mercredi 22 février 2017

SE 2050: Pourquoi il faut dire NON


En Allemagne, pour bénéficier au maximum des subventions valables jusqu'à fin 2016, la filière a obtenu des politiques des permis de construire des parcs éoliens au mépris total des populations, voir la vidéo ici

Nous allons voter le 21 mai prochain pour ou contre la stratégie énergétique 2050 (SE2050)

En ce qui me concerne je vais voter contre. Cette stratégie énergétique favorise à outrance le développement industriel des énergies renouvelables non pas dans l'intérêt des citoyens, mais uniquement dans celui des sociétés de promotion et de production d'énergie. Les pauvres moyens qu'il nous reste pour lutter contre des constructions industrielles au coeur des zones rurales et pour la protection des espaces naturels, sont balayés par des prétexte d'intérêts généraux. Mais qu'entend-on par intérêt général? L'expérience vécue autour des parcs éolien démontrent que les populations impactées par des parcs éoliens, par exemple, en sont exclues.

L'intérêt général à mon sens serait d'empêcher le développement des éoliennes industrielles: elles ne profitent qu'à des promoteurs chasseurs de subventions, frères siamois d'une élite politique prête à  leur concocter des lois sur mesure.

Extrait de ces fameux articles qui dans la SE 2050, ouvriront toute grande la porte aux promoteurs et relégueront les citoyens au rang d'observateurs impuissants:
Chapitre 2 - article 12
"L’utilisation des énergies renouvelables et leur développement
revêtent un intérêt national."

Par conséquence les moyens de s'opposer légalement à l'installation d'éoliennes seront drastiquement limités. C'est ce que réclament les amis politiques des promoteurs depuis longtemps. Ils appellent cela "faciliter les procédures", une manière anti-démocratique d'écarter les gêneurs.

Puis, dans le même article 12:
"...l’intérêt national attaché à la réalisation de ces projets doit être considéré comme équivalent aux autres intérêts nationaux lors de la pesée des intérêts. Lorsqu’il s’agit d’un objet inscrit dans l’inventaire visé à l’art. 5 LPN, il est possible d’envisager une dérogation à la règle suivant laquelle un objet doit être conservé intact...."

La 'LPN' étant la 'Loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage'. Cela va donc rendre possible l'installation d'éoliennes dans des sites qui sont aujourd'hui encore protégés. Et personne ne pourra l'empêcher.

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Chapitre 2 - article 13:
"...Même si une installation destinée à l’utilisation des énergies renouvelables ou une centrale à pompage turbinage ne présente pas la taille ou l’importance requise, le Conseil fédéral peut exceptionnellement lui reconnaître un intérêt national au sens de l’art. 12..."
La messe est dite, il suffira aux lobbys de souffler à l'oreille gauche ou droite du pouvoir  pour obtenir les sésames de ces zones jusqu'ici à l'abri de leurs tentations.

L'exemple allemand est le fer de lance de l'industrie éolienne hyperactive en Europe. Avouer l'échec de la transition énergétique allemande porterait un coup fatal aux ambitions de la filière, elle se défend donc becs et ongles contre ce scandale et profite des barrières linguistiques d'une part,  et de ses liens avec les milieux politiques d'autres part, pour étouffer l'ampleur des problèmes posés sur le terrain. À lire ici, lettre du 22.02.2017



lundi 20 février 2017

Eoliennes: La guerre des punaises.




C'est une anecdote. Une de ces petites histoires qui témoignent de l'absence de démocratie sous l'ombre des pales:

Mon ami fait partie de ces vaillants qui s'engagent et signent leurs engagements. Il suit de près l'industrie éolienne et son avancée spectaculaire à travers le monde et qui menace notre région.

Son village n'est ni pire ni meilleur qu'un autre, mais par rapport au mien*, il a l'avantage de proposer un tableau d'affichage utile à la diffusion de l'information pour les citoyens. Il a pris l'habitude de transmettre par ce biais des informations sur l'actualité autour des éoliennes qui ne sont pas forcément relayées dans la presse locale. Une copie d'article, 4 punaises et le tour est joué. Celui qui passe lit, ou pas. C'est simple, efficace et respectueux. De plus il laisse son nom au bas de la page. Honnête et transparent.

Mais c'est déjà trop démocratique pour certains.

Un citoyen anonyme a punaisé à son tour  cet article de presse, espérant de toute évidence jeter l'opprobre sur l'association de lutte contre les éoliennes, librevent. (Entre parenthèse, l'intervention artistique sur l'oeuvre du père de l'indigné, était davantage un coup de soleil rendu à une noble lutte, menacée de disparaître sous la poussière du temps et des vieux combattants). Mais dans ce journal on peut lire que l'action ne fut pas du goût de tout le monde. Cependant, il n'y avait pas mort d'homme, au pire quelques vieilles gloires égratignées.

L'attention de mon ami, quant à elle,  avait été retenue par une autre information, celle de la mort d'un pilote dont l'avion avait croisé une éolienne, et là, on n'est plus dans le froissement des susceptibilités ni au coeur de la guerre des droits d'auteur. Il s'agit d'une vie enlevée en plein vol qui pose la question de la sécurité aérienne autour des éoliennes géantes. Un sujet brûlant pour le Jura qui dispose d'un aérodrome en Ajoie. L'article fut donc accroché au panneau à côté de l'autre.

Le lendemain, cette information avait disparu. Aussi anonymement que la première avait été punaisée et qui d'ailleurs était toujours en place. Face à la bêtise la mort d'un homme ne fait pas le poids.

Elle est belle la démocratie en He(ol)vétie...

*À Saint-Brais on nous a refusé un tableau d'affichage. Mais il faut dire que les éoliennes sont déjà là, donc la diffusion de l'information n'est surtout pas souhaitée... Il ne faudrait pas tuer la poule aux oeufs... en bois.... 🙈🙉🙊

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vendredi 17 février 2017

Le populisme est dangereux mais ne le dites à personne...


Populisme, Elsa Guquelin

 L'élection de Donald Trump a mis en évidence la montée en puissance du populisme à travers le monde. Il a fallu cet électrochoc pour comprendre que le danger n'était pas maîtrisé du tout et que la démocratie n'était pas acquise. *La tribune d'Andreas Gross publiée le 4 février dernier dans le Quotidien jurassien "Démocratie contre populisme" arrive peut-être déjà trop tard. Le populisme a fait ici aussi une avancée spectaculaire. 

Le parti de l'Union démocratique du centre est le fer de lance du populisme, mais les autres partis ne sont pas en reste. C'est le constat le plus décevant que j'aie pu faire en devenant une opposante aux éoliennes.  En lisant ce passage dans l'écrit de Monsieur Gross, un tas d'événements me sont remontés à la gorge:

"Comme la politologue allemande Karin Priester il y a dix ans, son collègue Jan-Werner Müller relève dans son dernier essai les contenus antidémocratiques du populisme actuellement florissant en Europe et son noyau: «Les populistes sont seuls à représenter le peuple.» Ceux qui ont d’autres idées sont exclus. Les populistes ignorent le pluralisme et la pluralité, qui constituent «le peuple» et la politique. Ils se considèrent au-dessus de tout le monde, les seuls, ceux qui savent mieux que les autres. "
 Les réactions hostiles à mon égard, comme à l'égard de tous ceux qui se sont élevés contre les projets éoliens jurassiens, ont été surprenantes et relèvent directement d'attitudes populistes telles que décrites ci-dessus. Et ces réactions émanaient de toutes parts:

Un député vert m’a traité d’hystérique, sans m’avoir jamais rencontrée. Un membre de combat socialiste de folle, un autre élu membre du parti des verts lors d’une assemblée communale à Saint-Brais, nous a prié  de, je cite : «  fermer nos gueules et d’arrêter de faire chier » lorsque nous posions des questions au sujet d’un projet éolien dans la commune. Un  maire PCSI a fait un doigt d’honneur à une citoyenne étonnée de le voir arracher rageusement des affiches anti-éoliennes. Combien de questions sans réponses adressées à  des ministres? Combien de députés agressifs à notre encontre? J’en passe et des pires. Le simple fait d’exprimer notre opposition donne à des élus le droit de se conduire comme des gougeats et d’oublier tous les principes de la démocratie et leur devoir. À mon sens la dérive populiste est non seulement réelle mais en plus  elle vient de droite comme de gauche. Lui attribuer un parti, c'est prendre le risque de minimiser l'ampleur des dégâts. Mais essayez de dénoncer dans la presse des attitudes inadaptées de la part d'élus: plutôt que d'en faire un sujet, elle vous priera d'enrober vos propos de sucre pour ne pas froisser les susceptibilités... Circulez, il n'y a rien à dire. Et pendant ce temps le populisme s'installe et les bras se lèvent vers le ciel en signe de consternation! Quelle comédie.

Si on veut vraiment lutter contre ce fléau, commençons par instruire les élus sur la démocratie avant de les lâcher à la tête des communes et des gouvernements. Quant à la presse espérons qu'elle dissipera un jour le brouillard qui caviarde ses informations.


*

LA MOSAÏQUE DE LA DÉMOCRATIE

Démocratie contre populisme

ANDREAS GROSS Atelier pour la démocratie directe, Saint-Ursanne
En politique aussi, la nouveauté n’est parfois pas vraiment neuve. Et cela même si on ne semble jamais avoir été confronté autant qu’aujourd’hui au populisme et aux populistes.
En France, l’icône des populistes Marine Le Pen pourrait même devenir présidente de la République dans trois mois. En Autriche, la même chose a été évitée de peu il y a trois mois. En Grande-Bretagne, un populiste a gagné un plébiscite anti-européen. Aux Pays-Bas, le populiste Geert Wilders pourrait remporter les élections dans cinq semaines. En Allemagne, les populistes aspirent à décrocher la troisième place cet automne, devant les Verts, la gauche et les libéraux. L’Italie a produit avec l’ancien président Silvio Berlusconi l’avant-garde du populiste affairiste. Son double américain milliardaire a également triomphé et s’éclate chaque jour en audience planétaire depuis deux semaines à la Maison-Blanche. En Hongrie et en Pologne, des majorités gouvernementales populistes nous font découvrir les «démocraties illibérales». En Turquie, un autocrate populiste veut s’arroger encore plus de pouvoir présidentiel et, malgré l’état d’urgence, faire voter sur une nouvelle constitution. Et en Suisse, l’UDC populiste forme le 1 groupe politique du Conseil national et injurie ceux qui ont majoritairement un autre avis comme «méprisant le peuple» et «traîtres à la constitution».
Jamais autant de «populisme» ne s’était étalé. Malgré sa mauvaise réputation. Car peu de gens s’en réjouissent. Beaucoup en frémissent plutôt. Mais pourquoi au juste? Parce qu’ils ne savent pas comment la société pourrait le combattre.
Voilà un peu moins d’un demi-siècle à Londres, on a cherché des réponses correspondantes lors d’une conférence intitulée «Un spectre rôde – le populisme». À l’époque déjà, trois choses sont apparues: le populisme se comprend très différemment des deux côtés de l’Atlantique. Aux États-Unis, il existe une tradition de mouvements (populaires) progressistes, «populistes» et pourtant diversifiés, qui ont œuvré pour la démocratisation de la société dans les années 1830 et 1890. Ils sont comparables aux mouvements démocratiques qui ont agi dans les cantons suisses dans les années 1860, parvenant à imposer la démocratie directe. Pour cette raison, la notion de populisme a une image positive aux USA.
En second lieu, le populisme exprime une crise de la démocratie, plus exactement des représentants du peuple. Beaucoup de gens ne se sentent plus représentés par les anciens grands partis et les parlementaires. Et, troisièmement, le populisme n’est pas seulement une forme de discours – simplificateur, personnalisé, agressif, émotionnel, stigmatisant.
Comme la politologue allemande Karin Priester il y a dix ans, son collègue Jan-Werner Müller relève dans son dernier essai les contenus antidémocratiques du populisme actuellement florissant en Europe et son noyau: «Les populistes sont seuls à représenter le peuple.» Ceux qui ont d’autres idées sont exclus. Les populistes ignorent le pluralisme et la pluralité, qui constituent «le peuple» et la politique. Ils se considèrent au-dessus de tout le monde, les seuls, ceux qui savent mieux que les autres. Cette tendance à l’exclusion est renforcée par des positions extrêmement nationalistes, xénophobes et égocentriques.
Pour stopper les populistes, il ne nous faut pas moins, mais davantage de démocratie. Seuls l’extension internationale et l’approfondissement de la démocratie permettront de la renforcer afin que les gens retrouvent le pouvoir de déterminer leurs conditions de vie et de se débarrasser des tentations populistes.

LQJ04/02/2017

lundi 13 février 2017

Les pleurnicheries de Suisse Eole sont aussi lassantes que la campagne en faveur de la RIE3...



Tiens, revoici Suisse Eole avec son sempiternel discours sur cette merveilleuse industrie éolienne qui ne se développe pas assez vite en Suisse...

On se demande pourquoi...

Réponse peut-être dans cette série télévisée inspirée de l'industrie éolienne au Danemark...

Ou encore via Bill Gates qui ne croit pas du tout à l'éolien...

Peut-être aussi qu'à force de désinformation comme cette annonce qui présente l'éolien plus fort que le charbon en Europe et qui est très vite démentie par la réalité des chiffres, agace les citoyens. D'autant plus que Suisse Eole oublie toujours de tenir compte des lourdes casseroles que traînent ces éoliennes. L'arrogance positive est une manière de faire qui a peut-être fait son temps, on le voit, la Suisse ne court pas derrière les gesticulations de l'association pro éolienne... La méfiance face à ceux qui ne cessent de vanter le meilleur pour cacher le pire semble bien se propager un peu partout en Europe et en Suisse. Tellement prendre les gens pour des cons, cela finit par se savoir. Pour l'affaire de l'éolien contre le charbon, voici un petit calcul vite fait par un ingénieur habitué aux effets d'annonce de la branche:

"Dans cette info, la capacité éolienne est présentée comme supérieure à celle du charbon. Mais de quoi parle-t-on ? Dans ce cas, on parle de puissance installée et non de production, ce qui est assez différent

Le charbon produit env. 900TWh par an (28%), le gaz env 500 (16%), l'hydraulique env 400 (12%) et le nucléaire env 800 (25%). les renouvelables (solaire plus éolien plus biomasse) env 600 (20%) sur un total d'environ 3200 TWh pour l'Europe

selon:  https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lectricit%C3%A9_en_Europe

L'éolien env 10.4% soient env 330 TWh, soit environ 2.5 à 3x fois moins que le charbon pour une puissance installée supérieure

La puissance annoncée correspond à env. 75000 éoliennes pour 10% de la production électrique européenne

Si on admet que ce seront des plus grandes éoliennes qui seront installées dans le futur (3MW ou plus), cela fera env 50'000 machines pour chaque 10% de la consommation européenne

Evidemment, les industriels se frotteront les mains, mais les riverains dégusteront et les consommateurs payeront les subventions"

Merci cher ami d'avoir pris le temps de remettre une fois de plus les pendules à l'heure. Il y a vraiment des gens qui ont du temps à perdre. Ils investissent des années pour faire avaler une pilule de travers comme si cela allait les empêcher de disparaître un jour de la surface de la terre. Ils vont très bien avec ce qu'ils vendent: des pales qui brassent de l'air! Espérons que les éoliennes finiront en Suisse comme la RIE 3... aux oubliettes.

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samedi 11 février 2017

Souriez, vous êtes filmés.


La randonnée dans les Franches-Montagnes et bientôt sur l'ensemble des crêtes jurassiennes...

 source de l'image ici

La société sous surveillance est un cauchemar qui prend des allures de normalité pour notre société  occupée à tout, sauf à penser.

Je me suis inquiétée de la légalité de la pose d'une caméra de surveillance par une société privée sur un site appartenant à la commune, auprès du ministre en charge de notre environnement:

Monsieur le Ministre,
Messieurs,

Je ne suis pas une adepte des caméras de surveillance, de nombreuses études ont prouvé leur inutilité du point de vue de l’amélioration de la sécurité. Je m’intéresse donc à la question juridique de la pose de caméra par une société privée dans un espace public.

- Si St-Brais est partenaire du projet et que les machines sont installées sur propriété communale, la pose de ces caméras n’aurait-elle pas dû faire l'objet d'un débat public en assemblée communale?
- Il est évident que le propriétaire, angoissé à l'idée de nouvelles déprédations, va conserver toutes les images de promeneurs passant à proximité des machines et se créer sa petite base de données. Qui va contrôler l'usage fait de ces images ? La  presse ne donnant  pas d’éclaircissement sur ces questions, je me permets de m’informer directement auprès du service qui a délivré le permis de construire de ce parc éolien.

- Enfin, ce procédé ouvre la perspective que tous les sites éoliens pourront être surveillés et peut-être même clôturés dans le futur ne serait-ce que sous prétexte du danger des chutes de glaçons ou autres partie de machine. Je rappelle que selon les instructions des fabricants, stationner sous une éolienne est potentiellement dangereux. Ce seront peut-être des assureurs, ou les autorités  qui devront imposer de telles mesures de précautions. Il faudra trouver un nouveau nom pour nos Montagnes qui n’auront plus rien de Franches.

Il me semble d’ailleurs que la société ADEV est plus leste à protéger ses machines que les riverains et les promeneurs: Il n’y avait plus de signalisations à propos de la projection des glaçons sur son site, a-t-elle procédé à la pause de nouveaux panneaux entre-temps énonçant clairement les dangers de se promener sous les éoliennes?

D’avance je vous remercie de vos réponses et vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre,  l’expression de ma parfaite considération.

Une partie des réponses m'ont été données par la presse, qui était en copie avec la commune et la société ADEV, une dizaine de jours plus tard:







J'ai bien entendu réagi:
Madame, Monsieur,

Intéressant. Je ne m’attendais pas à recevoir de réponse à mes questions via la presse régionale. J’aurais préféré quelque chose de plus officiel et de plus précis. L’interprétation de la loi sur la vidéo surveillance ne me convainc pas, même si je ne doute pas que la loi puisse s’adapter aux besoins de quelques uns. Je souhaite connaître les raisons qui vous autorisent à garder les images que vous collectez au-delà de 24h00.  Au regard de la loi je n’en vois aucune et si il y en a elle doit être précisée.
 https://www.ppdt-june.ch/fr/Documentation/Guides-pratiques/Videosurveillance/Aide-memoire-pour-l-installation-d-une-videosurveillance.html

Dommages naturels, dommages sanitaires, dommages sociaux et maintenant video surveillance au coeur des Franches-Montagnes. Votre intrusion par ici n’en finit pas de nous décevoir et d’écorcher notre identité.

Cette vision de l’écologie fait des ravages en Allemagne  comme vous pouvez le constater ici: http://fr.friends-against-wind.org/books/geopferte-landschaften

Quant aux pales chauffantes, l’émission en direct sur Canal Alpha témoigne de la fiabilité du système, les éoliennes du Peuchapatte sont équipées de pales chauffantes: http://fr.friends-against-wind.org/accidents/projections-de-glace-des-eoliennes-du-peuchapatte
Je n’ai jamais entendu parler de ce problème dans le QJ. Le jour où un truc pareil tombe pile sur la tête d’un promeneur, au pire sur celle d’un enfant, là ça fera les gros titres, mais il sera trop tard.

Bien entendu je suis déçue, il semble si simple de détruire une région et d’interpréter les lois pour le faire avec la bénédiction silencieuse de ceux qui devraient au moins un tant soit peu la défendre.

Dans l’attente de vos éclaircissements sur la conservation de vos images, recevez mes salutations.

Réponse immédiate de Monsieur Appenzeller, directeur chez ADEV:

Bonjour Madame,

Merci pour vos mails.
Intéressant, que nos nouveaux signes de surveillances justement vous fâchent tellement.

Mais nous pouvons vous apaiser: nous respectons tous les lois.
Quant à la chute de glace : Avec nos signes d’avertir et maintenant avec les articles en presse nous touchent la plupart des gens pour les avertir du risque. S’il y a un tel risque, on ne s’approche pas aux éoliens.

Merci d’en prendre connaissance.

Meilleurs salutations
Andreas Appenzeller
La première phrase de Monsieur Appenzeller n'est pas innocente. Depuis toujours ce monsieur se plaît à dire que les éoliennes de Saint-Brais ne sont contestées que par deux familles, plus ou moins, il rêve donc que l'incendie intentionnel qui a fait quelques dégâts sur son parc éolien soit le fait de l'une d'elle. C'est très difficile pour lui d'admettre que ce parc suscite  critiques  désapprobation et colère bien au-delà de notre petite commune.   Comme quoi pour les promoteurs éoliens ceux qui osent exprimer leur opposition sur place ne peuvent qu'être des criminels? De plus, il faut bien l'admettre je ne suis pas Lara Croft...😂

Je lui ai donc répondu:
 Monsieur Appenzeller
Faites très attention à vos interprétations. Je ne suis pas fâchée. Je suis une grande adepte de la liberté en général et j’ai beaucoup de respect pour les espaces naturels et la vie privée. Je suis attachée à la démocratie  et je ne supporte pas ceux qui imposent, disposent, et rétrécissent notre espace vital  sans se sentir obligés de communiquer avec la population concernée.  J’utilise mes droits pour défendre mes convictions, je pense que vous le savez très bien et que vos allusions sont plutôt destinées à semer le doute sur ceux qui nous lisent en copie. Mais je pense qu’ils me connaissent mieux que vous.

Je vous remercie donc de vous contenter de communiquer sur le sujet qui nous intéresse ici. Vous m’aviez dit il y a deux ans que vous alliez faire des panneaux d’avertissement plus conséquents pour alerter sur les chutes de glace. Je n’ai jamais eu l’occasion de contrôler de visu si cela avait été fait. Je pose la question, c’est tout. D’autre part, vous avez des obligations en matière de surveillance vidéo, et je veux savoir comment vous allez les assumer. Je trouve que le site du préposé à la protection des données explique bien les arguments qui vont contre ce type de surveillance et je fais partie de ceux qui les partage. Réjouissez-vous de ceux qui s’inquiètent encore de ces atteintes à la vie privée.

Et puis nous avons des antécédents vous et moi: les deux éoliennes de Saint-Brais ne devaient ni se voir ni s’entendre du village et des mesures seraient prises si elles posaient problèmes aux riverains. Vous aviez alors oublié de dire comment vous seriez dispensés de vous expliquez sur ces affirmations une fois les machines installées. Difficile dans ces conditions de faire confiance à votre capacité de respecter la loi sur la protection des données, je préfère m’en assurer, selon mes droits.

Je vous souhaite une belle soirée.

Depuis bien entendu je n'ai plus de nouvelle. Il va falloir une fois de plus mobiliser mon énergie pour obtenir des réponses.


 source de l'image ici

dimanche 5 février 2017

Des énergies propres pour un monde propre. Qu’est-ce qui cloche ?


Jura: enracinés à leur terre (extrait de la bande annonce)


Mais quelle mouche pique les opposants aux éoliennes ? Les gouvernements pour une fois se mobilisent pour construire des sites de production d’énergie renouvelable, ils signent la fin du nucléaire, programment des économies d’énergie et l’argent pour soutenir cette politique parfaite semble couler à flot des caisses habituellement vide de l’Etat… Les sociétés d’électricité multiplient les images de ciels bleus dans leurs journaux d’information. On y voit des enfants jouer sous de grandes éoliennes blanches et légères qui se marient joyeusement avec la nature environnante, l’avenir semble si prometteur, si pur, si simple… sur le site des promoteurs, on ne parle que de riverains contents, fiers de faire partie de ceux qui changent le monde en acceptant des éoliennes dans leur jardin. La propagande des BKW est soigneusement entretenue par un autre riverain bon enfant qui s’évertue à convaincre les sceptiques de sa vie merveilleuse au pied des éoliennes et qui promènent les visiteurs  sur le site du Mont-Crosin en calèche pour être plus proche de cette belle nature.

À ce stade-là, êtes-vous encore convaincus des bonnes intentions des uns et des autres ?

Si oui, je ne peux rien pour vous. Vous fermez les yeux et ne les ouvrez que pour entendre des contes de fées, de ceux dont vous ne serez jamais que les lecteurs… Ce monde propre décrit par une équipe de tournage digne des télétubbies vous inspire confiance et surtout vous rassure. Alors que l’on vous fiche la paix. Brave petite paix derrière des murs de lâcheté. Et il en existe pour toutes les causes qui vous inquiètent de ces murs. Et plus vous aurez peur et plus on vous proposera d'en construire. Un jour nous serons tous derrière comme des cons.

P.S Je suis de mauvaise humeur ce matin, je suis triste et même désemparée. Pas à cause des éoliennes, mais à cause de ceci. Jamais, jamais, jamais je n’ai imaginé qu'un jour un discours  aussi pauvre et populistes puisse être avalisé par le parlement jurassien. Quand la pensée ne vole plus assez haut, le fascisme est à notre porte. Ici comme ailleurs la petite porte s'est ouverte.

P.S 2 Heureusement ce soir des hommes, des femmes et des enfants de ma région m'ont rassurée, les amoureux de la nature et de la liberté existent encore, ils font partie des gardiens d'un monde en voie de disparition. On peut les voir dans le film "Jura: enracinés à leur terre". Leur rapport à la nature est un hymne à la vie que nous ferions bien d'entendre avant que la haine et la bêtise lue sur le site proposé dans mon premier lien (je n'en dit pas plus, je ne veux en aucun cas faire de la publicité à ces ignares porteurs de la fausse bonne parole de la sécurité) ne détruisent tout ce qu'il reste de beau.

La sécurité passe par le respect de la vie.

jeudi 2 février 2017

Vous croyez aux éoliennes? 😂



C'était dimanche dernier au JT de la télévision Suisse romande. L'invité Olivier Perez Kennedy, nouveau gourou de la pub, a donné un bref aperçu des techniques de communication en vogue. Je suis restée scotchée parce que tout ce qu'il racontait évoquait furieusement chez moi les gesticulations de Suisse Eole et partenaires pour enfoncer profondément dans les esprits des pigeons qu'ils ciblent le bien fondé de la destruction massive des espaces naturels.

Chers concitoyens, nous sommes les cons dont il est extrêmement facile de profiter en racontant des histoires, en activant notre imaginaire. Nous ne nous contentons plus d'affiches, de spots publicitaires ni des médias traditionnels pour nous jeter sur les produits de consommation ou les programmes politiques et autres que l'on nous destine, il nous faut maintenant des scénarios, des "storytelling" pour utiliser le nouveau jargon... Une manière de, je cite, "transformer les croyances en se basant sur quelque chose de beaucoup plus profond, de beaucoup plus ancré" en nous racontant "des histoires qui vont nous toucher, nous transformer" ...

Il a encore été dit qu'aujourd'hui la manière pour "créer et transformer les croyances a changé"

Créer et transformer les croyances! Rien que cela. C'est de nous que l'on parle là, une masse humaine à laquelle il suffit de raconter des histoires  pour la mener là où on l'attend. 

Vous vous rappelez de Mary Temple Grandin qui avait mis au point un circuit déstressant pour amener les bêtes à l'abattoir? Il n'y a pas de raison que ce qui marche sur les bêtes ne marche pas sur les hommes. Ouvrez le lien vers Suisse Eole vous tomberez à pieds joints dans le "strorytelling" pour alimenter notre pauvre imaginaire avec de jolis petits enfants sains aux pieds des éoliennes géantes 😂😂 vous vous régalerez de jolis textes du genre : "depuis des siècles le vent fait avancer les hommes", et aussi de dessins animés du niveau des télétubbbies pour transformer vos croyances, en créer de nouvelles...  Mais vous ne trouverez nulle part que la destination finale est le compte en banque des metteurs en scène de cette comédie.

À la fin de l'interview de Monsieur Perez Kennedy le journaliste lui pose cette question:

"Vous dites que votre métier est de changer les croyances, est-ce que l’on peut faire croire aux gens n’importe quoi ? "

Réponse du spécialiste en communication, engagé notamment par des grandes marques et des politiciens pour leur campagne:
"Malheureusement oui."

Mais je vous rassure, ça ne marche pas toujours. La communication de Suisse Eole me fait vomir. Si ils ont les moyens de s'offrir des techniques de communication modernes, nous avons les outils pour les démonter. Leurs crochets peuvent encore attendre.


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