dimanche 4 novembre 2018

Littérature et autres nouvelles automnales

L'automne ça pique


L'industrie éolienne et ses vendeurs sont dans les starting-blocks. L'opposition étant vive, les aficionados des paysages modelés par  l'homme, ou que l'homme détruit à force de les modeler à son avantage, (c'est selon quand et à qui ils causent) ont repris leurs bâtons de pèlerins  pour taper sur les arguments des opposants. Isabelle Chavalley re-publie un livre sur le sujet, re-dit à quel point tout le monde est favorable aux éoliennes géantes,  sauf quelques irréductibles (dont les arguments lui demandent tout-de-même un deuxième livre de mise au pas 😉)

Il semble que la quantité de chats ait terriblement augmentée dans le monde ces dernières années. N'imaginons pas une seconde que la prolifération de pales géantes sur leur passage, aient une quelconque responsabilité dans la disparition de 60%  des espèces d'oiseaux!  Isa nous le re-dit, inquiétons-nous davantage de la gourmandise des chats. Il était urgent que ce livre soit écrit, que nous puissions ré-entendre les vérités d'Isa et retrouvions intactes ses convictions. Les éoliennes géantes sont autant de gouttes d'eau qui grandissent la rivière qui menace les espèces, mais cette théorie de la goutte d'eau ne s'applique qu'à leur production aléatoire qui alimente le réseau, donc parfois nulle malgré la puissance installée. Allez savoir pourquoi...

Bon j'avoue, je n'ai pas lu ce livre et je ne lirai pas, je ne suis pas assez instruite pour me plonger dans les méandres d'un cerveau scientifique de la taille de celui de Mlle Chevalley. Je laisse aux grands le soin de se nourrir de toutes ces portes ouvertes qu'elle doit enfoncer avec la rage qu'on lui connaît.

Plutôt que cette littérature pour les futurs locataires d'appartement labellisés "Minergie" qui se douchent éco et roulent électrique, je lis des textes plus... tristes.

Une institutrice  à la retraite en France, a été jetée de son appartement, parce qu'elle ne pouvait plus payer sa note de chauffage. Un fait divers qui nous rappelle la précarité qui galope derrière ce monde en prétendue transition  que l'état subventionne: en France ce sont 121milliards d’euros engagés en faveur de l’éolien et du photovoltaïque entre 2000et 2010 qui seront prélevés sur les factures des français, pour 5% de la production électrique nationale. La transition énergétique participe à la précarisation d'une population qui n'imaginait même pas se retrouver un jour à la rue, mais tout le monde s'en fiche. Nos amis les écologistes libéraux doivent considérer les laissés pour comptes aussi négligeables que les espèces d'oiseaux disparues, dans leurs pesées d'intérêts.

Des éoliennes pour l'intérêt national? Quel culot, quand on sait qui les paient et qui encaissent.

J'ai beaucoup aimé cet article de Fressoz , un passage est consacré aux mesures prises dans des situations de crise grave pour économiser l'énergie, notamment à Cuba durant les années dites "spéciales". Chez nous on n'arrête pas de parler de la gravité extrême de la situation, mais pour ce qui est de mesures concrètes et utiles... D'où ma difficulté à prendre au sérieux le rôle à jouer par l'industrie éolienne dans les années à venir. Elle fait ce qu'elle sait faire, elle en rajoute au panier déjà plein des dommages causés par notre société nourrie au productivisme acharné.



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