mercredi 22 novembre 2017

Sale nucléaire, propres renouvelables. Ou la vision simpliste des gentils

Je la vois bien allumée sur les problèmes liés aux mines d'uranium  au Niger. Mais silence radio  sur le scandale des mines de cobalt au Congo, pays qu'elle connaît bien aussi. Cet article dans le Temps eut été une belle occasion d'en parler pourtant à l'heure où la Suisse mise sur les énergie intermittentes et les voitures électriques.

Le cobalt est un composant essentiel des batteries lithium-ion dont plus de la moitié de ce qui est extrait à travers le monde provient de la République démocratique du Congo. De plus, 20% sont extraits des mines manuellement... en partie par des enfants! Selon cet article, ici, "des informations rassemblées à l’époque par Amnesty international montrent que, des enfants et adultes extraient le cobalt dans des conditions très dangereuses et néfastes. Au sein de tunnels étroits creusés manuellement, ils sont exposés à des accidents mortels et de graves affections pulmonaires".

Plus bas on peut encore lire ceci:
« Bien que la demande de batteries rechargeables ne cesse de croître, les entreprises du secteur ont la responsabilité de prouver qu’elles ne tirent pas profit des conditions de travail et de vie misérables des mineurs en RDC. Les solutions en matière d’énergie pour l’avenir ne doivent pas être fondées sur des atteintes aux droits humains»

Elle défend tellement de bonnes causes qu'elle aura sans doute oublié de rappeler celle-ci dans ses nombreux interview, à moins qu'elle ne juge pas nécessaire de faire de l'ombre à son autre combat, celui pour les énergies renouvelables ou à sa chère voiture hybride, indissociables du cobalt. Aurait-elle la charité sélective?

À sa décharge elle n'est pas la seule à occulter ce débat-là.
 



vendredi 17 novembre 2017

Les 10 plus gros émetteurs de CO2 au monde sont...

Des communes menacées=des citoyens réveillés

Les 10 principaux émetteurs de CO2 sont, dans l'ordre, la Chine, les Etats-Unis, l'Inde, la Russie, le Japon, l'Allemagne, l'Iran, l'Arabie saoudite, la Corée du sud et le Canada (l'UE dans son ensemble se classe en 3e position).

Arrêtez-moi si je me trompe, mais n'y a-t-il pas dans ce classement de ceux qui ont implanté des milliers d'éoliennes industrielles et qui sont montrés comme les champions de la volonté en matière de transition énergétique?? L'Allemagne, la Chine, l'Inde, le Canada... Quand on nous dit que la réalité sur laquelle l'économie politique gère la transition énergétique n'existe pas...

Allez! Allez la Suisse! On se dépêche un peu là! Suisse Eole s'énerve et réclame une accélération des procédures pour industrialiser les paysages! On ne va pas continuer comme ça! Des paysages qui ne rapportent rien, une population qui vit encore heureuse dans des villages sympathiques et dans un cadre préservé, c'est n'importe quoi! Modernisez-moi ce patrimoine! Amenez votre béton armé, vos kilomètres de câbles pour les sous- sols,  vos pollutions matérielles, visuelles et sonores hors-sols: qu'ils en chient un peu là! Qu'ils se bagarrent, qu'ils se divisent, que leurs gosses se vautrent devant des écrans plutôt que de développer leur autonomie dehors! Demain nous aurons besoin de leur crétinerie pour pouvoir continuer d'exploiter chaque parcelle de terres, créer des sociétés pour fabriquer du rien qui dure pas, remplir les coffres des paradis fiscaux, brandir la création d'emplois pour tout justifier et pouvoir jeter les travailleurs, lobotomisés années après années, sans avoir de compte à rendre à personne. Augmentation de l'âge de la retraite, augmentation du temps de travail, diabolisation des syndicats, fractionnement des responsabilités, diminutions des prestations sociales, voilà pour les employés. Robotisation en marche pour occuper la majorité des postes qu'ils paient encore, voilà pour les employeurs. Non seulement on précarise la sécurité de l'emploi, mais en plus on prépare l'avenir sans ouvriers. Pas grave, ils ne leur coûteront pas grand chose, tout est en place pour que le moment venu l'état puisse lui aussi se laver les mains de leur devenir!

Pour les rebelles tout est prévu, assouplissement des procédures de toutes sortes visant à diminuer leur capacité de réaction. Adaptation des lois pour leur enlever toute envie de manifester leur désapprobation. Les défenseurs de l'environnement sont aujourd'hui condamnés, dans le meilleur des cas, de plus en plus sévèrement lorsqu'ils dérangent de gros projets juteux. Et lorsque l'état ne peut plus s'en charger les mafias prennent le relais...

Lorsque je décris la société telle qu'elle peut-être (heureusement il y a encore des enclaves où l'on peut intervenir), des lecteurs s'indignent et me demandent si c'est le suicide que je préconise... Cela veut bien dire qu'ils ont presque gagné: le citoyen ne voit plus que deux solutions: suivre ou mourir...

Mais pourquoi? Ne sommes-nous pas tous nés égaux dans nos droits et ne sommes-nous plus capables de nous battre pour les faire respecter? Il ne faut pas confondre responsabilités et pouvoir. Ceux qui dirigent ne sont pas des maîtres. Ils sont comme n'importe quel travailleur, en place pour faire leur boulot dans la société, pas pour la piller ou la rouler dans la farine. 

Bref, cette manière de tout accepter sous prétexte de ne pas connaître d'autres solutions arrange pas mal de nos grands penseurs occupés sous la coupole à ouvrir la voie pour leurs amis de l'économie et à semer d'embûches le chemin des résistants.

Vous voyez les éoliennes je dis non. Il est très facile de détruire ce combat là aux yeux de cette société conditionnée: je suis une pro nucléaire pour les moins imaginatifs, hystérique pour les plus machos, climatosceptique pour les plus sophistiqués. Bref, les mots ne manquent pas pour discréditer ma position. À mes yeux la problématique des éoliennes est extrêmement représentative de l'avancée d'un pouvoir économique tout puissant qui n'est au service de personne si ce n'est celui de l'argent. On entend souvent le mot gangster autour de ce pouvoir-là. Il s'est nourri des aspirations d'une société en quête d'écologie  et d'avenir durable, il s'en est inspiré pour lui proposer de nouveaux produits de production-consommation, de manière à ce qu'elle pense les avoir obtenus grâce à sa volonté de sauver le monde.  Elle lui  ouvre alors ses réserves naturelles jusqu'ici épargnées et se bat à sa place pour faire accepter cette invasion ultime au reste de la communauté. 

Il y a des résistants. Quand je les rencontre je me rends compte que toute cette manipulation orchestrée par les puissants, toujours plus puissants, génère aussi des résistants toujours mieux informés, toujours plus critiques, toujours plus outillés intellectuellement pour faire face aux gangsters... On ne les trouve plus seulement dans les Universités, on les trouve dans tous les milieux parce que l'énormité de la menace les amène à mettre à jour leurs connaissances tout le temps pour faire face. Au début, une coopérative voulait faire de l'écologie à Saint-Brais, le combat semblait facile à mener: les conséquences évidentes auraient tôt fait de frapper les esprits et le démantèlement serait effectué rapidement. La naïveté m'aveuglait. Aujourd'hui ce combat m'a permis d'étudier les rouages de la société et de retirer mes lunettes noires. Ai-je envie de me suicider? Pas du tout, bien au contraire. J'ai compris quelque part que la vie n'est pas une promenade de santé et que se taire ne sert à rien et à personne.

Je partage avec vous cette phrase reçue hier qui je l'espère fera du chemin dans les têtes résignées:

"L'union fait la force" et "les changements out toujours été générés par des minorités actives et jamais par des majorités muettes donc complices".



P.S. du 20 novembre 2017: On dirait que mon constat de simple citoyenne "éveillée" par des faits, est un sujet brûlant de l'actualité. Le numéro de "Lundimatin" du 20 novembre en atteste ici.





lundi 13 novembre 2017

Transition énergétique et discours officiels: attention danger!


Je suis toujours impressionnée de constater à quel point les femmes sont intuitives lorsqu'elles ne sont pas enfermées dans leur zone de confort. Il n'est pas facile de s'engager pour une cause impopulaire, de nager à contre courant. Je dois tirer mon chapeau à toutes celles qui dès l'arrivée des éoliennes industrielles dans leur environnement direct ont ouvert la première page d'un livre qu'elles n'ont jamais refermé. Depuis 8 ans elles lisent, écoutent, se déplacent pour des conférences, commentent, informent, elles se sont naturellement intéressées à un sujet complètement nouveau pour elles. D'autres ont instinctivement fait confiance au scepticisme de leurs amies. Finalement, ensemble nous analysons, débattons, fouinons partout et échangeons les fruits de nos trouvailles. L'une d'elle m'a envoyé ce lien. Une émission du 26 octobre dernier sur France Culture, "Existe-t-il une science du pire?". Je l'ai écouté ce jour et disons que j'ai trouvé là un discours de scientifiques qui colle parfaitement à tout ce que j'ai pu comprendre ces dernières années en observant les gesticulations autour de la transition énergétique.

On y parle de l'effondrement vers lequel nous nous dirigeons, stupidement influencés par la narration que l'on nous fait d'une réalité qui n'existe pas. On y parle également de l'importance des émotions dans la réflexion scientifique. Après voir entendu pendant des années critiquer nos interventions dites "émotionnelles" et donc jugées sans intérêt, j'avoue avoir savouré ce passage.

Dans cette émission on peut entendre aussi Vincent Mignerot, auteur de la "Transition 2017". L'ensemble des articles qui ont abouti à la publication de ce livre sont publiés sur le site Adriasta.

Nous avons tous urgemment besoin de ce type d'information, plus nous serons nombreux à la partager et mieux nous préparerons notre avenir, quel qu'il soit.

Extrait:

La réalité n’existe pas
Alors que nous prenons progressivement conscience de l’impact de l’activité humaine sur l’environnement, nous peinons à estimer son ampleur et les actions que nous entreprenons semblent sous-dimensionnées comparativement aux enjeux. Nous tenterons d’estimer dans ce texte à quel point notre perception de l’état de la planète est en décalage avec la réalité et en quoi nos propres capacités ainsi que les contraintes physiques du monde contraignent tant notre prise de conscience que l’efficacité de nos actions. Nous envisagerons également que le déploiement des énergies dites de substitution (renouvelables, nucléaire) génère paradoxalement plus d’émissions de Gaz à Effet de Serre que la seule exploitation des hydrocarbures. Lire la suite ici


vendredi 10 novembre 2017

Jura bernois: deux fois plus d'éoliennes que ce qui était prévu en 2010, grâce à la SE2050



Résister est un droit et un devoir. Ici Maxima Acuna, à lire ici
"Comme pour le secret bancaire en son temps, se réfugier derrière ce qui est légal pour défendre ce qui n’est pas moral est une stratégie politique qui ne tiendra pas longtemps. Le moment est venu d’ouvrir les yeux."

Je viens de lire cette phrase d'une journaliste dans la Tribune de Genève, ici,  à propos des Paradise Papers.

Un mur légal veille sur le magot des personnes les plus riches du monde et nous ne pouvons plus que nous indigner moralement en découvrant comment ils profitent de cette justice élaborée dans le sens de leurs intérêts... Mais comment ont-ils réussi à faire passer des lois qui leur permettent de piller le monde en toute légalité?

Le développement de l'éolien industriel passe par le mitage des sols en dehors des zones habituellement réservées à ce type de construction. Pire, il ne concerne que des zones jusqu'ici protégées, loin de la voracité des faiseurs de frics ces terres étaient vouées à la nature et aux hommes pour leur bien-être, ou encore à l'agriculture. 

Rendre possible l'exploitation de ces sites merveilleux et protégés, de ces pâturages et autres parcs naturels jalousement préservés depuis des années devait passer par une loi! Et ils l'ont faite. La SE2050 est un bel exemple de ce que l'ont peut faire avaler au citoyen pour mieux le piller. Elle permet aux grands vainqueurs de cette votation de brandir un laisser passer validé par le peuple. Tous ceux qui ont promis qu'il n'y aura "que quelques éoliennes" durant la campagne, sourient aujourd'hui de toutes leurs dents de carnassiers, ils ont avec eux le droit, une belle loi toute fraîche, une de plus qui leur ouvre les portes de la légalité qu'ils pourront maintenant servir à toutes les sauces. Dans le respect de la démocratie ils vont coloniser les espaces libres.

Les vieilles lois sur le bruit qui ne correspondent plus à rien aujourd'hui avec des machines de 200m de hauteur, celles-là ils ne les toucheront pas, ils les utiliseront aussi pour protéger leurs arrières quant les riverains se réveilleront avec la gueule de bois et tenteront de faire valoir un droit quelconque! Le droit pour eux n'existe pas, il n'y aura rien pour protéger leurs modestes biens! Et des politiciens seront toujours là pour les remettre à l'ordre et les traiter d'égoïstes et de méchants pro-nucléaire. Ne sont-ils pas pour la majorité d'entre eux les chiens de garde de ce système immoral et légal? 

Que savons-nous de toutes les magouilles qui pourrissent la terre pour cause de profit? Il suffit de nous balancer un discours de bonne volonté verte pour ériger des murs entre notre lucidité et leurs agissements? On dirait bien. 

Pour ceux qui croient encore que chaque homme est égal en droit et que les égoïstes ne sont pas ceux que l'on désigne, voici de quoi nourrir votre prise de conscience:




Et pour nos voisins francophones du canton de Berne voici les dégâts, la carte des projets ici

Il leur manque encore une chose pour avancer plus vite, vite avant que nous ne nous réveillions: c'est une facilitation des procédures. Ils y travaillent et sans notre mobilisation ils y arriveront.


lundi 6 novembre 2017

Nuisances des éoliennes, où en sommes-nous?


Les nuisances sont aussi une source de bénéfices pour d'autres secteurs...
C'est la deuxième fois que l'académie de médecine en France recommande aux autorités de faire une étude clinique autour de parcs éoliens existants. Sans succès. L'Etat préfère se cacher derrière les études des promoteurs et décrédibiliser les riverains plutôt que de savoir de quoi il retourne vraiment. Inadmissible. On se demande qui commande et comment...

Que se passe-t-il ici, à 650m des machines, 8 ans après?

En fait avec le temps pas mal de choses ont changé dans notre vie quotidienne. Sur ma table de nuit un petit nécessaire de secours témoigne de ces changements.  Des sprays à la cortisone  pour enrayer une inflammation des sinus qui s'est installée depuis des mois, mes trompes d'Eustache sont décentrées. La nuit j'ai des angoisses et je me réveille fatiguée ce qui engendre des problèmes de concentration permanents qui font que toute organisation peut devenir fastidieuse. Il faut donc donner un coup de pouce pour la détente et un autre pour le réveil.  Mes globules blancs peinent à remonter la pente après quatre ans de traitement concentrés sur ce problème. Inconnue chez moi avant, l'anxiété est devenue une colocataire envahissante. Matériellement, nous avons changé toutes les fenêtres de la maison pour nous isoler au maximum du bruit. Aurions-nous fait un tel investissement sans y être obligés? Non, clairement, la seule et unique raison de cette décision est que le bruit des machines ajouté à celui des voitures nuisait gravement à notre bien-être.

Chez les autres:

Une jeune femme qui vient de s'installer au village a constaté après deux semaines que la nuit elle se réveille avec les oreilles bouchées, que son humeur est instable et que le bruit des éoliennes lorsqu'elle sort de sa maison l'agresse. Heureuse de venir habiter ici, après quinze jours elle se met à douter de ce choix et craint pour sa famille.

Dans l'environnement direct des éoliennes, soit le centre du village et le haut, ces dernières années j'ai  connaissance d'un cas de cancer de la glande thyroïde chez un hommes de 68 ans; un cas de nodules sur les cordes vocales avec récidives sur un homme de 60 ans; une adolescente a enlevé des nodules cancéreux sur des glandes dans la région du cou; un cas de maladie de Ménière chez un homme d'une quarantaine d'année. De graves problèmes d'équilibre et une opération à coeur ouvert pour un homme dans la soixantaine qui vit juste en dessous des deux machines. Deux cas de dépression sévères. Un seul cas concerne le haut du village, tous les autres se situent au centre, zone la plus "arrosée" par les machines. Zone également ou la valse des déménagements est la plus dense.

Une amie en visite au Peuchapatte, atteinte d'une maladie dégénérative, m'a raconté son expérience il y a peu. Elle a commencé par me dire que maintenant elle comprend de quoi je parle: À l'intérieur de l'appartement  de ses hôtes (le propriétaire leur a changé les fenêtres pour les retenir,  ils voulaient déménager après l'arrivée des machines à proximité) elle sentait vaguement quelque chose mais sans le situer vraiment. À l'extérieur, elle a été prise de vertige,  et elle a été incapable de maîtriser sa marche. C'est une personne extrêmement sensible aux maux de voyages, elle se déplace seule d'habitude et connait très bien les réactions de son corps, surtout celles liées à l'équilibre. Elle a soupçonné intuitivement les éoliennes proches comme étant la source de ses symptômes.

Si chacun était capable d'analyser l'évolution de son état général autour des aérogénérateurs, je pense que nous aurions pas mal de surprises. Il y a bien entendu beaucoup d'autres personnes malades ici, mais je me contente de relever les maladies qui sont le plus souvent citées autour des parcs éoliens, (soit tout ce qui relève du coeur, de la région gorge oreille, des vertiges et des états anxieux, troubles du sommeil, sentiment d'agression suite à une exposition longue à un bruit pas forcément audible de l'intérieur) et qui se sont déclenchées quelques années après l'installation des machines sur un échantillon d'une trentaine d'habitations environs. Je ne parle que des cas de malades que je connais. Il y a tous ceux que j'ignore et ils sont nombreux me dit-on.

En ce qui me concerne, j'ai rapidement constaté des changements au niveau des oreilles. Douleurs, pressions etc. Je ne cours pas après les médecins et les diagnostics pour alimenter ma lutte (l'indifférence de ces derniers lorsque vous parlez de la proximité des éoliennes comme possible source du problème qui vous amène, ôte toute envie d'aller plus loin). Cependant ce que je décris plus haut me concernant est diagnostiqués par des spécialistes.  Je les explique pour ceux qui sont prêts à croire qu'un adulte est capable de parler de sa santé avec lucidité. Ceux qui prennent les victimes des éoliennes pour des malades psychologiques ne servent à rien et à personne, sauf à l'industrie éolienne ou à leur confort personnel.

Ma vie est ici pour de multiples raisons, je ne partirai pas. Je ne prétends pas vouloir vivre hors de tout danger. Le fait est que j'ai constaté ces symptômes nouveaux après l'installation des éoliennes et je les vois aujourd'hui non seulement bien ancré en moi mais en plus dégénérer... Chacun pense ce qu'il veut, je n'ai pas besoin de l'interprétation des autres. Mais je me demande si nous pouvons poursuivre le développement éolien sans revoir la distance légale entre habitations et machine? Pouvons-nous ignorer le principe de précaution? Comment rassurer les riverains sceptiques et les mamans inquiètes en l'absence de preuve que les éoliennes industrielles ne sont pas dangereuses pour la santé? Ces preuves on nous les refuse.

Oui il y a des nuisances partout, nous sommes tous exposés aux dérives de notre société. Mais sur ce plan, nous avons les moyens de limiter les dégâts. Poursuivre ce harcèlement technologique pour enrichir une poignée d'énergumènes n'a pas de sens. L'Europe produit tellement d'énergie que nous sommes à l'abri de toute pénurie pour les dix prochaines années nous dit l'OFEN. Très bien. Utilisons les sources existantes, faisons les aménagement nécessaires pour le faire bien et interdisons la construction de nouvelles sources de production pour les dix ans à venir. À ce moment-là nous pourrons faire une évaluation des besoins réels et agir en conséquence. Mais c'est comme croire les gens qui témoignent de leur vécu: beaucoup trop simple et honnête pour les affairistes qui nous gouvernent.

P.S à peine avais-je publié ce post que j'ai reçu ceci

Franchement, comment peut-on accorder en Suisse du crédit à des personnalités politiques hyper médiatisées et personnellement intéressées au développement éolien, qui nous accusent de fabuler et ignorer ces médecins qui alertent de manière scientifique sur les nuisances des aérogénérateurs??

vendredi 3 novembre 2017

L'autonomie énergétique c'était pour de rire



Le loup qui murmurait à l'oreille des agneaux...
 Tout au long de la campagne en faveur de la Stratégie énergétique 2050, les pros ont argumenté l'autonomie énergétique pour justifier l'abandon des sols et des milieux protégés aux installations de production d'énergies renouvelables. "La libéralisation totale du marché de l'électricité" était un ensemble de gros mots que plus personne ne prononçait. Beaucoup de citoyens ont accepté les sacrifices demandés en imaginant tirer leur courant sur sol helvétique uniquement. Quelle farce! Aujourd'hui le discours est tout beau tout neuf, ils commencent leur travail de lavage de cerveaux dans le but de nous faire accepter la  libéralisation totale du marché pour la mise en place de cette fameuse SE 2050.

La fiabilité n'est pas la vertu première de nos pseudo sages. Mais la perspicacité n'est pas non plus celle de la majorité de moutons qui avale avec complaisance les pilules qu'on lui administre.

Un petit tour du côté de ce communiqué de presse sorti du chapeau de la coupole fédérale, à découvrir ici vous en dira long sur ce qui maintenant est en route.
Ils sont sans aucune gêne et assez doués pour composer le fourrage qu'ils nous destinent... Ici on justifie tout: les subventions publiques, l'ouverture des marchés, le développement des énergies renouvelables, la nécessité de pouvoir compter sur les autres moyens de production et sur l'énergie des voisins, l'installation de système de contrôle chez l'utilisateur payeur, il n'y a plus de limite: on les a suivis ils vont nous sucer jusqu'aux os, c'est cela que je lis moi dans ce communiqué. Mais j'entends déjà tous ces captifs naïfs défendre leur orgueil en soutenant le nouveau discours de toute leur honte de ne pas l'avoir vu venir. Les plus honteux seront leurs meilleurs alliés. Tout-de-même je me réjouis de voir les verts et la gauche, ainsi que les associations de protection de la nature qui ont défendu cette SE2050, avec ces nouvelles cartes en mains, libéralisation totale du marché, ce n'est pas tout-à-fait ce qu'ils avaient prévu..

Cela me rappelle toujours ce neuchâtelois aux débuts de "voisine" qui m'avait presque insultée parce que j'imaginais des éoliennes proches du Creux du Van. Le danger n'a pas manqué de pointer le bout de son nez quelques mois plus tard. C'est exactement pareil maintenant, nous n'avons jamais cru au discours de l'autonomie énergétique et l'on nous en voulait...

Jean de La Fontaine se régalerait encore de notre société...

P.S. En fait des associations de protection de la nature ont réagi peu après la rédaction de ce post: voir ici et ici

Je ne crois pas une seconde aux cris de surprises de ces associations. Les anti-éoliens qui baignent dans les pratiques des milieux en charge de la production d'électricité alertent depuis des années sur les dangers qui menacent la Suisse, sa population ses paysage et sa faune face aux appétits de l'écologie industrielle. Ils se sont heurtés à un mur vert de bonnes intentions, aveugle et sourd. Crier après, c'est facile. Le courage c'était avant qu'il fallait l'avoir en refusant la SE 2050.

vendredi 27 octobre 2017

Adieu les journalistes, je vous aimais bien...



Drôle de sentiment ce matin dans la voiture. J'écoute les infos et même une excellente signature de Roger Guignard: le cash, c'est la liberté. Je l'entends dire tout ce qui me tient à coeur sur ce sujet et je me dis: "enfin! Enfin quelqu'un parle de cette menace sur nos libertés et nous rend attentifs aux enjeux de la disparition annoncée du cash! Je finissais par croire que personne ne mesurait l'ampleur de la dépendance que cela pourrait engendrer sur chacun d'entre nous!" Je l'écoute parler assez ouvertement et je me dis que je vis là un moment radiophonique en voie de disparition. Les journalistes comme les lanceurs d'alertes, sont menacés par les pouvoirs économiques et politiques lorsqu'ils nous aident à réfléchir.

Il n'y a bientôt plus un jour où l'on n'entend pas remise en question la liberté d'expression. Sur notre lieu de travail, sur nos blogs, dans les journaux, dans la rue, à la table ronde du bistrot, partout, ce qui dérange est censuré. J'ai lu des employés menacés par leur employeur parce qu'ils le critiquaient dans un lieu public. J'ai lu des journalistes licenciés parce qu'ils ne répondaient plus "à la ligne rédactionnelle". J'ai soutenu un rédacteur en chef d'un journal satyrique traîné en justice par Isabelle Chevalley qui a ainsi ouvert la voie à la censure bien pensante dans le canton du Jura, qui lui ne doit son indépendance qu'à ce type de libre expression et en aucun cas aux culs pincés qui le gouvernent depuis. Derrière chaque mot aujourd'hui il y a un redresseur de moral. Un(e) "bon(ne politicien(ne) outré(e) qui brandit son honneur bafoué pour restreindre la parole de ceux qui publiquement le(la) défient. Derrière chaque journal il y a un généreux mécène qui veille sur les mots qui pourraient desservir ses intérêts. Les intérêts, nous y voilà! La gauche copie la droite pour lui piquer des voix. La droite copie la gauche pour les mêmes raisons. L'idéal a été sacrifié sur l'Autel des intérêts. La presse rachetée pour sauver des intérêts. Les intellectuels ont été mis sous la tutelle des entreprises introduites dans les Universités pour surveiller leurs intérêts. Les petits écoliers ne reçoivent plus de livres sur l'environnement mais des lobbyistes viennent leur chanter les louanges des éoliennes industrielles.  L'Art ne doit plus être subversif, ou alors proprement et gratuitement. Les subventions récompensent les manifestations culturelles les plus populaires voire populistes. Plus question de tirer le monde vers le haut, tout le monde regarde le sol. Pour garder son emploi il faut être docile. Pour en trouver un aussi.

De plus en plus je constate l'usage de l'autorité pour combler l'incompétence. Le silence face aux injustices. L'indifférence pour les victimes. L'argent remplace les préoccupations sociales et culturelles des politiciens. Nos droits sont grignotés jour après jour, notre liberté de parole fait peur, l'opposition est considérée comme un délit de manière à ôter l'envie à tout un chacun d'exprimer ses désaccords.

Il y a quelques jours j'ai regardé aussi ce reportage sur la révolte paysanne d'il y a bientôt 10 ans. Révolte aujourd'hui muselée, canalisée propre en ordre. On a vu sortir de leur orbite les yeux d'une conseillère fédérale vexée pour quelques bottes jetées contre sa personne sans manifester la moindre empathie à l'encontre des ces hommes et de ces femmes poussés à bout par sa politique.  À ce niveau du pouvoir, la question ne devrait pas être le geste mais la motivation du geste.

Parfois je me tâte le cou, gênée, j'étouffe, il y a quelque chose entre la liberté et moi, comme une laisse qui chaque jour devient plus tendue, plus sournoise...