Rechercher dans ce blog

Chargement...

dimanche 29 mai 2016

Vallorbe et Charrat dans la tourmente

Visionner le reportage en cliquant ici

"Climat de peur" à Vallorbe

La situation est également tendue côté vaudois, où des clans se sont formés. Pour le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini, qui défend le projet éolien Sur Grati, ce sont des personnes extérieures à la commune qui sèment le trouble.
 Le maire ici dénoncent, comme tant d'autres avant lui, des personnes extérieures qui viennent semer le trouble dans son cher village. Il oublie que lui-même n'a pas développé le projet avec ces voisins et ses concitoyens, mais avec des promoteurs chasseurs de terres qui vivent bien loin de la région qu'ils vont saccager à des fins purement commerciales! Pantin parmi les pantins, il charge ses électeurs pour mieux servir des mécènes et des politiciens citadins qui demain se laveront les mains des blessures ouvertes qu'alimenteront encore et encore ces machines arrogantes.

Les zones industrielles prennent leurs quartiers au paradis. Au fond c'est logique dans une société où le paradis s'apparente à la consommation et au fric qui en découle. Si des bouseux des campagnes ne l'ont pas encore compris, la ville envoie ses mécènes pour le leur faire avaler. Voyons qui défendait le parc éolien à Sainte-Croix il y a quelques années? 
       (...)les promoteurs de Romande Energie, Jacqueline de Quattro et Blaise Fattebert étaient réunis lors d'une séance d'information publique.
 "éoliennes pour nos enfants, soyons fiers de nos ressources" c'était le slogan pour faire avaler le parc de Sainte-Croix. Ces gens ont-ils l'air de se préoccuper des petits Saints Cruziens? Où seront-ils quand les problèmes suivront cette industrialisation débile d'un lieu voué encore aujourd'hui à cette merveilleuse nature qu'ils prétendent sauver? Au paradis, loin de la ferraille qu'ils projettent sur les crêtes à deux pas de nos maisons! On n'ose même pas imaginer ce qu'ils auront laissé derrière leurs pseudos bonnes intentions! La porte qu'ils ont ouverte, bien d'autres s'y engouffreront avec des cadeaux du même type!

À Vallorbe, Roger Nordmann s'est fait huer, à lire ici,

Tiens donc... Il y a quelques années il traitait les jurassiens d'assistés et d'égoïstes parce qu'ils se rebellaient contre l'industrialisation des Franches-Montagnes par l'industrie éolienne. Le voici aujourd'hui confronté aux citoyens de son propre canton. Et il n'a toujours pas modifié son point de vue d'un centimètre? Encore et toujours il ne voit que du vent dans de la ferraille  pour sauver le climat? Bel exemple de psychorigidité politique et humaine.

Il y en a d'autres qui s'activent au chevet de la terre en marchant sur les corps des égoïstes et autres assistés et qui restent aveugles et sourds à tout ce qui n'entre pas dans leur schéma. Parfois avec la complicité des maires, parfois pas, mais jamais uniquement avec celle des citoyens du cru.

L'accès à une mairie a été muré, à Albine en France, à lire ici.
Cilmat nauséabond autour de l'industrie de l'éolien en Lozère, à lire ici 
En Lozère encore: à lire ici
À Adrier, le maire et son Conseil se battent contre, oui cela existe aussi, ouf! À lire ici
En Bretagne, on se mobilise. À lire ici
Un journal allemand, Cicero, consacre un article aux "forêts d'acier", à lire ici
Pendant ce temps, en mer, les coûts restent un problème majeur, à lire ici
etc. etc. etc....


Le vent l'emportera... tout disparaîtra
Le vent l'emportera.



vendredi 27 mai 2016

Energie éolienne? Oui, mais non, mais un peu, plutôt pas du tout...






J'ai ouvert ce matin sur le site de l'OFEN, un document qui s'appelle: Les effets des régimes d'encouragement sur les énergies renouvelables (pdf, 1.9 MB)

Je n'ai malheureusement pas le temps de commenter, mais en attendant vous aurez peut-être envie d'y jeter un oeil....

En voyant les couleurs du tableau d'évaluation du développement des technologies renouvelables,  à la hauteur des éoliennes,  je n'ai pu m'empêcher de sourire et de penser que nous n'étions pas prêts de nous mettre d'accord...

Contrairement à l'énergie solaire, où les choses semblent plus tranchées...



À part ça, ce document mériterait une critique documentée. Malheureusement je n'ai pas la carrure pour le faire. Une chose m'a cependant frappée en le parcourant très rapidement, entre 2014 et aujourd'hui pas mal de choses ont changé sur le terrain. Les faillites en Espagne autour des renouvelables, des crises aigües en Allemagne, au Danemark, en Angleterre, en Pologne sur les participations aux coûts de production de ces énergies ou sur les impacts sanitaires, etc.....

J'ai envie de dire que nos politiciens réfléchissent avec en mains un document mal ficelé et très orienté. À première vue.

Bonne lecture si vous en avez le courage.

dimanche 22 mai 2016

L'éternelle jeunesse des luttes



La vie nous fait entrer avec plus ou moins de succès dans les moules adaptés au  milieu social dans lequel le hasard nous a fait naître. Certains s'y adaptent parfaitement, d'autres dépassent les limites pour toutes sortes de raisons, que parfois la raison ignore d'ailleurs.

 Je pense à des gens comme Nelson Mandela, Ernesto Raphael Guevara, dit le Che, Rosa Luxemburg, Hannah Arendt, Gandhi, Ahmad Shah Massoud, Victor Jarra... Presque tous ont payé de leur vie leur engagement contre l'injustice, le pouvoir autoritaire, la violence ou pour l'honnêteté intellectuelle et la paix... Ils ont été enfermés, assassinés, discrédités mais paradoxalement  ils sont restés les héros, les modèles de cette société qu'ils ont servie et qui la plupart du temps s'est rangée derrière le pouvoir de ceux qui les ont détruits.

J'ai toujours été fascinée par leur détermination. Bien avant d'être moi-même témoin impuissant de l'injustice, bien avant d'avoir vécu de l'intérieur, toute proportion gardée, le processus qui entraîne l'exclusion de ceux qui débordent du moule, de ceux qui n'acceptent pas les règles imposées à une majorité apeurée, impuissante, manipulée ou simplement ignorante et docile.

Je l'ai toujours dit, ici à Saint-Brais, lorsque nous avons commencé de nous battre contre le parc éolien, nous avons déclenché immédiatement des réactions de haine et de mises à l'écart. Pas d'écoute, pas d'invitation à la discussion comme cela aurait dû se faire. Le terrain s'est avéré miné, la chasse gardée, dès les premières critiques. 

Mais aussi, heureusement, il y a eu des manifestations de soutien, des alliances. Certaines ont été franches et durables. D'autres n'ont pas tenu. À tel point que, par exemple, un voisin est venu nous demander de déplacer la ficelle du coin de la banderole anti-éolienne que nous avions attachée sur le piquet de sa barrière jouxtant notre terrain... La manifestation durait une demie journée! Ce voisin qui avait commencé par nous soutenir s'était rallié à la majorité silencieuse et docile par crainte d'être associé à notre prise de position affichée. 

Notre action alimentait les discussions des villageois et autres badauds réunis en haut du village pour voir passer le  tour de France. Nous étions des imbéciles, des semeurs de troubles, des cons, j'en passe et des meilleurs. Les gens faisaient un détour devant notre maison de peur d'être vus avec nous.

Sur notre banderole il était écrit "Non aux éoliennes"... Pas "mort aux vaches" ni: "Trop de tricheurs sur deux roues" ou je ne sais pas moi, une phrase qui remue, qui agresse.... C' est un "non aux éoliennes" qui  a fait des membres d'une famille honorable du village des exclus dont on se gausse, mais jamais en face, et contre lesquels tout devient permis. Les membres du conseil Communal ont montré le chemin et peu ont osé s'en offusquer. La loi du silence s'est installée contre un espèce de confort préservé.

Vous comprenez pourquoi il est si facile de dire dans la presse, comme le fait Suisse Eole, que la majorité des gens sont pour les éoliennes? Pourquoi on entend sans cesse que si "on explique aux gens" il n'y a plus de résistance? Il y a surtout beaucoup de couilles molles. Et la haine vient directement de la honte d'en être.

Ce sont ces réalités qui ont engendré la persévérance de mon engagement. Je ne serai jamais ni Nelson ni Rosa. L'adversité n'est pas aussi terrible que celle qui les a porté au sommet de leur capacité de résistance. Mais je puise dans leur exemple la force de défendre mes convictions. Mais pourquoi? Qu'est-ce qui déclenche la sortie du moule?

En lisant un passage du livre "1 rue des Malvoisins", entretiens avec Pablo Cuttat, Tristan Solier, aux éditions des Malvoisins, j'ai lu  comment de citoyen(ne) on devient rebelle.

Je vais partager cette histoire,  extraite des mémoires de l'artiste qui, à 90 ans et peu avant sa mort, revient sur un épisode de sa vie, celui de la résistance à la place d'armes de Bure en 1957. Ceux qui sont actifs dans la lutte contre les éoliennes vont vite se rendre compte que bien que "libéré" le Jura n'a pas changé les méthodes.

Bonne lecture.

p77
p.78


 p79
 p80
 81
 p82
 p83
 p84
 p85
 p86
 p87



mercredi 18 mai 2016

Vite dit: Vous préférez le nucléaire ou les éoliennes?



Décidément, le temps nous donne raison sur toute la ligne. D'abord les crêtes du Jura ne sont pas la seule destination possible pour les éoliennes en Suisse.... Hé oui! Le prétexte du vent ne suffira plus pour coloniser ces "idiots" des montagnes comme ils ont cru pouvoir le faire! Voir le nouvel Atlas des vents. 

Suisse Eole se réjouit, mais moi aussi, parce que qui dit plus de sites dit aussi plus d'opposants! Et on verra enfin les problèmes liés à la sécurité des riverains  posés sur les tables. Parce que si  la vie d'une famille en milieu rural ne pèse pas lourd face aux intérêts divers (on se rappelle que le Jura a décrété une distance de 300m entre éoliennes et habitations dans les zones rurales et de 500m ailleurs...) Celle des plaines risquent bien de faire monter les prix!

Et aussi: lors de la fameuse séance ou le maire de Saint-Brais gonflé comme un petit coq aux côtés des promoteurs déchus de Reninvest, dont il tutoyait fièrement le patron (qui a coûté un bras aux SIG... et qui a disparu du paysage vide d'éolienne avec quelques millions classés secrets d'affaires) donc, lors de cette fameuse séance des coqs on se rappelle les images brandies par super Fredo sous l'oeil averti de ses complices du conseil:

"Vous préférez une centrale nucléaire ou des éoliennes?" nous a-t'il balancé la crête rougie du plaisir de celui qui se sent du bon côté.

Et nous de lui répondre ironiquement que de toute manière nous aurions les deux...

Les faits se confirment aussi clairement que nous les imaginions il y a six ans!

Publié hier à 09:13 - Modifié hier à 09:22

La Commission européenne envisagerait de renforcer le nucléaire

La centrale nucléaire belge de Tihange.

                                      La centrale nucléaire belge de Tihange. [Eric Lalmand - AFP]

L'Union européenne doit renforcer sa domination technologique dans le secteur nucléaire, selon un document de stratégie de la Commission européenne que s'est procuré le Spiegel Online.
Les Etats membres de l'UE devraient renforcer la coopération sur la recherche, le développement et le financement du secteur nucléaire.
Le Spiegel Online s'est procuré un projet de document stratégique qui devrait être la base de la politique nucléaire future de la Commission européenne. Il doit être adopté mercredi par les commissaires responsables de l'Union de énergie, avant d'être soumis au Parlement européen.

Construction de "mini-réacteurs"

Ce papier prévoit, entre autres, la construction de mini-réacteurs nucléaires flexibles d'ici à 2030.
D'après des sources européennes citées par le Spiegel, cette décision a deux motifs: tout d'abord, la Commission européenne s'est fixé l'objectif de réduire la dépendance de l'Europe au gaz russe. Par ailleurs, l'UE doit réduire ses émissions de CO2. Or, les centrales nucléaires sont presque neutres en CO2, contrairement aux centrales à gaz et à charbon.
La Commission européenne n'a toutefois pas répondu aux sollicitations du Spiegel.
jvia

On sera mignon en Suisse quand on pédalera entre deux coups de vent pour actionner nos cuisinières à faible consommation et que nos entreprises seront assises aux tables des négociations avec les malins de l'Union européenne:  "Vous prendrez bien encore une tasse de nucléaire? Avec ou sans charbon? En échange vous trouverez bien encore un peu de terres libres pour faire plaisir à nos fabricants d'éoliennes?"

vendredi 13 mai 2016

Des éoliennes, le scandale n'est jamais loin.




Si il y a un mot que l'on retrouve presque systématiquement aux côtés des éoliennes industrielles, c'est bien le mot "scandale". Après les mots foi, miracles et autres symboles qui rassurent et éloignent la suspicion.

Scandale  en Angleterre.

Scandale en France

Scandale au Danemark 

Scandale en Allemagne

Scandale en Suisse

Et encore, je ne présente qu'un seul scandale par pays ici, pour faire court.  Cette industrie pue de partout. Côté fric, côté sanitaire, côté environnement, c'est le grand n'importe quoi qui explose régulièrement: tout le monde le sait mais rien ne change. Il faut dire que les plus montrés du doigt sont le plus souvent très très proches du pouvoir... ils ont de quoi claquer des portes blindées sur la tronche de ceux qui les dénoncent!

Hier au journal de 12h45, un reportage sur les déboires de la gauche brésilienne nous a plongé une fois de plus au coeur des affaires du vent. Je vous le disais, dès qu'un scandale éclate quelque part, les éoliennes ne sont pas loin. Elles couchent avec la corruption, le profit, le mensonge et toutes ces magouilles dont raffolent les politiques à en croire l'actualité de bientôt tous les pays!

Pendant ce temps le citoyens paient en s'imaginant que c'est leur avenir qu'ils mettent au vert. Pfff....

Qui a payé les parcs éoliens brésiliens et qui a encaissé? Saurons-nous un jour les chiffres de cette effroyable hold-up mondialisé et même institutionnalisé?? Même en Suisse la facture du scandale des SIG est montée à près de 80 millions de francs  pour zéro production sans que personne ne sache pourquoi et pour qui exactement! Et en Suisse on ne peut pas dire que les mâts cachent les magouilles, il y a moins de 40 éoliennes pour tout le pays! Il suffit donc de dire que les éoliennes arrivent pour faire marcher la planche à billets? Et que le courant aurait pu être vert pour que les comptes deviennent secret d'affaire?

Comme tout semble simple sous le vent, l'argent tombe du ciel directement dans de discrètes oubliettes...

samedi 7 mai 2016

Terre jurassienne ou la poésie sacrifiée/ 2



40 éoliennes dans le seul petit canton du Jura, 800 sur les crêtes jurassiennes, 3000 en Suisse dans les têtes les plus aliénées... Chaque éolienne c'est ça:

Mon vallon ouvre grand son lit...

 Pour l'industrie de l'énergie...
 Là dans la plaine, chez nous sur les les monts...
 Ils crachent dans la terre des tonnes de béton

 Ecoute, écoute, l'âme du Jura- Tant qu'elle est là - Tant qu'elle là -demain elle n'y sera...

 Mon vallon ouvre grand son lit
Pour l' industrie de l'énergie
 Les forêts sombres des montagnes
Ne chanteront plus le vent sur nos campagnes

 Ecoute, Ecoute, l'âme du Jura - Tant qu'elle est là- Tant qu'elle est là- demain elle n'y sera


 Mon vallon ouvre grand son lit
 Aux industries de l'énergie
Il n'y a plus de vertes plaines
Que d'la ferraille, du bruit et de la haine

Ecoute, écoute l'âme du Jura - Tant qu'elle est là


Tant qu'elle est là...


 Demain elle n'y sera...



Cette terre jurassienne sacrifiée nous la chanterons, nos larmes ne seront plus tirées par sa beauté mais par la stupidité des hommes qui inlassablement détruisent. Après avoir infesté le monde du  nucléaire accompagné d'un message de paix, ils réussissent à faire passer les éoliennes comme sauveuses toutes catégories d'un niveau de vie déjà inaccessible pour le plus grand nombre. À voir ânonner certaines et certains conseillers et conseillères communaux, cantonaux, nationaux ou fédéraux, autant dire que ça marche! L'aliénation sera le seul bénéfice tirée de cette société de consommation.

L'humanité ne se définit pas par ce qu'elle crée, mais par ce qu'elle choisit de ne pas détruire.

Edward Osborne Wilson




mercredi 4 mai 2016

Terre Jurassienne, ou la poésie sacrifiée.

Pour écouter cliquer ici


Je ne sais pas si c’est l’âge, la chronique de la perte annoncée des paysages jurassiens tels qu’on les connaît ou simplement si ces chanteurs sont d’excellents transmetteurs d’émotions, mais voilà que les mots âmes, vallon et même pays me touchent jusqu’aux larmes. Pourtant ce n’est pas la patrie qui m’émeut,  zéro nationaliste que je suis, mais plutôt la poésie que peut faire naître un lieu mille fois observé par ceux qui l’aiment. L'auteur de cette "Terre jurassienne", J.-F. Gueisbühler, n'est pas allé chercher loin l'inspiration:  il était le maître de l'école  de Souboz, premier village à gauche sur cette photo trouvée ici, vue imprenable sur ce pays qui nous bouleverse:




Demain l'inspiration de l'instituteur du même village sera nourrie d'autres images et personne ne me fera croire que nous devons payer ce prix pour sauver la planète. Nous ne ferons que contribuer à sa perte, encore et toujours plus sûrement.

Je vais essayer de rêver devant les paysages écolos version libérale:



Mon vallon s'ouvre comme un nid
Devant les lignes électriques
Les éoliennes de mon village
Ont tué l'âme du vent dans les feuillages

Ecoute - écoute - l'âme du Jura
Elle était là - elle était là - l'âme de mon pays

Mon vallon s'ouvre comme un nid
Devant les lignes électriques
Les pales géantes des montagnes
Partout hurlent et grincent sur les campagnes... 

Mon vallon s'ouvre comme un nid
Devant les lignes électriques 
Dans la tristesse des vertes plaines
Coulent toutes les larmes de ma peine