jeudi 19 juillet 2018

Houhouhou la Suisse! Où es-tu?

Je me demandais en lisant l'article ci-dessous ce que raconte Doris dans ce genre de rencontre? Qu'il faut arrêter l'eau courante en se lavant les dents comme elle l'avait expliqué à Lausanne devant un parterre conquis à l'anniversaire du journal 24h il y a quelques années? Ses théories de gouttes d'eau qui font des Océans...  J'ose même pas imaginer le twitt de Trump... 😂



L’OTAN en pleine cacophonie énergétique, tiré ici 
Le monde de l’énergie est plus divisé que jamais parce que ce ne sont plus de décisions rationnelles basées sur le prix et la transparence qui prévalent.
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Par Samuele Furfari.
Il y a des jours où les grandes décisions s’entrechoquent. Ces 11 et 12 juillet 2018 ont été riches en évènements et ont mis au jour la cacophonie qui règne parmi les membres de l’OTAN en matière de politique énergétique.
Si le dossier le plus chaud et le plus médiatisé a été celui du financement du budget de la défense des pays membres, la question énergétique était non moins présente. Les prises de positions, parfois exprimées dans un langage peu diplomatique, ont démontré que chacun fait ce qui lui plaît en matière d’énergie. Comme le précise l’article 194.2 du Traité de Lisbonne, même au sein de l’UE les États membres ont le choix de leur bouquet énergétique, ce qui implique une non-ingérence de la part de Bruxelles ou des États voisins. Les intérêts économiques en jeu sont si importants que lorsqu’on y ajoute d’autres informations en matière d’énergie comme celles qu’on a entendues ces derniers jours, on est en droit, me semble-t-il, de parler de cacophonie.
Le président Trump s’en est pris vertement à l’Allemagne qui entend construire une deuxième connexion gazière directe avec la Russie à travers la mer Baltique, allant jusqu’à accuser Berlin d’être « aux mains de la Russie ». Le projet de gazoduc Nord Stream, d’une capacité de 55 milliards de m3 par an et opérationnel depuis 2014, a été porté par les gouvernements russe et allemand grâce au soutien déterminé de l’ancien chancelier Gerhard Schroeder. Ce dernier est à présent fortement impliqué dans des entreprises énergétiques russes.
Madame Merkel s’est engagée à construire le Nord Stream 2, également d’une capacité de 55 milliards de m3. La Commission européenne s’est opposée à cette nouvelle construction au motif que la sécurité d’approvisionnement énergétique ne serait pas assurée en raison du niveau trop élevé de dépendance envers un seul fournisseur – la Russie en l’occurrence. Cinq autres membres de l’Alliance militaire se sont également élevés contre ce projet de gazoduc du partenaire allemand : la Pologne, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie.

LE TRIOMPHE DE LA ROCHE-MÈRE US
En déclarant, à l’intention de Mme Merkel : « nous sommes supposés vous protéger contre la Russie et vous lui donnez des milliards de dollars, je pense que c’est très inapproprié », Trump vient appuyer la position de la Commission européenne, mais sans doute pour des raisons différentes.
Ce que veut le président américain, c’est d’abord promouvoir la vente du gaz de roche-mère américain partout dans le monde et en particulier dans l’UE, ce qui pourrait gêner les exportations russes mais aussi réduire l’influence russe non négligeable grâce à son gaz naturel mais plus encore de son pétrole. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que l’abondance d’énergies fossiles au niveau mondial a changé le paradigme :  désormais, c’est le marché qui décide des flux de transfert du gaz naturel (voir mon dernier livre). Le gaz américain n’a pas nécessairement pour vocation de remplacer le gaz russe mais il peut enfin faire jouer la loi du marché et mettre le prix des fournitures russes sous pression.
Bruxelles a largement été le centre d’intérêt des Américains ces 11 & 12 juillet : le Secrétaire d’État à l’Énergie Rick Perry et le Secrétaire d’État Mike Pompeo ont abordé la Commission européenne dans le cadre du 8ème Conseil Énergie USA-UE, afin de promouvoir, eux aussi, le gaz naturel américain. Maroš Šefčovič, le commissaire européen le plus actif dans l’opposition au Nord Stream 2 a déclaré que « le marché du GNL [gaz naturel liquéfié] gagne en importance, l’approvisionnement américain pourrait changer la donne. L’UE est un grand marché attrayant et un client fiable. Nous avons déjà fait beaucoup pour compléter les infrastructures nécessaires » pour la réception de GNL et a ajouté « nous sommes prêts à faire croître nos échanges de GNL ».
Pour bien confirmer que c’est le prix qui, in fine, sera le facteur déterminant, Rick Perry – le « ministre » de l’Énergie de l’Administration Trump – , lors d’une conférence de presse clôturant le 8eme conseil UE-USA sur l’Énergie à Bruxelles, a rappelé : « avec des prix américains compétitifs nous serions dans une situation gagnante-gagnante » et que « les États-Unis ne soutiennent pas des gazoducs comme Nord Stream 2 et TurkStream qui ne feraient qu’augmenter la dépendance à une source d’approvisionnement unique [c’est-à-dire la Russie] ». À cette occasion le commissaire européen à l’Action pour le Climat, Miguel Arias Cañete, pourtant ardent défenseur des énergies renouvelables, a estimé que le GNL était une alternative bienvenue puisque les besoins de l’UE seront en croissance. À noter que le discours de clôture du « High Level Stakeholder Conference » qui s’était tenue la veille également à Bruxelles, ne mentionne nullement le terme « gaz naturel ».
Le président américain s’en est également pris à la Turquie qui, elle aussi, s’apprête à importer plus de gaz russe via le gazoduc TurkStream qui aura une capacité de 16 milliards m3, dont la partie submergée dans la Zone Économique Exclusive russe de la mer Noire est déjà terminée. Pourtant ce membre de l’OTAN n’accorde pas une confiance aveugle à la Russie puisqu’il a l’intention de se diversifier, notamment en ouvrant deux nouvelles mines de charbon afin d’accroitre sa génération d’électricité quelles que soient les émissions de CO2. La Turquie entend également produire du gaz ou, à tout le moins, en contrôler la production en Méditerranée orientale. C’est la raison pour laquelle elle a bloqué un bateau de forage italien en avril dernier – pourtant un autre pays de l’Alliance militaire – en route pour aller opérer au large de Chypre, un État membre de l’UE.

LA DÉFAITE DE L’ACCORD DE PARIS
Pendant le Sommet en France, l’introduction d’une référence au changement climatique n’a pas été adoptée, et ce malgré la belle déclaration du Président Macron : « sur le climat, il n’y a pas de plan B. Car il n’y a pas de planète B » et « le changement climatique est le grand défi de notre temps ». Pendant ce temps que fait le partenaire polonais de l’Alliance le 12 juillet ? Il décide d’autoriser un nouvel investissement de 1,6 Md$ dans l’utilisation du charbon. GE Power et Elektrownia Ostroleka vont construire une centrale électrique au charbon ultra-supercritique à Ostroleka, au nord-est de la Pologne. Même si l’efficacité de cette centrale promet d’être élevée – un rendement de 46%, bien au-dessus de la moyenne mondiale de 33% – elle n’entrera en production qu’en 2023 et produira sans doute au-delà de 2050, certes de l’électricité mais aussi du CO2, ce qui entre totalement en contradiction avec la vision du président français. Quoi qu’il en soit, il est ironique de constater que selon le dernier rapport l’Agence internationale de l’énergie sur les émissions de CO2  le champion des réductions est bien le pays de Trump (-0,5% en un an) tandis que les émissions mondiales ont crû de 1,4% et celles de l’UE sont en croissance de 1,5% !
Toujours ce même 12 juillet mais à Paris, le ministre allemand de l’Économie Peter Altmaier s’est entretenu avec Nicolas Hulot. Au-delà des paroles lénifiantes sur « des objectifs ambitieux pour l’Europe en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique » et les sempiternelles promesses de solutions futures, où l’hydrogène apparaît inévitablement, il est clair que les positions de ces deux membres de l’Alliance sur le charbon divergent. M. Altmaier n’a pas caché que « c’est difficile de se mettre d’accord là-dessus » eu égard à l’importance historique du charbon, qui se perpétue à travers la génération d’électricité à partir de son combustible fossile et plus spécifiquement du lignite, le combustible produisant le plus de CO2. L’Allemagne ne peut et ne veut pas sortir du charbon, comme elle se prépare à le faire pour le nucléaire. Elle ne le peut pas, parce que le développement exceptionnel et impressionnant qu’ont connu les énergies renouvelables a atteint ses limites, tant et si bien que le pays qui aura le plus cru et dépensé pour leur promotion n’atteindra sans doute pas l’objectif de 18% imposé par la directive européenne. Elle ne le veut pas non plus car cette production d’électricité à partir d’un combustible très bon marché compense en partie le surcoût occasionné par les énergies renouvelables. Fermer ses propres centrales au lignite si compétitives tandis que la France continue à utiliser de l’énergie nucléaire serait inacceptable pour l’Allemagne.

CACOPHONIE À TOUS LES ÉTAGES
Et le Royaume-Uni dans tout cela ? Embourbé dans sa préparation du Brexit, le pays a mis la question énergétique en arrière-plan, mais il est intéressant de noter qu’au cours de ces deux journées si riches en contradictions, le Royaume-Uni a fait l’objet d’une autre source de cacophonie entre membres de l’Alliance. Le Luxembourg et l’Autriche (qui, elle, ne fait pas partie de l’OTAN) ont contesté la décision de la Commission européenne d’approuver des aides potentielles au Royaume-Uni pour la génération d’électricité par la centrale nucléaire de Hinkley Point, centrale qui devrait entrer en fonctionnement vers 2024. Lors de l’introduction du recours auprès de la Cour de justice de l’Union européenne en octobre 2017, la ministre de l’Environnement du Luxembourg, Carole Dieschbourg, a déclaré que « pour nous, l’important est d’éviter une renaissance du nucléaire ». Ce 12 juillet dernier, la Cour a rejeté l’ensemble des arguments des plaignants. La ministre membre du parti Les Verts n’est pas parvenue à bloquer la centrale nucléaire décidée par le Royaume-Uni, qui sera construite par la France, tous deux alliés de l’OTAN …
Sur la question du pétrole, la position des USA diverge également de celle de la plupart des membres de l’Alliance. Le président Trump aura sans doute fait remarquer à ses alliés que l’abondance de pétrole de roche-mère américaine aggrave indirectement la triste situation vénézuélienne. En effet, alors même que se tenait ce sommet, l’OPEP a annoncé que la production de brut au Venezuela a poursuivi sa chute en juin, avec 1,5 million de barils par jour, soit son niveau le plus bas en 30 ans. Mais ce qui illustre davantage la division entre les membres de l’OTAN, c’est ce qui s’est passé lorsque le secrétaire d’État, Mike Pompeo, a insisté sur le soutien qu’il attend des partenaires des USA afin d’asphyxier l’Iran, en mettant fin aux importations pétrolières en provenance de ce pays. En twittant « nous demandons à nos alliés et partenaires de se joindre à notre campagne de pression économique contre le régime », « nous devons couper tout financement que le régime utilise pour financer le terrorisme et des guerres par procuration », il se place bien dans le cadre de l’alliance de défense. En attendant, les membres européens de l’Alliance continuent d’affirmer leur attachement à l’accord du 14 juillet 2015, même si le document qui porte le titre d’accord nucléaire, contient le mot pétrole au moins 65 fois. De fait, l’Iran possède 10% des réserves mondiales de pétrole mais a sérieusement besoin de récupérer son retard en matière de technologie pour continuer à vendre du pétrole dont le monde aura toujours besoin. Autre exemple de cacophonie : alors que les USA mais aussi le Canada s’empressent de produire plus de pétrole, plusieurs autres membres de l’Alliance tentent de faire croire que les véhicules électriques vont bientôt permettre de se passer de pétrole…
Nous laissons pour la fin une autre information du 12 juillet qui, à première vue, relève davantage du fait divers que de politique énergétique. Il n’en est rien. La police italienne a découvert une nouvelle affaire qui implique la ‘ndangheta, la très puissante organisation calabraise du crime organisé, dans un scandale de fraude sur les installations éoliennes. Treize personnes, dont le maire d’un village calabrais, et six entrepreneurs ont été arrêtés. Des multinationales telles que Gamesa, Nordex et Vestas, ont été obligées de pactiser avec les ‘ndrines1, parce que menacées de dommages, retards, vols et problèmes divers sur les chantiers mais aussi pour faciliter les procédures administratives. Depuis des années – et pas seulement en Italie – les subventions aux énergies renouvelables sont une source de malversations et corruptions diverses ; dès qu’il y a de l’argent public, des gens malhonnêtes en profitent pour s’approprier ce qui provient des impôts des honnêtes gens.

LES ÉNERGIES FOSSILES N’ONT PAS DIT LEUR DERNIER MOT
Que conclure de ces deux journées si riches en décisions et déclarations en particulier en matière d’énergie ? Avant tout que des dirigeants de premier plan n’ont pas tous encore saisi que l’abondance des énergies fossiles redimensionne la notion de sécurité d’approvisionnement énergétique ; ou alors ils le savent bien mais pour diverses raisons ils feignent de l’ignorer. Les réserves de gaz très abondantes et diversifiées imposent de changer la clef de lecture de son approvisionnement : aucun pays ne peut utiliser l’arme de la rétorsion gazière, arme qui n’a d’ailleurs jamais été utilisée auparavant ! Au demeurant il en est de même pour le pétrole et c’est ce qui explique que le rôle de l’Iran est totalement redimensionné.
Ensuite il faut constater que le monde de l’énergie est plus divisé que jamais parce que ce ne sont plus de décisions rationnelles basées sur le prix et la transparence qui prévalent, comme c’était le cas avant que l’on ne parle de changement climatique. Cette conviction non seulement divise l’OTAN mais crée une cacophonie qui ne peut survivre que grâce à une manipulation des marchés, manipulation qui arrange bien certaines entreprises énergétiques qui n’acceptent pas l’idée de vivre dans un monde concurrentiel et globalisé.
Mais il y a plus préoccupant. Dans le reste du monde, des décisions rationnelles sont mises en œuvre, qui conduisent à une fourniture d’énergies à bas prix, ce qui accentue les nombreux avantages concurrentiels dont ces pays jouissent déjà. Puisque leurs décisions non politiquement correctes creusent encore l’écart entre ces pays et les États européens ceux-ci feraient bien de les imiter car dans un monde globalisé – et notamment un marché de l’énergie mondial – on ne peut pas avoir raison tout seul.https://www.contrepoints.org/2018/07/18/320498-les-membres-de-lotan-en-pleine-cacophonie-energetique - _ednref1
1.    La ‘ndrangheta est composée de nombreuses ‘ndrines. 


lundi 16 juillet 2018

L'information mutilée.


Un exemple allemand que j'ai déjà montré, tellement il est représentatif de ce que signifie ouvrir les territoires à l'industrie éolienne!
Un jeune homme me racontait qu'il aimait voir des éoliennes érigées dans les paysages comme un élément "dérangeant" la normalité.  Jolie naïveté que je ne peux que comprendre, j'aimais bien aussi les trois éoliennes au-dessus des Breuleux qui ont précédées les 16 monstres d'aujourd'hui... Je lui ai fait remarquer que la multiplication des éoliennes constituait au final un uniforme et que la nature en elle-même était mille fois plus "dérangeante" de la normalité que ces tubes ailés à l'échelle industrielle!

Ce type était très sympa, il m'avait donné 15mn pour le convaincre contre les éoliennes, mais je crois que comme pour beaucoup d'entre nous, c'est la mise en évidence de sa propre naïveté qui l'amènera à réfléchir et à faire son chemin vers la réalité des choses.

Parce que la réalité des choses c'est davantage un paysage européen à l'allemande comme ci-dessus que quelques pièces "dérangeantes" dans des paysages trop conventionnels! Mon interlocuteurs avait zappé cet aspect. La faute à qui? À l'image que la presse donne des opposants qui s'expriment un peu trop à son goût et qu'elle peine à entendre. Ces journalistes qui tiennent la plume et qui font l'actualité, devraient être à même de percevoir derrière le citoyen qui défend une opinion, le moteur qui l'anime. Lorsqu'un journaliste écrit que "rien ne justifie le vandalisme, le véganisme ni le rejet viscéral et sans condition des éoliennes "(ce qui constitue d'ailleurs de sa part une appréciation extrême), je me pose des questions sur ses capacités d'analyser une situation dans sa globalité et d'informer correctement.

Nous désamorcerions beaucoup de haine, d'actes extrêmes et de réalisations dommageables si l'information était développée. Il semble plus facile de mettre des étiquettes sur ceux qui alimentent une controverse pour se débarrasser de leurs encombrantes revendications, que de les écouter et de donner du poids à leurs arguments en les développant de manière professionnelle. Décider seul de ce qui est juste pour tous semble terriblement tendance... Dans certains pays s'opposer est devenu illégal. En Suisse l'opposition dérange comme ailleurs, dès qu'elle se manifeste de manière soutenue, tout est fait pour la décrédibiliser. Et si les journalistes contribuent à cet état de fait  ils ne doivent pas s'étonner d'être aujourd'hui prisonnier de cette logique.

En prime cette image reçue ce jour de France, pour sourire, parce que même opposante très mal notée chez les journalistes et autres politiciens moralistes  qui savent tout, je ne perd pas le sourire. :-)



vendredi 13 juillet 2018

Mont Soleil, le bel exemple que personne ne conteste, vandalisé!

Alors là je suis obligée d'interrompre mon café paysage pour relayer cette information:

"Les éoliennes de Mont-Soleil vandalisées


Des inconnus ont réussi à pénétrer dans un mât et ont causé des dégâts considérables. Des plaintes ont été déposées"

Cette information vient de m'être transmise. Ok, on ne se réjouit pas du malheur des autres... mais avouons que dans ce cas précis on n'en voudra pas aux riverains d'éoliennes, lésés par des nuisances que personne ne veut reconnaître, de manquer d'empathie pour ces pauvres BKW...  

Le plus choquant pour moi est ce que je découvre dans la suite de l'article:

"Des vandales ciblent les éoliennes de Mont-Soleil. Le premier épisode a eu lieu au mois d’avril. Selon nos informations, des inconnus ont tenté de forcer l’entrée d’une installation, mais ils ont échoué. Deuxième épisode fin juin sur une autre éolienne. Des vandales ont cette fois réussi à pénétrer à l’intérieur du mât et ont commis des déprédations à l’extérieur et à l’intérieur de l’installation." à lire ici

Cela fait donc plusieurs mois que des choses se passent au Mont-soleil, sous silence radio... Bonjour l'honnêteté des BKW qui ne cessent de vanter leur don de la communication avec des riverains satisfaits! Pour une fois je me dis que la direction de ADEV doit être contente, on a voulu faire de leur parc éolien à Saint-Brais le vilain petit canard de l'industrie éolienne, affirmant que partout ailleurs tout se passe bien. Sauf que cette actualité démontre que ce n'est pas la réalité. Décidément ils sont encore plus tordus que les autres les promoteurs des Monts ensoleillés...

Je trouve sincèrement dommage d'en arriver là, mais je ne suis pas étonnée. On peut imposer le silence aux médias, mais on ne peut pas  enterrer ceux qui souffrent. Pas encore du moins, mais dans ce monde où la démocratie est mise à mal, qui sait jusqu'à quand? Ce ne sont pas des entreprises comme les BKW qui vont empêcher le pire de se répandre on dirait! Se taire sur une telle information, c'est mentir aux citoyens par intérêt. Non?


Vacances sans éoliennes...


Et dire que la révision de la loi sur la protection de la nature veut céder à l'industrie tout ce qui nourrit encore l'âme...


Savoir se ménager des moments heureux, c'est créer des liens avec ce qui nous entoure. Quand à l'horizon pousseront les délires des hommes et des femmes qui ne lèvent plus les yeux, j'aurai le coeur lourd: des tonnes de béton armé en sous-sol et des tonnes de matériaux grinçant et gesticulant vers le ciel, (futurs déchets dont il faudra se défaire chaque vingt ans), pourriront la quiétude partagée ici. Bon sang que nous sommes bêtes!

mardi 10 juillet 2018

Loi sur la protection de la nature en Suisse: Le grand n'importe quoi?



On discute sous la coupole de la protection de la nature... Après avoir voté la loi sur la stratégie énergétique en 2050, cette préoccupation fait l'effet d'une farce.
Je ne vais pas m'étendre là-dessus ce matin. Juste une chose: je me pose des questions sur l'intégrité de la présidente de Suisse Eole, députée  verte libérale... Extrais de l'article du journal 24h d'il y a deux jours:

"c'est ainsi que les organisations de défense du patrimoine et de l'environnement qualifient la révision de la loi sur la protection de la nature et du paysage, en consultation jusqu'à lundi. Comme le PS, les Verts et les Vert'libéraux, elles demandent que la révision soit purement et simplement abandonnée."

Alors que l'association Suisse Eole soutient cette révision de la loi (qui semble faite d'ailleurs pour arranger les affaires du lobby éolien...) :

"Quant au PDC, également favorable à la révision, (ndl: toute la droite donc) il estime juste que les intérêts des cantons soient davantage pris en considération lors de la pesée des intérêts entre la protection des objets d'importance nationale et l'utilité des projets proposés. Suisse Eole partage cet avis." (Suisse Eole qui ne parle jamais des votations dans le Jura contre ces machines!)

Lire l'article ici 

Chez nous,  c'est aussi troublant de trouver dans les deux membres de la commission du syndicat des maires des Franches-Montagnes, qui se penchent sur la proposition de demander l'entrée des Franches dans le patrimoine de l'UNESCO,  la maire de Saint-Brais, ex-conseillère communale et égérie de Suisse Eole, à laquelle nous devons notamment l'arrivée des éoliennes industrielles sur le sol des Franches-Montagnes.

Vous avez dit protection de la nature? Ou paradis des girouettes?

image source

vendredi 6 juillet 2018

Alpiq le vert, sa blonde et les chiffres rouges

















Tiens, tiens, la commune de Muriaux est déficitaire... Je me rappelle qu'avant les éoliennes elle avait une belle santé financière, à tel point que notre super maire de l'époque souhaitait voir Saint-Brais fusionner avec elle, ce qui avait bien fait rire tout le monde: la petite commune pauvre qui rêvait d'un grand mariage fait d'hélices et de bénéfices...

Cette commune est la deuxième à avoir installé des éoliennes dans les Franches-Montagnes. Trois horreurs sur les terres du Peuchapatte. Ce qui devait renforcer son joli bas de laine. On dirait que les baisses fiscales ont plombé ces belles perspectives... Ce n'est pas vraiment l'avenir qu' Alpiq prédisait!

Dans cet article on peut lire que les citoyens ont été rassurés quant à l'existence d'un fonds de démantèlement des éoliennes. On en entend beaucoup parler de ce fonds, pourtant je n'ai jamais lu comment, où et combien? Serions-nous dans la zone opaque des secrets d'affaires? Celle que même la loi sur  la transparence couvre? Le nez des citoyens n'est pas le copain des bénéfices encaissés sur leur dos.


lundi 2 juillet 2018

Sauver le pouvoir, l'argent et les imbéciles!

Attention, pouvoir.


 Ce qui serait extrêmement dommageable pour notre société serait que les militants, les activistes, les opposants, les marginaux, les incorruptibles, les idéalistes, les lanceurs d'alerte, les artistes ou les intellectuelles... perdent la foi en ce qu'ils sont et renoncent à ce qu'ils font, de gré (par lassitude) ou de force (la démocratie n'aime plus les gens qui pensent ou qui dérangent).

Face à une société qui ne pense plus qu'en termes de coûts et de rendements, le salut ne pourra venir que de ceux qui réussissent encore à ne pas accepter des règles qui ne servent qu'un monde, qu'une seule pensée.

Trois exemples pour démontrer l'absurdité d'une société retenue dans les mailles d'un filet que sa passivité tisse au profit d'intérêts obscurs et imbéciles:

- Un jeune couple de migrants et leur petit enfant de trois ans vivent depuis deux ans et demi dans un centre pour requérants d'asile. Aucune autre famille ne vit là. Cet enfant grandit dans une chambre avec ses jeunes parents, sans petits copains et sans autres perspectives que ces quatre murs qui petit à petit se referment sur eux trois. Seuls migrants de leur nationalité, l'isolement frise la maltraitance. Aucune mesure n'est prise pour les aider dans leur rôle de parents et l'enfant risque de payer à tout jamais ces mauvaises conditions d'hébergement et de vie, entourés de jeunes adultes eux-mêmes en situation précaire. Témoin de cette anomalie et des risques encourus par le petit, vous alertez les services d'accueil qui gèrent leur situation. Vous attendez d'eux qu'ils réagissent avec humanité et rapidement pour améliorer les conditions de vie de cette jeune famille qui n'a pas le même traitement que les autres. La réponse que vous recevez est surprenante, décevante et incompréhensible: personne ne s'inquiète des problèmes que vous avez soulevés, la seule chose que la direction a pris la peine de réunir, entre votre courrier et son appel, ce sont des arguments pour justifier ce qui est infligé à ces jeunes parents, et surtout, à leur petit enfant!

- Autre exemple, vous alertez une centrale de cuisine qui alimentent des résidences pour personnes âgées. La mauvais qualité des prestations dans l'une de ces institutions pose problème et met en danger le moral des résidents qui se sentent maltraités. Dans un courrier détaillé vous décrivez la triste situation de ces personnes victimes de négligence. Que fait la direction après votre intervention? Vous imaginez qu'elle va s'informer sur place, parler avec son cuisinier, cerner les problèmes et aider à améliorer les choses? Mais non, ça, c'était dans un autre monde! Elle réunit toutes les bonnes raisons qu'elle a de penser qu'elle fait tout juste et vous les adresse dans une longue lettre polie. Ce qui se passe chez l'un de ses clients, à des kilomètres de ses bureaux, elle l'estime via des statistiques toujours prêtes à clouer le bec des mécontents. Elle espère qu'avec un peu de chance vous allez lâcher le morceau et laisser ces petits vieux subir leurs repas, j'imagine!

- Dernier exemple, vous allez dans les bureaux d'un gouvernement avec un dossier qui détaillent plusieurs cas de maladies et de mal-être autour des parcs éoliens en Europe . Vous vous dites que les élus vont se pencher sérieusement sur la question et prendre des mesures de protection pour l'avenir de la région et des habitants. Alors-là, vous arrivez au sommet de la pyramide de cette gabegie! Vous découvrez que l'argent est le seul élément qui dicte les moyens. Cela s'arrête là. Vous découvrez que vos informations n'intéressent plus personne. Le fric est arrivé bien avant vous et tout ce qui sera fait à partir de là, sera fait contre vous. Ils vont passer des mois, des années à réaliser des contre études pour anéantir votre résistance et convaincre une majorité pour les soutenir dans leur course à l'argent et au pouvoir.

La stratégie de chacun dans ces trois exemples, est d'isoler le lanceur d'alerte, d'en faire un cas particulier et lui faire bien sentir qu'il ne représente pas la majorité. Isabelle Chevalley qui alimente pas mal mes rubriques parce qu'elle est la plus réactive et ne maîtrise pas ses émotions, est championne pour dévoiler ces stratégies. Dites-lui que vous luttez contre les éoliennes, elle ne vous demandera pas pourquoi, elle vous dira que vous n'avez ni faim ni soif de connaissance, que vous êtes égoïste, stupide même, et juste après, elle dira qu' une large majorité pense comme elle. Elle sait parfaitement que ses affirmations tombent avant tout dans les oreilles d'un public distrait qui ne retiendra que l'assurance qu'elle donne à ses propos, c'est tout ce qu'elle vise. Personne ne quitte plus sa zone de confort en haut de la pyramide, les nantis du plus petit des pouvoirs s'accrochent à leurs acquis et marchent sur les mains de ceux qui tentent de les atteindre là-haut pour se faire entendre.

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