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samedi 20 août 2016

L'industrie éolienne réinvente sournoisement le langage et les comportements

Petite leçon de vocabulaire et de vie emportés par le vent:
Quand ils disent qu'ils ne font qu'emprunter le paysage...

- Pour Monsieur Brélaz, un simple opportuniste devient un "évolutionnaire" (à réentendre ici)

- Pour Mlle Chevalley, les citoyens qui s'informent et s'expriment, sont "des opposants minoritaires bruyants et bien organisés" (à entendre, réentendre, lire, relire, dans chacune de ses interventions dans un espace public à propos des anti-éolien)

- Pour le canton du Jura un couple qui attend un enfant est "un non couple" (seuls un contrat de mariage ou 5 années de vie commune peuvent empêcher deux personnes de siéger ensemble dans un conseil communal). Un "non couple"  siège au conseil communal de Saint-Brais, l'honnêteté morale de ces futurs parents pourrait mettre un terme à cette situation très critiquée et critiquable, puisque la loi ne le fera pas, mais c'est aussi une expression qui doit être en cour de réinterprétation chez les amateurs de pales.

- Les conseillers communaux ne participent plus aux débats en assemblée communale: ils font "des messes basses en non couple" en tournant le dos aux citoyens (assemblée communale de Saint-Brais le 17 août dernier)

- Comment appelle-t-on des citoyens qui tapissent leur maison de publicité pour les candidats PDC aux élections cantonales, s'auréolent de gloire après l'élection de leur enfant au parlement jurassien et ne s'abaissent jamais à participer aux assemblées communales? Même pas pour empêcher le mobbing affiché d'autorités peu scrupuleuses? Des évolutionnaires peut-être?

- Et qui sommes-nous pour ces socialistes catholiques qui préfèrent méditer à la maison, plutôt que de porter présence et leur voix à une petite assemblée communale pour empêcher leurs futurs déchets de finir sous le nez d'une concitoyenne harcelée parce qu'elle a le tord de défendre la nature? Les anti-éolien auraient-ils à leurs yeux perdu ce statut d'humains dont ils prétendent se soucier?


Plus largement, sous les pales:

Les espaces naturels protégés se transforment en "zones pour des projets industriels d'intérêt général"
L'industrialisation massive en "emprunt au paysage" 
-  Les droits démocratiques en "recours abusifs"
-  Les anti-éolien en pro-nucléaire
-  Les problèmes de santé  en "effets placebo"
L'épargne en "cauchemar"
-  Un article devient une "étude"
Une étude devient un "article" (selon les besoins de la cause éolienne)
- À propos des inconvénients des énergies fossiles: ce sont des énergies sales
- À propos des inconvénients des énergies renouvelables: "il n'y pas d'énergie propres

 
La liste est longue et s'allonge au fil des projets de développement de parcs éoliens.

Finalement, le projet de moloks à Saint-Brais découlent directement de cette nouvelle approche des choses et l'endroit choisi illustre assez bien la "modernité linguistique et comportementale ambiante":

Entre la religion et l'éducation et sous la protection de l'écologie libérale: les collecteurs d'ordures.  (c'est dans ce petit carré vert qu'ils étaient prévus)

jeudi 18 août 2016

Saint-Brais, les méchants, les moloks et pour finir les gentils qui ont gagné.


Deux moloks, entre votre terrasse et la route, vous seriez d'accord vous?

Et ces jours-là?

À Saint-Brais, je peine à comprendre comment cette idée fondamentalement cruelle de poser ce genre d'installation sous le nez de riverains a pu germer dans l'esprit de certains...

 On le sait, les éoliennes ont amené au village beaucoup de tristesse suite aux dérèglement du tissu social que leur implantation a provoqué. Les assemblées communales sont soit envahies par les amis du conseil, lorsque celui-ci a besoin de gagner une votation, soit largement désertées, y compris par les conseillers eux-mêmes, lorsque rien n'est en jeu. Le village prend l'eau. Aucun soin n'est donné à son développement, à son entretien, à sa vie sociale. 

Par chance des habitants se donnent un peu de peine pour maintenir une certaine qualité de vie. C'est le cas d'une amie, qui a fait cet été un immense travail de revalorisation de sa ferme.  Le fait que Saint-Brais soit traversé par des milliers de véhicules chaque jour et soit en plus écrasé par les deux éoliennes géantes qui le surplombent, relègue au second plan les maisons qui bordent la route, on ne les regarde pas, on passe. Mais cette ferme-là, depuis qu'elle a retrouvé toute sa fraîcheur, je ne sais pas comment dire... c'est comme si le vieux village avait retrouvé son âme. Juste sous la petite barrière qui longe le jardinet devant la maison, il y a un petit carré d'herbe que l'on a pris la peine de fleurir. C'est pas grand chose ce que je vous dis là, mais dans un village blessé comme le nôtre par la circulation intense et l'industrialisation arrogante de son environnement naturel par des aérogénérateurs, cet espace paisible revêt toute son importance.

Savez-vous pourquoi nous avions une assemblée communale hier soir? Parce que les membres du Conseil, que l'on ne présente plus, voulaient faire accepter un crédit de 17'000 francs pour l'installation de deux moloks  pour le ramassage des ordures ménagères, dans ce petit carré vert juste devant le modeste jardinet de la jolie ferme rénovée, à deux pas des fenêtres des pièces principales de séjour. Sont-ils allés voir la propriétaire pour lui parler de ce projet avant de l'annoncer dans la convocation à l'assemblée communale? Non. Elle est anti-éolienne, et la commune est propriétaire de ce petit bout de terrain entre sa maison et la route, alors vous pensez, quelle belle occasion de lui nuire! C'est leur seule motivation je crois, nuire encore et toujours à ceux qui n'apprécient pas les moulins à vent qui ont fichu la vie en l'air par ici. Cela fait complètement partie des nuisances sociales sous les parcs éoliens, ignorées en générale par les autres qui ne veulent pas faire d'histoire.

Mais ce soir ils ont perdu sur toute la ligne. Leurs copains sont restés à la maison. Ceux de mon amie pas. D'entrée elle a demandé une non entrée en matière du point 2 de l'ordre du jour et l'assemblée l'a soutenue à une majorité écrasante. Même une partie du conseil s'est rangée de son côté. Trop, c'est trop. Cette personnalité hors du commun, dévouée à sa commune depuis toujours a reçu le soutient qu'elle méritait. Enfin! Les mesquineries de quelques membres sournois des autorités communales ont été désapprouvées par la communauté. Est-ce que Saint-Brais retrouve sa dignité? 

La bonne nouvelle, c'est que les sournois sont lâchés. Ils étaient seuls, ou presque, à voter pour leurs moloks (5 contre 22) et qu'à la sortie les gens étaient contents d'avoir remis un peu d'ordre dans les affaires communales. L'autre bonne nouvelle, c'est que vraiment, les trois pires éléments de ce conseil, à la base du parc éolien, ne sont pas du tout, mais alors pas du tout appréciés et que la confiance ne règne pas... C'est ce qui se disait dans les groupes de discussion dehors.

Ouf! Tout n'est pas perdu. Deux jeunes  sont avec eux maintenant, et ils ont montré ce soir qu'ils étaient capables de renoncer à la collégialité quand les limites de l'acceptable étaient dépassées et que la solidarité était de mise.

dimanche 14 août 2016

Isabelle Chevalley au chevet de quelle terre?


Extraction de terres rares dans des conditions inhumaine: 2,7 tonnes par éolienne de 3MW

Isabelle Chevalley ne rate pas une occasion de se déclarer "scientifique donc je sais comment faire pour savoir" Son voyage au Niger, franchement c'est louable (à lire ici) Enfin, ce serait louable si elle avait la même rigueur scientifique au sujet des éoliennes industrielles. Cela donnerait de la crédibilité à son discours.

Elle aurait pu par exemple visiter les mines d'extraction de terres rares pour démontrer son véritable intérêt pour les choses écologiques et humaines. Extrait d'un article publié dans Contrepoints en 2013, tiré d'un reportage du Daily mail dans une usine de traitement des terres rares:
À l’intérieur de l’usine, de l’acide sulfurique à ébullition coule dans des tranchées ouvertes et de la lave jaune en fusion jaillit des fourneaux rotatifs. L’air remplit de sulfure piquait les yeux et brûlait les poumons. Les vêtements des ouvriers étaient parsemés de tâches d’acide.
« On nous donne des uniformes au début mais ils se font rapidement ronger par l’acide » m’a dit un des travailleurs dont le pantalon était couvert de brûlures d’acide. « On nous donne des gants et des masques. Mais les masques ne font pas grand chose. J’ai du mal à respirer après mes shifts de 12 heures. »
Ces terres rares, faut-il le rappeler, sont généralement utilisées dans la fabrication des éoliennes industrielles à raison d'environ 2,7 tonnes par éolienne de 3MW. Vous pouvez lire l'article ici 

L'extraction de terres rares est également responsable de: 
- Destruction de la végétation naturelle et des terres agricoles
- Dégradation des sols
- Effet sur la qualité de l'eau
- Production de déchets radioactifs

Tous les détails sont à lire ici

Et nous sommes tous consommateurs de ces terres rares, Isabelle Chevalley aussi. Mais bien sûr cela n'arrange pas ses affaires d'en parler. Ce qu'elle veut elle c'est gagner contre le nucléaire. Autour d'elle le monde peut bien s'écrouler pourvu que ce soit en vert... C'est ici que j'ai un problème avec elle.

Elle aurait pu aussi se rendre sur une mine de cuivre en Zambie par exemple, il en faut également plusieurs tonnes pour la construction d'une éolienne industrielle. À lire ceci, même topo que pour l'uranium

Que dire du lithium,  utilisé pour le stockage de l'électricité? Pas grand chose de bien, un aperçu ici

Alors oui Mlle Chevalley a sûrement des raisons de s'engager contre le nucléaire, mais elles sont sectaires. Des sermons, de la poudre aux yeux, du blabla de politiciens. Il n'y a pas deux poids et deux mesures dans la destruction de la planète et l'exploitation des hommes. Il n'y a pas de bonnes et de mauvaises victimes. S'engager contre les multinationales rapaces, c'est bien mais cela commence peut-être par ne pas s'acoquiner avec les petits banquiers  avides qui ici font leur lit. N'a t-elle pas amené au comité de  Suisse Eole un personnage soupçonné de corruption dans l'affaire des SIG? Relaxé faute de preuves, certes. Mais ces fameux 80 millions envolés on aimerait toujours savoir jusqu'au  moindre centime où ils ont passé. Voilà un joli travail de transparence pour une parlementaire qui se veut consciencieuse.



vendredi 12 août 2016

L'été Montesquieu



Jour 7


“Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice.”
Montesquieu 


Que de commerces légaux au chevet de la terre! Le business des énergies renouvelables  en est l'un des plus machiavélique, qui entraîne dans son sillage des plus idiots aux mieux disposés et mêmes des états entiers! Au bout du compte, l'argent se perd, comme par hasard. Souvenons-nous des SIG: leurs 80 millions de francs envolés dans "un scandale" ont bien dû atterrir quelque part? Mais si bien à l'abri des lois que nul ne sait où exactement!

En France, une faillite phénoménale (ce fut le cas aussi en Allemagne avec Prokon) laisse sur le carreau quelques verts crédules... ou est passé l'argent qu'ils ont perdu?

Honnêteté ne rime pas avec renouvelable:


Le roi des énergies vertes vendait du vent
Paris Match | Publié le 05/08/2016 à 07h00 |Mis à jour le 05/08/2016 à 13h18
François Labrouillère 


Les éoliennes et le solaire étaient les activités de FSB Holding. Getty Images

La déroute du groupe d’énergies renouvelables FSB Holding laisse sur la paille des milliers d’épargnants pour plus de 50 millions d’euros.
Depuis le début de l’année, des centaines de dossiers de faillite s’empilent au tribunal de commerce de Paris. Ils visent la myriade de filiales de la société FSB Holding, elle aussi mise en liquidation le 10 juillet dernier. Parallèlement, une information judiciaire pour des soupçons d’escroquerie est ouverte depuis peu au palais de justice.
Bourgeoisement installée dans le quartier des Champs-Elysées, la Financière de Saint-Barth – en abrégé FSB Holding – s’affiche, avant sa déconfiture, comme un opérateur éminent sur le marché en plein boom de l’environnement. Des éoliennes aux centrales ­solaires en passant par le traitement des déchets, les logements écologiques ou même les voitures électriques, la société surfe sur la vague écolo du Grenelle de l’environnement. Les ambitions de ­Stéphane Jacob, son « fondateur-directeur général », semblent sans limite. Pour appâter les investisseurs, FSB Holding, via sa filiale France Energies Finance (FEF), concocte des montages financiers aux rendements alléchants. Il y a d’abord du ­Girardin industriel, un dispositif de défiscalisation lancé par l’Etat pour soutenir l’activité dans les départements d’outre-mer. En contrepartie d’une ristourne sur leurs impôts, les clients de FSB, sont censés financer l’installation d’éoliennes et de ­centrales photovoltaïques aux Antilles et en Guyane. Leur bénéfice prévu est d’environ 15 à 20 % du montant des sommes versées. Par l’intermédiaire du cabinet de courtage Legendre Patrimoine, bizarrement tenu par des proches de l’Eglise de scientologie, le groupe propose aussi un placement miracle : le produit France Energies 7 %. Cette fois, l’argent des ­épargnants doit être investi outre-mer dans des centrales ­solaires avec un rendement garanti de 7 % par an. Sur ses ­prospectus, FSB étale deux arguments imparables : « les meilleurs ensoleillements de France » pour ses centrales et la « ­sécurité » du rachat par EDF de l’électricité produite. Lire l'article en entier ici


Et pendant que des commerçants dépouillent des pseudo sauveurs de la planète, les victimes sanitaires témoignent dans l'indifférence... (un nouveau témoignage ici). Tant que l'argent coulera à flot, nous n'aurons aucune chance d'être entendues!

lundi 8 août 2016

L'été Montesquieu



Jour 6

– “La liberté politique dans un citoyen est cette tranquillité d’esprit qui provient de l’opinion que chacun a de sa sûreté ; et pour qu’on ait cette liberté, il faut que le gouvernement soit tel qu’un citoyen ne puisse pas craindre un autre citoyen”
Montesquieu

Et bien voyez-vous, moi j'ai peur. Quand je vois ces affiches sur le site du Mont Crosin, quand on me dit qu'il y a en plus une surveillance vidéo et qu'un Pick up immatriculé en Pologne, surmonté d'une rampe avec à son bord deux colosses, fait la navette pour faire respecter les interdictions, j'ai peur. Quand des socialistes et des verts se rangent du côté de ces colonisateurs, en traitant les autochtones de vieux croûtons ou d'égoïstes parce qu'ils osent défier l'idéologie dominante pour défendre ce qui les rend vivants et heureux de l'être, j'ai peur. Quand toute ma région, magnifique et péniblement préservée, est menacée de suivre le chemin des sites industriels du Mont Crosin et du Mont Soleil, j'ai peur. Mon esprit n'est plus tranquille.

J'entendais l'autre jour un réalisateur parler de son film tiré du livre de Chessex "un juif pour l'exemple", il disait que" la dérive commence de toute sorte de manière, par des petits riens qui passent inaperçus, de ces dérives du langage par exemple"...  Comme on l'a entendu de la bouche de M. Brélaz, de M. Nordmann, ou de Mlle Chevalley? Qui pouvait imaginer que des parlementaires se permettraient un jour de traiter de croûtons et d'arriérés des simples citoyens qui n'ont rien pour défendre leurs convictions que le courage de les diffuser?

Il y a bien longtemps qu'un politicien ne m'a pas inspiré la confiance du type de celle dont parle Montesquieu ici.
Je ne me sens pas en liberté politique puisque les autorité de mon village ne respectent pas cette liberté. Que les autorités de mon canton et de mon pays ne la respectent pas non plus. Parce que respecter, ce n'est pas agresser ou se taire. Respecter c'est écouter et considérer les doléances en toutes impartialité.

Question: Pourquoi le Pick up qui surveille le chantier du parc éolien du Mont-Crosin est immatriculé en Pologne? Selon mon informateur, parce que la main d'oeuvre y est meilleur marché et que les horaires imposés aux sécuritas sont plus souples. Intéressante déduction. Voici donc ces fameux emplois locaux promis autour de ces parcs éoliens démesurés projetés dans toute la région? Les machines sont arrivées sur des camions allemands j'imagine. Il n'y a pas la liste des entreprises sollicitées pour ce chantier, comme on peut le voir dans l'immobilier par exemple. C'est secret d'état?

P.S. Il s'agit d'un chantier où l'on remplace quatre anciennes éoliennes par des machines 2x plus hautes de 3,3 mégawattheures, ce qui fait de ce parc éolien le plus important de Suisse avec maintenant 16 machines dites de nouvelle génération. Les petites n'avaient que 15 ans mais n'étaient pas subventionnées... les nouvelles oui.





samedi 6 août 2016

L'été Montesquieu



Jour 5

"Dans une monarchie bien réglée, les sujets sont comme des poissons dans un grand filet, ils se croient libres et pourtant ils sont pris"

Montesquieu
Naïve époque ou la démocratie s'annonçait comme la porte de sortie de la monarchie!

Nous parlions hier d'un pays lointain ou vivait l'une de mes amies et je sentais dans sa voix la nostalgie de  ce temps récemment passé. Nous avons abordé ce malaise et elle me disait à quel point la nature lui manquait. L'espace. La liberté.

Hier encore, je descendais de ma montagne tôt le matin et devant le spectacle de la nature encore fraîche de la nuit j'ai murmuré merci, je ne sais même pas à qui, mais il y a eu ce moment de reconnaissance pour ces paysages sereins auxquels mon regard a accès entre mon lieu de vie et celui de mon travail. Ce moment magique où la lumière caresse les prairies à peine jaunies par le soleil de l'été et les arbres encore verts qui nourrissent leurs fruits. La forêt en fond de tableau se révélait puissante et gaie, la veille au soir elle était comme figée,  opaque, dessinant une ligne franche entre elle et le ciel déjà proche de la nuit, quatre chevreuils y couraient pour s'y réfugier. Des tableaux vivants qui me rendent vivante.

Je pense à tout cela parce que parallèlement à ces moments heureux je ne décolère pas contre ceux qui nous rabâchent des conneries à longueur d'année sur l'aspect sauveur des éoliennes industrielles qu'ils souhaitent installer partout où la liberté nous rend vivant. En ce moment Monsieur Brélaz, ancien syndic vert de Lausanne, occupe le premier rang de ceux qui m'agacent, tellement il  se fiche de ceux qui vivent là où il rêve de combattre le nucléaire avec du vent. Comme un vieux révolutionnaire frustré qui, croyant la victoire à portée de main, ne regarde plus sur le prix à payer pour gagner sa bataille.

Isabelle Chevalley faisait hier de nouvelles déclarations dans la presse  comme d'habitude elle utilise sa hargne contre les opposants pour argumenter ses projections, qui elles restent bien vagues. Pour cela je lui donne le second rang. Même si chaque fois qu'elle s'exprime elle se discrédite plus qu'elle ne se profile, trop occupée à déverser son venin sur ceux qui aiment la nature et qui la défende contre ces acharnés du béton, de la production et du pouvoir auxquels on devrait  tatouer sur le front: "MOI PERSONNELLEMENT JE SAIS".

Il y a quelque chose de complètement effarant dans le cirque de la promotion éolienne que nourrissent les médias romands, c'est l'omerta qui pèse sur les parcs éoliens jurassiens et les votations qui ont suivi.  Si les Mont Soleil et Mont Crosin se taillent la part du lion, ils ne parlent jamais du succès touristique des éoliennes du Peuchapatte et de Saint-Brais. Et pour cause: il est nul. Ici heureusement, on ne se déplace pas pour les éoliennes, mais pour les paysages. Leurs machines monstrueuses on peut encore les contourner et toucher l'âme des Franches-Montagnes et c'est cela que les touristes viennent chercher. Si la presse, dans la bouche d'Isabelle et des autres,  remet sans cesse en avant les succès des votations positives dans les cantons de Neuchâtel et du Valais, elle se garde bien de parler de toutes ces communes des Franches-Montagnes qui ont voté contre la poursuite du développement éolien! Il semble que l'on souhaite que les vaudois oublient qu'ici des éoliennes tournent et qu'elles ont ainsi forcé les gens à constater ce que représente une telle colonisation: ils ont vu, ils ont entendu, ils ont étudié le pour et le contre et ils ont dit ça suffit. Les Franches-Montagnes sont l'exemple qui dérange et dont on ne veut surtout pas parler dans le sillage des projets vaudois. 

Vous avez dit démocratie? On devrait bien enseigner le sens de ce mot dans nos Facultés des sciences dont se réclament ces deux "croûtons" de la politique (je cite ici le qualificatif utilisé par monsieur Brélaz à l'encontre de ceux qui ne partagent pas sa vision urbaine des campagnes)

Et que l'on ne me dise plus que la beauté d'un paysage avec éoliennes est subjective. Je ne pense pas que face à ce genre de paysage je pourrais ressentir la force  vive de la nature! N'importe quoi! Ces gens devraient se soigner l'âme. 


La vidéo d'où sont tirées ces photos, n'est malheureusement actuellement disponible qu'en allemand. Mais elle le sera en français, c'est en préparation. En attendant vous pouvez la voir ici.

Et si du paysage ils s'en fichent, peuvent-ils se moquer des riverains qui témoignent? Nouveau témoignage sur le sujet, ici

DES NOUVELLES DES ZADISTES D'ALBINE SUR LE SITE DU  PARC NATUREL DU HAUT LANGUEDOC: ICI

dimanche 31 juillet 2016

En pensées solidaires avec les activistes de la ZAD dans le Parc Naturel du Haut Languedoc

L'été Montesquieu

jour 4

“Si dans l’intérieur d’un État vous n’entendez le bruit d’aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n’y est pas”
Montesquieu 


En Suisse les anti-éolien marchent à contre courant, ils sont considérés comme appartenant à un mouvement d'opposition et traités comme tels. Cela empêche une approche rationnelle du sujet  et permet au pouvoir, aux médias et aux lobbys de maintenir les arguments contre l'industrialisation massive de zones naturelles au niveau d'une idéologie propre à une minorité. Afficher son opposition demande donc du courage et de la détermination. 

Depuis le début de notre lutte, nous avons constaté que la majorité des citoyens ne se sent  à l'aise dans aucune forme d'opposition et n'ose pas s'engager activement ou simplement s'afficher ouvertement contre ce qui semble être la majorité bien-pensante. Et pour cause: 

- Au parlement jurassien un député anti-éolien s'est fait humilier  publiquement par l'ex-ministre PDC Philippe Receveur, parce qu'il avait mis en doute l'intégrité de la relation des acteurs cantonaux avec la société Ennova (société qui a finalement été au coeur d'un gros scandale financier et de corruption avec les SIG).

- En assemblée communale à Saint-Brais un conseiller communal vert, André Frésard, a balancé aux anti-éolien le fameux: " qu'ils ferment leurs gueulent et arrêtent de faire chier" parce qu'ils suivaient de près le dossier éolien du village. 

- L'ex-maire de la ville de Lausanne, Daniel Brélaz, vert également,  qualifie les opposants aux usines électriques géantes qu'il affectionne de "vieux croûtons" et "d'arriérés". 

- La parlementaire verte libérale Isabelle Chevalley a traité les victimes des nuisances des éoliennes qui se plaignaient  "d' égoïstes" à qui il fallait "couper le courant".

- Le socialiste Roger Nordmann quant à lui au début de la résistance a traité les jurassiens sur les ondes de la radio romande "d'assistés" qui feraient mieux d'accepter des parcs éoliens que de profiter de la péréquation financière.

Je vous épargne les détails de l'attitude des maires de (ex)Tramelan, Premier, Sainte-Croix, Charrat, Saint-Brais ou des acteurs de Suisse Eole, vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas leur avis sur la question des éoliennes. Et encore sur les silences coupables de l'Office fédéral de l'énergie à propos des nuisances constatées à l'ombre des parcs et de sa complicité dans la publication d'études favorables aux aérogénérateurs à 300m des habitations. Il faut en plus compter avec l'impuissance (bienvenue...) de la justice face aux recours des opposants, faute de lois adaptées aux problèmes que posent ces machines. Et cetera, et cetera.

En Suisse, pays dont le fédéralisme fait rêver les démocraties vacillantes d'Europe, l'opposition la mieux tolérée est celle qui se tait, comme partout où le pouvoir a des intérêts que l'opinion publique ne doit pas contredire. Certes les citoyens peuvent s'exprimer, mais ils n'y sont pas encouragés, ne sont pas écoutés et on les attaque en tant que personnes pour éviter de parler de leurs arguments. Comme la mentalité n'y est pas farouchement révolutionnaire, mis-à-part pour les mouvements populistes qui font miroiter ordre et protectionnisme en couvrant toutes les voix,  les foules ne sont pas faciles à atteindre.

Les manipulateurs au pouvoir savent exactement comment maintenir l'illusion d'une démocratie sans garantir le débat public. Les minorités sont muselées d'une autre manière et ceux qui les font taire ne sont pas ceux que l'on pensait trouver dans ce rôle-là. Des verts, des socialistes, des démocrates qui se disent chrétiens, pris au piège des méthodes orchestrées par les milieux de la finance, véritables maîtres du monde aux commandes de l'énergie depuis la nuit des temps.

Quand les conflits ne feront plus aucun bruit, il sera trop tard, aussi pour  ceux qui tentent de les étouffer!

Une vérité qui dérange                                                             Un mensonge qui rassure

"Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend" 

Il n'y a pas que Montesquieu pour nous amener à réfléchir à partir d'une seule phrase. En voici encore une qui résume parfaitement l'essence de notre combat contre les éoliennes, l'article où je l'ai puisé vaut le détour. C'est ici