dimanche 22 octobre 2017

Election communales à Saint-Brais



Mairie: 
 
André Frésard a dit lors d'une interview durant sa campagne électorale qu'il était comme l'immense majorité des citoyens ici, en faveur des éoliennes. Résultat des urnes: il a reçu 5 voix.

L'immense majorité? Elle est où?

Aline Erard  vit depuis 25 ans dans la commune, elle a fait un travail honorable au sein du Conseil mais elle n'a pas eu l'intelligence de se distancer des actes imbéciles de ses collègues d'alors et son engagement auprès de Suisse eole a été très mal vu au village. Elle a récolté 78 voix, elle est élue maire mais elle ne pourra jamais attribuer cette victoire à son mérite.

Tiffany Bourquin a récolté 55 voix, ce qui est énorme pour cette jeune femme inconnue de la population jusqu'au début de cette campagne. 

L'outsider de la fameuse liste d'entente a été élu au conseil communal. Il fait partie des anti-éoliens affirmés dés la première heure.

Le bilan des dernières législatures est mauvais pour l'équipe sortante, puisque les mécontents se profilent nettement dans les résultats. La nouvelle élue à la tête de la commune à intérêt à suivre ses engagements et à travailler pour la communauté, toute la communauté, comme elle l'a prétendu elle peut compter sur moi pour y veiller.

"Ô gentilshommes, la vie est courte... Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois."
Shakespeare.


mercredi 18 octobre 2017

Elections communales: jour j-4

Les candidats aux élections font leur petite campagne. Chacun à leur manière...

André Frésard connaît ses chances, il ne peut prétendre au trône qu'en cas d'élection tacite, c'est à dire si il est le seul candidat en liste pour le poste qu'il convoite. Face à ses deux adversaires il mène une campagne pour le moins étrange en multipliant les provocations et sans programme politique.






Aline Erard, candidate maire elle aussi, est dans ses petits souliers, le boulet du Conseil précédent dont elle était pèse un certain poids. Si elle l'emporte ce sera grâce aux alliances qu'elle tisse avec patience depuis des mois. La peur de l'inconnue pourra jouer en sa faveur. À moins que la peur de la continuité ne l'écarte... Elle place en tête de ses préoccupations la rigueur budgétaire et en queue la culture... Etonnant pour celle qui veut réunifier le village si l'on considère la définition de la culture selon l'UNESCO: 
«La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.»
 
"Que les riches soient plus riches"







Tiffany Bourquin dans le rôle de l'inconnue pourrait butter sur la méfiance des citoyens. Pensez donc elle est née quelques kilomètres plus loin, il y a même une frontière entre son origine et le village qu'elle souhaite conquérir, pas des moindres, celle entre le Jura et le canton de Berne.... Toute une histoire que certains pourraient lui faire payer. Ses intentions sont à la hauteur de sa jeunesse, mais avec elle on pourrait dormir sur nos deux oreilles: elle ne court pas après les éoliennes (malheureusement ni contre d'ailleurs).
Je lui laisse le bénéfice du doute, elle pourrait restaurer un climat de confiance et remettre un peu d'ordre dans les petits arrangements entre amis qui caractérisent les autorités "renouvelables" des petites communes. Autant dire qu'elle en dérange plus d'un...




Les anti-éolien sont une fois de plus mis à l'index: des râleurs qui ne se présentent pas! Ce qui me fait bien rigoler. À chaque élection tout est fait pour bloquer leur l'accès à l'autorité. Il faudrait être un peu maso pour se présenter et affronter leurs alliances. L'opposition nous convient, elle a le mérite d'être libre. J'attendrai le verdict des urnes en musique...
Léo Ferré

 
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mercredi 11 octobre 2017

Elections communales à Saint-Brais: maintenant ils veulent réparer...


Le fruit qui sortira des urnes pourrait être désespérément triste et piquant
Aujourd'hui les trois candidats à la mairie s'exprimaient dans le journal local au sujet de leurs ambitions pour la commune. Les deux personnes rescapées du "time" de Frédy se montrent douces comme des agneaux.

La première veut redynamiser le village, elle veut rassembler la population, elle considère les éoliennes comme faisant partie de notre réalité et bienfaisantes pour les finances de notre misérable commune.

 Ce sont ici les grandes lignes de sa pensée politique et son programme. Quel dynamisme peut-on attendre de quelqu'un qui accepte de vivre avec un échec sous prétexte qu'il est une réalité? Courber l'échine devant les premiers venus et boire leurs paroles comme celle de l'évangile n'est pas le signe d'une belle personnalité engagée pour sa communauté et sa région. Elle a fait partie du conseil qui  a refusé la distribution aux riverains d'une étude médicale renommée sur les nuisances des éoliennes, estimant que chacun devait chercher son information. Elle a écarté des concitoyens qu'elle connaissait de longue date pour se ranger sous le drapeau des promoteurs, allant jusqu'à participer à leur propagande et témoignant sur le blog de Suisse Eole "son" plaisir de vivre sous les éoliennes. Elle n' a jamais eu de compassion pour ceux qui en subissent les nuisances. Jamais. Elle a avoué avec les autres être à l'origine des pancartes menaçantes retrouvées devant des ruches d'anti-éolien, saccagées... Loyauté? Honnêteté? Volonté de rassembler ce village? Les méthodes jusqu'ici tendent à prouver le contraire. Si cette personne avait des dons de conciliatrice cela se saurait, elle qui met en avant ses 25 années de vie ici et son expérience dans le "time" de Frédy. Je n'ai jamais entendu quelqu'un lui attribuer ces qualités.

Son compère, j'en ai assez parlé. C'est tellement.... Bah! À quoi bon. Il y a des gens qui n'iront jamais plus loin que le bout de leur nez. Son programme? Il veut d'autre éoliennes dans la commune, ce qui, avoue-t-il, lui fera peut-être perdre cette élection. On se demande pourquoi il croit cela, puisque deux lignes plus loin il prétend qu'il y a très peu d'opposants au village. Donc tous les autres devraient se dépêcher de voter pour ce "visionnaire", non? Le fait qu'il n'ait toujours pas sourciller devant ces milliards qui échappent aux collectivités publiques depuis des années pour remplir les poches de quelques sociétés privées me fait penser qu'avec lui, l'avenir se déroulerait au ras des pâquerettes. Mais comme le maire sortant souhaite la continuité, il ne serait pas déçu.

La troisième personne en liste, apporte un petit air frais dans ce paysage gris et triste. C'est un peu comme si nous devions choisir entre attendre ce que le monde nous réserve sans bouger, dans une petite salle triste avec une rectrice ou un recteur prêt à nous taper sur les doigts au moindre écart. Ou voter l'inconnue. Celle qui pourrait nous surprendre, au moins ça. Celle qui n'a pas contribué à la situation que ses adversaires voudraient maintenant effacer, rayer, oublier. Comme si toute leur incompétence n'avait jamais blessé personne... La petite dernière a l'avantage d'être jeune et de ne pas encore ancrer ses intérêts personnels au coeur de ses ambitions.

Puisse sa fraîcheur contaminer notre village et ne jamais arriver aux oreilles de Suisse Eole: entre-nous, elle ferait meilleure figure sur leur vidéo à vanter leurs éoliennes que les quinquas aigries qu'ils ont débauchées pour faire de l'ombre à Voisine d'éoliennes industrielles (ici médisante... 😋). Pourvu qu'elle reste éloignée de ces chercheurs de terres et de tout autre parti qu'elle affectionne, ils briseraient ses ailes et ses rêves.  Et les nôtres avec.

Pour finir, je vais répondre avec cette vidéo au triste sire qui prétend que les opposants sont très peu nombreux...

Post scriptum: Ce matin, jeudi, les trois candidats avaient rendez-vous avec la radio locale pour un débat en direct sur leur candidature, André Frésard ne s'y est pas présenté, sans avertir. Merci à lui, il a démontré publiquement l'ampleur de sa capacité à gérer les affaires publiques et à affronter ses responsabilités.





suivre ce lien pour visionner la vidéo

mercredi 4 octobre 2017

Mon beau pays, roi des forêts, suivi de ma belle commune reine du mobbing.




En regardant ce reportage, Arte, le grand tour de Suisse-du Jura au Valais, je me suis pincée quelques fois pour être sûre que je ne rêvais pas. Si après sa diffusion nous ne nous heurtons pas à des hordes de touristes affamés de traditions, de paysages purs et de populations authentiques devant chacune de nos portes, ce sera miracle...

Mais que sont devenues les milliers de voitures qui traversent chaque jour cette contrée idyllique? Où sont les routes? Les éoliennes géantes qui anéantissent déjà l'image voulue dans ce reportage? Cette région magnifique est terriblement menacée par l'industrialisation verte et la surcharge du trafic routier.  Etrangement on n'entend pas un mot, on ne voit pas une image pour témoigner de cette politique lamentable qui conduit au mitage de ce territoire mythique par des industriels sans scrupule.

Il est encore question des habitants, les taignons comme on dit, qui seraient francs et loyaux... Pardon d'émettre quelques réserves là aussi... Il faut dire que j'en ai fait une toute autre expérience en tant que résistante, opposante et rebelle à la colonisation industrielle de cette région sous prétexte de transition énergétique (2500 milliards de dollars dépensés à ce jour dans le monde pour installer des panneaux solaires et des éoliennes géantes qui envahissent des surfaces incalculables et ne produisent qu'un pour cent de notre consommation d'énergie à l'heure actuelle!) Un constat qui mériterait une certaine réflexion et une pesée d'intérêts... Il a fallu remuer sec pour trouver quelques francs et loyaux résistants! Ceux qui le sont encore, je l'avoue, sont dignes de cette réputation et imposent le respect. Le plus emblématique pour moi, est très malheureusement décédé tout près de ce parc éolien qui a déchiré son coeur et celui de sa famille. Il était franc et loyal, jamais il n'a renié ses convictions, même face à ses amis, voisins, collègues de toujours critiques et parfois mauvais, il assumé sa loyauté à cette région. Un tout grand personnage, un taignon comme on en trouve de moins en moins.

J'aurais pu laisser passer ce reportage comme on regarde jouer un canard sur les eaux polluées  du Doubs, avec amusement et n'en retenant que l'image, mais la culture du mythe des Franches-Montagnes, aujourd'hui n'est plus possible. Faire croire aux gens qu'ils sont toujours les mêmes et que rien ne leur arrive est suffisamment grave dans le contexte actuel pour ne plus laisser passer de telles inepties sans réagir.

Non, les employés des CJ n'ont pas échappé à la pression entrepreneuriale. Non les habitants des Franches ne sont pas des privilégiés qui vivent dans un cadre de contes pour enfants. Non Patrizia ne vit pas de sa passion, sans doute avec ou pour sa passion, mais pas de. Peu vivent ici de leur passion, comme ailleurs les contraintes sociales et administratives veillent au grain. Non le train à vapeur n'est pas leur moyen de locomotion. Non ils n'ont plus la mentalité résistante que leurs parents ont pu avoir. On ne trouve pas nos chevaux sauvages dans les forêts. On ne résiste pas à l'argent facile proposée par les promoteurs aux communes qui ont de la peine à s'en sortir, quitte à en payer le prix fort en terme de terre et de qualité de vie. Et tant pis pour les chevaux si leur avenir se dessine en stabulation libre devant leur box. Les Franches-Montagnes seront comme le reste, sacrifiées sur l'hôtel de la société de consommation. Réduire ce problème en ouvrant une fenêtre sur des vieux restes menacés n'y changera rien. Faire croire que ses habitants sont encore farouches face à cet état de fait contribue à les mettre en danger.

Francs et loyaux? Comme les prétendants aux trônes de ma commune, qui envoient un tout-ménage inutile avant le lancement de la campagne pour les élections communales? Inutile mais lourd d'intention: la façon dont sont présentées les candidats tente à orienter directement les ayants droit là où les rédacteurs le souhaitent. Une petite manipulation machiavélique qui n'a rien de franche, ni de loyale. C'est à ce pain-là que je suis nourrie moi dans ma commune des Franches: les petits arrangements entre amis, faussement bien intentionnés, les coups dans le dos et le mobbing. Les deux outsiders qui faussent le jeu voulu par les candidats de "la liste d'entente",  mériteraient une victoire cinglante, ne serait-ce que pour rappeler que nous sommes vivants et capables de choisir nos représentants sans se faire manipuler. En tous les cas en ce qui me concerne je ne m'abaisserai pas à cette manipulation et je regrette ce qu'elle augure pour l'avenir du village déjà bien amoché par les législatures précédentes.

dimanche 1 octobre 2017

Humeur.

L'ange a passé...


- Mais??? D'où tu viens?
-  Je traverse les courants de la politique énergétique, tu le sais.
- C'est si dur?
- Mon rôle de gardien prend quelques coups... Tiens lis ça. Moi je vais me retaper... (J'ai une mission en Espagne où la violence s'empare d'un débat pour le juguler. Si tu veux réfléchir à ce qui se passe en Catalogne, fais un détour par ici, une autre information est utile).

L'ange me tend un article daté de ce jour, avant de disparaître: 
"'Nous sommes cotés en Bourse et près de la moitié de nos actionnaires sont surtout préoccupés par notre rentabilité. C'est très difficile et malsain de vouloir se soustraire à cette pression entrepreneuriale'"
Ces paroles sont celles de la patronne des BKW qui met la pression pour la libéralisation totale du marché de l'électricité. Lire l'article ici

Combien de fois avons-nous entendu le prétexte de l'autonomie énergétique dans les arguments de la propagande en faveur de la SE 2050? L'ange saurait vous le dire, moi je n'ai pas compté...

Je me demande comment font nos politiciens pour se regarder dans le miroir le matin à force de nous jeter dans les bras des marchés ouverts à tous vents en nous rabâchant que c'est pour notre bien... Idem pour ceux qui continuent de les croire...

J'ai rencontré il y a quelques jours un musicien, la cinquantaine, plus émoussé par la présence de ma fille que par mes positions sur les résultats des dernières votations... Il a tout-de-même balancé qu'avant d'aller voter il consultait le site des socialistes pour savoir que noter sur son bulletin. Ce genre de rencontre me donne juste envie de crier au-secours! 

Je ne vais pas m'étaler et redire encore tout le mal que je pense de notre démocratie, otage de la manipulation des milieux économiques et de la désinvolture des citoyens qui font encore semblant d'avoir confiance dans un parti, juste pour avoir la bonne étiquette: celle qui leur donnera bonne figure dans le milieu où ils évoluent. Ils se croient politisés et ne sont que polichinelles.


L'Europe construira sans doute des murs pour arrêter les radiations et soufflera sur ses éoliennes pour pallier les jours sans vent...  Mais chut! Ne dérangeons pas cette gauche 2050 qui dort comme les autres à l'ombre des pales et qui tire l'eau de son bain des panneaux solaires sur son toit... C'est tellement beau qu'elle a envie d'y croire et déteste ceux qui cherchent à la réveiller...



mardi 26 septembre 2017

Le miracle allemand? Des chômeurs dont on ne parle plus.


Moi, Daniel Blake

Les éoliennes perturbent mon sommeil de multiples façons. Avec ou sans peigne,  leurs nuisances sonores détruisent la quiétude des campagnes au mépris de tout ce qu'il y a de vie autour. Elles sont surtout la démonstration la plus visible de la dérive industrielle, déguisée de toutes les manières pour encaisser les bénéfices engendrés par la société de consommation qu'elle manipule.

Si j'en crois le président de la Commission Energie et changement climatique de l'Académie des Technologie en France, l'Allemagne a dépensé 25 milliards d'euros par années durant 20 ans pour soutenir le développement de l'industrie du vent et du soleil! Avec quel objectif? Depuis 2011 celui de sortir du nucléaire, mais cela ne fait que six ans... les 14 années précédentes les industriels de la bonne parole du renouvelable avaient déjà allégé les caisses de l'état de quelques 350 milliards d'euros, comment ont-il délié les cordons de la bourse? Je l'ignore, à l'époque je ne m'intéressais pas vraiment à ces questions et j'avalais l'information que l'on destine à la masse. J'imagine que la menace du vieillissement des centrales nucléaires et le problème des émissions de gaz à effet de serre (GES) ont facilité cette politique de distribution d'argent public. L'Allemagne disposait déjà d'une puissance installée de 65GW capable d'absorber les besoins électriques du pays aux heures de pointes en hiver, ce qui n'a pas empêché les voraces d'installer 90MG de puissance SUPPLEMENTAIRE  d'énergie renouvelable intermittente (ERI) sur le sol allemand! Le résultat est une augmentation des GES, que chaque camp théorise à sa manière, et un affaiblissement du réseau européen de l'électricité. On ne peut pas parler d'une réussite, quelles que soient nos convictions.

L'Allemagne a employé 500 milliards d'euros issus des caisses publiques pour focaliser l'attention sur sa bonne volonté en matière de production électrique. On parle peu du paquet cadeau qui gravite autour: pétrole, charbon, lignite, nucléaire et centrales à gaz qui restent les fournisseurs principaux de l'énergie allemande. Un joli paquet dont elle n'est  pas prête de se débarrasser, puisque même avec ces 90MG d'ERI, l'arrêt des 7 réacteurs nucléaires en 2011 et des centrales à gaz au profit du charbon, ne seraient pas compensés par le vent et le soleil... (toujours selon le président de la Commission Energie et changement climatique).

 La transition énergétique a un prix. On nous dit souvent que c'est le prix à payer pour continuer de vivre comme nous vivons aujourd'hui. Mais je constate que c'est un mensonge. Ce prix nous le payons au détriment des plus faibles pour garantir un pseudo confort à une minorité. Les prestations sociales en Allemagne ont été démantelées. Pendant que 500 milliards d'euros glissaient dans les poches des opportunistes de l'Energiewende, la précarité des demandeurs d'emploi a augmenté de telle manière qu'un rideau est tiré sur leur misère pour ne parler que du miracle allemand... mais on ferait mieux de parler des miraculés du système quand on voit tous ceux qui paient l'arrogance des pouvoirs, toujours prêts à sacrifier les plus faibles sous prétexte de défendre l'intérêt général!

Il y avait des votations ce week-end, en Suisse et en Allemagne. Si en Suisse, comme elle le prétend, c'est la droite qui a remporté le non sur la révision de l'AVS, nous pouvons nous attendre à voir un pays toujours plus tenté de démanteler les prestations sociales acquises et rejeter hors de sa vitrine les plus faibles. C'est un phénomène européen, l'exclusion. Le problème est que certains partis se nourrissent des peurs et des déçus et profitent des grands nettoyages de l'état  pour faire le plein de voix: en Allemagne le spectre de l'extrême droite renaît de ses cendres et accède au Bundestag...

Et si c'était le but fixé? Qui disait il y a peu que l'industrie a besoin de régimes totalitaires pour réduire ses interlocuteurs et placer ses billes? Qui a besoin de salaires bas? De charges sociales minimum? De flexibilité en matière de licenciement? de citoyens affaiblis prêts à accepter n'importe quel job à n'importe quel prix? Qui a intérêt à pousser l'extrême droite hors de son trou?

Cela commence avec des pseudo projets de société à 500 milliards d'euros, envolés vers le privé et qui profitent à qui exactement?

La transition énergétique agit comme un baume sur le coeur des verts et de certains partis de gauche. Ils feraient mieux d'ouvrir les yeux et de retrouver leur combativité. Pendant qu'ils se vautrent dans leurs illusions renouvelables, la droite avance et se fait même dépasser par sa droite!

 * un lien vers le film "Moi, Daniel Blake", qui parle si bien de cette déchirure sociale orchestrée, ici en Angleterre

Elections allemandes, commentaire dans le Monde
Votations suisses, les femmes et les jeunes ont torpillé la réforme de l'AVSet ici on peut lire les arguments du non de la gauche, que l'on espère voir pris en compte pour la suite

N'oublions pas le reste du monde, avec 2500 milliards de dollars injectés dans les énergies renouvelables depuis le début du siècle, essentiellement pour le solaire et l'éolien, pour ne produire  qu'1% de notre énergie et 5% de l'électricité! Et on ose parler de transition énergétique... n'assistons-nous pas plutôt à un transfert de fonds?

mardi 19 septembre 2017

Bonnnets d'ânes à la criée!

Se concentrer sur l'éclaircie pour oublier la menace...

Nous devrions profiter de la concentration de politiciennes et politiciens en périodes électorales pour distribuer les bonnets d'âne qu'ils méritent à cause de leur stupide attitude autour de la question énergétique. Accuser les anti-éoliens d'être, ne serait-ce qu'en partie, responsables du ralentissement de la transition énergétique, est tellement bête que cela devrait être condamnable. Il est plus facile de diriger les projecteurs sur des citoyens qui s'exposent dans un mouvement d'opposition que de remettre en question un système moribond auquel on s'accrochent faute de savoir comment en sortir.

Notre société arrive à un stade où les problèmes demandent des solutions dont la radicalité effraie. Nos politiciens utilisent donc des termes rassurants, comme "transition énergétique" pour croire et faire croire que l'on peut sauver ce monde en échangeant du pétrole, du gaz, du charbon ou du nucléaire contre de l'eau, du vent, des arbres ou du soleil...

L'image est tellement simple qu'elle est exploitable à souhait. Des partis politiques en font leur carte de route, les agences de communication se régalent, les bureaux d'avocats se spécialisent,  les bobos  applaudissent, les grands-parents se mobilisent sous cette "bannière- aubaine" après avoir fait le lit du problème qu'ils condamnent... J'en passe de bien meilleurs.

Bien occupés à se mobiliser pour la recette miracle, les citoyens gardent le nez au sol et laissent  faire le pire au-dessus de leur échine, la réalité continue son bonhomme de chemin, sous le soleil et dans le vent...

De cette belle farce naîtront dans l'indifférence la précarisation des travailleurs, des vieux et des malades. L'exclusion radicale des plus démunis. La prolifération des "job center" pour éradiquer "les fainéants", la suppression de l'accès direct à l'argent que l'on gagnera qui ne quittera plus nos smartphones sous haute surveillance. Et ce ne sont que quelques uns des paquets cadeaux que concoctent les élus pour cette société qu'ils prétendent représenter et sauver de la suffocation...

Oh? Vous me trouvez extrémiste? Ah, non il y a encore une autre formule pour discréditer ceux qui critiquent l'incroyable tournant que prend la politique européenne: les adeptes de la théorie du complot. Parce que croire que le pire se prépare pour une majorité d'entre nous à coup de slogans culpabilisants mis en scène par des partis politiques, relève de la parano selon eux.

Pour la transition énergétique faites un tour ici, entre mille autres qui expliquent comment les choses ne sont pas si simples, celui-ci au moins ne pourra pas avoir l'étiquette du marginal, gaucho, parano ou je ne sais quelle autre surnom à l'effet de gomme magique. Il donne quelques pistes sur la complexité des choses

Monsieur Mondialisation aborde aussi la question  de la transition énergétique empêtrée dans la réalité  dans cet article

Mais si il y a un article que je vous conseille, c'est celui-ci, sur le miracle économique allemand, tant admiré en Europe: lisez Olivier Cyran dans le Monde diplomatique No 762 de septembre 2017

C'est demain chez nous et ce sera sous le soleil et dans le vent...

image ©p.h.q