jeudi 11 octobre 2018

La gauche piégée


Quand une socialiste monte à la tribune du parlement pour demander d'accélérer la prolifération d'éoliennes industrielles dans la région, je ne peux pas imaginer une seconde qu'elle sait de quoi elle parle. On ne peut pas imposer des monstres pareils à 300m des habitations sur un si petit territoire. C'est contraire à la protection des citoyens que l'on attend de la part de la gauche. L'un des nombreux pièges dans lesquels les socialistes sont tombés années après années.

- La première fois que l'on a entendu parler de réchauffement des sols autour des éoliennes, on a pu lire partout des commentaires hilares qui criaient au poisson d'avril.... Et puis le temps passe, et l'information revient signée cette fois-ci par une équipe de chercheurs de Harvard. Selon cet article, ils ne seraient pas les seuls à le démontrer. La bonne nouvelle est que le réchauffement ne concernerait que les régions périphériques des parcs éoliens, sur plusieurs centaines de kilomètres tout-de-même... Le Jura peut se réjouir.

- "Coup de poker sur le brut". Ce matin sur la rts j'ai entendu parler de ce documentaire qui sera diffusé dimanche soir dans l'émission Histoire vivante. Je pense que cela vaudra le coup de le regarder. En cherchant quelques informations sur le sujet, j'ai retrouvé des vieilles histoires de forages et j'ai constaté que le Val de Travers avait décidément toujours la cote auprès des producteurs d'énergie... Jeune, je me rappelle à quel point cette région avait des difficultés économiques, le parent pauvre du canton de Neuchâtel. C'est vraiment récurent cette manie de se servir chez les plus pauvres. On leur a sûrement fait miroiter de l'emploi, comme ici à Travers dans des mines d'asphalte...  Une "aubaine" qui n'a pas laissé de traces durables de prospérité... Étonnant.😉

- Pas les seuls d'ailleurs. Essertines, dans le canton de Vaud, heureuse élue de l'industrie éolienne aujourd'hui, a payé de sa nature pour assouvir la soif d'or noir qui a traversé la Suisse dès 1912. Des p'tits trous partout avec les millions de Swisspetrol soutenue par la Confédération (et le secours de quelques sociétés étrangères), pour finalement décréter que cela ne valait pas le coup. Un petit air de déjà vu...

- Rien ne change, on prend les mêmes et on recommence. Si en face ils ne trouvent pas que des contents, et si ces derniers sont de plus en plus informés et organisés, les chercheurs d'or de tous les temps, sont aussi mieux armés pour les écraser. C'est qu'entre temps, ils se sont aussi appropriés une grande partie des médias, et côté info, ce sont eux qui tiennent les cordons de la bourse.

-Et l'on s'étonne partout de la montée de l'extrême droite aux pouvoirs... Certains prétendent que les gens en ont marre des minorités qui veulent imposer leurs vues 😳, je l'ai entendu hier sortir de la bouche de quelques personnalités peu fréquentables dans l'émission Infrarouge, qui s'interrogeait sur l'avenir de nos démocraties, C'est une explication simpliste qui ne fait pas honneur à ceux qui la divulgue. Ada Mara fut la seule politicienne a mesurer la gravité de ce qui se passe en Europe et ailleurs. Mais elle est ce que ses adversaires appellent: "une gauchiste", et depuis quelques temps ils utilisent ce terme chaque fois qu'ils ont la parole en public, pour bien encrer dans les esprits que c'est mal.

-Le plus grave est de cacher sa gauche pour plaire au pouvoir. C'est ce que j'ai pensé en écoutant notre Conseiller fédéral socialiste hier soir au JT, qui a défendu la loi qui voudrait autoriser la surveillance des assurés jusque dans leur appartement. Entendre un socialiste argumenter que surveiller quelqu'un sur son balcon n'est pas une violation de la vie privée donne la nausée. Si la gauche ne se ressaisit pas, les extrêmes n'auront plus de barrières pour s'imposer, l'opposition est presque morte en France avec un parti socialiste k.o. Cela se révèle un peu partout. L'extrême droite n'arrive pas en force par magie ou par surprise, c'est un travail de longue haleine que la gauche n'a pas vu venir, trop occupée à trouver des compromis pour se maintenir au pouvoir, c'est cela que personnellement j'observe depuis quelques années. Il n'y a plus d'opposition, il n'y a que des compromis.

lundi 1 octobre 2018

Les chambres closes.

La qualité des émissions de Daniel Mermet sur France Inter m'a toujours enchantée. Alors quand son magazine s'est présenté dans ma boîte mail, j'ai apprécié. Les titres des articles défilaient et me donnaient juste envie de m'y plonger illico. Je ne m'abonne pas facilement à un magazine sur le net, parce qu'une lecture assidue demande du temps que je n'ai pas forcément. Mais parfois nos convictions profondes demandent plus que de l'intuition. Quand j'ai vu le titre de cet article, à propos de l'immigration: "La seule solution raisonnable, c'est l'ouverture des frontières", je me suis sentie comme une enfant exclue d'une conversation passionnante en me heurtant à la limite imposée par mon statut de non abonnée. Je me suis donc autorisée l'accès à l'intégralité de ce site.

Il m'arrive d'avoir envie de sortir de la lutte contre les éoliennes industrielles pour vous parler d'autres sujets qui me tiennent à coeur, mais je garde ma ligne, parce qu'à travers la problématique de l'éolien industriel je touche indirectement beaucoup de ces sujets qui rongent la démocratie, les droits de l'homme, l'humanisme, la liberté d'expression, l'information, la politique, les relations entre les citoyens, etc.

Ce jour donc je vous invite à suivre un petit documentaire sur l'éolien industriel, qui en dit plus long que les discours cul-cul de certains et certain(e)s politicien(ne)s perdu(e)s sur les marches de leur ascension sociale en serrant sur leurs coeurs les notes de quelques "lobyistes-souffleurs" bien attentionnés. Et comme ce doc vient du site dont il était question plus haut, je vous le recommande d'autant plus. Il devrait être projeté dans les salles de nos parlements, conseils et autres chambres fédérales, je serais curieuse d'entendre alors les commentaires de tous ces adorateurs du vent qui participent à l'enfumage de la population pour avoir l'air "de"...

National:
Le Syndicat CGT Energie vient de sortir le  film de Gilles Balastre
"Main basse sur l'énergie"
La partie concertant l'éolien est à voir ici et à relayer asbolument
 En plus c'est drôle! Il ne faut jamais se priver de s'informer bien.

Et pendant que nous y sommes, informons-nous sur ce qui se dit à propos du démantèlement des éoliennes en fin de vie, ici par exemple

Et si tout cela vous interpelle, voici les infos du jour, de la part de Zélie:

Triste et pourtant combien réel, mais qui s’en soucie vraiment

https://reporterre.net/Les-crimes-environnementaux-financent-les-mafias-et-les-groupes-terroristes

Dans le même esprit

https://lareleveetlapeste.fr/les-terres-rares-le-nouvel-or-noir/

Celui ci on aime……mais à quel prix, quand même 3 hectares complètement ravagés

https://www.ladepeche.fr/article/2018/09/28/2877902-une-eolienne-detruite-par-un-incendie-dans-le-tarn.html

On lutte partout:

https://www.letelegramme.fr/morbihan/moreac/eoliennes-les-opposants-se-font-entendre-27-09-2018-12090934.php

Un dossier important dans Marianne…..surtout lié aux éoliennes de Yeu et Noirmoutier
https://www.marianne.net/societe/des-ecolos-contre-les-eoliennes

etc...
 

mercredi 26 septembre 2018

L'Allemagne va sortir du charbon.



Je lisais il y a quelques jours le communiqué qui a suivi la rencontre de Doris Leuthard avec le ministre fédéral de l'économie allemand. Dans le premier paragraphe, j'étais étonnée de lire cette phrase:

 C'était le 17 septembre 2018

Aujourd'hui j'ai pris connaissance de cette triste nouvelle:
De toute évidence, la sortie du charbon en Allemagne, ce n'est pas pour demain. Et si vraiment c'est dans les intentions des politiciens ils devraient peut-être en informer les compagnies électriques, la police et les activistes. 

Avec Doris qui nous dit d'arrêter l'eau du robinet quand on se lave les dents pour sauver la planète et Peter qui lâche sa police contre les écologistes qui appliquent son projet politique, la transition énergétique montre son visage: "paroles, paroles, paroles..."

Cher Steffen les jeunes comme toi sont les dégâts collatéraux d'une élite politique qui joue avec les mots pour endormir les citoyens. Toi tu savais bien que rien ne s'arrêtait et qu'il fallait agir. Ici en Suisse tout le monde applaudit le dynamisme de la conseillère fédérale, son sourire cache les imprécisions du discours. On parle dans ce communiqué de "certains pays qui pourraient... on y ajoute la sortie du charbon en Allemagne (qui ouvre des mines à tour de bras) et grâce à ces vagues promesses, on déduit que la pression sur l'hydraulique suisse va diminuer, et tout le monde est content.
"Par ailleurs, les mesures prises par l’Allemagne pour la mise à disposition de capacités de production d’électricité, la réserve de stockage prévue en Suisse ainsi que le développement du réseau dans les deux pays ont été abordés."

Alors, "la mise à disposition de capacité de production" Ce ne serait pas le surplus éolien allemand qui pourrit la vie de leur réseau et qui arrive déjà ici pratiquement gratuitement? Celui que les allemands  paient plein pot sans le consommer? Ce courant très bon marché n'est-t-il pas à la base des problèmes que rencontre l'hydraulique suisse sur le marché de l'électricité? Géniales les petites visites de Doris en Allemagne, elle rentre avec du courant  qui déboule n'importe quand et un réseau à développer pour l'absorber. Elle a sûrement promis aussi d'importer quelques Enercon? Non? Allez? Cela ne se dit pas? Est-ce que ça fait partie de ces "secrets d'affaires" inventés pour maintenir les citoyen en dehors des combines qui leur pourriront la vie?

Pendant ce temps des gars exemplaires meurent autour des mines de charbon en construction et vouées à disparaître pour diminuer la pression sur l'hydraulique en l'an 3718.



samedi 22 septembre 2018

Voir les éoliennes et mourir... de rire!

Il y a un moment que le torchon brûle entre citoyens et politiques... Ces derniers n'en finissent pas d'abuser de la confiance des premiers avec un culot déconcertant, ou de tirer la société vers le bas par leur manque de discernement.

Isabelle Chevalley ne remonte pas le niveau. Après avoir été invitée à visionner  le reportage d'Envoyé spécial" sur les éoliennes, sa brillante analyse est tombée sur twitter:




Il s'agit de ce reportage: Envoyé spécial, FR2, sept 2018
Très sobre, il n'ouvre pas de polémique, il donne simplement la parole aux victimes et aux opposants aux éoliennes. Quelle horreur! Il n'y avait pas de promoteurs alléchés par les milliards d'argent public à encaisser pour démolir chaque témoignage, comme on le fait systématiquement en Suisse!

Au fait, elle fait quoi elle avec Suisse Eole?  Une association qu'elle préside et qui touche des millions de la Confédération (donc de l'argent puisé aussi dans les poches des opposants!) et qui ne fait rien d'autre que de la propagande avec un regard extrêmement mauvais sur ceux qui osent douter du bien-fondé de l'éolien industriel! À ce jour aucune association anti-éoliennes ne touche des subventions de la Confédération pour informer les citoyens avec d'autres sources et d'autres points de vue que Suisse Eole! Et la dame veut donner des leçons?




lundi 17 septembre 2018

Mais non, pas eux!

Ces accords internationaux qui nous gouvernent...


L'une de mes amies est très engagée en faveur des migrants. Elle me raconte des choses tellement édifiantes, que je ne peux m'empêcher de résister à ses affirmations et de lui dire "mais non, pas eux" à propos des services officiels dans notre canton, en charge de ceux que le monde refoule de plus en plus lâchement. 

Je m'efforce aussi de rassurer ceux qui arrivent de pays nauséabonds et qui ne peuvent plus avoir confiance dans les autorités qui les accueillent: "mais non, pas ici, il n'y a pas de pot de vin, pas d'espion pour le gouvernement, les médecins ont le secret de fonction et un jugement neutre, votre assistante sociale est intègre" etc...

Et puis là, je me dis, et pourquoi pas? Comment puis-je être sûre qu'ici on respecte les minorités confiées aux soins d'une batterie d'individus dont on ne sait finalement rien? Lorsqu'un assistant social refuse de donner son aval pour la location d'un appartement à un réfugié pour des raisons impossible à éclaircir, à quoi obéit-il? Lorsque vous vous inquiétez des conditions d'accueil d'une famille et que tous vos arguments sont repris par l'institution interpellée contre la famille en détresse, pour qui travaille-t-elle?

La lutte contre les éoliennes m'a appris que l'on se joue des minorités dans ce pays aussi. Pour le vent, c'est l'argent qui dicte la direction. Pour les hommes? Ce n'est pas toujours clair. Le reportage d'hier soir au 19:30 de la RTS n'a sans doute pas échappé à votre sensibilité, avec Najah Albukai et ses dessins qui retracent l'horreur de sa détention en Syrie, à revoir ici. Qui sont ces hommes (et ses femmes) capables d'autant de violence sur des êtres réduits à l'impuissance?

Et puis hier encore, ce reportage de l'émission Histoire vivante: " Quand les multinationales attaquent les États", où l'on voit des hommes parmi les plus riches du monde, condamner des populations entières à la destruction pour gagner encore plus sur leur dos, sur ceux des enfants aussi!

Malgré tout ce que l'on sait, en bons suisses on garde confiance... Ici comme ailleurs les migrants subiraient des abus de pouvoir? Là juste à côté de chez moi? Je résiste à y croire et pourtant je sais de quoi sont capables les humains lorsqu'ils se sentent répondre à une norme dont ils ne veulent pas se distancer. 

Je suis venue à penser à tout cela face à un vert convaincu agenouillé devant l'industrie éolienne, j'avais tellement envie de lui demander comment il pouvait faire confiance à ceux qui bafouent les priorités sanitaires, qui réussissent à passer au-dessus de la protection de la nature pour industrialiser les paysages, source hyper importante de bien être dans ce monde qui dérive? (À entendre ici), 
Comment ces verts qui se battent contre les multinationales avec véhémence peuvent-ils fermer les yeux devant celles de l'industrie du vent? Au fond, comme moi face aux maltraitances ordinaires infligées aux migrants: parce qu'ils n'arrivent pas à dissocier les avantages d'une énergie propre qu'ils appellent de tous leurs voeux, des intérêts d'une économie pas plus noble que les autres. Comme moi je n'arrive pas à croire que l'on puisse abuser des minorités dans une région aussi petite qui ne connaît ni la guerre ni la misère. 

Les deux initiatives sur lesquelles nous votons ce week-end: "Pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques" et "pour la souveraineté alimentaire" pourraient barrer la route, si elles sont acceptées, à de futurs accords internationaux négociés par des dirigeants de multinationales sans scrupules. Est-ce qu'on va continuer à fermer les yeux pour protéger ces gens et les laisser danser sur les tombes de tous ces enfants qu'ils livrent à leurs bénéfices? Allons-nous peser le pour et le contre et nous laisser influencer une fois encore pour leur laisser la voix libre? Nous avons la possibilité de faire quelque chose contre ces dictatures économiques. Oui, il y aura peut-être des conséquences pour nous si nous votons oui à ces deux initiatives, mais rien en comparaison de ce qu'ils pourraient imposer si on ne les arrête pas! Je voterai oui et sans hésitation, parce que j'en ai marre de voir le pire nous encercler de partout et de les entendre le justifier. Nous savons tous trop de choses pour continuer de faire confiance. 

Ce monde n'a aucune chance si nous ne reprenons pas la main, avec le coeur.

jeudi 13 septembre 2018

Nos députés seraient-ils tous occupés à mettre de l'ordre dans leurs "petites affaires" ?



Sous la coupole à Berne, l'argent est toujours au centre des débats: tout est toujours trop cher lorsqu'il s'agit de prestations sociales, et on n'en fait jamais assez pour ménager les riches.

On essaie de nous faire croire que la transition énergétique est au centre des préoccupations,  mais certaines interventions au Conseil national démontrent qu'elle souffre d'un incroyable déficit d'attention! Là, comme par hasard, les coûts sont tabous.

La régularité des commentaires diffusés de plus en plus largement par des opposants aux éoliennes attentifs et compétents, commence à réveiller l'intérêt de certains députés. Ils ne sont pas de ceux que je soutiens et je me demande ce que font les autres lorsque le CF répond des énormités aux questions qui lui sont soumises,  Prenez le temps de lire l'interpellation de Mme la députée  Glauser-Zufferey Alice,  et l'avis du CF: https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20183604

Un avis qui interpelle et suscite des réflexions:  il y est admis que les moyens financiers en subventions sont insuffisants pour soutenir le solaire photovoltaïque, qui est un pilier majeur de la production future d'électricité renouvelable. Et encore:  que le nombre de projets éoliens réalisables et réalisés sera faible, donc très inférieur au nombre de machines annoncées dans la SE 2050, (soit 800 à 1'000 machines produisant environ 4 TWh par an d'électricité). Il y est aussi dit qu'il n'y a pas de fond de réserve pour les 450 éoliennes au bénéfice d'une décision positive de Swissgrid, par contre le CF  ne dit pas comment il va remplacer la production d'électricité imputée aux éoliennes qu'il n'envisage même pas de voir construites un jour, bien que faisant partie du paquet SE2050...  Tout cela me semble bien loin de la théorie qui veut nous faire croire qu'à Berne on maîtrise les promesses de cette fameuse stratégie énergétique!

J'ignore si les parlementaires dormaient lorsque l'avis du CF est tombé, le fait est que trois autres questions lui sont aujourd'hui posées et j'aurais bien aimé voir d'autres partis lever les sourcils! À croire que le vent les a tous emporté... ou arrosé? Une question que l'on ose se poser après les doutes qui planent aujourd'hui sur certaines têtes d'élus!  (une autre ici

Bref, trois questions sont en attente de réponses sous la coupole. À suivre avec attention.


1. - Si le Conseil fédéral table sur un taux de réalisation bas des installations éoliennes, pourquoi laisser autant de projets (450 machines) s'enliser dans des procédures coûteuses, payées en dernier ressort par le consommateur d'électricité via sa facture?

- Ce gigantesque gaspillage est-il un acte responsable de la part de l'OFEN et de Swissgrid?




2. - Si aucune réserve n'est constituée pour les futures installations éoliennes, qu'advient-il si les 450 installations au bénéfice d'une décision positive venaient à être réalisées?

- Qui paie en cas de manque de financement par la rétribution à l'injection: les communes? les consommateurs?

3. -Si le Conseil fédéral table sur un taux de réalisation bas des installations éoliennes, quel agent énergétique remplacera les 4.3 TWh de courant éolien prévus dans la SE2050, soit l'équivalent de 800 installations éoliennes (voire 1000 si on tient compte de leur arrêt en raison des émissions sonores nocturnes, des migrations de faune ailée, etc.)?

On retrouve l'intégralité de ces questions en cliquant ici 

J'étais hier au palais fédéral. Il y a beaucoup de belles phrases sur ses murs, un beau paysage aussi en guise d'identité Suisse... De bonnes intentions quoi... On y croirait presque 😂

samedi 8 septembre 2018

Pourquoi des éoliennes? Le point de vue de l'ange

Parce qu'elles ne profitent qu'aux riches.




 Il y a dix ans que j'observe ce monde sous la lorgnette des vendeurs d'éoliennes de tous bords, je retrouve leurs méthodes partout où des intérêts sont défendus contre ceux des citoyens. D'abord regardez cette émission sur la RTS ici.

On y parle de tabac, de l'épidémie d'obésité et de parlementaires qui nuisent à notre santé.  Après avoir (re)vu comment à Berne on fait de la politique, je me suis demandée quel scénario avait précédé la décision de sortir du nucléaire en Suisse. Parce que quelque chose cloche sur le fond et sur la forme.


Moi aussi, j'ai regretté d'avoir raté ça... On peut toujours essayer de l'imaginer:
 Les vieilles centrales nucléaires représentent un risque financier majeur que leurs propriétaires doivent  appréhender depuis un moment déjà. Admettons qu'ils aient dans leurs conseils d'administration quelques parlementaires "infiltrés" comme on en a vu hier soir, voire une conseillère fédérale... ils auraient pu profiter d'un événement naturel majeur (Fukushima) pour lâcher le bébé dans l'arène de la minorité d'écologistes acharnés qui leur pourrissent la vie depuis des lustres avec leur obsession (légitime) de sortir du nucléaire. Ils pouvaient être à peu près sûr de les voir mordre à l'hameçon. En tirant habilement les ficelles à droite, ils pouvaient espérer  amplifier le mouvement jusqu'à en faire un projet national  soutenu massivement par les politiques et la population. Avec le réchauffement climatique et son instrumentalisation (je partage assez la vision de M. S. Erkman à lire ici), ils avaient toutes les chances de faire passer  rapidement en mode "urgence" la fermeture des centrales nucléaires, ce qui leur donnerait plus tard un prétexte pour demander des aides...

La gauche et les verts se sont littéralement envolés avec ce projet qui dépassait leurs espérances les plus folles. Ils ont dû avoir  le sentiment de gagner une longue bataille. C'est là qu'ils se sont fait couillonner (pardon pour cette expression peu orthodoxe): le jour où il a été question de reporter les coûts de démantèlement des vieilles centrales vers les caisses publiques, les vainqueurs n'étaient clairement plus à gauche... Simultanément, on a découvert une industrie éolienne fine prête pour envahir tout ce qu'il était possible d'obtenir comme terrains pour implanter ses machines. Elle sortait de nulle part, mais elle avait déjà tout organisé jusqu'à la signature de dizaines de contrats de servitude avec des propriétaires! Ceux qui jusqu'ici soutenaient sans faillir l'énergie nucléaire se retrouvaient unis comme jamais derrière cette industrialisation massive des campagnes et même des zones naturelles protégées. Des lois obsolètes étaient remises en avant pour empêcher des oppositions rationnelles et très vite les réfractaires ont été étiquetés et le débat s'est figé. C'est ce que j'appelle une opération menée de mains de maîtres. 

- Elle tient ton histoire... Mais tout-de-même tout ne peut pas être aussi simple, ce serait presque une insulte aux citoyens que de manipuler ainsi la démocratie...

Tu as vu ce député qui d'un côté siège dans des commissions de santé publique et qui de l'autre empêche les politiques de prendre des mesures pour lutter concrètement contre les dérives de l'industrie de l'alimentation ou du tabac qui coûtent des milliards aux caisses maladie? Il refuse ensuite de s'expliquer sur ses contradictions sous prétexte d'un "devoir de réserve en tant que député". Cela ne te semble-t'il pas trop simple et grossier? Trouver le moyen de lâcher des vieilles centrales nucléaires et se remplir les poches d'argent public avec des centrales éoliennes, en simplifiant les procédures et en méprisant les riverains concernés, c'est simple et grossier. C'est pour cela que je ne peux m'empêcher de penser que cela pourrait tout-à-fait être le scénario qui a mené à la situation d'aujourd'hui. Nous n'avons pas affaire à des modèles de démocrates ni à des gentleman et encore moins à des intellectuels...

- Ah ces éoliennes! Quelle aubaine! Suffisamment grandes et blanches pour occuper longtemps les rongeurs d'os, avec une production aléatoire qui multiplie les chiffres autour de leur (in)efficacité et brouille les pistes. Si la gauche s'assied sur le timon, dans les coussins moelleux de la calèche ceux qui compteront l'argent tiennent les rênes et rigolent de leur méchant tour de passe-passe à t'entendre. Mais bien entendu j'adhère complètement. J'enrage de voir autant de pigeons se laisser mener par de simples lobbyistes. De ce point de vue les barrages seraient aussi sur la sellette à l'heure des affaires de gros sous, et peut-être du vieillissement des installations qui sans doute annoncent des investissements conséquents, il y aurait matière à imaginer la chronique d'une disgrâce annoncée... Et derrière l'hydraulique on retrouve toujours la même histoires, celle du loup dans la bergerie, des hélices dans la prairie...

Plus alarmant encore est ce qui se passe au niveau de la santé. Pourquoi les caisses maladie laissent faire l'industrie du tabac et de l'alimentation? Quels intérêts visent-elle? La montée des coûts en matière de santé, pousse à la privatisation des services (hôpitaux en tête) les conséquences? Précarisation de l'emploi, prestations à la carte etc. On vous prépare gentiment à changer de paradigme pour des intérêts qui ne sont pas les vôtres. Combien de temps allez-vous continuer de déléguer vos intérêts à des parlementaires douteux? Ils travaillent contre vous pour des intérêts. C'est démontré à longueur d'année. Y-a-t-il encore des personnes de confiance dans les hautes sphères du pouvoir? Même moi je n'y crois plus. Ils auraient pu aussi à ce Temps présent démontrer l'infiltration des compagnies d'électricité au sein de Suisse Eole que la Confédération subventionne à outrance pour une fois donner du poids à vos craintes!

- Ils s'amusent bien sous la coupole à démonter pièce par pièce les rouages de la démocratie. Merci l'ange pour tes réflexions et pour ta visite. Tu sais qu'on t'aime bien sur ce blog!