mercredi 17 avril 2019

Parc Naturel du Doubs: la nouvelle proie des adorateurs du vent?


Il y a quelques temps, un type pour qui j'avais beaucoup d'admiration parce qu'il avait encore une manière de travailler avec la nature et les gens en utilisant son coeur et son bon sens, s'est fait jeter d'une place qu'il occupait avec brio. Cette décapitation au sommet du Centre Nature des Cerlatez fut présentée comme une simple question de divergence d'opinion entre son (excellent) directeur et un type très décevant, que j'ai connu et apprécié enfant, mais qui est devenu l'un de ces fossoyeurs que l'on croise partout dans les milieux politiques et juste à côté.

Aujourd'hui à la lumière d'une actualité très inquiétante dont je viens de prendre connaissance, je comprends mieux pourquoi ce grand Monsieur écarté du Centre Nature qui ne portait pas les éoliennes dans son coeur, n'était plus souhaitable à son poste, lui qui ne voulait pas intégrer le Parc Naturel du Doubs...

Voici un conte ordinaire de la colonisation sournoise qui gangrène le Jura:

Qui a suivi la démission de David Eray de Electricité du Jura et l’arrivée dans ce même conseil d’administration de Véronique Gigon, administratrice indépendante, avocate, ancienne directrice suppléante de l'Office fédéral de la communication (OFCOM) et ancienne secrétaire générale suppléante du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC)? L'annonce de la démission de l'un a fait une ombre bienvenue à la nomination de l'autre. 

Comme par hasard la même Véronique est pressentie pour devenir la présidente du Parc Naturel du Doubs. De plus un membre du conseil d’administration de Greenwatt rejoindra le comité de l'association en même temps qu'elle!
 Ces deux oiseaux au Parc du Doubs non seulement ne vont rien faire contre les éoliennes, c’est clair, mais de plus ils vont pouvoir profiter de cette vitrine idéale pour faire de la "pédagogie active » autour du vent, on peut le parier. On va leur en donner les moyens, et ils en veulent!

Parc du Doubs
https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20190131-Un-programme-ambitieux-pour-le-Parc-du-Doubs.html 
Voilà pourquoi ils ont fichu en l’air le Centre Nature des Cerlatez, pour piquer les subventions, élargir leurs territoires et se débarrasser d’un esprit critique à la direction.

Véronique Gigon à Electricité du Jura, les détails ici

JJ Maire - Greenwatt, les détails ici
Moi je crois que ça pue méchant. Avec de tels oiseaux, la préservation des Franches-Montagnes sera très problématique.  D'ailleurs on parle bien peu de nature dans l'article en lien, mais alors qu'est-ce qu'on parle de pognon!

image source ici

vendredi 12 avril 2019

Electricité: colonisation, mensonges, bénéfices et subventions,



Des amis m'envoient régulièrement des liens sur le sujet qui nous intéresse et quelques autres. Nous vivons vraiment dans plusieurs mondes. La planète n'est pas prête d'être sauvée, parce que si l'on tente de nous faire croire que nous sommes tous unis pour le climat, force est de constater que les manières divergent, et pas qu'un peu. Les prédateurs restent des prédateurs, bien plus occupés à anéantir ceux qui pourraient faire croire qu'un monde respectueux, solidaire et libre est possible, qu'à chercher de véritables solutions écologiques.

Petit tour d'horizon:

On commence au Mexique où la France et le Japon s'approprient les espaces pour faire leur révolution verte: cherchez l'erreur....
https://www.connaissancedesenergies.org/afp/mexique-engie-et-tokyo-gas-creent-une-coentreprise-dans-les-renouvelables-190409?amp&__twitter_impression=true

En Suisse, Suisse Eole, grâce aux millions de subventions de la Confédération, planche sur "comment aller contre la volonté populaire" ou encore "comment contourner une démocratie encombrante":
https://www.suisse-eole.ch/media/redactor/4-Gendret_Aubert_Mollendruz_congr%C3%A8s_Suisse-Eole_Berne_ekPtc91.pdf

Pendant ce temps, au Palais Fédéral on s'inquiète de comment remettre de l'ordre dans le bordel de la SE2050, et l'on admet le grand n'importe quoi qui se dessine faute d'y avoir pensé plus tôt:
https://www.rts.ch/info/suisse/10358819-le-conseil-federal-est-dispose-a-reorganiser-le-marche-de-l-electricite.html

En France, l'ADEME c'est notre Suisse Eole à nous: des fichus commerçants avec un seul objectif: fourguer leur marchandise:
https://www.batiweb.com/actualites/eco-construction/eolienne-et-methanisation-l-ademe-veut-apaiser-les-craintes-2019-04-10-34469

Pendant ce temps, l'Allemagne, championne des énergies renouvelables, cartonne dans le hit parade des dix plus gros pollueurs d'Europe:
https://sciencepost.fr/2019/04/les-10-plus-gros-pollueurs-deurope-sont/

Ici on nous crie victoire un peu tôt: ils auraient trouvé le moyen de stocker les excès d'énergies renouvelables? Si on lit bien l'article, leurs plans sont "prometteurs", donc comme des centaines d'autres avant eux. Mais les promesses se font attendre, et surtout elles manquent de transparence sur leurs coûts probables. Mais le génie n'a pas de prix 😉
https://fr.ubergizmo.com/2019/04/09/chercheurs-moyen-stocker-exces-energie-renouvelable.html

Les seuls qui ne mentent pas et qui réussissent ce qu'ils entreprennent, sont loin d'être les chouchous des milieux économiques, politiques et encore moins de ceux de l'écologie industrielle. Ils ne trichent pas, ne cherchent pas à voler l'argent des autres, ils démontrent qu'il en faut peu pour vivre heureux, un point c'est tout.
https://m.reporterre.net/Un-an-apres-l-expulsion-l-heritage-vivace-de-la-Zad-de-Notre-Dame-des-Landes?__twitter_impression=true

 Le paysage ci-dessus, c'est chez moi. Je lui souhaite d'abriter  davantage d'humains tels que ceux qui occupent Notre Dame des Landes, que de promoteurs éoliens et autres vendeurs d'écologie, véritables vautours et suceurs de deniers publics qui rôdent dans cette région merveilleuse. Mais quand on gagne six mille francs par jour, on n'est pas prêt de lâcher ces espaces à subventions! Ce salaire est celui de la directrice des BKW, propriétaires des éoliennes du Mont-Crosin qui ont rapporté près de 9 millions de subvention à cette société en 2018:
http://pl-bejune.ch/2019/04/11/mont-crosin-subventions-et-hauts-salaires/

Je mets sous les commentaires, ceux d'un observateur assidu de la politique énergétique en Suisse

mardi 2 avril 2019

Eoles qui rient, eoles qui pleurent

Il y a quelques jours la société ADEV a publié un communiqué de presse dans le journal local pour vanter son parc éolien de Saint-Brais. Lorsque ces gens disent que tout va merveilleusement bien dans le meilleur des mondes, les personnes sensibles à la problématique de l'éolien industriel ou affectées par leurs machines font le poing dans leur poche. D'autres ne cachent pas leur colère: pour la seconde fois des mécontents ont tenté de saboter les géantes qui divisent ce village et la région depuis 10 ans, à lire ici. 

Que cherche la société ADEV en faisant publier ces communiqués à la gloire de ce parc décrié partout? Est-il nécessaire de remuer le couteau qu'elle a planté dans la région en affichant sa satisfaction dans les médias pour un oui et pour un non alors qu'elle sait parfaitement que des gens souffrent à cause de ces machines?  Sa direction est-elle stupide ou maladroite? C'est une question que je me suis déjà posée bien souvent. 

Quand j'ai appris cet incident, je venais de lire deux courriers de lectrices dans la presse locale, à propos des éoliennes de Saint-Brais justement et sur les ondes que l'on nous imposent quotidiennement. Je me disais que nous avions de la chance dans le Jura, des hommes et des femmes  s'expriment de plus en plus sur des sujets que je trouve rarement traités correctement par les journalistes. Certains ont les mots pour extérioriser leur mécontentement et n'hésitent pas à les diffuser.  D'autres n'ont pas cet outil-là  et personne ne s'inquiète de la colère ou de la tristesse qu'ils gardent en eux. On parle souvent de "la majorité silencieuse qui  plébiscite les éoliennes", mais qu'en est-il de la minorité silencieuse? Qui s'inquiète de leur isolement face à l'adversité? C'est à cela que j'ai pensé en prenant connaissance de la nouvelle tentative de sabotage

Nier, diaboliser ou marginaliser les problèmes que posent des éoliennes industrielles dans les campagnes relève de l'inconscience et nous expose tous à des conflits sociaux difficiles, je l'ai déjà écrit. Il ne faut pas attendre que les minorités explosent pour les prendre en compte et leur témoigner du respect. Notre santé est mise en danger ici, des tas d'études l'attestent et nous restons dans l'incertitude parce que les autorités ne font pas leur travail. Que fait ADEV pour rassurer la population? TOUTE la population? Que font les autorités de Saint-Brais? RIEN! La seule réponse qu'ils donnent à ceux qui se posent des questions sur les nuisances et critiquent cette colonisation industrielle ce sont des communiqués pour vanter des chiffres qui les remplissent de joie.

Drôle de méthode pour apaiser les esprits. La preuve encore aujourd'hui que cela ne marche pas. S'en étonner devient ridicule.

lundi 25 mars 2019

Qui sait?

En lisant les liens que je reçois sur la question du réchauffement climatique, j'ai le sentiment de faire mes emplettes dans un hypermarché des solutions. Avec les années, la multitude d'ingrédients proposés pèsent lourd dans mon panier et le spectre de l'indigestion menace avant même d'avoir commencé la cuisine.

Je procède donc par élimination: 

 - Tous ceux qui font la sourde oreille aux plaintes des riverains d'éoliennes ne présentent aucun intérêt à mes yeux: ils pratiquent une politique d'exclusion dangereuse parce qu'elle divise les populations et fragilise de ce fait le tissus social garant du développement durable d'une région. Bien-entendu ceci est valable pour toutes les sortes d'exclusion que la dérive des grandes sociétés industrielles génèrent et que je vous laisse énumérer intérieurement. Ajoutons à ces semeurs de mort, la poste, les chemins de fer, qui bâtissent des édifices à leur gloire à tour de bras et tuent les emplois pour raisons économiques. Pas plus tard qu'hier l'indécence des salaires de ces dirigeants assassins était justifiée par la peur de les voir aller vendre leur savoir ailleurs! Mais qu'on les laisse partir que l'on puisse revenir à des valeurs humaines sans avoir à subir leurs caprices de millionnaires lobotomisés par leurs diplômes!

- Tous ceux qui privilégient la production industrielle à la qualité de vie ne présentent aucun intérêt pour l'humanité qui doit se réinventer. Ils avancent des solutions jumelles à tout ce qui a été fait jusqu'ici mais en vert. Ils me fatiguent, derrière chacun de leur mot il y a l'ombre du profit qui se terre, ils usent et abusent de la science pour étaler leurs solutions écologiques bonnes pour l'économie...  Aucune ne passe le crible de l'état d'urgence dans lequel nous nous trouvons et elles ne s'adressent qu'aux pays riches. Ceux qui ont déjà tout perdu ne font plus partie de leurs préoccupations. La société mouton sous haute surveillance électrique, gavée de technologies dites vertes, enfermée dans ses véhicules autonomes,  filmée dans ses moindres faits et gestes, "lynkée dans son 35m2... 😱 Je l'avoue, je me préfère 6 pieds sous terre une vieille racine de marguerite entre les dents.

Du coup, il ne me reste pas grand chose à quoi m'accrocher. Pourtant je reste confiante. Peut-être parce que le sourire de ma petite fille me rappelle que l'humanité est beaucoup mieux que toutes ces caricatures humaines qui font l'actualité. On ne naît pas encore mauvais et nous avons le pouvoir de préserver ce trésor d'amour avec lequel nous venons au monde. On pourrait ne pas tout gâcher en mettant simplement le curseur sur l'épanouissement de l'autre plutôt que sur la compétitivité.

Pour rester dans la réalité de mon panier de crabes, heu... de mon panier de solutions, je garde ma confiance à Jancovici qui ne se perd pas en  balivernes indigestes et qui présente des faits avec humour et démontre toujours ses affirmations.  Cette interview sur Monsieur Mondialisation mérite le détour. 

Ce mouvement qui se profile en France me plaît bien, à lire... Mais dans ce genre de rassemblement, il y a trop souvent un ego qui prend le pouvoir puis de généreux donateurs qui redirigent les ambitions (voir Greenpeace et sa chute en policratie), et tant d'autres qui vendent leurs vertus devant les gares et roulent vert pour le pognon.

vendredi 15 mars 2019

Je marcherai contre les multinationales irresponsables, parce que c'est ici et maintenant.

Certains pensent que je suis coincée dans un monde rigide et que je refuse le changement. Cela me fait toujours sourire, ce blog démontre le contraire à longueur d'articles et de liens auxquels je me réfère. Il est vrai que je ne peux pas m'enthousiasmer pour les marches qui s'organisent sur la planète en faveur du climat, non pas parce que je soupçonne les jeunes d'être "vendus par avance" comme on me l'a écrit, mais parce que l'écho médiatique, politique ou économique donné à ces marches n'est pas à la hauteur de l'alerte lancée. Je pense que beaucoup de jeunes vont très vite comprendre la manipulation qui entoure leur mobilisation et que c'est à partir de cette prise de conscience qu'ils vont réellement se mobiliser et exprimer des revendications claires.

Personnellement il y a dix ans que je me mobilise pour un autre monde. Que je dénonce les expropriations, les colonisations industrielles ici et ailleurs, maintenant aussi pour "produire vert". Que j'alerte sur la précarité qui menace les zones rurales très convoitées par l'économie verte qui surfe sur cette vague anxiogène qu'elle exploite. Je ne peux pas manifester dans la rue avec une pancarte "sauvez le climat" en sachant qu'elle sera récupérée par des partis politiques dépassés par la donnée du problème.

L'intervention de Christian Lüscher au journal télévisé d'hier résume assez bien la difficulté des partis politiques à s'engager efficacement en faveur du climat. Ils sont pieds et poings liés dans un système qu'ils ne parviennent pas à lâcher.

Je trouve plus efficace de m'engager en faveur de l'initiative pour des multinationales responsables, il faut commencer par un bout, démêler l'écheveau machiavélique tissé autour de pratiques inacceptables et destructrices qui favorisent les inégalités, le profit, l'exclusion, l'exploitation et qui contribuent grandement au réchauffement climatique.

Ça commence aujourd'hui, et c'est très concret comme engagement, une visite sur le site ici: https://initiative-multinationales.ch/

Extrait de l'appel lancé ce jour:

"Le lobby des multinationales est prêt à combattre l’initiative par une campagne basée sur des mensonges, comme il vient de le montrer lors du débat au parlement. La possibilité d’un compromis a fait naufrage à cause de leurs tromperies et de la pression exercée sur les parlementaires. Vous pouvez voir ci-dessous l’une des réactions critiques à ce sujet dans la presse de ce matin.

Si nous nous engageons toutes et tous ensemble, nous avons de très bonnes chances de remporter cette votation. Des règles claires sont nécessaires afin que les multinationales respectent elles aussi les droits humains et l’environnement. Ces droits ne peuvent pas dépendre du bon vouloir de quelques managers !"


Si tous ceux qui marchent aujourd'hui en Suisse pour le climat s'engagent à voter pour des multinationales responsables, nous passerons de la parole aux actes.




mardi 12 mars 2019

Court refuse l'industrialisation de ses sites naturels



Dans le Jura, les assemblées communales font salle comble contre l'industrie éolienne!
 Les années passent et le Jura continue de dire non aux éoliennes, malgré toutes les affirmations des promoteurs et autres politiciens qui se fichent de l'impact de ces machines sur nos vies. Mme Chevalley ne cesse de dire que la majorité silencieuse veut des éoliennes, pourtant en assemblée communale, chez nous, aucune commune n'a dit oui aux projets éoliens depuis la malheureuse construction des 5 éoliennes qui souillent le fantastique paysage des Franches-Montagnes et ceci toujours à des majorités écrasantes. Dans le Sud, le Mont-Crosin ne convainc pas non plus, la population de Court a dit non au projet de Montoz-Pré Richard, à 70%!! Ailleurs ils n'ont pas hésité à faire voter deux fois des projets pour les faire accepter avec une majorité ridicule qu'ils sont allés pêcher jusque dans les tripes des ayants-droit pour ensuite crier à la victoire démocratique! 

Dans cet article sur RFJ, le journaliste prétend que les débats lors de l'assemblée communale de Court étaient émotionnels, puis il met en avant les "arguments rationnels du maire"...

"À la tribune, le maire Jean-Luc Niederhauser a tenté de répondre avec des arguments rationnels : « Ce parc éolien répond aux normes légales et va dans le sens de la planification énergétique du pays, du canton et de la région. Il est temps que nous participions à l’effort de guerre, plutôt que de toujours consommer chez les autres ». Mais, face à l’attachement des citoyens à leur montagne, le verdict semblait inéluctable, malgré les quelque 100'000 francs promis annuellement à la commune. Et la demande d’un vote à bulletin secret n’y a rien changé"
1. Durant la campagne des politiciens sur la SE 2050, il n'a jamais été question d'obliger la construction de parcs éoliens. Ce n'est toujours pas une obligation, le chef de l'OFEN l'a encore précisé dans un article publié dans le journal 24h en 2018.  Il semble que ce mensonge ne sert que les petits politiciens qui veulent faire avaler une couleuvre à leurs concitoyens.

2. Ce parc éolien répond aux normes légales? Donc ces normes qui empêchent une fois le parc construit de faire reconnaître les nuisances subies par le voisinage? Les gens ne sont pas dupes, ces fameuses normes favorisent les intérêts des industriels. La distance aux maisons est de 300m en Suisse et ne repose sur aucune étude sérieuse sur la mise en danger des personnes!

3. " Il est temps que nous participions à l'effort de guerre, plutôt que de toujours consommer chez les autres"? Si cette tentative de culpabiliser les citoyens n'est pas un argument purement émotionnel, alors nous avons un grand problème de vocabulaire. L'argument rationnel eut été de nous dire comment les éoliennes allaient nous rendre plus autonome que nous ne l'avons été jusqu'ici, par exemple, avec des chiffres, avec des garanties, avec une stratégie éolienne claire et transparente. Ce qui n'existe tout simplement pas en Suisse.

Après 10 ans, je ne peux plus croire qu'ils nous prennent pour des imbéciles. Ce sont des imbéciles. Ils ne changent pas une virgule de leurs discours, continuent de penser qu'ils ont raison et puis c'est tout. À mon avis ils ne sont pas prêts de gagner démocratiquement les derniers espaces naturels qu'ils convoitent en Suisse.  Et ces autorités incapables de valoriser leurs communes sans l'argent des promoteurs devront bien se mettre à penser.

lundi 11 mars 2019

Ces phrases qui nous parlent

Le sondage en ligne, se poursuit toute la semaine. Donc n'hésitez pas à cliquer et voter ici! (colonne de droite)

Je viens de lire une phrase que j'ai envie de partager ici parce qu'elle résume ce que je conseille toujours lorsqu'on me contacte au sujet des éoliennes avant la construction d'un parc:

"Attendre aura été notre seule erreur, depuis toujours. Et nous convaincre d’attendre, tout l’art des gouvernants. » (c'est dans un article que l'on peut lire dans lundimatin, ici.
N'attendez pas pour vous manifester et lutter contre des projets qui mettent la santé des personnes et de l'environnement en danger!  Un parc éolien est l'un de ces projets.

Vous savez aussi que je soutiens les autochtones mexicains, victimes comme nous de la voracité des industriels des énergies renouvelables, la lutte continue là-bas, voici un article récent à lire ici
Merci au site des vues imprenables pour ce partage!

dimanche 10 mars 2019

Faut-il développer l'éolien dans notre région?



Faut-il vraiment développer l’énergie éolienne dans la région? C’était la question du sondage de la semaine dans le journal du Jura. Résultat du sondage:
L’avenir des Crêtes jurassiennes ne passe pas par une industrialisation massive voulue par des sociétés avides et des particuliers opportunistes.  L’avenir des Crêtes, et le nôtre,  passent par la protection des sites extraordinaires, rares,  qui nourrissent les habitants, donnent du sens à la vie et enchantent les visiteurs. Vendre des zones naturelles sous prétexte de sauver la planète est grotesque, les mauvais exemples de ce genre ne manquent pas.

samedi 2 mars 2019

Du côté de la Suisse, le vent bug aussi... Mais c'est encore plus grave.

Je traîne la grippe depuis 15 jours et je peine à me concentrer sur l'actualité d'Eole. Je cède donc la parole à cet Atlas des vents publié sans complexe par la Confédération en 2019.

Ouvrir le lien et tirer la ligne centrale pour superposer les cartes 2016-2019
Vous ouvrez le lien en dessous de cette image, et vous cliquez sur la ligne centrale en tirant vers la gauche ou la droite de votre écran la version 2016 de la carte Suisse des vents, et vous verrez avec surprise que le vent, en Suisse, a pratiquement disparu dans la version 2019! Hop! Envolé! Il est venu nous faire son grand show pour nous aider à voter en faveur de la SE 2050 et ses promesses de sortie du nucléaire grâce aux éoliennes. Trois petits tours et s'en est allé...

Les illusions renouvelables trouvent ici tout leur sens.

J'ai reçu quelques liens d'un lecteur d'outre-Sarine, il voit la Suisse romande sacrifiée sur l'autel du lobby éolien. Et il a raison. Le niveau de discernement de nos politiciens se limite bientôt à la durée des apéros et la force des tapes sur l'épaule de personnes mal intentionnées. Il suffit d'écouter les autorités communales de mèche avec les vendeurs d'éoliennes pour le constater.

(1) 
Les éoliennes risquent de dévaloriser l'immobilier, comme le montrent
- la banque allemande "Nassauische Sparkasse Naspa" qui met sur son site "Windräder werten ein Grundstück ab" (des éoliennes dévalorisent un terrain): https://www.facebook.com/579975118874684/photos/a.916405711898288/916405641898295/?type=3&theater
- une étude de plusieurs universités allemandes concernant l'effet d'éoliennes sur la valeur des immeubles en proximité: https://www.rwi-essen.de/media/content/pages/publikationen/ruhr-economic-papers/rep_18_791.pdf
    Perte de valeur de 7.1% dans un rayon de 1 kilomètre autour des éoliennes
    Seulement en dehors d'un rayon de 8 à 9 kilomètres aucun effet n'est constaté sur la valeur des immeubles
    La baisse de valeur (jusqu'à 23%) est plus importante pour des maisons très anciennes ainsi que dans des régions rurales

(2)
Répercussions sur la santé des riverains
Notamment les infra-sons peuvent avoir des effets dévasteurs comme le décrivent ces deux articles (en allemand - il doivent exister des études similaires en français également):

(3)
Experiences des riverains d'éoliennes actuelles
Il y a beaucoup des documentations sur ce sujet, mais je ne connais pas de films en français. Voici un film en anglais ("Down Wind") qui montre la déstruction des zones d'habitation à Ontario / Canada avec plusieurs témoignages: https://www.youtube.com/watch?v=55-jBCjtJ88), ensuite "End of Landschaft" (https://joerg-rehmann.de/blog/2018/09/19/end-of-landschaft/) en allemand.
Il doivent sûrement exister des films en français également (ou des traductions des films que j'ai mentionnés) et il pourrait être utile de publiquement présenter des films de ce genre dans les communes concernés.

(4)
La transition énergétique est en train de se faire sur le dos des régions périphériques en Suisse romande!
- Depuis des années les services industriels Genevois plantent des éoliennes dans le Jura mais refusent d'en construire chez eux!
- Le Conseil d’Etat de Glaris propose à son parlement que le plan directeur de 2018 renonce aux éoliennes prévues dans la plaine de la Linth. Il évoque notamment que "une installation éolienne est incompatible à long terme avec le développement de zones résidentielles" et que "les installations éoliennes ont un effet dissuasif sur les nouveaux habitants et nuisent à l'image du Canton".
- Le parc éolien de Honegg à Oberegg (Appenzell Rhodes Intérieures, AI) vient de passer à la trappe. Parce que les éoliennes industrielles de 200m de haut sont tout simplement incompatibles avec le paysage préservé de l’Appenzell, la commission compétente du Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures a retiré le site Honegg-Oberfeld à Oberegg (AI) du plan directeur cantonal.

lundi 18 février 2019

Les Bois, un si joli village...














La commune des Bois fut le premier lieu des Franches-Montagnes à s'inscrire précieusement dans ma mémoire. J'étais en colonie de vacances dans un hameau, en pleine nature et le mercredi nous faisions une excursion à ce qu'il me semblait être la ville du coin😂. Cette ville était Les Bois, une petite commune qui comptent actuellement 1240 habitants. Si je devais tirer de ma mémoire d'enfant une description des Bois, il y aurait une église, une épicerie et quelques habitations. J'y ajouterais des nappes à carreaux rouges et blancs, quelques sapins, une petite route qui traverserait le village. J'y ai pensé toute ma vie comme à une image sortie d'un conte de fée. Le village de mes rêves.

Beaucoup plus tard, en fait il n'y a pas longtemps,  j'ai appris que mon arrière grand-maman venait des Bois. C'est drôle la vie.

Aujourd'hui, on le voit sur cette photographie prise vendredi en fin de journée par mon mari, ce village de rêve est colonisé par l'industrie éolienne. Et ce n'est pas fini, des promoteurs sont en ligne pour poursuivre ce massacre au nom de l'écologie: le canton du Jura, pas plus malin que les autres devant la transition énergétique, a laissé ce coin de pays sur sa fiche éoliennes.

Au fait on va comment sous les éoliennes?
Pas bien, et ce n'est pas seulement moi qui le dit.
Ici il faut passer par un abonnement pour en savoir plus , ce ne sont pas les pouvoirs publics qui vont chanter la vérité sur les toits.
Pour ne pas vous retrouver à dire bêtement partout qu'il faut bien faire quelque chose, donc poser des éoliennes par exemple, lisez ceci



lundi 11 février 2019

Du côté de la France, le vent bug.
























































On peut lire l'article entièrement ici. 

(ndlr: le démantèlement et le remplacement  des milliers d'éoliennes obsolètes posent déjà problèmes en Allemagne alors que la production de CO2 y est en augmentation...    On se demande quels sont les livres de chevets des amateurs d'Eole... En Angleterre, les faiseurs de sous verts s'inquiètent de voir dégringoler l'éolien terrestre, les pauvres choux, leur religion ne fait plus recette? Mais on se demande bien pourquoi! 😉)

Le Monde s'inquiète du bruit assassin... Nous aussi, j'ai d'ailleurs encore du pain sur la planche pour cerner l'impact terrible que peuvent sournoisement avoir les pales sur les enfants qui vivent et grandissent à leur proximité!

Une verte jurassienne bernoise dit ce matin dans le QJ qu'il faut "imposer",  que les citoyens ne sont pas aptes à mesurer l'urgence dans laquelle ils se trouvent et des mesures qu'il faut prendre. Et bien si ces mesures sont des éoliennes industrielles,  je comprends la fâcherie et les bouderies des votants aux solutions qu'on leur propose! Ce genre de stupidité engendre la colère et parfois la grossièreté sur les réseaux sociaux, puis dans la rue. À force de prendre les gens pour des cons.... C'est en forçant que l'on engendre des forçats (déf. réduit à une condition très pénible) C'est vraiment le souhait des verts?


Pendant ce temps l'indignation monte à Paris...

Et à Saint-Brais l'expérience mûrit les âmes, à l'instar  de celle qui m'envoie les liens relayés dans ce post (merci!),  et celle qui il y a quelques jours illuminait la rubrique de "l'invité de la rédaction" du QJ avec ces mots:

"Plus il y a de limites, plus il y a de conflits."


dimanche 3 février 2019

la rebelle et la cloche


L'arrivée à la une de nos médias de la jeune Greta  a d'emblée titillé ma méfiance. Aussi bien à son encontre qu'à l'encontre des prétendus "grands" de ce monde soudainement émus devant la frimousse de cette gamine. J'ai été impressionnée par la fluidité de son discours qui avait quelque chose de bien rodé, si vous voyez ce que je veux dire. Cette spontanéité juvénile ressemblait davantage à une brillante interprétation.

Lire cet article de Nicolas Casaux, c'est un peu voir le puzzle se réaliser en accéléré. Bon dieu, mais c'est bien sûr! Voilà ce qu'il leur fallait, une jolie rebelle sous contrôle pour anticiper les réactions en chaîne que le mouvement des gilets jaunes risquait bien de générer. Il convenait de mettre rapidement sous cloche les angoissés du réchauffement climatique avant qu'ils n'envahissent les rues de manière anarchique, leur donner l'illusion d'une prise de conscience universelle, gagner du temps...

La petite Greta avait le profil de l'emploi, hop! Dans la fosse. Ils aviseront après.

samedi 2 février 2019

La famille, EDF, et les zôtres...

Bravo à Robert Spaderna pour cette image magnifique de mon village. Elle met du baume sur le dur coeur de l'humanité


Il était sur le point de me dire que les gilets jaunes n'étaient pas ce que l'on croyait, je sentais déjà la résistance me saisir à vif. Heureusement c'était le moment d'aller se servir au buffet de fromage, la discussion fut coupée et ne fut pas reprise. On sait tous qu'en famille il vaut mieux éviter les sujets qui fâchent... Penserait-il que les français réclament des privilèges? Que la contestation dans la rue ne serait que le fait d'extrémistes de droite formés pour porter Marine Le Pen au pouvoir?  La situation des français serait-elle celle qu'il a laissé entendre, une nation de râleurs avec des salaires corrects, au bénéfice d'un système social providentiel?  Alors sa vision de la France s'arrête à l'avant-dernière couche de la population, celle des "foulards rouges" qui ont défilé pour désapprouver "les gilets jaunes"... Des retraités aisés, qui ne supportent plus ce début de misère qui fait du désordre.

Mais sous la dernière couche de la population, celle qui vote à l'extrême droite peut-être, qui ne voit son salut qu'entre français, qui goutte à peine à la société de consommation mais à laquelle on demande de travailler plus pour gagner plus, dans le seul but d'avoir accès au "pouvoir" d'achat et qui ne voit rien venir, celle qui a juste les moyens d'avoir de quoi observer le monde et voir qu'elle est écartée du gâteau, il y a encore une autre couche que tout le monde fait semblant de ne pas connaître... 

Chaque fois qu'un journaliste un peu plus curieux, ou un cinéaste, un écrivain, m'y plonge, je n'en ressors pas intacte. Cette population là ne vote plus, n'a pas accès aux réseaux sociaux. Elle croupit avec des rentes de misère dans le meilleur des cas, subit les technologies qui l'écrasent, parfois ne parle pas le français et ne peut pas se défendre contre la bureau(crassie). Elle bricole des bouts de ficelles pour survivre avant de crever dans l'indifférence. Je pense que la majorité des gilets jaunes connaît cette France-là, elle doit leur faire terriblement peur, c'est dans ce trou des oubliés qu'elle ne veut pas tomber. La révolte vient d'en bas, elle leur pique les fesses, les incitent à se battre avant qu'il ne soit trop tard pour eux aussi. Les prochains que le système larguera, ce sont eux. Alors oui je les soutiens, non je ne partage pas leur confiance en une France bleue marine, non je ne souhaite pas que la violence ruine la démocratie, mais oui je comprends leur inquiétude et leur action. Je les remercie même de secouer ce cocotier de nantis qui ne voient rien venir, qui s'affolent de voir leurs valeurs tirées vers le bas, alors que c'est d'en haut que le danger les menace!

Le film Moi, Daniel Blake, nous a montré les oubliettes du Royaume Uni. Piqûre de rappel ici

Un reportage radio sur "Là-bas si j'y suis" dévoile l'action des "gilets rouges" en France.Vous ne les connaissiez pas? Moi non plus. Ils pallient aux manquements de Électricité de France, EDF pour les intimes, qui tourne le dos à ses utilisateurs les plus précaires, sauf pour encaisser leurs factures d'électricité, quitte à les pousser encore un peu plus profondément dans la fosse que la société contribue à creuser pour eux. Je tire mon chapeau à ces syndicalistes au service de la dignité.  EDF  est pour ses usagers ce que les éoliennes sont pour le climat: une vitrine avenante devant un commerce pourri.
Le reportage de là-bas si j'y suis est à écouter ici, j'espère qu'il est libre d'accès....

lundi 28 janvier 2019

Grands-Parents pour le climat, et les petits enfants alors?


Plonk & Replonk

Comme beaucoup de groupes mal informés, l'association des grands-parents pour le climat plébiscitent les éoliennes industrielles.  Les cheveux gris ne sont pas toujours synonymes de savoir.

J'ai eu l'occasion d'observer le comportement d'un petit enfant  vivant à proximité d'un parc éolien et j'ai remarqué que les signes de fatigue après avoir passé la journée loin des aérogénérateurs étaient différents de ceux des jours où il ne quittait pas le village. En fait, c'est en relatant à sa maman comment il s'était comporté que je me suis souvenue du témoignage d'une maman qui disait exactement la même chose de son petit garçon après l'arrivée des éoliennes à proximité de leur maison. Cela m'a perturbée et décidée à partager mes observations, j'ai reçu diverses réactions et quelques liens et documents sur le sujet. 

Je vais partager sur Voisine en même temps que je les découvre, ces liens et ces documents. Le premier a été relayé sur le site du Conseil mondial pour la nature, en anglais. Le voici traduit:

Bruit : un cas étonnant de deux écoles à proximité d'éoliennes

 Dans le but d'aider une société en danger, je me sens obligé de rendre cette affaire publique. Je travaille dans des écoles situées dans une région rurale. Les projets auxquels je participe se déroulent tout au long de l'année scolaire. J'espère que l'on comprendra pourquoi je ne peux pas révéler les noms et les lieux. Malheureusement, je dois me protéger contre les conséquences professionnelles qui pourraient résulter d'un témoignage très détaillé.


Au cours des deux dernières années, j'ai travaillé dans une école située à 5 km à l'est d'un petit parc éolien, dont l'altitude est d'environ 300 pieds au-dessus de celle de l'établissement. La plupart du temps, l'école est située sous le vent des éoliennes de 2 MW. En 2014/2015, j'ai travaillé avec le jardin d'enfants composé de 20 enfants âgés de 2,5 à 5 ans. Je m'occupe de ce travail depuis longtemps et je connais très bien la région et ses habitants.


J'ai été surpris de constater à quel point il était difficile de gérer cette classe de très jeunes enfants. En fait, l'enseignant divisait systématiquement la classe en deux groupes de 10, bien que je n'aie généralement aucun problème à travailler avec des classes entières. Néanmoins, j'ai eu du mal à maintenir la concentration d'un grand nombre de ces enfants. En outre, beaucoup d'élèves ont manifesté un comportement inhabituel et totalement inapproprié, violent et perturbateur. J'avais rarement rencontré cela auparavant avec des enfants de ce groupe d'âge, et jamais dans de telles proportions. Je n'ai pas compris pourquoi au début. Ce n'était pas la faute du professeur : il était gentil et rigoureux à la fois, ce qui est parfait pour de si jeunes enfants.


Au cours de la deuxième année scolaire, j'ai de nouveau été affecté à cette école, mais cette fois en deux classes : la maternelle divisée en deux groupes, et une classe avec des enfants de 6 à 7 ans.


Cette deuxième classe était absolument ingérable pendant les cinq premières sessions. Son professeur expérimenté m'a dit que c'était comme ça la plupart du temps, qu'il ne pouvait tout simplement pas s'occuper de ces enfants. Encore une fois, il n'y avait rien qui clochait chez l'enseignant. Plusieurs enfants semblaient extrêmement mal à l'aise, sentiment partagé par l'enseignant. Il y a eu des crises, des accès de rage, des roulades sur le sol, des renversements de table et des provocations les uns contre les autres. L'enseignant perdait confiance en lui et commençait aussi à se sentir malade, un jour, à l'aube d'un burn-out. La fatigue gravée sur son visage reflétait ses luttes. Il faut noter qu'il avait aussi des problèmes de mémoire et qu'il devenait évident que le comportement des enfants n'était pas la seule cause de ses problèmes, mais que l'endroit était aussi un coupable très plausible.


J'ai rapidement fait le lien avec les éoliennes, car ce comportement me rappelait deux enfants avec qui j'avais travaillé il y a quelques années : ils vivaient à 800 mètres d'un parc éolien. Après m'en être rendu compte, j'ai commencé à vérifier la direction du vent chaque fois que je me rendais à l'école, en passant devant les éoliennes qui, de toute façon, sont visibles du village.


Dès le début de la 6ème session, le changement fut dramatique : ce cours fut le plus paisible que j'aie jamais enseigné. Les enfants étaient remarquablement calmes et ont participé aux expériences d'une manière très constructive, en intervenant à bon escient, le tout sans pousser, bousculer ou se battre. Notamment, le vent soufflait de l'est, du village au parc éolien, et non l'inverse de ce qu'il faisait auparavant. J'ai informé le professeur de mon observation.


Quelque temps plus tard, après avoir travaillé le matin à la maternelle, je déjeunais avec leur professeur dans la classe avant d'aller dans une autre école. À midi, il a été appelé par son troisième collègue. L'instituteur de 6-7 ans avait quitté l'école en larmes, après une matinée horrible passée avec ses élèves qui s'étaient comportés de façon particulièrement violente et insupportable. Pendant qu'on mangeait, on a arrêté de parler un moment. C'est alors que j'ai senti vibrer l'école, comme si un camion passait sur la route de campagne à 300 pieds. Cette vibration n'a cependant pas cessé. En fait, toute l'école vibrait fortement, et nous avons écouté ce ronronnement pendant un long moment. Nous avons ouvert la fenêtre, mais il n'y avait pas de source notable de bruit à l'extérieur. Ce n'était pas non plus le ventilateur d'extraction d'air, car nous pouvions entendre son bruit moins gênant séparément.


Les salles de classe avaient probablement vibré toute la matinée, mais cela avait été couvert par le bruit de fond de nos activités. Il y a donc de très bonnes raisons de croire que cela a pu être la cause du malaise particulièrement fort ressenti dans la classe perturbatrice des 6-7 ans le matin. Cette pièce fait face aux éoliennes et fait clairement office de caisse de résonance. Les deux autres salles de classe sont plus protégées, mais cela ne nous a pas empêchés d'entendre de fortes vibrations dans la salle du jardin d'enfants, située à l'arrière du bâtiment. Le professeur de cette classe avait aussi très bien entendu le bruit. Il est important de noter qu'un programme soutenu d e vent soufflait de la direction des éoliennes depuis plusieurs jours.


Les enfants vivent tous dans des villages situés sous les éoliennes et sont nés après la construction du parc éolien. J'ai récemment rencontré la mère d'un des enfants. Elle m'a parlé des problèmes causés par la nature très excitable de ses deux enfants et de leurs camarades de classe. Elle ne savait pas quoi faire, alors elle avait appelé une femme qui prétendait pouvoir " démagnétiser " ses enfants. Elle a également fait installer des prises électriques spéciales EMF. Quand je lui ai parlé de mes observations, son visage s'est immédiatement illuminé et son commentaire a été : "C'est tout à fait possible ! »


J'avais travaillé auparavant dans la même école, dans les mêmes conditions et dans son ancien bâtiment avant la construction des turbines. Je garde des souvenirs heureux de cette époque.


J'ai également travaillé, deux fois, dans une autre école, située à 2 km à l'ouest d'un parc éolien similaire. D'abord, c'était avant la construction du projet éolien, et j'avais trouvé les enfants à l'esprit vif, avec de nombreux élèves brillants parmi eux, l'un d'eux étant même reconnu comme exceptionnellement doué. La deuxième fois, c'était 4 ou 5 ans après l'érection des turbines. Il s'agissait d'un emploi à temps partiel qui durait 18 mois, avec des enfants de 8 à 10 ans.


Lorsque j'ai accepté cette mission, j'ai constaté qu'une très grande partie des élèves avaient des besoins éducatifs spéciaux, qu'un grand nombre d'entre eux avaient de faibles résultats et que beaucoup avaient des troubles d'apprentissage officiellement reconnus (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, etc.). Sur une classe de 25 élèves, pas un seul n'a été considéré comme brillant. Les mêmes problèmes se posent dans la deuxième classe, encore une fois sans qu'aucun enfant n'obtienne de bonnes notes. Etant donné la grande qualité pédagogique des enseignants (ils étaient les mêmes qu'avant les éoliennes), les éventuels problèmes sociaux de certains enfants (pas plus qu'ailleurs) ne pouvaient justifier l'échec massif de cette école primaire.


J'ai pensé que cet échec pourrait avoir été causé par la pollution EMF des signaux WIFI permanents, et la faible lumière naturelle dans les classes. Mais c'était la même chose qu'il y a des années, et la même chose dans d'autres écoles, où j'avais rencontré de nombreux enfants brillants. Là encore, la seule différence était la proximité du parc éolien.


Contrairement à la première école, et compte tenu des vents d'ouest dominants, celle-ci était située en amont des éoliennes, et à la même altitude. Les enfants ici ne présentaient pas les mêmes tempéraments et comportements violents que ceux décrits précédemment dans le premier cas, ou comme les deux enfants vivant à 800 mètres des éoliennes. Au contraire, c'était une classe très paisible, presque sans vie, manquant de concentration, de vitalité et de réactivité, avec une faible participation orale. Une grande proportion d'enfants présentaient de graves difficultés d'apprentissage. De plus, lorsque je travaillais dans cette école, j'avais des vertiges lorsque je me levais de mon bureau ou lorsque je me penchais sur un enfant et que je me redressais. Là encore, je pensais que le WI-FI en était la cause (en fait, il aurait pu y contribuer).


Si l'on compare les deux écoles, la première est située sous le vent à environ 300 pieds en contrebas et à 5 km des éoliennes, les élèves nés après l'érection de ces dernières vivant dans des maisons dans des conditions topographiques similaires à celles de l'école. Ils manifestent de graves débordements de comportement lorsque le vent souffle de la direction des éoliennes.


Dans le second cas, nous avons une école située au vent, à 2 km d'un autre parc éolien et à peu près à la même altitude que ses éoliennes, avec des élèves nés avant la construction du parc et vivant dans le même village que l'école. Une forte proportion d'entre eux ont de graves difficultés d'apprentissage qui n'existaient pas dans cette école avant l'arrivée des éoliennes.


Comme l'enquête porte sur le bruit ambiant en général, je tiens également à signaler les dommages causés par les ventilateurs d'extraction d'air et les robots de traite, qui ont envahi nos fermes. Contrairement aux anciennes machines à traire, elles ne fonctionnent pas seulement 2 x 2 heures par jour, mais elles ronronnent 24 heures sur 24, causant des problèmes de santé au bétail et aux humains. Sans compter les pompes à chaleur. En fait, des sources d'infrasons apparaissent partout. Et bien que hors sujet, permettez-moi de mentionner brièvement les tableaux numériques, dont le fonctionnement exige que les enseignants ferment les stores, privant ainsi toute une génération d'enfants de la lumière naturelle pendant une grande partie de leur journée scolaire. Bref, dans un nombre croissant d'écoles, tous ces impacts négatifs sur la santé s'additionnent. Mais il est clair, d'après mon expérience résumée ci-dessus, que les éoliennes sont responsables des impacts les plus néfastes.


J'espère que mon témoignage vous permettra de rédiger des directives qui protégeront nos enfants de ces effets les plus néfastes. Je ne l'ai pas signé, parce que trop de dénonciateurs "politiquement incorrects" ont perdu leur emploi, ce qui est quelque chose, vous l'aurez compris, que moi-même et ma famille ne pouvons pas risquer ou nous permettre. Seules les personnes autorisées occupant des postes de très haut niveau à l'Organisation mondiale de la Santé connaissent mon identité. Ce rapport n'est donc anonyme que pour ce qui est de sa diffusion dans le domaine public.

(Traduit avec www.DeepL.com/Translator)




mardi 22 janvier 2019

Eoliennes: des petits pois au service du vent

Une goutte suffira...

La controverse autour de l'éolien industriel ne faiblit pas, mieux, elle s'affirme.

Il faut dire que les arguments contre ces machines ne manquent pas et le temps donne raison aux opposants sur bien des points.

Le lobby éolien quant à lui,  forment ses troupes avec des phrases toutes faites...

La perle 2019, je la trouve à l'instant dans le quotidien de ma région, elle sort toute fraîche de la bouche de la maire d'un village concerné par un parc éolien qu'elle soutient:

Suite à la publication d'un photomontage du projet de ce parc par les opposants elle dit ceci: "la question de l'impact des éoliennes sur un paysage reste un élément très subjectif". (ndlr: celle-là on la connaît, ils la servent à toutes les sauces depuis dix ans. Ils doivent être contents de cette trouvaille 😜) Elle dit ensuite: " on pourrait aussi montrer dans un photomontage à quoi ressemblerait une région qui a dû être évacuée de toute présence humaine suite à un problème dans une centrale nucléaire".

La voici leur phrase 2019! Avec ça, pas besoin d'argumenter et de se lancer dans des explications chiffrées: les oiseaux? Balayés par les chats. Les riverains? Balayés par leur égoïsme! Les chiffres de leur production? Balayés par le spectre des centrales nucléaires! L'impact sur le paysage? Balayé par la désolation suggérée d'un espace irradié! Il fallait oser. Avec ça les élus n'ont pas besoin de s'informer pour faire le boulot de lobbyiste qu'on leur demande de faire. Une dizaine de phrases à apprendre par coeur et le tour est joué.  

Les épaules qui portent la colonisation des crêtes jurassiennes ont un avantage, elles n'ont pas à supporter des cerveaux bien musclés,  un peu de mémoire suffit.


image: les shadock

lundi 14 janvier 2019

Eolien industriel contrôlé? Ils rêvent ou ils se mentent?

Un jeune militant vert m'écrit ceci:
"A mon sens, les projets éoliens doivent être étudiés au cas par cas, en concertation avec les populations locales et tout en limitant au maximum l’impact sur le paysage et la nature. Si ces conditions ne sont pas remplies, alors on se doit de trouver des alternatives."
Qui peut me citer une industrie qui se contente de produire au cas par cas, en concertation avec les populations? Quand on ouvre des usines, que l'on engage des milliers d'ouvriers, que l'on devient l'un des piliers de l'économie d'un pays, comme Vestas au Danemark, il n'y a plus de considération pour les besoins réels et encore moins pour des envies locales. Il faut rentabiliser, payer des actionnaires, les emplois deviennent les otages qui justifient la surproduction et les vendeurs arrachent des contrats partout où c'est possible. Un point c'est tout. Croire que l'on peut maîtriser cette industrie mieux qu'une autre est à la limite de la malhonnêteté intellectuelle de la part d'un élu. Nous sommes tous victimes de ce système et nous continuons de l'être en soutenant le capitalisme vert.

À Saint-Brais nous avons évité le pire, pour le moment, en défendant ce petit coin de paradis qui était menacé par un parc éolien. Chaque fois que je m'y promène j'ai le coeur qui frissonne à l'idée de ce qu'aurait été ce village après la colonisation de son autre lieu emblématique. Celui qui fait que l'on peut encore vivre ici malgré toutes les erreurs commises par le passé, malgré la promesse non tenue du Canton de dévier la circulation qui empoisonne le village, malgré les deux monstres qui ont profité de l'ignorance pour enlaidir inutilement la région merveilleuse des Franches-Montagnes. Je suis heureuse à l'idée que mes petits-enfants puissent connaître encore de telles émotions ici. En regardant ces photos, écoutez Jean-Baptiste Vidalou en cliquant ici. Autres lieux, mêmes émotions, mêmes mots pour les dire, un inconnu qui devant la colonisation de l'industrie éolienne devient un frère. Nous ne sommes pas seuls à réaliser l'ampleur du désastre. Les verts feraient bien d'entendre ces alliés de la nature avant de se compromettre avec des solutions qui ne sont que des illusions que leur vendent leurs adversaires politiques!











vendredi 11 janvier 2019

Le découragement, leur allié, notre ennemi.


Une nouvelle timbreuse sophistiquée au boulot  (la puce suivra), un nouveau badge pour ouvrir toutes les portes (qui par contre se referment seules...) des cartes pour enregistrer  nos habitudes, des autres pour les payer, un compteur intelligent pour épier la gestion de notre quotidien jusque dans notre intimité, des caméras pour dissuader la moindre rébellion... Les idées ne manquent pas pour asservir la masse au profit des entreprises ou pour protéger des pouvoirs abusifs, Emily Turrettini en a fait son fond de commerce à consulter ici.

Vous avez froid dans le dos? Ouf! Je ne suis pas la seule. Que dire encore de l'information diffusée en continu jusqu'à en faire un produit de consommation banal qui entre et ressort de notre esprit sans y laisser de traces, ou si peu?  Des politiciens "décomplexés" qui serrent dans leurs bras les prédateurs de la planète et "assument" fièrement, à la Trump ai-je envie de dire, le nouveau modèle en politique? 

Ils installent autour de nous une cage terrifiante en prenant  soin de nous donner l'illusion que nous la plébiscitons pour notre confort et notre sécurité. Essayez d'en sortir et vous constaterez qu'il est bien tard: toutes les contraintes tissées autour de nous engourdissent nos membres et nos pensées, l'énergie nécessaire pour démêler l'écheveau et retrouver l'air libre est telle que le découragement finit régulièrement par avoir le dernier mot. Quand la cage remue, il n'y a pas grand chose à faire pour la stabiliser, les éléments perturbateurs sont très vite identifiés, heureusement les caméras se retournent parfois contre les gardiens! Mais ils trouveront les mots pour marginaliser les auteurs de ces violences "non autorisées" et les puniront pour l'exemple. Ils enverront "quelques signes forts" et reprendront le contrôle avec en prime de bonne raison de le renforcer à leur manière...

C'est un de ces matins où je me lève en rêvant de me plonger dans tous ces livres qui m'attendent et que je n'ai pas le temps de lire, où le monde me décourage et où les philosophes me semblent bien impuissants. Où je doute de la puissance de la connaissance, de la fonction de l'intelligence parce que le temps manque tout simplement pour en faire quelque chose... C'est un de ces jours où je voudrais savoir boxer.

Mais je déteste le découragement. Il y a des outils pour le surmonter. Amnesty International, (qui j'espère ne nous décevra jamais autant que Greenpeace), propose des formations à voir ici

Il y a des visages qui apparaissent et qui nous donnent l'espoir que  la lutte contre l'industrialisation abrutissante, telle que celle des campagnes avec des éoliennes géantes, va peut-être enfin atteindre ces esprits nourris d'illusions et de mensonges.

Peut-être qu'un jour je pourrai suspendre des gants de boxeur à côté de ma bibliothèque, symboles du  sens retrouvé.
 
Ah! Il y a aussi une nouvelle librairie qui cartonne à Bienne et qui me fait penser que tout n'est pas perdu si le bon livre reste aussi couru: http://bostry.ch/


vendredi 4 janvier 2019

Le plus beau pays du monde qu'elle disait...


Quand on entend le magistral Jancovici parler ici de la source des richesses qui font de la Suisse l'un des pays les plus riche du monde, on ne peut que rester perplexe devant les gesticulations de   ces personnalités politiques qui se démènent pour marquer les paysages du signe fort de leur engagement écologique en imposant  des éoliennes industrielles.  Ces dernières brasseront le vent de tout ce à quoi les élus ne s'attaqueront jamais pour agir vraiment pour l'humain et le climat.

À l'instar de cette chère Madame de Quattro, que je suis contente de savoir attachée aux paysages et capable de savourer le silence. Dommage qu'elle ne réserve cette sérénité qu'aux privilégiés qui, comme elle, avalent des kilomètres et utilisent les remontées mécaniques (loin de préserver ces lieux magnifiques) pour partager sa fierté de vivre dans le plus beau pays du monde. Il est vrai que si la beauté des choses et la puissance du silence lui suffisent un jour par année pour se ressourcer, à quoi bon les protéger ailleurs? Et puis ces gueux qui vivent au coeur d'un paysage préservé et se battent pour qu'il échappe aux assauts de l'industrie, et ceux qui creusent les mines ailleurs pour fournir le matériel utile à cette écologie bling bling, peuvent bien crever du mal qui ronge leur corps ou leur coeur.

N'est-ce pas le privilège des riches que de contrôler le plaisir des pauvres?

Moralité: La beauté des paysages et le silence n'appartiennent qu'aux riches et aux imbéciles.

mardi 1 janvier 2019

2019 sera peut-être la bonne année..




La communication locale et personnalisée, il fallait oser ai-je pensé en me trouvant nez à nez avec cette affiche à la gare de Delémont. Ce qui me fait, exceptionnellement, poser les pales pour saluer la pertinence et le courage de la démarche et pour vous présenter mes voeux:

2019, un pas vers la paix en soutenant cette motion pour marquer la fin de ces pesées d’intérêts qui paralysent les changements et ancrent la misère.


 Les détails de la motion ici

samedi 29 décembre 2018

Le tout électrique, ce roman sans queue ni tête

reportage rts décembre 2018, ici

 Dans cet article paru dans l'Arcinfo, une habitante du village traite de menteuses celles et ceux qui parlent du bruit des éoliennes industrielles.  Un autre jubile de son acceptation des éoliennes dans son environnement pour prouver sa volonté de faire quelque chose pour la planète.   La première témoigne anonymement (c'est plus chouette de taper sur ses voisines sans avoir à le faire ouvertement) et le second rentre d'une croisière de trois semaines,  il fait régulièrement des milliers de kilomètres en avion pour enjoliver sa retraite ou utilise des produits hautement toxiques pour maintenir sa pelouse verte et tendre devant sa villa de gentil écolo que le bruit des éoliennes ne dérange pas. À leur décharge, ils ne sont pas les seuls. L'écologie chez beaucoup d'entre nous se limite à ce que l'on veut bien entendre et comprendre.

La  rôle de la solidarité dans la construction d'un monde durable et comment les éoliennes sauveront la planète sont des questions qui ne semblent pas préoccuper mes voisins. Ces adeptes aveugles du tout électrique et des énergies renouvelables sont prêts à tout pour maintenir leur niveau de vie,  leur monde s'arrête au  bout de leur jardin ou de la terrasse de leurs logements de vacances. Leur voisin direct, autant que leurs semblables à l'autre bout de la planète, ne les intéressent guère tous occupés qu'ils sont à entretenir leur bonne conscience à coup de vent et de soleil. C'est tendance: un toit solaire et une éolienne pour exposer son engagement,  être écolo n'a jamais été aussi simple.

Pour faire marcher ce monde moderne et prometteur, il faut des matières premières, mais surtout ne le dite pas, cela pourrait écorner la réputation de ces braves moutons de Saint-Brais, si verts, et si gentils,

Le cobalt est très prisé dans notre joli monde vert. Le premier exportateur de cobalt, 60% de la production mondiale, est la République démocratique du Congo. Un pays en mal de stabilité, c'est le moins que l'on puisse dire. Ce reportage est édifiant. Difficile dans ces conditions de garantir que demain sera fait d'énergies renouvelables et de voitures électriques.  Les ressources nécessaires pour y parvenir n'existent pas ou ne sont pas accessibles, ou sont prises en otage, ou sont menacées d'épuisement. Des hommes, des femmes et des enfants se tuent à la tâche pour alimenter nos excès, notre progrès, notre hypocrisie, notre égoïsme sans fin.

Comme si tout cela ne nous concernait pas, nous menaçons ici des zones protégées, des terres fertiles, des paysages qui ressourcent l'humanité pour alimenter encore ce marché de salopards qui exploitent la misère  et vendent une écologie faite de mensonges et de profits. Des braves citoyens font semblant d'y croire,  vendent leur région pour sauver leur jardin et tapent sur ceux qui entrouvrent le rideau sur le désastre annoncé qu'ils ne veulent surtout pas voir.

Le plus édifiant, c'est le rôle de la presse dans tout cela. L'article de l'Arcinfo a déjà été écrit 100 fois depuis 10 ans. Par contre aucun journaliste n'a pris le temps d'enquêter sur la vraisemblance du scénario que l'on nous vend pour remplacer les énergies fossiles avec des énergies renouvelables. Sur ce que deviendra l'arc jurassien après avoir été couvert d'aérogénérateurs à remplacer chaque 20 ans. Sur les coûts que cela engendrera pour vous et moi, sur la destination de ce courant que n'importe quelle société pourra s'approprier, etc. etc. 

Mon voisin quant à lui, ne sera plus là pour récolter les fruits pourris de son engagement écologique. D'où cette déconcertante servilité. Au fond, demain tout le monde s'en fiche, notre linceul sera taché du sang des autres et nous aurons fait semblant de ne rien voir jusqu'au bout.