mercredi 23 août 2017

La gauche à tribord toute!

l'article de Casaux ici


Lorsque nous alertons les auto-proclamés écologistes sur l'article de la Banque mondiale au sujet de l'impact du développement des énergies renouvelables sur les activités minières, les socialistes dénoncent les intérêts de cette banque. Sous-entendent-ils que cela minimise le problème posé? Ne se prosternent-ils pas eux-même devant la logique économique qu'ils critiquent pour soutenir le développement des énergies renouvelables?

Ci-dessous, leur position au sujet de cet article. On ne peut s'empêcher d'être mal à l'aise en lisant les copiés collés de la socialiste jurassienne, qui à son tour répond à une lectrice du blog. Loin de nous rassurer, la position de son parti nous laisse perplexes. Les questions que nous nous posons sur la pertinence du développement industrielles des énergies renouvelables en tant que solution à nos problèmes ne trouvent ici aucune réponse. Ce serait plutôt du genre: "mais puisqu'on vous dit que c'est mieux que rien". Et rien dans tout ce qu'elle écrit ne nous démontre que c'est mieux que rien. Les articles déposés en lien sous le post précédent par Zélie Martin, éclairent le malaise que nous avons avec les discours officiels. L'immense décalage entre le problème posé et la "réponse" portée par l'ensemble de la classe politique donne le vertige.

Jean-Baptiste Comby est sociologue, maître de conférences à l’Institut Français de Presse de l’Université Paris-2. A quelques jours de la COP21, il a publié «la Question climatique. Genèse et dépolitisation d’un problème public» aux éditions Raisons d’agir. Interview ici

Les articles de Nicolas Casaux sur le sujet mérite le détour :"L'étrange logique derrière la quête d'énergies renouvelables, " à lire ici" et aussi ici

Lorsque l'on s'autorise l'accès à ce type de réflexions, peut-on encore se contenter des réponses de nos politiciens sur la question du développement outrancier des énergies renouvelables? Cela reviendrait à dire que les citoyens sont priés de ne plus penser et de ne plus réclamer de débat sur ces sujets. Comme le fait par exemple le maire de Lajoux, qui cherche une conseillère communale qui ne soit pas anti-éolienne? Ils ont trouvé la solution et ils refusent de la remettre en question? C'est dégueulasse. Je n'ai pas d'autres mots pour qualifier cet attitude sectaire.

Le canton de Turgovie dépasse d'une tête tout ce petit monde en supprimant jusqu'à nouvel avis tous les périmètres de parcs éoliens de son plans directeur. Il donne ainsi une suite aux centaines de positions négatives en provenance des communes concernées par ces projets, contrairement à notre jeune Canton et ces politiciens de tous bords qui font la sourde oreille!

Allez! Voici la position des socialistes jurassiens sur les problèmes posés par le développement industriel des énergies renouvelables sur le long terme. Ce discours, vous le connaissez, il alimente la classe politique et les médias généralisés depuis bien longtemps... 
L’énergie la moins polluante est celle que l’on ne consomme pas. C’est ainsi que l’on peut résumer le plus simplement possible la situation. Toute consommation à un impact environnemental. La question est de savoir si cet impact est acceptable ou pas.
Dans la situation actuelle de réchauffement climatique, il est évident que les énergies fossiles ont un impact immense par la libération de quantités massives de CO2 qui influence considérablement et dangereusement notre éco-système.
Les énergies renouvelables ont un impact différent. En fonction des technologies retenues, il peut être vrai que plus de ressources minières soit nécessaire. Mais ce n’est pas une règle absolue. Ainsi par exemple les panneaux photovoltaïques peuvent très bien être réalisés avec du silicium, ayant un « faible » impact environnemental et présentant d’excellents rendements, ou avec des terres rares pouvant effectivement augmenter leur impact environnemental. Raison pour laquelle les SID ont retenu les panneaux silicium mono-cristallin dans leurs installations.
Ce qui est prépondérant est l’impact écologique global d’un élément quel qu’il soit. A ce titre, et vu que les batteries sont mentionnées dans cet article, le PSI (Paul Scherrer Institut) a réalisé une étude complète avec l’EMPA au sujet de de l’impact environnemental des véhicules. En conclusions, l’impact CO2 total est divisé par 3 (environ) pour un véhicule électrique fonctionnant avec des énergies renouvelables indigènes par rapport aux véhicules à essence/diesel, malgré les besoins en ressources minières supplémentaires (voir les graphiques ci-dessous).
Ajoutons que les cercles académiques et les recherches scientifiques sont conscients des problèmes liées aux ressources naturelles. Ainsi, le même PSI mène des recherches actives pour substituer ces « terres rares » dans les batteries.
Pour le solde, que la Banque mondiale soutienne les énergies fossiles n’est pas une surprise. Malgré une entrée en matière « écolo-catastrophiste », elle évoque et s’inquiète plutôt des effets économiques de l’offre et de la demande que de l’impact environnemental dans cet article.
En conclusion, les économies d’énergies sont certainement les mesures prioritaires pour combattre le réchauffement climatique, objectif premier de la stratégie énergétique 2050. Avec la même certitude, on peut affirmer que les énergies renouvelables ont un impact globalement inférieur sur l’environnement comparé aux énergies fossiles.
Graphiques de l’étude PSI+EMPA (extraits)


www.psju.ch

dimanche 20 août 2017

Des éoliennes pour rien mais des éoliennes pour tous.

Quel prix allons-nous payer pour la multiplication des éoliennes industrielles sur la planète?


Dans cet article publié sur le site de ReporTerre, quotidien de l'écologie, on lit des mots très fort, il est court, prenez la peine d'y jeter un oeil. L'alerte est claire: Les énergies renouvelables sont dangereuses pour l’environnement, (...) les outils technologiques des énergies « propres », éolien, solaire, hydrogène et systèmes électriques, nécessitent beaucoup plus de ressources rares, que les ­systèmes d’alimentation en énergie traditionnelle. 

La banque mondiale n'est pas la première à tirer cette sonnette d'alarme, les opposants aux éoliennes industrielles le font régulièrement, mais la presse et les groupes d'intérêts autour du vent n'en finissent pas de les ignorer. Sous prétexte de l'urgence de sortir du nucléaire, ils balaient tout ce qui fait de l'ombre à leur projet de transition énergétique, sans discernement. Ils imposent leurs solutions avec la même inconscience que le nucléaire fut alors imposé...

Comme promis dans le post précédent, il y a une suite à cet article. Il a été envoyé par une lectrice de ce blog à quelques uns d'entre eux pour connaître leur position sur les problèmes qu'il soulève. Elle partage sur voisine les réponses obtenues. L'ampleur de la question  les dépasse tous. Ils se réfugient derrière leur dogme. Point barre.

Première réponse:

Isabelle Chevalley:

Oui c'est en partie vrai. Le neodyme était par exemple utilisé dans les éoliennes mais aujourd'hui la plupart des fabricants s'en passent. Il existe des panneaux solaires avec certains métaux rares (qui ne sont pas si rares) mais la grande majorité est fait de silicium une des matières les plus abondantes sur terre.
Ce qu'il faut comparer c'est ce que l'on utilise aujourd'hui et actuellement, les mines d'uranium sont extrêmement polluantes et l'enrichissement de l'uranium nécessite des centrales à charbon et nucléaires. En France, 5 réacteurs fonctionnent juste pour fournir l'énergie pour enrichir l'uranium.
Dans un monde où tout le monde veut de l'énergie à n'importe quel moment sans faire d'effort d'économie, il est difficile de n'avoir aucun impact pour la Planète... On constate que les entreprises font beaucoup d'efforts car la facture d'énergie est importante pour elles mais il est très difficile de faire agir le citoyen qui pense que son voisin n'a qu'à commencer avant que lui ne fasse quelque chose. L'électricité est bien trop bon marché, à 1 Frs le kWh, on ferait tous des efforts.
Meilleures salutations

Nous reconnaissons les raccourcis "scientifiques" de la verte libérale. 

1. "C'est en partie vrai" 

Ce recours à la généralité contraste avec son habitude de clamer son esprit scientifique à tout-va. 

2. Le neodyme était utilisés dans les éoliennes, mais aujourd'hui la plupart des fabricants s'en passent.

Quelles garanties accompagnent son propos? Combien de tonnes de neodyme sont encore aujourd'hui utilisés dans la fabrication des éoliennes exactement? Combien de tonnes seront encore utilisées? Quelles sont ces entreprises qui les utilisent dans la fabrication des éoliennes et lesquelles ne les utilisent pas? Parce que dire simplement que toutes ne les utilisent pas c'est absolument sans intérêt et cela s'apparente à de la désinformation. Selon la banque mondiale, nous sommes loin d'une diminution significative. C'est là-dessus que nous aimerions des réponses.

3. Il faut comparer ce que l'on utilise aujourd'hui 

N'est-ce pas justement ce que fait la banque mondiale, en comparant l'utilisation des ressources rares nécessaires à la transition énergétique avec celles extraites aujourd'hui:
"Ainsi, les éoliennes et les panneaux solaires se multipliant pour diminuer les effets du changement climatique, pourraient faire doubler la demande en métaux, et pourraient entraîner une augmentation de plus de 1.000 pour cent de la demande de lithium pour les batteries, si l’on n’agit pas drastiquement pour limiter le réchauffement".
Ces affirmations sont énormes et méritent des réponses un peu plus scientifiques que celles proposées par la verte libérale.

 Ensuite elle fuit dans sa zone tiède: l'affreux nucléaire qui lui est un vrai méchant glouton dangereux contre lequel il faut lutter aveuglément. Sauf que ce glouton ne représente que 11% de la production mondiale d'électricité. Il manque donc dans ses réflexions 89% de la production d'électricité pour alimenter cette planète de sauvages incapables d'économiser l'énergie qu'on leur vend trop bon marché à son goût. Et l'électricité c'est environs 20% de notre consommation finale d'énergie, il manque là donc encore environs 80% de la solutions à trouver avec du renouvelable. Le vent et le soleil gratuits font bien rêver, mais oublier le montant de la facture pour réussir à les hisser dans les premiers rangs de nos producteurs d'énergie est loin d'être une décision scientifique.

La banque mondiale appelle à la réflexion, mais quand les politiques s'y mettront, il sera bien trop tard.

P.S. La précarité énergétique, elle ne semble pas connaître, ou alors pour elle les pauvres n'ont qu'à se passer d'électricité.

dimanche 13 août 2017

Le dur chemin de la rentrée....


                                                                                        ©phq
Ne vois-tu rien venir...  

En été tous les médias se passionnent pour la nature,  les paysages merveilleux, le terroir... en bref tout ce que l'industrie ronge à longueur d'année sous l'oeil pétillant des politiques.

Tous les médias?

Non , un journal résiste: Le quotidien jurassien. Lui, son Heidi, sa Pauline*, ses paysages enchanteurs, ses aventures, en juillet il les relate via les voyages d'affaires des BKW (notre producteur d'électricité local) au coeur de ses parcs éoliens à l'étranger. Il y a quelques années nous avons eu le privilège de visiter ses acquisitions en Italie, cette année il était question de la France. De jolis reportages annoncés en première page puis étalés au maximum à l'intérieur où tout le monde il est beau et gentil, et pour cause on n'y voit personne: pas de trace de la mafia dans leur escapade italienne, pourtant très impliquée dans le financement de ces parcs subventionnés par de l'argent public qu'elle encaisse allègrement. Pas de trace non plus des conséquences de l'éolien industriel en France où la résistance fait rage. Non, dans notre unique quotidien local on ne parle pas de ces choses-là. On soutient, on pommade, on reçoit, on suit tout ce qui marche avec le vent et dans les bureaux bien fréquentés de la rédaction, je re-cite: "on se lasse des arguments des opposants". 

Mais l'enfumage cache une rentrée douloureuse. Le parlement va sans doute plébisciter la stratégie énergétique du Canton grâce à la votation pour la SE2050. Des villages vont se réveiller avec la gueule de bois et rejoindront le rang des "lasseurs de rédac".  Le ton va se durcir, la menace climatique va être brandie à toutes les sauces,  la culpabilité va faire son boulot dans les petits coeurs serrés des grands-parents pour le climat et autres défenseurs de la bonne parole verte et vertueuse. La vie d'un canton est peu de chose à côté du sommeil des uns et des intérêts des autres.

Partout on déraille avec ces histoires d'énergie, comme si bousiller la nature, écraser les résistants, polariser les débats pour mieux les éviter, allait faire du monde quelque chose de meilleur... 

La transition énergétique telle qu'elle se profile va poser d'énormes problèmes du côté des activités minières, la banque mondiale (pas forcément connue pour son charisme) s'en émeut dans cet article.
Elle plaide pour l’ouverture d’un « dialogue entre les groupes d’intérêt sur le climat, l’énergie verte et les industries extractives ».

Encore une qui va lasser les rédactions et les groupes parlementaires... Remarquez, il serait intéressant de creuser du côté de nos politiques pour savoir ce qu'ils pensent de ce genre d'alertes et comment ils comptent les intégrer dans leur réflexion. Affaire à suivre. Et nous allons la suivre, parce que voisine c'est aussi un travail d'équipe: si l'information ne vient pas à nous, nous allons à elle.

* référence à Pauline à la plage de Rohner, et non à notre députée Pauline Queloz (même si nous attendons beaucoup de son engagement pour la préservation des Franches-Montagnes)



dimanche 30 juillet 2017

Mort pour la vie.


On mangera quoi?

200 militants défenseurs de l'environnement tués en 2016. L'article publié sur le site de France Libertés, à lire ici, me fait réagir.

Quand Nestlé infiltre en Suisse un groupe de jeunes femmes militantes via une agence de sécurité et que l'affaire se termine par la mort  de l'une de leur taupe (par suicide...), on mesure l'étroitesse du monde libre dans lequel nous pensons "évoluer". Lire Affaire classée d'Alec Feuz, Attac, aux éditions d'en bas

La transition énergétique telle qu'elle est menée engendre des injustices énormes, détruit des kilomètres carrés de nature, tue des espèces, menace la santé des riverains et détruit le  tissu social dans les régions concernées. Les opposants à l'exploitation industrielle des ressources naturelles pour sortir  des énergies fossiles sont devenus les boucs émissaires des écologistes urbains. Il suffit de lire les commentaires sur les réseaux sociaux à leur encontre  où d'écouter les remarques acerbes de politiciens comme la verte libérale Isabelle Chevalley ou Roger Nordmann, spécialistes du genre, pour le constater.

Ce qui me surprend le plus est que les grandes associations de protection de la nature ne se comportent pas différemment de ceux qui les combattent avec acharnement: les riverains d'éoliennes  qui subissent cette nouvelle lubie industrielle sont complètement abandonnés dans leur lutte par des dinosaures comme Greenpeace, pire ils sont jugés par eux et raillés. Pour ma part j'ai cessé de soutenir ces associations "officielles" qui défendent une espèce de pensée unique en matière d'environnement et abandonnent les luttes locales au profit de grandes ambitions nationales ou internationales. Autour des éoliennes on meurt aussi mais très seuls et avec la bénédiction de la gauche et des verts en plus de celle des grandes associations, parce que l'on n'entre pas dans leur schémas de "défenseurs de la nature".

Cette manière sélective de collaborer avec l'industrie et ses colonisations n'est pas excusable. Si je lis cet effrayant dossier sur les problèmes liés à l'extractivisme, je ne suis pas en terre étrangère: si les chantiers de parcs éoliens sont moins impressionnants, c'est uniquement parce qu'ils se multiplient dans le paysage les uns après les autres, les uns indépendamment des autres. Mettez-les côte-à-côte et vous constaterez l'ampleur des dégâts en terme de surfaces occupées, de matériaux extraits de ressources naturelles pour leur fabrication, de béton coulé dans le sol, de surfaces agricoles perdues, d'impacts sanitaires et sociaux! 

Ici on parle de 33 cadavres de faucons crécerellettes retrouvés aux pieds des 31 éoliennes  D'UN SEUL SITE.  Autour du développement éolien tout est morcelé, y compris le cerveau des défenseurs "officiels" de l'environnement et des droits de l'homme, des politiciens et des autorités locales, et même de certains riverains qui pensent que sauver le climat vaut bien un petit bout de site naturel sacrifié... et quelques milliards d'argent public envolés.


samedi 22 juillet 2017

Beaucoup de chemins mènent à la révolte, celui de l'éolien industriel aussi.

Avant les embûches...

Jusqu'à assez tard dans ma petite vie, j'ai imaginé mes vieux jours assise sur un banc dans le jardin aux côtés de mon compagnon à regarder passer les saisons, grandir les petits enfants, à lire tout ce que je n'avais pas eu le temps de lire avant de mourir de ma belle mort, pile poil le même jour que l'homme de ma vie 😂. Même si je n'étais pas complètement stupide, je croyais pouvoir faire abstraction de ce qui ne m'intéressait pas. Vivre et laisser vivre en quelque sorte.

L'arrivée des éoliennes a quelque peu bouleversé mes plans... Il a bien fallu que je me bouge et que je traverse le décors. Oh.... je le savais ce qui était derrière, mais aucun parti politique, aucun mouvement associatif n'avaient jamais suscité suffisamment de confiance chez moi pour m'engager. 

L'incroyable sans gêne des adeptes d'Eole, charbonniers de l'immense chaudière qui alimente la société de consommation, puis un petit clin d'oeil de la mort après des mois de stress liés à la lutte contre ces autoproclamés sauveurs de la planète, ont définitivement réveillé la rebelle qui sommeillait en moi. Le milieu des éoliennes industrielles  concentrent tout ce qui me révolte: le mensonge, la tricherie, la manipulation, l'hypocrisie, le profit, la convoitise, la zizanie... Je m'arrête, la liste est infinie.

Je ne suis pas plus adepte des climatosceptiques que des climatophobes à partir du moment où ils défendent des intérêts industriels  destinés à la chaudière ils sont aussi dangereux les uns que les autres.

Prétendre que nous allons sortir des énergies fossiles en couvrant la terre d'éoliennes industrielles est de la malhonnêteté intellectuelle. D'accord, ils ont trouvé une autre formule, ils vont nous concocter un mix énergétique, que même les pays le plus développés du point de vue des énergies renouvelables n'arrivent pas à nous démontrer. Mais le discours s'épaissit années après années pour nous faire avaler la pilule du monde meilleur qu'ils prétendent amorcer...

Pour imager tout cela, voici quelques textes, vidéos, liens qui ne nourriront que ceux qui ont faim. Les repus continueront de se vautrer dans des illusions renouvelables qui valident leurs excès, leur confort, leur foi avec le sentiment d'être du bon côté des hommes, celui de la majorité rassurante...

Yannis Youlountas, je ne vous le présente plus. J'aime son écriture elle traduit l'état d'esprit de ces observateurs-acteurs submergés par l'ampleur de tout ce qu'ils ressentent et comprennent intimement:

"Dès qu’un vent nouveau se lève quelque part, dans des villages lointains, dans un quartier du bout de l’Europe ou sur une ZAD voisine, c’est toujours le même refrain, la même réaction, le même empressement de terrasser ce qui gêne (...)" lire le texte ici.

Jean-Marc Jancovici porte un regard scientifique et malicieux sur le monde de l'énergie, il publie sur Facebook: "Les étapes de construction d'une éolienne. Intéressant de voir toute la dépendance au pétrole de la filière éolienne" À voir ici

Le très controversé GIEC, n'en finit pas d'interroger les sceptiques, à lire ceci.

Chaque jour, absolument chaque jour, je lis sur ces régions qui se défendent becs et ongles contre les promoteurs éoliens, entre autres prestidigitateurs, qui eux arrivent toujours avec la même désinvolture, la même certitude de gagner la partie, tellement leur lobby est ancré dans les milieux politiques. David contre Goliath, nous le savons depuis le début, mais cela ne nous fera pas taire. Nous sommes l'épine dans leurs chaussures vernies. Un exemple de ces associations qui luttent partout à suivre ici. Des citoyens courageux comme ici, il y en aura de plus en plus. Quant à la santé des riverains tout le monde fait semblant de croire qu'elle n'est pas en danger. Multiplication des AVC, des cancers, des Burnout, etc.... tout le monde en parle, mais personne ne cherche à en combattre les causes qui se multiplient dans notre environnement grâce à la bonté des faiseurs de fric. Alors cette maman qui souffre on la range dans les dossiers classés, avec les autres?

Traverser les Franches-Montagnes qui concentrent dans leurs paysages la presque  totalité des éoliennes actuellement en Suisse, est un crève coeur qui alimente la flamme de ceux qui ne supportent pas de voir détruire leur région pour nourrir la bêtise des hommes.


mardi 18 juillet 2017

Êtes-vous satisfaits du service après vente de vos éoliennes?



suivre le lien de l'image ici...

 Vous l'avez sans doute remarqué, tous les prestataires de services s'inquiètent depuis quelques temps de la "satisfaction" du consommateur.

Comme les compagnies d'assurance, les vendeurs par correspondance, les services de communication et cie,  l'exploitant de nos deux éoliennes se préoccupe de notre voisinage avec les machines qu'il a installées à deux pas de nos maisons et nous demande de remplir le questionnaire ci-dessous:

Votre satisfaction nous tient à coeur.

Dans quelles mesures les affirmations suivantes sur le fonctionnement des éoliennes industrielles proches de chez vous sont-elle exactes:

😊 tout à fait 😑à peu près 😟pas vraiment 😡 pas du tout

1. Mes remarques ont été prises en compte et traitées sans délai  😡

2. J'ai été informée de la suite de la procédure  😡

3. Mes interlocuteurs étaient prévenant😡

4. Les personnes responsables de mes problèmes étaient joignables 😡

5. Mes interlocuteurs étaient compétents  😡

6. J'étais satisfaite de l'aide que la société propriétaire m'a apporté  😡

7. Vos dépenses pour rendre le bruit supportable à votre domicile ont été remboursées 😡 

8. Les explications sur les indemnités en cas de nuisances étaient claires 😡

9. Les problèmes ont été traités sans formalités inutiles  😡

10. Je suis satisfaite de la gestion des éoliennes par leur propriétaire  😡

11. Je recommanderais les éoliennes à mes amis   😡 JAMAIS!

Afin d'améliorer constamment notre service, nous transmettons les données suivantes à notre direction générale, à nos actionnaires,  à l'OFEN, aux autorités communales et cantonales compétentes.


Oups, je crois que la chaleur m'a assoupie et je me suis mise à rêvasser en lisant le questionnaire de mon assureur.

😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂

Cela dit je déteste ces enquêtes de satisfaction qui ne servent qu'à réduire les prestations au minimum acceptables par les consommateurs payeurs. Pour les exploitants des éoliennes, pas de problème ils respectent les normes que leurs lobbies surveillent de près dans les milieux politiques pour qu'elles restent à leur avantage. Tout ce qui ne convient pas à leur business est du domaine de la suggestion et de l'effet Nocebo. De plus, notre satisfaction ne jouant aucun rôle sur leurs bénéfices ils ne perdent pas de temps avec ce genre de paperasse.

Par contre, le journal 24h, à l'instar de plusieurs autres, vous demande comme ici, si vous avez "apprécié cet article". Une manière comme une autre de mettre la pression sur le journaliste. Si vous souhaitez entrer dans le débat, vous pouvez laisser un commentaire aux signes limités. Après deux commentaires on ne vous publie plus. Tu parles d'un débat d'idées! Dans le journal 20mn, on ne demande rien, parce qu'on ne dit rien.  Je trouve l'information qu'il diffuse dans l'article  en lien, orientée, incomplète et sans intérêt. Le communiqué de presse n'est même pas traité correctement. Espérons que les autres feront mieux...

Voici le communiqué de presse de Paysage Libre Suisse. Très clair celui-ci:

Communiqué de presse
Le Tribunal fédéral donne raison à Paysage Libre Suisse contre
Swissgrid SA
Granges, le 18 juillet 2018
"Le Tribunal fédéral a donné raison à Paysage Libre Suisse dans la procédure concernant l’accès aux informations relatives au subventionnement des projets éoliens. La Cour suprême a estimé que la liste des bénéficiaires de la rétribution à prix coûtant devait être rendue publique. Cette décision constitue une étape importante pour la protection du paysage : les associations pourront accéder à des informations précises sur les différents projets en cours d’élaboration.

En août 2012, Paysage Libre Suisse s’était adressée à Swissgrid SA pour lui demander, en vertu de la
loi fédérale sur la transparence (LTrans), copie des listes de bénéficiaires de la rétribution à prix coûtant (RPC) ainsi que de la liste d’attente. Swissgrid SA lui a répondu qu’elle n’appartenait pas à l’administration fédérale et ne disposait d’aucun pouvoir décisionnel, de sorte que la LTrans ne s’appliquait pas.
Dans son arrêt du 21 juin 2017, rendu public aujourd’hui, le Tribunal fédéral considère que les décisions portant sur l’octroi de la RPC constituent bel et bien une décision soumise à la LTrans. L’accès à ces données doit dès lors être rendu public. Le recours étant admis, la cause est renvoyée au
Tribunal administratif fédéral pour nouvelle décision. L’accès à ces informations permettra aux associations actives dans la préservation du paysage en Suisse de connaître quels projets éoliens ont été acceptés sous l’angle de leur subventionnement par la RPC. À l’heure actuelle, 500 machines font déjà l’objet d’une décision positive et sont en attente de construction. 360 autres figurent sur la liste d’attente. Ces quelque 900 machines pourraient être construites dans les prochaines années aux frais du contribuable suisse, qui devra alors débourser plusieurs centaines de millions de francs chaque année. S’y ajouteront encore environ 100 machines pour atteindre la production de 4.3 TWh/a voulue par la Confédération. Avec une subvention de 21.5 centimes le kWh éolien la promesse que les coûts annuels par ménage se monteront à 40 CHF maximum est impossible à tenir.
Paysage Libre Suisse attend que l’accès à ces informations, que le lobby éolien s’évertue à vouloir
cacher en toute illégalité depuis des années, soit effectif le plus rapidement possible, afin de permettre
aux associations actives dans la préservation du patrimoine paysager d’effectuer leur travail dans les
meilleures conditions.

Contact:
Michel Fior, secrétaire général, 079 898 11 55, michel.fior@paysage-libre.ch