le courant vert c'est plus important que les animaux qui meurent. Toi père Noël, tu penses aussi comme ça? Tu ne trouves pas que les grands pensent bizarre?
Pour la nature, il y a un truc qui me turlupine. C'est ce béton qui soutient la machine. Il y a plein d'articles dans les journaux spécialisés qui alertent sur le fait que l'eau souterraine est perturbée par les fondations en béton des constructions. Les fondations d'une machine c'est comme les fondations d'un immeuble... Alors si on fait plein d'immeubles au milieu de la nature, l'eau elle va faire comment? Et puis tu sais, la nature c'est plus la même. Il y a du bruit tout partout quand elles tournent. Tu trouves ça bien toi ce bruit tout partout? Au début ils disaient qu'on disait des mensonges, que ça faisait pas de bruit. Et puis après ils ont dit que c'était à cause de la topographie. J'ai pas bien compris. Mais avec les nouvelles machines au Peuchapatte, ils ont été obligé d'admettre que c'était bien du bruit qu'on entendait. Alors ils ont dit qu'on devait partager les nuisances de la ville. Et ça non plus j'ai pas bien compris. Tu crois que ça veut dire que plus personne n'aura jamais le droit de vivre au calme? Que maintenant tout le monde doit souffrir? Mais alors ils vont aussi nous mettre des cinémas? Des théâtres? des écoles? des bureaux de poste? des transports publics? des vitrines avec des pains éclairés comme des bijoux?  Des décorations de Noël comme dans les dessins animés? On aura des parcs de vélos et de voitures électriques? ...
Écoute Père Noël, moi je comprends que tu as voulu faire bien. Mais franchement, ces deux cadeaux-là, je les voudrais plus. Je préfère garder le calme que vendre mon âme à la fée verte de l'électricité. Tu voudrais bien venir les reprendre? Il faudrait expliquer que les pauvres jurassiens qui mangent les sous de la péréquation financière, ils préfèrent rester pauvres et heureux. Il y a une vieille demoiselle toujours agressive à la télé et à la radio qui aime beaucoup ces machines, elle serait peut-être contente de les accueillir dans son jardin à côté de leur toute petite soeur.
Je t'envoie la photographie que quelqu'un a réussi à prendre de toi lorsque tu es venu déposer tes cadeaux. J'espère qu'elle te plaît.

Réponse du Père Noël
Chère voisine d'éoliennes industrielles,
Je suis vraiment désolé si ton cadeau ne te plaît pas. C'est vrais que j'ai beaucoup menti sur ce coup là, et que je continue de le faire. Mais vois-tu il y a tellement d'argent à gagner pour quelques petits malins comme moi avec ces machines ailées, que tes préoccupations, même si elles sont parfaitement fondées, je n'ai pas du tout l'intention de m'en inquiéter. Je suis d'ailleurs bien trop occupé à continuer de les distribuer dans vos paysages merveilleux. Mais inutiles! Il faut en convenir tout-de-même. De nos jours paysages et rentabilité doivent aller de pair. Les sottises sur la qualité de vie font partie d'un passé révolu. Des sous pour les uns et des ennuis pour les autres. Voilà qui me plaît. Surtout que je m'arrange toujours pour que ces machines ne gênent qu'une minorité bien vite écrasée. Allez courage, tu as de belles années derrière toi. Baisse la tête, dis merci, et circule. Il n'y a rien à dire.
Je me mets en route pour le Tessin, un joli projet dans ma hotte.... Tu peux aussi ouvrir le pdf, pour lire le descriptif du projet...
Melide -Ticino.pdf
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image: http://r-sistons.over-blog.com/40-categorie-10463104.html

18/12/2011

A voir, à lire:

Silencieuses les éoliennes?
http://www.wind-watch.org/video-fenner-wethersfield.php
Pas de nuisances sur la santé les éoliennes?
http://www.wind-watch.org/video-waubra.php
Bonne pour l'économie les éoliennes?
http://vert.courrierinternational.com/node/845708
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On les enlèvera qu’ils disent !



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Il se dit de drôle de choses lors des rencontres entre communes et promoteurs. Dernièrement, une conseillère communale d'un village de Suisse romande a lancé joyeusement à une habitante de Saint-Brais: "Vous en avez bientôt fini avec votre éolienne". Devant la surprise de l'interpellée elle ajoute: "Nous avons eu ce matin la présentation du projet de notre commune et les promoteurs (ni ADEV ni Alpiq) nous ont dit que l'éolienne de Saint-Brais qui posait problème allait être démantelée".
Renseignements pris, cette affirmation circule dans les plus hautes sphères aussi. Celles du Peuchapatte sont également mises à l'index.
Ils ne reculent devant rien pour vendre leurs marchandises. Les éoliennes de Saint-Brais et du Peuchapatte, exemple flagrant de la monstruosité de construire des centrales industrielles d'une telle envergure dans un environnement inadapté, ne facilitent pas leurs affaires. Ils en arrivent à inventer leur démantèlement pour prouver leur bonne foi et la fiabilité de projets qui bénéficieraient de l'expérience acquise ailleurs.
Louable si ce n'était pas mensonges.  On pourrait faire un copié collé sur les sites des opposants et des promoteurs de ce type d'annonce: Notre parc sera mieux. Brandir le démantèlement par contre, c'est rare... Le hic, c'est que là où sévissent les nuisances de ces parcs "ratés" personne ne parle de démantèlement. Au contraire, à Saint-Brais, ADEV vient d'envoyer un courrier aux habitants dans lequel elle vante les améliorations de ce fameux parcs décrié par ses concurrents. À en croire ADEV, tout va très bien si ce n'est une minorité d'emmerdeurs qui se plaignent sans raison. ADEV dans ce courrier envenime encore les relations sociales catastrophiques au village depuis l'implantation de ces machines. ADEV, comme le Conseil communal, comme le Gouvernement cantonal, se lave les mains du résultat d'un projet lamentable. Ensemble, ils relèguent les victimes de leurs erreurs au rôle de râleurs, ils leur passent dessus et ils  serrent  les mains des satisfaits. Cette manière de faire attise la révolte, c'est cela qu'ils ne sentent pas. Tout bien coincés qu'ils sont dans leurs costumes. Gargarisés par leurs certitudes. Pendant ce temps les associations d'opposants prennent les choses en mains pour défendre les intérêts de ceux que les responsables tentent de réduire au silence. C'est donc cela leur solution? Détourner le regard?
Voyons ce qu'en disent les candidats aux élections auxquelles la question des éoliennes fut posées dans le canton de Vaud. Réponse ici d'une candidate verte:
"Le cas des éoliennes de St-Brais est une calamité. Et ça n'est pas mon origine jurassienne qui me pousse à l'écrire : comme vous l'avez lu dans notre papier de position de mars 2011, les Verts VD ne pourraient pas cautionner un tel scénario (distance, implantation, financement etc.)."
C'est tout-de-même énorme d'entendre partout nos griefs compris et reconnus, et de se retrouver ici confronté à un mutisme grave qui frise le ridicule. Je vais faire un post sur toutes les contradictions dont sont capables politiciens et promoteurs pour faire avaler une pilule par le derrière.
Si vous en avez quelques une, n'hésitez pas à me les envoyer. Par exemple, lorsque Miss SIG nous intime de nous sacrifier pour le bien du pays, et que dans le même temps le canton prétexte l'autonomie énergétique pour nous vendre le même produit, c'est quoi leur projet?

image: leraslebolistan2.wordpress.com

13/12/2011

Pour sauver l’humanité, faut-il sacrifier ce qu’il y a d’humain en nous ?



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J’ai retrouvé cette question dans un article de presse. Une question qui me vient souvent à l’esprit lorsque j'écoute les théories de certaines vendeuses d'éoliennes et si je prends connaissance des lieux retenus pour l’implantation d’éoliennes industrielles. Je me suis demandée si certains dirigeants de partis n’avaient pas adopté les thèses malthusiennes qui consistent à ajuster la démographie en éliminant par le bas: les pauvres, selon Thomas Malthus, devenant une variable d’ajustement. Autrement dit, si tout va mal c’est parce que nous sommes trop nombreux sur terre, si nous sommes trop nombreux, éliminons. Cela fait froid dans le dos. Mais regardons un peu les sites de développement choisis par la filière éolienne : Des lieux en difficulté économique, accusés d’ailleurs par Roger Nordmann de se nourrir  du gâteau de la péréquation financière. Tout comme les personnes invalides frappés par des mesures d’ajustement drastiques, les demandeurs d’asile frappés de durcissement des mesures de refoulement, les demandeurs d’aide sociale mis à l’index dès que des mesures d’économies s’imposent, etc. etc.

Le Jura, parent pauvre de la Suisse économique, le Val de Travers, parent pauvre du canton de Neuchâtel, Sainte-Croix parent pauvre du canton de Vaud. Par contre, pas de projet sur la riviera vaudoise, sur  les sommets qui caractérisent les grandes villes, je pense au Salève par exemple,  ni sur les communes alentours de Genève peuplées de villas luxueuses. Gageons que dans ces lieux, les soucis de l’impact des éoliennes sur la santé des habitants serait pris en compte. On ne joue pas avec la santé des riches.
Et à l'étranger, où investissent les multinationales en matière d'éoliennes industrielles?  Dans l'isthme de Tehuantepec, Mexique, haut lieu de la rébeillon indienne aux terres convoitées par l'industrie jusqu'à la répression. En Afrique, en Ethiopie, l'un des pays les plus pauvre, derniers élus de firmes françaises pour le développement éolien http://www.bluewin.ch/fr/index.php/139,510618/En_Ethiopie,_l%C3%A9olien_symbolise_les_ambitions_vertes_du_pays/fr/news/international/sda/#
Et l'on voudrait nous faire croire que l'on traite d'autonomie énergétique!
Il se passe d’ailleurs des choses autour des nuisances, je vous les relaterai dès que j’aurai le temps de faire traduire de l’anglais les dernières nouvelles.

image: mini-panda.blogspot.com

10/12/2011

Qui dort avec une cloche de vache autour du cou?

09-oreille.jpgIl y a 7 jours, j'ai écrit à la société ADEV, propriétaire des deux machines qui pourrissent notre vie depuis deux ans, pour les informer que le bruit continu de leurs engins, 24h/24, depuis 72h, atteignait un seuil inacceptable dans notre quotidien. Sommeil perturbé pour les uns, maux de tête, d'oreilles et grande fatigue pour les autres. Cela fait 10 jours maintenant. Rien, aucune réponse, ni de ADEV, ni des ministres de la santé et de l'environnement alertés également. Depuis elles ne se sont pas arrêtées. Cela fait 10 jours que ce bruit d'avion en approche d'un aéroport couvre le village nuit et jour.
Ce matin en sortant le chien dans le verger, je me suis sentie à la fois dépitée et envahie d'une colère noire: Lorsque je pense à l'inutilité de ce cirque, au manque de responsabilité des pouvoirs publics, à l'analphabétisme ambiant, contrôlé et nourri par une classe politique intellectuellement et culturellement pauvre et imbue d'elle même, je deviens vraiment hargneuse. Quand je pense à ces personnalités avides de notoriété, toujours prêtes à se mettre en avant dans les médias quitte à dire des imbécillités phénoménales sur le bruit des éoliennes qu'elles ne connaissent pas, je deviens hargneuse. Lorsque je pense à ces comparaisons débiles de mesures de bruit avec des cloches de vache, des fontaines d'appartement ou des éoliennes de jardin en forme de hochet, je deviens hargneuse. Lorsque je pense aux compétences dont se targuent des  arrivistes qui se sentent affranchis parce que des citadins bobo boivent leurs paroles pour ne pas avoir à penser à leur place, je deviens hargneuse. Je voudrais bien savoir qui se lève, se douche, mange, vit, travaille et dort avec une cloche de vache autour du cou ou une fontaine d'appartement dans le dos 24H/24 ! Pour ce qui est de l'éolienne, j'en connais quelques uns autour de moi, et leurs éoliennes n'ont rien à voir avec le hochet de jardin de la nouvelle génération de donneurs de leçons! Ils ont beau manquer singulièrement de sensualité, j'imagine tout-de-même qu'ils ont d'autres compagnons de vie ou d'autres ambitions pour leur qualité de vie.
Je vous avais promis de partager ici les critiques que j'ai reçues à propos du chapitre consacré aux éoliennes dans le livre de Roger Nordmann. Les voici:
CRITIQUE LIVRE NORDMANN2.pdf
D'autres information sur ce Monsieur ici: http://vent-de-folie.aminus3.com/

P.S. Mademoiselle Sig a déclaré sur les ondes de la radio romande mardi dernier que les éoliennes projetées à Bourrignon étaient situées à un kilomètre du village... Le paysan qui s'est vu proposer par contrat de jolies sommes d'argent pour le dédommager des 4 éoliennes projetées entre 300 et 450m. de distance de sa ferme, histoire relatée dans tous les journaux et à la télévision, doit apprécier ce type de désinformation.
On en a marre de ce genre de déclaration stérile. Ne me dites pas que les vaudois supportent mieux les calomnies haineuses de cette demoiselle que les jurassiens?
Le pouvoir en Suisse relève de plus en plus de la famille recomposée et de moins en moins de la démocratie, le petit article du Matin ci-joint en donne un exemple: Kohler et le.pdf

07/12/2011

Vert pervers chez les pépères.

Hier, la soirée devait être plutôt sympathique. Une visite amicale a débouché sur le récit par le menu de l'arrivée des éoliennes au Peuchapatte. Entre votation d'un plan spécial au sein de la commune,  envoyé puis promené au sein de l'administration sous l'oeil d'un papa attentionné et d'un fiston aux dents longues, il y a quelques zones d'ombres qu'un juriste passionné aurait plaisir à éclaircir semble-t-il. Décidément les éoliennes ne nous emmènent que très rarement sous des cieux verts et innocents... qu'importe, puisque de toute manière peu s'intéressent au fond des choses. C'est en tous les cas ce que je me suis dit après avoir visionné l'émission de ABE qui s'est frotté avec une légèreté indécente au lourd problème de l'approvisionnement en énergie. Décryptage d'une information qui n'a rien à envier aux chaînes de télévisions italiennes de Berlusconi.
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1. La dame dans son salon qui veut consommer vert: On sent bien qu'elle est à mille lieu de connaître les dessous de la production d'électricité en Suisse et ailleurs. On lui propose du courant vert et elle imagine que cela suffira pour débarrasser la planète de l'affreux nucléaire qu'elle ne saurait plus consommer. Docile elle adhère aux publicités de son fournisseur SIG et alimente son chez elle la conscience tranquille, prête à payer encore plus pour être encore plus en paix avec elle-même et les victimes de Fukushima. Peut-être que la lecture du trajet entrepris par les énergies vertes pour arriver jusque dans sa jolie lampe de salon entamerait un brin cette bonne conscience. ABE s'est bien gardé de le décrire.
2. Monsieur Van Singer est content de passer à la télévision. Il s'est fait beau et son sourire est radieux. Il parle de ces nombreux pays qui ont surpasser la Suisse en matière d'énergie renouvelable, molestant notre inertie. Le journaliste se contente de ces déclarations sans apporter la moindre nuance à ces affirmations. Alors que ces nombreux pays rencontrent une série de problèmes très intéressants pour tous ceux qui souhaitent leur emboîter le pas. Laisser ces informations dans l'ombre ne permet pas au télespectateur de se faire une idée précise du problème qui fait que les choses ne se font pas comme M. Singer imagine qu'elles devraient se faire.
3. Les Suisses ne veulent pas d'éoliennes dans leur jardin. ABE se contente une fois encore de balancer cette information sans donner une seule explication sur ce refus. Puis ils vont en Allemagne filmer un brave type dans une nacelle qui dit que tout va bien et que le seul problème est la quantité de courant produit par les éoliennes dans le nord du pays qui est trop importante pour être absorbée sur place. Et pas un mot des journalistes sur l'opposition allemande (qui est très active) sur les difficultés rencontrées avec 14'000 éoliennes en bout de course dont ils ne savent que faire, l'image véhiculée est celle d'une Allemagne ravie et d'une Suisse qui n'a rien compris. Pour les autres pays, concernés par notre voracité, pas un mot sur l'immense désarroi de ceux qui se retrouvent colonisés par ces machines au Canada, au Mexique, bientôt l'Amérique centrale et du Sud dans son ensemble au détriment des populations qui perdront tout dans cette folie industrielle. Une fois encore le téléspectateur suisse ne reçoit que la moitié d'une information qui fera l'entier de sa perception des choses.
4. La suite laisse entendre que les éoliennes seront indispensables à l'avenir énergétique suisse. On entend alors uniquement des vendeurs de la branche pour justifier cette sentence. Quelle rigolade! De nouveau pas une seule voix discordante. Le télespectateur a sans aucun doute déjà appelé les SIG pour louer son terrain vite fait pour sauver la planète! Exit le nombre d'éoliennes à envisager pour produire ce fameux courant vert, exit les surfaces qui seront nécessaires pour ce faire, exit les moyens auxiliaires dont on ne pourra pas se passer, exit les problèmes sur le terrain, pour le financement, pour le démantèlement, exit les conséquences sociales, exit les pauvres retombées sur l'emploi, et alors quel silence assourdissant autour des chiffres de production, sur les problèmes de transport de cette énergie et de la manière de produire le reste! Les nuisances? quelles nuisances? Problème réglé on s'en rappelle par la grande spécialiste en pharmacie. Génial.
5. Le blabla sur le ralentissement de notre augmentation de consommation est tout aussi trompeur. Le téléspectateur va penser que les choses s'améliorent et que la machine se stabilisent. Ben voyons. On est un peu arrivé au sommet de ce qui peut être envisageable en matière de consommation. Enfin, presque.... (Les voitures électriques devraient encore nous propulser vers le haut) et pourtant notre consommation continue d'augmenter annuellement à hauteur de ce que pourrait produire 800 éoliennes. Vous l'avez entendu vous? Eh! non, la journaliste reste sur une affirmation réjouissante, la presque stabilisation de la hausse, et on laisse le téléspectateur sur cette image.
6. Oh la la... Monsieur Nordmann. Porte parole de la bonne nouvelle des socialistes, reconverti en spécialiste des énergies renouvelables par je ne sais quelle magie, qui fait la promotion de son livre autant qu'il le peut. Pas méchant ce soir. Il n'a pas traité les jurassiens d'enfants gâtés, il est resté calme, presque agréable. En fait, je devrais recevoir 3 pages de son livre qui en disent long sur les compétences qu'il s'attribues et que les journalistes prennent pour argent content (je les publierai prochaînement). Si ces journalistes avaient osé la lecture critique de cet ouvrage, ils auraient pu demander des éclaircissement sur ces lacunes. Mais cela n'existe pas en Suisse. Il n'y a plus de journaliste  libre, qui peut se permettre de présenter entre autres, les dessous de l'industrie de l'énergie et tous les discours restent plats, les déclarations des "spécialistes des partis politiques" sont devenus paroles d'évangile et les véritables spécialistes évitent de se mouiller dans un débat qui pourrait bien courcircuiter leur carrière. Quand à la RPC, survolée comme la solution de la gauche pour utiliser l'argent publique pour des projets de société, elle aurait méritée d'autres éclaircissements pour permettre au téléspectateur une fois encore de réfléchir avec en mains toutes les cartes lui permettant de le faire en connaissance de cause.
Il est plus facile de dénoncer les dessous de la gelée de Saint-Martin que ceux des toutes puissantes multinationales qui imposent leur conception du monde vert de demain.
Voilà. Merci à la TSR, pour vivre heureux vivons idiots. Message reçu.
image: rebelle7713.skyrock.com

05/12/2011

Quand trois coqs vont aux champs...

Je me promène parfois dans les bois pendant que le loup n'y est pas... Je vais là où la nature est désignée volontaire pour accueillir des éoliennes industrielles  histoire de me rappeler plus tard comment c'était avant... Ici par exemple, il faut rouler, monter longtemps avant d'atteindre un plateau splendide, balcon d'un Jura comme on l'aime: sauvage, vallonné, boisé. Un de ces lieux de paix, de ceux qui nous mettent hors d'atteinte d'une civilisation avide et cupide. On y vient pour embrasser le paysage, s'y forger une solide carapace de bonheur avant de redescendre.
set-3-coqs-metal-iwn015c.jpgCe jour là ils sont arrivés à trois. Chacun au volant d'une grosse voiture. Je les ai regardé passer sans trop réfléchir, mais j'ai reconnu M. Zanini de Reninvest. Zut, le loup y était! La deuxième voiture était occupé par un employé de Reninvest et la troisième? Peut-être bien par l'un des représentants des autorités de connivence avec les chasseurs de terres. Ils se sont arrêtés devant l'une des fermes. Je les ai aperçus s'entretenir avec une personne. De toute évidence ils venaient chercher quelque chose qu'on leur a refusé, ils ne sont même pas entrés. Ils n'avaient pas l'air content. Je connais bien cet air contrarié du directeur de Reninvest: Tout sourire par devant et odieux quand le rideau tombe. Ils ont déjà acheté une bonne partie des propriétaires du coin. Si ils sont là en force c'est qu'ils ont un objectif bien précis.
Ils me glacent le sang: Ils débarquent en conquérents au volant de leurs voitures tape à l'oeil, à trois dans trois véhicules, pour impressionner? Pour convaincre? Que ceux qui n'ont pas encore compris à quelle bande de voraces nous avons à faire courent chez un opticien pour ôter les éléphants qu'ils ont devant les yeux! De toute évidence la personne qui ne les a pas reçu ce jour-là savait.... Je serais bien allée l'embrasser d'avoir ainsi maintenu dehors les envahisseurs!
Quand tous les jurassiens auront le courage de les maintenir à distance, le Jura pourra respirer ai-je pensé, de loin, observant ce manège insensé.

Dans une autre maison je me renseigne. Effectivement ils cherchent une signature au fond d'un contrat. J'apprends au passage que c'est un employé de Reninvest qui vient faire les relevés des mâts de mesure des chauves-souris... Et bien si ce sont leurs prédateurs qui s'occupent de leur sécurité à venir, les pauvres petites bêtes n'ont plus qu'à changer de quartier!

03/12/2011

Un village et des poubelles

Je l'ai déjà écrit mais je le répète: Le jour où j'ai vu ces deux machines se dresser au-dessus de Saint-Brais, j'ai su que la porte venait de s'ouvrir à tout et n'importe quoi. De fait, le centre du villlage, majoritairement lésé par ces deux brasseuses de vent, est ainsi devenu la cible de tous les excès. Le village de Saint-Brais perd peu à peu tout espoir de figurer parmi ceux où il fait bon vivre. Lorsque l'on connaît l'impact de l'image sur le développement des enfants et des jeunes (on sait que ce type d'environnement atteint le subconscient et influence le comportement) on comprend qu'une page s'est tournée. Demain les "vieux" pleureront la violence, les incivilités, les dégradations des conditions de vie sans même comprendre que leurs choix ont favorisé ces modifications. J'exagère? Je le voudrais bien. A Saint-Brais il y a un projet de déchèterie financé en partie par les propriétaires des éoliennes (j'en ai parlé dans un autre post) Les véhicules devraient accéder à cette déchèterie en traversant la cour d'école, et en ressortir par un chemin réhabilité qui nécessitera toutes sortes d'adaptations et générera un trafic dans une zone jusque là calme et propice aux jeux des enfants. Nous verrons si le Canton encourage ce type de développement. Personnellement je pense que ce centre de tri devrait être directement construit à côté des éoliennes: Dans 20 ans, Saint-Brais pourra se targuer d'être le premier village poubelle des Franches-Montagnes. Dans 20 ans en plus des actuels et futurs déchets nucléaires, des nouvelles pollutions générées par les centrales de production de courant continu (qui devront bien couvrir les 90% de notre consommation que toutes les énergies renouvelables ne couvriront jamais),  en plus de la destruction massive des paysages terrestres et des conséquences que cela aura sur les individus, nous devrons nous occuper du problème du démantèlement des éoliennes industrielles des années 2010. Facile dit cette inconsciente de Miss SIG. Quelle arrogante et quelle ignorante qui induit la population en erreur avec ce mensonge scandaleux que prouve la situation en Allemagne, à lire ici:
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/68362.htm
Le démantèlement des éoliennes industrielles est un terrible casse-tête auquel se confronte aussi l'Amérique: http://le-vent-tourne.blogspot.com/2011/06/les-cimetieres...
Venir nous dire que c'est facile de démanteler des éoliennes est franchement de la désinformation et une manière de traiter la population comme de la m... On dit que et on verra bien plus tard! La promesse de créer des fonds pour financer les opérations est d'une hypocrisie extraordinaire: Qui pourrait aujourd'hui parier sur la situation économique de demain? 800 éoliennes projetées en Suisse auront couvert 2.5% de notre consommation d'énergie pour finalement nous confronter à un problème majeur à l'heure ou la sortie du nucléaire ne sera même pas effective: Leur évacuation!
Alors, la déchèterie à côté des éoliennes, ce n'est pas complètement idiot. Le jour où ces machines ne ressembleront plus qu'à des tas de ferraille dont personne ne voudra, il faudra peut-être les recycler sur place...
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30/11/2011

Suisse Eole pleure.

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Aucun doute: Suisse Eole pleure. L'enfant gâtée des compagnies d'électricité, des sociétés d'investissement se heurte à des résistances qui l'agacent. L'association largement payée par la confédération, dirigée par des vendeurs d'éoliennes, des investisseurs dans les parcs éoliens, des conseillers en communication qui gagnent leur vie grâce au développement éolien, des employés de bureaux d 'étude d'impact de ces machines, ne supportent pas de voir son os rongé par des anti-éoliens de plus en plus organisés et de plus en plus informés. Les projets mal ficelés, les riverains dénigrés, les villages divisés, les impacts truqués lui ont mis un auto-goal dont elle peine à se remettre. Alors elle attaque à tord et à travers, utilise des arguments de moins en moins convaincants, n'a plus aucun scrupule à attiser les feux dans des régions blessées par ses mensonges, sa mauvaise foi, son dramatique non sens de la communication. Alors pour se redonner un peu de crédibilité, ses membres incitent ces pauvres paysans et autres propriétaires terriens privés de la manne financière promise par des contrats de servitude aux allures de vampires, à sortir du bois et crier leur mésaventures face à "une horde sauvage d'opposants" (à les entendre!) qui se sont mis en tête de protéger les terres qu'ils bradent.
Après le journal 24heures et les malheureux perdants de Bourrignon (parmi eux la famille qui touche les plus gros paiements directs de Suisse), au tour du journal des Franches-Montagnes de donner la parole à ceux qui vivent heureux sous les éoliennes industrielles. Comme cette habitante qui cherche depuis plus de deux ans à vendre sa maison, elle ne va pas dire que les aérogénérateurs pourrissent la vie du village, sa belle fille non plus, c'est normal. Et ce voisin qui se dit aucunement dérangé par les machines se fiche royalement de savoir que les nuisances des éoliennes industrielles sont dénoncées dans de nombreuses études scientifiques comme dangereuses pour la santé des riverains.  Il est directement lié à l'implantation de ces éoliennes, sa nièce signe toutes les missives du commando que constitue le conseil communal. Un commando qui ne s'est pas gêné de saccager des ruches d'anti-éoliens en signant son forfait de panneaux "les éoliennes vous saluent". Voici donc les témoins qui s'expriment dans la presse pour redorer le blason de Suisse Eole.
Nous ne parlerons pas du maire par qui tout a commencé, connu pour ses déclarations sans écho.
Suisse Eole pleure et n'hésite pas à cracher sur ceux qui ne pensent pas comme elle, à nourrir les rancunes qu'elle a réveillées dans les villages pour justifier sa légitimité. Ses déclarations-chantage (si les opposants arrêtent de bloquer les projets nous pourrons fermer une centrale nucléaire) sont indignes d'adultes responsables. Suisse Eole représente tout ce que nous devons combattre: La défense d'intérêts personnels au détriment de populations utilisées et appauvries.
Lorsque M. Perret déclare dans la presse que le projet qu'il défend pour la Confédération permettra l'arrêt d'une centrale nucléaire, alors que selon Stéphane Garelli, grosse pointure du monde économique suisse, annonce 2,5% de notre production d'énergie avec 800 éoliennes d'ici 2035, et que l'augmentation de notre consommation a été de 4% en 2010, on se demande de qui il se moque. Il est hors de question de détruire un m2 de plus dans les Franches-Montagnes avant d'avoir sérieusement serré la ceinture des villes. Le penser est une insulte sans précédent aux habitants de la région.
Si Suisse Eole pleure c'est que la fronde anti-éolienne frappe juste.
Pour ceux qui veulent encore se convaincre de l'énormité des mensonges que l'on nous infligent voici un document de la revue de presse de ce jour: rentabilité éol.pdf
Et pour ceux qui veulent connaître les dessous de Suisse Eole: http://vent-de-folie.aminus3.com/image/2011-07-11.html
Et un article intéressant sur le bruit, celui que l'on veut bien reconnaître comme dérangeant: http://www.bafu.admin.ch/dokumentation/umwelt/11785/11809...
image: club.ados.fr

28/11/2011

On s'indigne, et alors?

Image 2.pngJe viens de plonger au coeur de l'actualité mondiale des éoliennes. Je ne peux même pas partager avec vous l'océan d'informations qui inonde le sujet. Je résume: - L'industrie éolienne avance comme un bulldozer, elle a tellement de moyens pour le faire qu'elle écrase absolument tout ce qui pourrait l'empêcher de réaliser ses bénéfices - Dans les écoles primaires en France, ce sont ces entreprises industrielles qui envoient leurs employées faire de la pédagogie active pour conditionner les jeunes enfants à assimiler le développement éolien - Des voix critiques s'élèvent de plus en plus dans les milieux avisés pour dénoncer l'inutilité du massacre que représenteront ces éoliennes industrielles sur les paysages et l'environnement en général, elles sont noyées par le chant funeste de l'économie gangster qui détruit la planète à grands coup de mensonges raflant au passage l'argent des caisses publiques avec la bénédiction de citoyens honteusement maintenus dans l'ignorance des véritables enjeux - Des députés français dénoncent dans l'indifférence générale les dessous de l'industrie éolienne et son cortège de catastrophes annoncées pour l'avenir énergétique, politique et économique de cette main mise de l'industrie sur les caisses de l'état et sur le territoire national. Le développement éolien prend une ampleur catastrophique d'un point de vue environnemental et humain pour lire ensuite ce genre d'information: France: hier à 20h les 4000 (quatre mille) éoliennes en fonction ont battu un record : elles ont réussi à produire 2% du total de l'électricité fabriquée par la France qui au même moment en exportait 5%.
En Suisse les conséquences de ce développement irraisonné occupe mollement la place publique. On parle beaucoup de la guerre entre partisans et opposants, mais on évite soigneusement d'entrer dans les détails: Trop de susceptibilités sont en jeu, les conséquences de leur mise à l'index ne veulent être endossées par personne.
Notre avenir est entre les mains de pouvoirs économiques sans scrupules, de politiciens sans conviction, d'autorités paumées qui se nourrissent de slogans ridicules dans les salons de l'énergie (où l'on traque le paysan propriétaire des précieuses terres convoitées, comme sur l'affiche ci-dessus) pour prendre des décisions dramatiques pour leur commune. L'économie profite des plus pauvres pour en faire des misérables.
Après cela il suffit de lire la presse locale et d'écouter les arguments des pro-éoliens ou de ceux qui courbent l'échine devant une fatalité qu'ils acceptent dans leur quotidien comme leur dû pour l'humanité. Cette humanité-là si elle garde la main va nous emmener tout droit en enfer. 75% de la population, soit celle qui vit loin des conséquences de ce gâchis, impose sa volonté lobotomisée par la toute puissante économie.
Ce matin vous le voyez le réveil est mauvais. La bêtise, la cupidité et l'égoïsme domine l'information et cette récurence me fatigue.
Je vous invite à lire l'analyse de "justepourdire" dans les commentaires, sur les infrastructures nécessaires pour nos seules éoliennes jurassiennes. Si les jurassiens ne font pas massivement preuve d'indignation ils laisseront prendre des décisions qui modifieront considérablement l'avenir de la région et enterreront définitivement l'une des valeurs les plus sûres de notre pays: Ses paysages. Et un paysage ce n'est pas suggestif. C'est vital. Mais il faut comprendre au-delà de ce que l'on voit.
La revue de presse du jour: 2011_11_27_Presse_HGB.pdf

26/11/2011

Réveillons-nous!

En matière d'énergie, l'idéologie est mauvaise conseillère
Source : LEMONDE.FR, le 21.11.11
par Maïté Jauréguy-Naudin, directrice du Centre énergie de l'IFRI

24/11/2011

Après la pointure médiatique, la pointure électrique...



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Après avoir accueilli Bertrand Piccard pour plaider sa cause, le Canton du Jura organise une conférence rencontre avec une éminence grise de l'énergie, Hans Björn Puttgen qui est  professeur et directeur de la Chaire de Gestion des Systèmes Energétiques à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). en 2009, il répondait ainsi à la question des éoliennes:

Que pensez-vous de l’énergie
éolienne?
Tout ce qui est vent ne fait pas
sens. Si l’on prend un plan des sites
suisses favorables à l’énergie
éolienne (et il y en a beaucoup) et
qu’on y superpose les sites protégés,
on verra qu’ils se recoupent.
Dans ces conditions, attendons de
voir si la population est prête à accepter
ce type d’infrastructures.
Par ailleurs, le Valais détient un
grand potentiel dans le solaire
photovoltaïque. Le secret, c’est le
couple barrages/énergies alternatives,
domaine dans lequel la
Suisse pourrait jouer un rôle central.

Hans Björn Püttgen

On peut voir que en 2009, si l'énergie éolienne l'intéresse, il n'en est pas féru.

J'ai lu quelques interview de Monsieur Björn Püttgen. Il est évident qu'il en connaît un bout sur l'énergie, il ne me viendrait pas à l'idée de le nier. Il parle de ces machines en termes techniques et relève volontiers les promesses des éoliennes de 7MG (env. 200m de hauteur). En septembre dernier il déclare dans l'Impartial que l'opposition aux éoliennes dans le Jura vient du fait que les promoteurs ont mal communiqué.  Pas un mot sur les nuisances des machines à ma connaissance.

Personnellement ce qui me dérange chez les scientifiques, c'est leur manière de classer l'espèce humaine dans deux catégories: La science et l'émotionnel. Soit on est dans un camp, soit on est dans l'autre. La tendance est de cataloguer les nuisances dans l'émotionnel. Une manière de les minimiser à leurs yeux. Ces mêmes nuisances reconnues scientifiquement deviendraient réelles (ce qui est un comble!). Mais ce type de reconnaissance ne plaît pas à l'industrie qui bloque toutes les études qui pourrait crédibiliser les plaintes.

Si les jurassiens s'opposent aux éoliennes, cela ne vient pas seulement de la déplorable communication des promoteurs. Cela vient d'une expérience vécue au quotidien avec des machines installées dans leur environnement:

Premièrement une partie de la population est touchée dans sa santé, deuxièmement l'attachement, l'identification même des indigènes à leurs terres et à leur environnement est totalement destabilisée par cette intrusion industrielle dans un milieu naturel que rien ne destinait à changer d'affectation en si peu de temps. Personne ici ne conteste les défits énergétiques de demain. Mais par contre, parce que l'humain est fait de "science" ET d'émotions, les moyens de produire cette énergie doivent être compatibles avec le contexte social dans lequel on entend les développer. Si en Suisse on ne comprend pas l'importance de prendre en compte la globalité de la personne pour influer sur son environnement, que l'on me dise à quoi servent la démocratie et l'éducation? Nous avons les moyens de discuter et de trouver des solutions qui permettent de préserver au maximum la cohésion sociale.

Bourrignon le prouve en créant une coopérative pour développer l'énergie solaire en lieu et place d'un parc éolien disproportionné pour l'endroit. Aux Enfers, aux Genevez et à la Chaux des Breuleux anti-éoliens et pro-éoliens ne se sont pas déclarés la guerre parce que les autorités ont assumé leur rôle d'écoute. Le Jura a d'autres cartes à jouer pour un avenir durable et écologique profitable à l'ensemble de la Suisse que de servir de terre d'accueil aux centrales éoliennes incompatibles avec la mentalité, la configuration géographique (densité de la population) et la préservation exceptionnelle de ses paysages.
Si Monsieur Björn Püttgen pouvait faire passer ce message-là aux jurassiens, plutôt que de leur demander de se couper en deux pour répondre à des projet "demi-humains" (la tête séparée du coeur) ce serait vraiment une bonne chose pour la région.
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Sur ce je quitte en principe ce blog pour quelques jours. Profitez-en pour voir les vidéos, les documents disponibles ici et enrichir ces connaissances qui nous donnent confiance et nous permettent de lutter avec notre être tout entier. :-)
Le document ci-dessous par exemple  laisse songeur sur les compétences de ceux qui occupent les postes clés en Suisse dans le  domaines des énergies: Centrale tourbillon-critique.pdf

19/11/2011

Vous proposez quoi?

Travaux d'automne au verger. Autrefois c'était un grand bol de nature. Maintenant c'est sous les pales de éoliennes et leurs effets divers. Donc forcément on pense aux bienfaiteurs de l'humanité responsables de ce décor de merde qui tourne au-dessus de nos têtes.
Et je me demandais: ils étaient où ces redresseurs de tords, ces écolos bobos, ces pharmaciennes fascistes (Le régime fasciste entend faire de la nation une communauté unique rassemblée derrière un seul homme (culte de la personnalité et importance de la hiérarchie), avec un individu qui doit s'effacer devant l'Etat. Rejetant les droits de l'homme, il s'accompagne d'un Etat policier fort et sécuritaire, d'une organisation verticale des métiers en corporation, d'une méfiance envers les étrangers et d'une politique réactionnaire)? Toutes ces définitions autour du mot fasciste me rappelle des déclarations courantes lues ces derniers temps dans la presse... Bref, où étaient-ils donc ces nouveaux verts libéraux et autres paysans blessés dans leur amour propre par les anti-éoliens, pendant que le monde développait son énergie autour du nucléaire et que la société décuplait sa consommation électrique? D'où sortent-ils donc  cet enthousiasme soudain pour un système qui existe depuis des lustres: les moulins à vent? Que gagnent-ils à les défendre becs et ongles? A utiliser tout leur temps à répondre à des opposants qu'ils jugent minoritaires, ignorants avec des arguments débiles et égoïstes? Nous ne devrions pas leur faire peur dans ces conditions.
Pourquoi se donnent-ils autant de mal pour arracher les derniers espaces naturels de Suisse pour produire 2.4% de notre consommation actuelle d'énergie? Ne devraient-ils pas un peu s'occuper des 97,6% restants? Surtout ne devraient-ils pas s'occuper enfin de l'énergie nucléaire? Parce que le problème il est là non? Pourquoi on ne  les entend jamais sur ce sujet? Les nouvelles centrales projetées en Angleterre? Les projets en Russie? Les centrales françaises? Etc. Il y a du pain sur la planche. Moi je pense que c'est beaucoup plus facile de se battre contre du vent que d'empoigner les vrais problèmes. Parce que ceux-là, ils demandent quelques connaissances et surtout ils vous mettent devant une réalité peu porteuse d'un point de vue médiatique et politique. Ils préfèrent poser leur sempiternelle question à ceux qui s'opposent à la création de nouvelles nuisances pour l'environnement: Vous proposez quoi? Il est plus facile de poser cette question que d'y répondre. Et cela ils l'ont bien compris.
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Je me disais aussi: que peut bien savoir miss sig des rêves du peuple africain? Elle a soutenu qu'ils seraient choqués de nous savoir attachés à nos paysages au point d'y refuser des intrusions industrielles. Au Mexique, des paysans indigènes, pauvres et persécutés, souvent exclus du réseau électrique, sont prêts à mourir pour défendre leurs terres contre des compagnies d'électricité européennes venues y implanter des éoliennes industrielles. La preuve ici: http://www.amnesty.org/en/library/asset/AMR41/069/2011/en...
La bêtise peut être bardée de diplômes. Encore que bardée, c'est elle qui le dit. Elle est surtout bardée de venin.
Allez, après les déboires du modèle éolien d'Allemagne voici ceux de l'Espagne... http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/18/1218801-les-es...

17/11/2011

Eoliennes de Saint-Brais, le bilan

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Au village, la contestation est visible...

Cela fait deux ans que les éoliennes de Saint-Brais tournent pour le plaisir de quelques uns et le malheur de ceux qui ont pris le temps d'étudier la source de cette colonisation massive des espaces naturels, ici et ailleurs dans le monde.
Le bilan au village:
Climat social: Le village est divisé. Les gens s'évitent. Les sociétés locales comptent de moins en moins de membres. Le bureau de poste est en sursis, la déchetterie subventionnée en partie par ADEV va trouver sa place derrière l'école, c'est dire l'intérêt porté à l'éducation par nos autorités,  une école qui ne compte d'ailleurs plus qu'une classe. Les maisons à vendre se succèdent. L'hostilité de certains envers les résidents secondaires ne favorise pas le tourisme, résidents qui paient pourtant des taxes bienvenues pour les finances communales. Ceux qui pensaient venir passer leur retraite dans leur résidence,  donc d'excellents futurs contribuables, ne veulent plus venir vivre ici. Le restaurant est à vendre et laisse vacante la place centrale du village. Les maisonnettes des arrêts de bus sont utilisées pour faire de la publicité pour le parc éolien du coup elles sont la cible des sprayeurs qui manifestent leur hostilité à l'industrialisation des Franches-Montagnes, ce qui ne fait pas très accueillant pour les touristes qui s'arrêtent une fois pour voir de près ce fameux parc dont la Suisse entière dit qu'il est raté. Puis ils s'en vont vers d'autres paysages, moins abîmés. Le sujet des éoliennes est au mieux évité, au pire abordé dans la colère, dans un camp comme dans l'autre.
On le voit donc, le bilan social est négatif, contrairement à ce que prétendaient lors de l'élaboration de ce projet, les promoteurs qui promettaient des "retombées positives pour la communauté".
Bilan santé des riverains: Lorsque les éoliennes tournent au-delà de 24h00 apparaissent des troubles tels que fatigue, stress, maux d'oreilles, de tête, insomnie, palpitations, nausée. Au niveau des oreilles, une hypersensibilité auditive s'est définitivement installée pour certains d'entre eux. Décriés ou pas, ces symptômes existent et si aujourd'hui les politiciens préfèrent nier que penser cela ne changent rien à la réalité, c'est même une attitude irresponsable qui frise le ridicule. L'étude de Nicole Lachat n'a pas du tout été lue ni comprise: elle rassemble simplement de nombreuses études très officielles faites par des scientifiques. Les personnes qui critiquent ce travail n'ont pas les compétences pour le faire mais se les attribuent.

Le bénéfice énergétique pour la région: Les chiffres de production 2010 sont tombés aujourd'hui, la production des deux éoliennes de 120m de haut, qui ont détruit toute qualité de vie au centre de la commune représentent la consommation de 318 bouilloires électrique de ménage :-), explication ici: Bouilloireoupaysage.pdf

Le bénéfice en terme de finances: Les chiffres noirs annoncés dans la presse en 2010 pour valider le bien-fondé de ce choix catastrophique au-dessus du village, ont viré au rouge quelques mois plus tard. Dans un premier temps ils ont voulu glorifier l'erreur du premier parc et dans un second temps ils veulent justifier le bien fondé du second parc éolien qui fait l'objet de tous les fantasmes d'un conseil avide qui refuse de voir les dégâts causés par son incompétence. Un conseil qui bénéficie  des alliances familiales bien plus que de la confiance des citoyens: Lors de la dernière assemblée communale, un seul citoyen s'est déplacé.

La renommée du projet (indirectement de la commune): Partout le même constat: Le parc de Saint-Brais est l'erreur à ne pas suivre. Là-dessus tout le monde est d'accord. Promoteurs de toute la Suisse et politiciens un peu fûtés. Si on lit les recommandations pour la planification d'installations éoliennes de la Confédération suisse, ce parc a tout faux. Il représente l'épine dans le pied des compagnies d'électricité. Plus grave, il est dit régulièrement dans des séances publiques, par les promoteurs, que ce parc n'a pas fait l'objet d'études sérieuses et qu'il n'est pas conforme. Le maire prétend avoir négocié des améliorations en terme de nuisances avec les propriétaires, ce qui est faux. Si aujourd'hui ADEV maîtrise un peu ses hélices, cela s'est fait en dehors de toute concertation avec la population. Selon un employé de SIG, ADEV a réduit l'allure de ses machines pour calmer les autres entreprises fâchées par la mauvaise publicité que leur fait ce parc de Saint-Brais. De fait, ADEV ne s'est jamais engagé par écrit à respecter les nuits et les week-end des riverains.

Pas très glorieux ce bilan. Retombées touristique: 0 Bénéfice social:0 retombées économiques: variables. Bilan énergétique: de quoi se faire du thé...
Le mot compétence ne semble pas être de rigueur lorsque l'argent dicte les règles du jeu.
Après tout cela on s'étonne de voir les citoyens s'indigner et ne plus se déplacer pour voter. Nous devons nous-mêmes réparer les erreurs de ceux qui devraient nous en protéger et c'est en justice que les choses se discutent et que les mauvais politiciens se font remettre à l'ordre. Il suffit de voir le dénouement du projet de safety car à Vendlincourt. Soutenu par des autorités incompétentes déboutées au Tribunal Fédéral. Pareil pour les éoliennes de Collonges en Valais. Je Jura s'achemine vers le même destin avec les vents contraires qui soufflent sur le silence des responsables.

15/11/2011

Eoliennes, la porte ouverte à tous les dangers

Il n'y a pas d'avenir serein autour des éoliennes. Quand on sait que dans les contrats, signés parfois par des communes, donc par des autorités auxquelles on a fait confiance,  les promoteurs glissent un article pour permettre l'ajout d'une antenne de téléphonie mobile sur le parc éolien, voici ce qui nous attend:
http://www.robindestoits.org/VIDEO-documentaire-Mauvaises...
Vous avez sans doute remarqué que depuis quelques temps le langage des politiciens des villes est très grossier vis-à-vis des arriérés, enfants gâtés qu'ils voient en nous. Comme si ils étaient supérieurs, mieux informés, plus intelligents carrément. Pourtant lors des séances d'informations sur les projets éoliens, nous n'entendons que les anti-éoliens dans le public... Et pour cause! Nous sommes généralement très informés sur le dossier, alors que les pro-éoliens ne savent pratiquement rien des dessous de leur bouée de sauvetage éolienne dans la mer des énergies. Dans le langage des conférenciers, on entend maintenant aussi cette sentence: On ne peut pas faire de l'énergie sans mal, toutes les énergies ont leur revers... Ce qui est juste. Mais qu'elle culot de nous dire cela à nous qui vivons modestement d'un point de vue énergétique à des kilomètres de ça:



Zurich. En longeant la Limmat de nuit 1.jpg
Zurich



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Bâle

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Genève

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Las Vegas
Hé oui! Comme disait Monsieur Bonvin, lors de la soirée d'information à Fleurier, n'oubliez pas messieurs dames que chaque fois que vous allumez une lumière quelqu'un souffre... Venant d'un vendeur d'éoliennes qui veut faire passer son message de bon papa aux futurs riverains d'éoliennes industrielles dans des zones comme le Val de Travers, je trouve le message grotesque.
En France, un citoyen a lancé un appel à ne plus voter qui fut immédiatement suivi par des dizaines de milliers d'autres citoyens, nous devrions peut-être nous en inspirer pour vider de leur substance des élus de plus en plus autoritaires et redonner la parole à ceux que personne n'écoutent: http://www.nevotezpas.fr/

13/11/2011

Petite musique de nuit? Tu parles!


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Le parc modèle du Mont-Crosin-Mont-Soleil si il ne réveille pas les riverains doit réveiller les anges...
Pas mal de brouillard en plaine. Mais plus nous prenons de la hauteur et plus le spectacle se dégage. La lune est pleine, le paysage pourrait être merveilleux. Il ne l'est plus, on le savait. Il est un peu plus de minuit. Nous prenons la route du Chasseral. Quelques plaisanteries plus tard, au sujet de l'antenne que nous comparions à des éoliennes entassées, nous arrivons au sommet. La mer de brouillard en contre bas au sud est impressionnante au clair de lune. Côté Nord, les choses se gâtent. Le scintillement blanc des éoliennes sur France lancent des appels nerveux dans la nuit, les clignotements rouges des éoliennes suisses relaient le message, plus lentement mais tout aussi sûrement. Le Jura, cette vaste étendue autrefois sauvage, intacte, cet espace qui nous rassurait parce que l'industrie et la construction l'avait épargné. Combien sont venus ici l'admirer, s'y ressourcer? Combien sont venus se rappeler ici ce que le mot nature voulait dire? Le Jura. Avions-nous conscience de ce qu'il représentait de rempart à la folie destructrice qui gangrène le monde? Inconsciemment, sans aucun doute nous le savions. Parent pauvre de l'économie, nous trouvions dans le caractère de notre patrimoine naturel la force de nos combats et la raison d'y vivre.
Et puis, la magie des images satellites a mis à jour ces espaces libres à prendre. L'argent à disposition pour les projets inutiles, juste bons à rassurer un monde à la dérive, a mis le feu au poudre de ceux qui ne rêvent que d'encaisser. Le Jura est à vendre et cette fois ils sont preneurs. Pas pour développer un potentiel ou donner du travail à une région périphérique, non non. Juste envahir, imposer, dégrader, polluer, souiller, diviser, écraser.
Nous redescendons, la boule au ventre. Quel gâchis une fois encore constaté!
Plus nous roulons vers ce Jura, plus nous nous rapprochons des clignotements rouges. Partout. Plus proches. Plus forts.
Nous nous engageons à gauche sur un chemin de forêt. Devant nous, dans les arbres, les feux rouges clignotent à gauche, à droite, en haut, en bas. Tout ceci me paraît surréaliste. Il est une heure du matin. Nous débouchons alors sur l'inexcusable: Les éoliennes, anciennes et nouvelles générations confondues, sont là, devant nous dans cette clairière. Elles tournent toutes. Combien y en-a-il? Je ne peux même pas vous le dire. Il y a celles qui se dressent juste là devant nous, et puis celles plus éloignées mais si proches pourtant dans la nuit! C'est un spectacle de fous! Ici, en pleine nature, les pales se jouent de la lune, les ombres roulent au sol, immenses, les rotors grincent, les mâts grésillent, les pales battent l'air, les lumières rouges battent la mesure de ce vacarme ahurissant qui réduit la pleine nature à une zone industrielle immense, laide, bruyante. J'ai une pensée émue pour les animaux du coin. Une pensée de haine pour ceux qui ont osé faire cela alors qu'ils savent pertinament que notre avenir n'en tirera rien d'autre que ces nuisances dramatiques. Une pensée émue pour le village de Bourrignon: Si il y a encore là-bas des gens qui regrettent les éoliennes sur leur village, qu'ils viennent ici juste une nuit de pleine lune, humide et splendide prendre la mesure de ce à quoi ils ont échappé.
Ne laissons plus faire cela! Jurassiens, nous valons bien mieux que ça! Osons affirmer la valeur de ce qui ne rapporte rien. Osons refuser de produire encore et toujours. Stop!
Et lorsque leurs machines seront installées, ils viendront avec ça: http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/on-en-parle/?date=...
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On voudrait tuer le développement du Jura dans l'oeuf, on ne ferait pas mieux. Les villes se préparent à évacuer les exclus de leurs murs, autant prévoir des zones sinistrées pour rassembler tout ce petit monde  sous un même toit. Et la majorité de nos élus applaudissent.

image:flickr.com

11/11/2011

Politique et publicité gratuite

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Comme ce commentaire parle d'une triste réalité, je préfère le commencer avec cette image d'un lieu splendid menacé par des projets éoliens inutiles pour tous et rentables pour les uns.


Il est intéressant de comparer les compétences de Monsieur Bourg en matière de développement durable et celles de Mlle SIG qui en a fait son pain blanc politique et professionnel. (Voir leurs parcours professionnels dans le document de la marge de droite intitulé: Dominique Bourg ne vend rien et il est compétent).  Cette dame profite de sa fonction politique pour envahir les journaux suisses et faire de la publicité gratuite pour les éoliennes industrielles qu'elle vend pour le compte des SIG. C'est absolument indécent. Bon d'accord, cela va bien avec sa stratégie populiste, mais je ne comprends pas la condescendance des rédactions des journaux. Peu jouissent d'une telle audience pour faire leur bisness!
Inutile de vous décrire le parcours du combattant des réfractaires à l'industrialisation inutile des paysages et des villages de campagne pour faire publier leurs arguments! Même si ceux-ci reposent sur des bases autrement plus réalistes que celles des vendeurs et autres promoteurs ou profiteurs de la filière éolienne du pays! Leurs actions sont très bien relatées, cela oui, mais leurs arguments sont réduits à des éléments émotionnels ou des perceptions subjectives. Les propos de Monsieur Bourg devraient faire l'objet de la plus grande attention des politiques et des journaux et jouir d'une écoute prioritaire. Mais non. La peur de prendre des décisions impopulaires dictent des décisions désastreuses. Les politiciens préfèrent continuer à mettre des plâtres sur des jambes de bois quitte à entraîner dans la débâcle les enfants qu'ils veulent soit-disant protéger! Mais quelle mascarade!
Intéressante aussi la lecture que fait cette pharmacienne des recommandations de l'académie de médecine en France au sujet des éoliennes industrielles. Elle utilise toujours cette étude pour justifier la politique irresponsable qu'elle défend, mais ne l'a sans doute jamais lue correctement, tellement elle est imbue d'elle-même. Dommage, elle aurait appris à quel point elle néglige ses responsabilités d'élue. Cette étude a été décortiquée par http://ventdefolie.bleublog.lematin.ch/list/database/1477... revue et annotée aujourd'hui.
Je ne voulais plus parler de cette demoiselle sig, mais son élection la rend de plus en plus antipathique et ses déclarations dans la presse descendent chaque jour d'un étage. Depuis qu'elle a introduit sa petite aventure africaine dans son discours, je dirais même qu'elle devient pathétique. Elle utilise la fameuse technique de communication "Storytelling".
Pff. Plus personne ne parle avec sa tête ou son coeur. Les techniques de communication utilisées pour faire passer un mauvais produit ou un mauvais programme font le bonheur des nouveaux élus. Ceux qui n'ont réussi à attirer que 42,7% de citoyens dans les urnes vaudoises par exemple. D'ailleurs c'est cette demoiselle sig qui faisait des théories sur la majorité silencieuse qu'elle avait l'outrecuidance de ranger de son côté, avant les élections... :-)
photo: le grand rocher de Saint-Brais

09/11/2011

De la modernité dans notre patrimoine naturel...(bis)

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Le service de l'aménagement du territoire a fait le tour du propriétaire flanqué d'une délégation nationale, à la recherche des sites à préserver dans le Jura. Bien entendu aucune trace de Saint-Brais dans la corbeille des amateurs... Voir ici: 20111108.ARC_NE.LIMPARTIAL.10.pdf Il fut un temps où la vue sur le village après le virage du tunnel de la Roche était un enchantement pour les yeux. Forcément les choses ont changé. Maintenant la première chose qui nous saute à la figure, ce sont les deux "grandes dames" métalliques du maire qui brassent des sous et des misères au-dessus d'une commune dont le développement laisse perplexe les voyageurs: L'entrée du village a pareillement vécu quelques évolutions peu glorieuses. Au centre cela ne s'arrange pas: après le monument aux morts pour la cause jurassienne caché derrière un plexiglas du plus mauvais effet devant l'église, le parc des voitures du garage qui mobilise tout ce qu'il y a de béton alentour, le restaurant fermé depuis des mois, nous allons bientôt assister au meilleur: Aidée par les promenteurs éoliens, la commune projette une déchetterie sur le versant nord du village. Pour y accéder les voitures devront traverser... la cour d'école, qu'il faudra aménager en conséquence! Et pour en sortir, idée lumineuse des illuminés: on construira une route qui rejoindra une secondaire qui rejoindra la principale. Saint-Brais adore les routes, le béton et le métal. Mais du coup les amateurs de patrimoine n'aiment plus Saint-Brais.
Nous nous sommes opposés à cette déchetterie, mais vu l'estime que porte le canton à notre communauté et la lucidité de nos élus, le sort de nos déchets est sans doute déjà jeté.
Nos enfants apprécieront ce village sans aucun attrait, vidé gentiment de ses services publics  remplacés par de l'industrie lourde et nuisible pour la santé des habitants. Ah! D'ailleurs je vous conseille la lecture de ce document souvent pris en exemple par les développeurs éoliens: http://ventdefolie.bleublog.lematin.ch/list/database/2668.... Le fameux rapport  de l'Académie Française de Médecine. Soit ces promenteurs ne savent pas lire, soit ils nous prennent pour des offrandes à leur dieu fric.
En Ecosse, les opposants aux projets éoliens organisent des enterrements de leur région, avec cortège funèbre!
A l'Université de Lausanne, pendant ce temps, il y avait une journée de conférence sur le développement durable. Et là, pavé dans la mare, je vous laisse prendre connaissance de ceci:

"L'Agefi - 7 11 2011

DOMINIQUE BOURG. Le philosophe (membre du comité de veille de la Fondation Hulot) a dénoncé vendredi à Lausanne la péremption et la faillite d'un concept tout simplement impossible.

olvier pellegrinelli
«Le développement durable est un échec cuisant.» Dominique Bourg a le mérite de la franchise quand il fait le bilan du concept consensuel par excellence, dont on fêtera les 25 ans en 2012. Programmation audacieuse pour l'ouverture du premier forum romand du développement durable et de la formation qui s'est tenue vendredi à l'UNIL, la conférence du philosophe français a détoné par rapport aux bonnes intentions supposées d'un tel rendez-vous. Longue litanie anxiogène des problèmes auxquels l'humanité est confrontée depuis 1950, sa présentation a beaucoup chiffré l'impasse du développement actuel, peu exposé ses alternatives. Mais elle est a eu le mérite de tirer un constat sans appel: la récupération politique du concept depuis les années 2000 a été ridiculement contre-productive.

La réduction des inégalités de répartition des richesses et celle de l'impact humain sur l'environnement, les deux objectifs clés du concept aux trois piliers énoncés dans le rapport Brundtland en 1987, ont été balayés par l'histoire. Selon Bourg, un modèle d'économie circulaire  basée sur le recyclage  couplé à une obligation de croissance linéaire constituait à la base déjà une «vaste plaisanterie». A titre d'exemple, l'exigence de croissance de la production d'acier de 3,5% par année implique le tarissement des ressources en fer dans 50 ans, alors qu'un taux de recyclage de 62%  de l'alliage ne permet d'augmenter cette limite que de 12 ans. Il conclut ainsi que la multiplication des éoliennes ou des voitures électriques ne pourra jamais constituer une solution de long-terme dans cette double configuration d'explosion des besoins énergétiques et de la raréfaction des minerais. Le message est clair: le modèle productiviste actuel ne tiendra pas, la croissance des richesses ne sera bientôt plus possible.
La disparition de 90% des ressources halieutiques depuis l'industrialisation de la pêche, malgré la conclusion de traités internationaux, constitue à ses yeux l'exemple «parfait» de l'imposture du développement durable. Ce qu'il lui fait dire que cette «notion baroque, quoique attachante» a fait son temps et qu'elle cédera par la force des choses à la nécessité de la décroissance. Pour lui, l'homme doit inventer un nouveau monde de prospérité sans croissance.

Certes, les conseillers d'état vaudois François Marthaler et Anne-Catherine Lyon, qui avaient fait les louanges du développement durable juste avant que Dominique Bourg ne prenne la parole, en sont pour leur frais. Coincés devant l'impossibilité morale de critiquer le concept tout en ayant systématiquement montré une indifférence totale à le dépasser, les élus politiques dans leur ensemble peuvent se montrer cois devant les pistes de réflexion que le philosophe a esquissé en conclusion. Economie de fonctionnalité (et plus de production), fin de l'obsession de la productivité du travail, resserrement drastique des écarts de revenus et taxe carbone internationale. Bienvenue dans un monde bientôt fondamentalement différent."

Et bien en ce moment on peut dire que le Jura se tire une balle dans le pied, et Saint-Brais dans le coeur!

image: Reconstitution de l'Enterrement à Ornans de Gustave Courbet
 

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