jeudi 23 mars 2017

Géothermie in the Jura



J'ai reçu ce soir cet article publié dans le Bund en juin 2015 et je me dis que décidément les promoteurs sont de jolis bonimenteurs. Monsieur Peter Meyer est le CEO de Geo-Energie, centre de compétences pour la géothermie (pour faire court, avec leurs titres ils m'agacent: "moins de titres et davantage de compétences" je porterais volontiers ce slogan sur mon t-shirt...). Il y a dans cet article des phrases qui me rappellent les discours qui ont accompagné les premières éoliennes géantes dans le Jura: L'appui du gouvernement, les opposants trop émotionnels, la communication permanente qu'ils entretiennent soit-disant avec les riverains, les normes de bruit qui seront respectées, les progrès de leur technologie qui garantissent de meilleurs conditions et blablablabla.

Bref, après les échecs de Saint-Gall et de Bâle, plus personne ne voulait tenter l'expérience de la géothermie profonde en Suisse,  alors comme d'habitude c'est dans le Jura que les projets finissent. je voudrais bien être une mouche et entendre les arguments qui les poussent par ici...  en tous les cas notre gouvernement n'est pas farouche, il se prosterne dès qu'on lui accorde de l'attention et cela doit se savoir. Tout ce qui pue, tout ce que personne ne veut, ils arrivent à le fourguer ici on dirait.

Je serais curieuse de connaître sur quelles normes de bruit ils tablent, de quelle communication avec la population ils parlent et dans quelle mesure ils ont reçu des garanties de notre gouvernement pour la maîtrise des opposants.

Comme pour les éoliennes, ils restent aux futurs riverains 1700 signes dans un courrier de lecteur pour sortir la presse de son silence assourdissant sur tout ce qui pourrait froisser le bon déroulement de l'enfumage. Et je peux vous dire que depuis quelques semaines les courriers pleuvent. C'est comme si on laissait les opposants se fatiguer à s'exprimer dans le vide, quand ils se tairont, les promoteurs auront gagné, ils le disent dans cet article, ils ont tout leur temps.

Pauvre Jura, petit parent pauvre qui reçoit les restes et se croit invité au festin.


lundi 20 mars 2017

Carte éoliennes en Europe: où est Charlie?

source

Ces dizaines de milliers d'éoliennes géantes qui rongent les territoires produisent 8,3% de l'électricité nette dans l'UE-28 
(En se basant sur la puissance installée de env 150'000 GW, cela donne entre 60'0000 et 70'000 machines pour couvrir moins de 10% e la consommation d'électricité)

On ne parle pas d'énergie, on parle seulement de l'électricité! Si la Suisse renonce à cette technologie, autant dire qu'elle deviendra un haut lieu de destination touristique pour les amoureux de la nature, des paysages et du silence. 

Mais aussi des personnes malades en quête de sérénité... Quand on sait les problèmes que posent ces machines, on prend ici la mesure de l'irresponsabilité de ceux qui dessinent l'avenir énergétique.
Derniers témoignages en date ici 

L'Australie se réveille aussi avec la gueule bois:
« Ce qui est propre, vert, renouvelable est sale, toxique, mortel car ce que vous ne savez pas, c’est que faire des éoliennes, écologiques, respectueuses de l’environnement, non polluantes, renouvelables, c’est faire ça... » Voir le reportage ici

Cours Charlie, cours!....


vendredi 17 mars 2017

Et si les ministres n'avaient juste rien à dire?


Un cimetière pour les braves



Juste là, je suis un peu K.O. L'absurdité de ce qui se passe au niveau du développement de l'éolien industriel me fait penser que ceux qui se prétendent en marche vers une transition énergétique, ceux qui revêtent la robe du ministre, ceux qui brandissent des études scientifiques censées rassurer la population impactée par ces projets assassins, ne sont que les instruments d'une machine économique contre laquelle ils ne peuvent rien. Ils adaptent leurs discours, rongent leur pouvoir, mentent sur leurs compétences parce qu'ils n'ont rien à dire. Les décisions prises autour de cette destruction massive les dépassent, on ne leur demande pas leur avis, ils sont impuissants, écrasés comme les autres. Ils préféreront collaborer plutôt que de l'admettre et prendre la défense de ceux qui alertent, parce que leur carrière dépend de leur docilité et aussi parce que s'ils s'engagent contre des projets de cette envergure leur impuissance apparaîtra au grand jour. Ils préfèrent crever avec l'illusion d'avoir été quelqu'un plutôt que vivre avec la certitude de n'être personne.

Monsieur Joan Durand, vous êtes nous. Et comme nous, personne ne vous écoute. Le bulldozer se fiche de nous, broutilles sur son chemin. Il y a mille raisons de stopper le développement industriel de ces énergies intermittentes qui colonisent nos vies mais nos vies sont peu de chose à côté de leurs intérêts. L'histoire se rappelle toujours de ceux qui ont combattu l'injustice, la dérive et tous les abus des pouvoirs, mais le présent ne les a jamais compris ni soutenus, ni entendus. Le présent se fiche d'hier comme de demain, seuls les intérêts du plus fort comptent.

Ici, 25 éoliennes géantes ont reçu l'aval de Swissgrid pour la rétribution RPC, 10 sont sur la liste d'attente. Ce sont donc 40 éoliennes industrielles qui saccageront le Jura (avec les 5 existantes). 40 et personne ne sait où. Pourtant si Swissgrid a dit oui, cela veut bien dire que les projets sont ficelés. Personne n'obtient de juteuses rentes pour 20 ans sans déposer un projet propre en ordre. Enfin, je l'espère...

Un ministre anti-éolien aux commandes n'a pas pour autant dévoilé les sites qui seront pris d'assaut dès que la SE 2050 sera acceptée, si elle l'est. Mais les intérêts étant ce qu'ils sont, elle le sera sans doute. Ô! Pas les intérêts énergétiques, juste les intérêts économiques.

Joan Durand, ne perdons pas l'espoir de rester qui nous sommes, au moins cela, dans ce monde qui ne cesse de programmer la servilité des hommes.


mercredi 8 mars 2017

Pas d'vent, pas d'soleil: que des problèmes.


Vertelet et Verdecrame plongent courageusement dans l'avenir énergétique! Et ils exigent que nous les suivions.

"L’éolien ne produit en électricité que l’équivalent de 90 jours par année à puissance maximale. Pour le photovoltaïque, ce sont l’équivalent de 35 jours. Par conséquent, il est évident qu’une production fiable est ici impossible tant que la question du stockage n’est pas réglée".

Ceci est un extrait de l'interview du Prof. Dr. Fritz Vahrenholt, politicien allemand, actif dans les secteurs énergétiques, dont l'éolien industriel, dans un numéro de la BaslerZeitung... (voir plus bas). Il explique clairement les immenses points faibles de la SE 2050, qui semblent totalement échapper à nos politiciens. Notamment à Mademoiselle Chevalley et Monsieur Cramer, qui en sont toujours à critiquer les opposants. Je ne les ai jamais entendu discuter posément et avancer des solutions crédibles et contrôlables aux problèmes que dénoncent M. Vahrenholt.

La qualité des débats en Suisse alémanique semble moins émotionnelle que dans la presse romande. Ici nous devons  nous contenter des réactions de nos verts tendres et de nos verts durs, incarnés par RC et IC.  Sur l'entrée en campagne de Paysage Libre Suisse contre cette stratégie énergétique 2050, voici la réaction de la scientifique auto-proclamée: 
«Ces gens n’ont rien à voir avec des écologistes, rétorque Isabelle Chevalley (PVL/VD). Ce sont juste des individualistes qui ne veulent pas avoir d’éoliennes devant chez eux. Leurs arguments sur la faune sont opportunistes.»
😳 Cela pose question, non?

Dans le même article, Monsieur Cramer renchérit:
"Dire non à la Stratégie énergétique, c’est dire oui au nucléaire, aux énergies fossiles et à la pollution. Tout cela juste pour éviter d’avoir une éolienne devant chez soi? Ces gens sont des égoïstes"
😊 Je vous le disais, des émotionnels.

Ils disent oui à quoi eux? Si le vent et le soleil augmentent l'utilisation des énergies fossiles et si de toute manière la Suisse sortira du nucléaire, puisque près de 50% de la population n'en veut plus, on se demande bien à quoi ils disent oui si ce n'est à la diminution de nos droits démocratiques pour caresser leur égo? Leur argument de sortir du nucléaire me semblent bien plus opportuniste que ceux des opposants aux éoliennes contre la SE 2050.

L'article où ces politiciens 🙈🙉🙊... s'expriment est à lire ici
Celui de la Basler Zeitung ici
L'original en allemand c'est ici

Et enfin, pour se détendre un peu, allons faire un tour en Chine ici. Ce pays est devenu le champion des énergies renouvelables. Et bientôt il sera champion du développement nucléaire. Les déchets nucléaires ont encore de beaux jours devant eux. Quel pays devra défendre  son jardin lorsqu'il s'agira de les débarrasser? On les mettra dans les socles de béton des éoliennes?  Il y en aura partout en Europe, il suffira d' une petite clause dans un accord international... Ou peut-être que la Chine livrera directement les mâts avec les déchets intégrés, en échange des terres rares accumulées dans les  restes des vieux rotors stockés dans les pays non producteurs...

Les luttes ont de beaux jours devant elles.

image ici

dimanche 5 mars 2017

Eoliennes et poésie, le mariage forcé.


source de l'image


Nature et transcendance étaient au centre des conversations après une conférence de Philippe Roch qui témoigne volontiers de sa propre relation avec la nature (transcendance: au-delà du perceptible et des possibilités de l'intelligible (entendement)). 

Quel promeneur  n'a pas connu ce moment privilégié où le corps et l'esprit  semblent rejoindre le tout? Est-ce un moment de transcendance ou juste un retour à l'essentiel possible loin des pollutions diverses qui nous en tiennent éloignés le reste du temps?

L'adaptation est une des grandes qualité de l'homme qui lui permet de survivre aux changements. Elle est aussi sa pire ennemie qui l'éloigne pas à pas de ce qui le relie à l'essentiel. 

J'ai trouvé dans ma boîte à lettre un livre qui s'appelle "Les éoliennes"  de Ferenc Rakoczy (publié avec l'aide des Cantons de Vaud et du Jura en 2007...  aux éditions l'Age d'Homme). 

On lit au dos que ce livre est celui d'un voyageur qui, de Rome à Tchernobyl (...) s'expose au vent pour retrouver l'odeur et le déséquilibre du monde. Et plus loin que la légèreté de son approche est comparable à l'éolienne qui peut "saisir dans ses ailes des particules éphémères pour les transformer en une autre forme d'énergie plus directement mélodieuse". Ma curiosité est piquée. Une carte tombe du livre et m'amène à la page 34, et je lis ceci:

"N'y a-t-il  assez de souffle en nous pour aller au-delà de notre propre errance? Aujourd'hui elle prend plus volontiers l'allure et l'altitude des éoliennes, ces fleurs fées blanches posées sur les crêtes face au vent de l'esprit, broyant la nuit, ravaudant à notre insu l'éternel habit mortuaire".

La confusion est totale: fascination, adaptation ou consternation? Je ne sais que retirer des sentiments que l'auteur traduit ici lorsqu'il arrive au Mont-Soleil. Les mots "fleurs fées blanches" me perdent.

Page 35:  il est question de sondes dressées vers le ciel à n'en plus finir, qui produisent un son de vielle et qui bouleversent des myriades d'atomes invisibles. Le dernier chapitre traite de grandiose,  de transparence, de vase d'air qui danse et de musique des sphères...

Je ne sais pas si je me trompe, mais il me semble avoir trouvé ici un sacré exemple d'adaptation... après chacun décide si elle découle de la survivance ou de l'éloignement de l'essentiel. Pour ma part je peine à associer les mots fleurs fées, énergie mélodieuse, ou musique des sphères aux mât froids et rigides et au boucan de ferraille des éoliennes. Intégrer ces éléments dans un moment de grâce au coeur de la nature est à mes yeux effrayant. C'est bien l'abîme qui nous sépare dans ce débat à propos des éoliennes.

La musique des sphères a bien une origine, mais ô combien plus complexe que celle d'une vulgaire usine électrique ailée. On peut d'ailleurs écouter ici des sons issus directement des vibrations des étoiles, appelés "la nouvelle musique stellaire". Et ici une pièce de musique tirées de ces sons.

Sur les ailes des éoliennes on trouve surtout des quantités incroyables d'insectes écrasés comme on peut le lire ici

Quant à la sieste divine, je n'irais pas la chercher aux pieds des éoliennes. Même avec beaucoup d'imagination et une grande capacité d'adaptation, impossible pour moi de m'endormir et de ressentir ivresse et légèreté au contact de ce que l'auteur appelle  "l'haleine du paysage".

Que la vie me préserve d'une telle adaptation.

Campagne éoliennes divines...

bof...

Pour ceux qui préfèrent sauver l'essentiel, il faudra voter non à la SE 2050. Un joli emballage qui cache des couleuvres dont nos paysages ne se remettront pas. Un petit tour ici pour en savoir plus, et ici

vendredi 3 mars 2017

Joyeux Carnaval? C'était avant les éoliennes

Voici encore une tradition de la région rongée de l'intérieur par le fléau du coin: Les éoliennes.

Enfant je me rappelle de notre franche rigolade à la lecture du journal de Carnaval qui relatait les histoires drôles vécues l'année écoulée dans les communes concernées.

En lisant le Piccus 2017 et tout le mal que s'est donné l'un des rédacteurs pour régler ses comptes avec l'association librevent, son président, son comité et leurs "égéries de Saint-Brais" (sic), stupidement comparées aux FEMEN, force est de constater que la volonté de nuire a remplacé l'humour.

Le peu glorieux journaliste s'est donné beaucoup de peine pour déconstruire un article paru dans la presse régionale pour en faire quelque chose de drôle et justifier sa place dans un journal de Carnaval. Au mieux il  démontre qu'il n'est pas facile de construire des arguments sur du vent (qui semble être la matière première de son cerveau si l'on s'en réfère à ce qu'il a compris de l'article qui l'a fâché). L'exercice finit d'ailleurs dans le caniveau, avec des allusions grotesques sur la nudité qui, une fois de plus, démontre que l'action des FEMEN (les vraies, les seules) n'est pas à la portée intellectuelle de tous.

Encore un courageux anonyme qui se moque de ceux et de celles qui n'ont jamais hésité à signer leurs écrits, à afficher leurs convictions et défendre leurs opinions, sans attendre Carnaval et ses masques bienvenus pour le faire.

En lisant son caca nerveux, j'ai vu passer une page de mon livre de lecture en première année d'école: P-a-pa-p-a-pa: papa. R-i-ri-r-i-ri: Riri. vous vous rappelez? Et bien pour alimenter les cerveaux de ces chiards déguisés en journalistes le temps d'un Carnaval, je devrais peut-être revoir mes courriers de lectrice et commencer par le b-a-ba. La base semble cruellement faire défaut, je ne devrais pas les embrouiller avec des sujets qui les affolent. 

Mais la pire des leçons à tirer de cette édition du Piccus, est que la fête est finie. En fait notre lutte contre l'industrialisation des Franches-Montagnes depuis sept ans est une critique contre les excès du régime helvétique, nous en arrivons forcément à la critique du système et là, ça coince. C'est un mur qui se veut infranchissable. Même le Piccus s'affole et vomit ses tripes face à l'inconnu qu'ouvre la résistance.

Ces machines rongent notre santé, rongent nos espaces de liberté (caméras de surveillance autorisées sur nos pâturages) rongent nos paysages, rongent le climat social et rongent les finances publiques sans rien résoudre. Silence! On tue. C'est finalement la réponse que nous recevons à nos plaintes, à nos craintes, aux études que nous fournissons pour démontrer le bienfondé de nos inquiétudes. Et cette réponse nous vient aussi de la rue.  

Il faut dire que les vitrines des librairies  regorgent de livres pour nous aider à capituler. Il vaut mieux  "lâcher prise" sous couvert de spiritualité ou de sauvegardes psychologiques plutôt que  de prendre des risques pour gagner. Un message reçu cinq sur cinq dans la plupart des "ménages" convoités par la toute puissante économie. Les autres se chargent de tirer sur les lanceurs d'alertes sans que les gardiens du système n'aient à lever le petit doigt. La connerie est plus répandue que la sagesse, c'est aussi une réussite du système.

mardi 28 février 2017

Les geôliers de nos libertés


Jura: Enracinés à leur terre


En lisant l'interview du réalisateur du film "Jura: Enracinés à leur terre", Daniel Hünzi, je suis restée songeuse...

Extrait:
- Est-il difficile de faire du cinéma engagé en Suisse?
- C'est impossible.  En Suisse il est toléré de critiquer les excès du régime helvétique. Mais critiquer le système en tant que tel, c'est impossible. Concrètement je ne trouve pas les financements nécessaires pour mes films. (...) L'Office fédéral de la culture et la Fondation romande du cinéma, privatisée, m'ont refusé tout soutien via leurs commissions sélectives à la réalisation. Depuis la privatisation du cinéma en Suisse romande, on assiste à l'explosion du prix du documentaire. Certains sont sur-financés, alors que d'autres ne reçoivent pas un centime.

Cette semaine histoire vivante sur RTS (La Première ) fait un état des lieux du film documentaire, qui passera en rediffusion dès la semaine prochaine j'imagine)

Je disais donc que j'étais restée songeuse en lisant le constat de M. Hünzi. Nous sommes vraiment tous dans le même bateau. Quelques uns  décident de ce que nous devons et pouvons savoir, faire ou dire. Pas besoin d'être maître du monde, il suffit d'être membre d'une commission pour souffler la pluie et le beau temps. Cela me rappelle le chef de service de l'aménagement du territoire dans le Jura, président aussi ou membre de plusieurs commissions traitant de près ou de loin de la protection des paysages et dont le fils attendait derrière la porte, si je puis dire, les feux verts pour projeter les parcs éoliens que sa société cherche à placer en Suisse romande.

Et le pire est que le citoyen lambda accepte ces geôliers de nos libertés comme une fatalité contre laquelle on ne peut rien. Il y a ceux qui embrassent toutes les conneries qu'on leur impose parce qu'ils n'ont jamais eu le courage de réfléchir plus loin que le gain immédiat qu'ils en retirent. Ils scient la branche sur laquelle nous sommes tous assis pour servir des idéaux qui ne servent que leurs maîtres invisibles, embusqués et prêts à ramasser le magot qui tombera du piège qu'ils ont tendu.

Tels ces braves paysans qui partent en campagne pour réaliser le parc éolien des 4 Bornes Sonvilier/ Val-de-Ruz. Ils se prennent pour les sauveurs du monde, les grands écologistes qui ont du poil au cul. Les faiseux. Mais à vrais dire ils nous emmerdent avec leur idéal à deux balles qui consistent à engraisser des intérêts qui les dépassent, à saccager des paysages inestimables. Au lieu de se battre pour sortir le monde paysan des griffes de l'industrie, ils vendent leur âme au Dieu du pognon. Leurs éoliennes se noieront dans une masse de production fossile et importée, mais de cela ils n'ont que faire. Chez ces gens-là on ne pense pas, on encaisse. Ils nous emmènent malgré nous vers un monde d'exclusion et de contrôle, d'illusions et de pressions. Ils ferment les yeux et les fesses pour ne rien voir, rien sentir. Juste entendre de l'intérieur le son de ce qu'ils appellent leur conscience. Tant pis pour les autres. Tant pis pour l'exemple qu'ils donnent et tout ce qui va suivre après leur capitulation.

Les conséquences de la capitulation allemande devant le rouleau compresseur de l'écologie industrielle nous sont démontrées dans le post précédent.

Finalement à quoi bon nourrir et instruire une société qui crève de trouille  de comprendre et d'agir?  Peut-être juste pour nous sauver nous-même de cet enfermement programmé.