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vendredi 9 décembre 2016

L'irresponsabilité sociale ou le nouvel ordre mondial.


Je ne sais pas ce qu'il vaut ce livre, mais "l'écologie comme nouveau prétexte dirigiste", cela me parle. Des détails ici

 Les opposants aux éoliennes sont régulièrement accusés de tous les maux. Des malades mentaux qui écoutent le bruit des éoliennes. Des égoïstes qui ne veulent pas les nuisances de leur consommation dans leur propre jardin. Des imbéciles qui comptent les oiseaux morts sous les pales et pas devant leur baie vitrée... J'en passe et des meilleurs, tout est dit et n'importe quoi pourvu que jamais, jamais jamais on ne parle sérieusement des problèmes que posent les éoliennes.

Dans les villages, l'un de ces problèmes est la dégradation des relations sociales. Les opposants étant régulièrement la cible préférée de personnalités politiques ou de promoteurs éoliens, l'opinion publique, parfois fortement soutenue par les autorités locales, finit par considérer tout naturellement ceux qui critiquent les éoliennes et la politique énergétique en général, comme des hors-la-loi que l'on peut traîner dans la boue sans risque.

Deux jeunes femmes m'ont accusée sur Facebook d'être à l'origine de l'incendie intentionnel survenu au parc éolien de Saint-Brais. Je me suis intéressée à la gratuité de ces accusations et j'ai cherché à joindre les deux jeunes  internautes pour savoir ce qui les motivait à me désigner à l'origine de cet acte.

Le moins que l'on puisse dire pour celle que j'ai réussi à atteindre, est que l'accueil fut à la hauteur des accusations qu'elle portait allègrement derrière son écran: lamentable. Je lui ai fait remarquer qu'il n'y avait aucune ambigüité sur ceux qu'elle visait dans ses mots, d'autant plus qu'elle avait publié une photo de notre maison à proximité de ses accusations.  Je ne connais rien à Facebook, le profil était public et la photo avait été publiée par la radio d'où était parti le fil de la discussion. Enfin quelque chose comme ça. Mais le sujet n'était pas là,  sauf que pour la jeune femme,  il était bien plus grave que j'imagine que cette photo était de son fait que ses propres accusations à mon égard... Elle a hurlé qu'elle n'avait pas mis de noms, qu'elle n'était pas l'auteure de la photographie puis m'a raccroché le téléphone au nez... J'ai essayé de la rappeler pour lui demander cette discussion à laquelle je tenais, mais rien n'y fit: j'accuse, je ferme mon écran, je bloque mon téléphone et on n'en parle plus? C'était mal me connaître.

Son amie sur Facebook, qui nous a aussi accusé d'être les auteurs de cet incendie, brillait par son absence dans les annuaires téléphoniques. Pour la première j'avais naturellement demandé le numéro de téléphone à son papa, que je connais, sans lui parler des bêtises de sa fille, largement majeure. Mais pour la seconde je n'ai rien trouvé pour la contacter, et puis la réaction stupide de sa copine ne me donnait pas envie de passer des heures à la chercher. J'ai donc délégué l'affaire à un homme de loi qui leur a demandé de s'excuser dans un courrier et de  publier  des excuses également là où leurs accusations avaient été proférées, étant données qu'elles étaient clairement diffamatoires. Elles se sont exécutées. Mais la première, qui ne semble décidément rien comprendre à la gravité de ce qu'elle a fait,  n'a pu s'empêcher dans ses excuses écrites de nuancer ses actes en relevant que je m'étais "procurée" son téléphone auprès de sa famille et que je l'avais "accusée" d'avoir pris la photographie de notre maison... C'est tout-de-même magnifique le culot de la jeunesse! Que de courageuses personnes nous trouvons sur Facebook! Un clic et ça dérape! Deux clics et ça repart!

La seconde personne quant à elle,  s'est poliment excusée, reconnaissant ses tords, point barre. La moindre des choses dans sa position.

Les coupables de ces propos malveillants, mensongers et diffamatoires, ce ne sont pas seulement ces jeunes femmes peu documentées sur les choses du monde et de la politique énergétique en particulier. Non,  les coupables ce sont ceux qui  crachent sur tout ceux qui ne pensent pas comme eux, avec véhémence et sans discernement, ou ignorent volontairement les critiques qui concernent leurs intérêts. Ils se présentent comme ceux qui savent, ceux qui ont gagné ou ceux qui gagneront, sous-entendant toujours que les opposants sont dans l'erreur. On appelle cela des techniques de communication. Ils paient très chers des entreprises spécialisées pour apprendre à les utiliser.

Avant la violence physique utilisée contre ceux qui s' opposent au système ou qui le dérangent, il y a cette violence sociale, mise en place sournoisement par une pseudo majorité.

Dans les milieux de l'opposition aux éoliennes, nous sommes servis! Derrière ces attaques sociales il y a la gauche, le centre, les verts, la droite, les multinationales de la défenses de la nature (WWF, Greenpeace) tous soutenus par des sociétés en quête d'argent public et de terres interdites jusque là, grâce à eux les luttes écologiques sont devenus des actes terroristes sévèrement réprimés et les activistes sont en danger de mort dans bien des pays... quelques articles en relation ici. 

La Suisse n'est pas épargnée. Nous avons longtemps cru que l'UDC avait le monopole du double langage, mais à entendre les qualificatifs utilisés par des gens comme Brélaz, Chevalley, Nordmann à l'encontre de ceux qui luttent contre les éoliennes, ou à écouter l'analyse qu'ils font de leurs défaites dans les urnes et de leurs victoires, nous n'avons pas besoin d'un "manuel de la communication pour les nuls" pour nous rendre à l'évidence: La démocratie n' est qu'une question de mots. Ils l'ont bien compris.



dimanche 4 décembre 2016

La Tuile, un journal à soutenir coûte que coûte.


Un coup d'oeil sur le grand méchant loup à abattre selon la verte libérale...


Je lis la Tuile, journal satirique jurassien. Avec un oeil critique et la capacité de faire une pesée d'intérêt entre ce qui pourrait me déranger et cette incroyable chance de vivre dans un pays où la liberté d'expression a encore ses droits. Il est sidérant de constater que ceux qui attaquent ce principe élémentaire d'une démocratie qui se respecte, sont issus de partis qui se disent libéraux.

Je fais court et je vous invite à visionner cet extrait sur la RTS en lien sous l'image, dans l'émission "C'était mieux avant". Il y est fait un petit détour du côté de la résistance anti-éolienne qui dérange dans le Jura. Vous reconnaîtrez sans peine de qui je veux parler. Les politiciens les plus dangereux pour notre liberté en Suisse ne sont pas toujours ceux que l'on pense.

vendredi 2 décembre 2016

Les oiseaux se clash pour mourir...



Source de l'image ici


"Une énergie toujours renouvelée (!) pour sauver les espèces animales"

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le titre d'un article paru dans ce journal:  Echo sauvage, association terre et faune.

À gauche, en marge des articles de ce numéro de novembre 2008, qui vois-je dans les personnes qui ont participé à l'élaboration de ce journal? Je vous le donne en mille: Isabelle Chevalley . Vous me direz : "quoi de surprenant que de trouver une députée verte libérale dans le camp engagée des amis des bêtes?" Mais oui quoi de surprenant? Mlle Chevalley occupe régulièrement les médias pour claironner son amour pour la liberté des tigres, des lions, des dauphins... Il faut dire que ce sont de belles bêtes et qu'avec elles on peut être sûre d'émouvoir les citoyens électeurs.  Mais jusqu'où est-elle prête à renouveler son énergie pour sauver les espèces animales? C'est une question qui trouve peut-être sa réponse dans le triste ciel des oiseaux...


La station ornithologique de Stempach, mandatée par la Confédération, a mené une étude sur le site du Peuchapatte (3 éoliennes géantes). Le communiqué à lire en cliquant ici relate qu'une éolienne tue en moyenne 21 oiseaux par an, extrait:

La conclusion est sans appel : chaque éolienne fait en moyenne près de 21 victimes par an. Les recherches ont eu lieu entre mars et novembre de l’année dernière dans un rayon de 50 à 100 mètres autour des trois installations. Les victimes de collisions sont principalement de petits oiseaux volant de nuit comme les roitelets et les grives mais aussi des martinets et des colverts. La plupart des cadavres radiographiés présentent des fractures des os. Si les collisions ont surtout été observées pendant les périodes de migration au printemps et en automne, elles ne se sont pas limitées à ces périodes.

Que dit Mlle Chevalley de la mort atroce de ces petites bêtes? Réponse dans un article du Temps qui publie sa réaction à cette étude:
Présidente de Suisse Eole, la conseillère nationale Isabelle Chevalley (PVL/VD) est furieuse. «Une éolienne ne tue pas plus d’oiseaux qu’un chat!(...)"
Ah bon??  Si les guerres tuent moins que les maladies, n'arrêtons pas les guerres? C'est ça la logique de la demoiselle?

Notons encore que Suisse Eole et Alpiq sont très contents des résultats de cette étude, c'est bien moins d'oiseaux que ce qu'ils pensaient... C'est comme les riverains des éoliennes et les zones naturelles protégées industrialisées: un moindre mal dans le ciel bleu de ces humanistes-écologistes  à deux balles!

Bienvenue chers oiseaux au club des exclus de la planète-terre de la conseillère nationale verte et Cie, dont les priorités sont aussi renouvelables que les convictions.

Il faut dire que nous ne jouons pas dans la cour des petits, le chiffre d'affaire mondial de l'industrie éolienne est de plus de 50 milliards d'euros... soit 1590 euros par seconde. Autant dire que même roitelet, les oiseaux n'ont plus les moyens de se cacher pour mourir.

samedi 26 novembre 2016

Se regarder dans le miroir des FEMEN



Par confort, par peur, par ignorance, parfois par conviction, il y a beaucoup de raison de ne pas se mêler des affaires du monde. La souffrance des autres est un miroir difficile à regarder en face. L'indifférence a permis de créé des sociétés d'exclus, de ceux qui ne lancent plus de pavés, qui ne trichent plus avec des allocations diverses parce qu'ils n'y ont plus accès. On les a rayé du système de santé,  casé dans des logement insalubres, loin des villes flamboyantes, affamé, malmené, réduit au silence, trop pauvres pour participer à la construction du monde. Ils ne votent plus, ils survivent. La misère n'est pas un parti politique ni un sujet de campagne pour candidats. Arrivé là, il n'y a plus guère d'espoir parce que tout est fait pour que l'on n'en sorte plus. Seuls quelques cinéastes lèvent parfois le voile sur cette société cachée (Moi, Daniel Blake de Ken Loach, ou encore Biutiful de Alejandro Alvarez sont les derniers que j'ai vu).

L'étape précédente, c'est la lutte. Toutes les luttes contre les injustices, les abus, les salopards qui tiennent le monde aux creux de leurs paumes. Quand on lutte on dit non à l'obéissance contrôlée. On veut continuer d'être acteur et maître de notre propre existence dans la mesure du possible. La communication est devenue autant notre alliée que notre ennemie. Notre alliée pour diffuser les informations cachées volontairement par ceux qui ont des intérêts à tirer du mensonge. Notre ennemie lorsqu'il s'agit d'enjoliver le pire pour protéger des privilèges ou arnaquer la société, qui face aux profits de quelques uns ne pèse rien.

Nous ne pouvons plus compter sur les journaux pour traiter l'information.  Pas la faute aux Universités qui continuent je crois à former de bons journalistes, mais des intérêts économiques gangrènent les rédactions. On se retrouve avec des articles orientés, presque scandaleusement, comme celui-ci, dans le journal 24h,  et tous ceux signés par le même journaliste, qui sur Twitter se dit "addict" des éoliennes... On ne va pas s'attendre à une quelconque objectivité de la part de ce Monsieur: 



Bref, lutter c'est affronter beaucoup, beaucoup de déceptions. On pourrait se laisser abattre, rentrer dans le rang, et cultiver son jardin sans déranger personne en attendant que le système nous programme à son image où nous jette aux oubliettes.  

On peut aussi regarder ce magnifique documentaire, "Je suis FEMEN", encaisser la formidable gifle que nous donne ces toutes jeunes filles, engagées avec une intelligence et une efficacité hors du commun pour la liberté d'expression et la démocratie. Il y a FEMEN et FEMEN, celles-ci sont les fondatrices du mouvement, les seules à mériter ce titre. On ne ressort pas indemne de ce documentaire, on se sent de toutes petites choses gémissantes face à la détermination et à la capacité d'action de ces femmes. Elles nous redressent la tête et nous rappellent la phrase de Nelson Mandela: Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites

Oxana et ses amies ont atteint cette puissance, l'étape d'après était la mort. Merci la Vie de les avoir éloignées de cette fin tragique que différents pouvoirs leur réservaient à n'en pas douter.  Merci à celui qui nous a raconté leur histoire. Elles sont de celles qui nous aident à vivre et à nous battre. Elles sont le miroir dans lequel nous rêvons de nous reconnaître. Elles ont affronté le pire avec panache pour défendre des droits auxquels renoncer sont autant de crimes contre l'humanité. Elles se sont battues pour nous. MERCI.

Ce fut un honneur immense que de rencontrer cette personnalité hors du commun lors de la projection du film à Porrentruy. À la question: " qu'est-ce qui vous a décidé à accepter d'être filmées?" la réponse est sans hésitation: "Parce que les journalistes ne rendent jamais l'intégralité de nos arguments, le contenu de nos actions, le sens de celles-ci". Information déviée, censurée, mise sous pression, actions mal interprétées, voire démolies, ridiculisées pour servir le pouvoir, etc...

Oxana est artiste et si j'ai un voeux pour elle, c'est que le succès lui soit doux et que la justice lui soit rendue.

À voir: "Je suis FEMEN" le site du film: http://caravelproduction.ch/documentaires-3/femen/

lundi 21 novembre 2016

La jeunesse trompée



 "Tu sais que nous produisons déjà davantage d'énergies renouvelables que nucléaire dans le monde?"

En voyant sa tête je vois bien que non il ne le sais pas. Il veut tourner un film sur cette transition énergétique qui mettrait en scène de manière burlesque un méchant promoteur affamé d'argent, un gentil vert plein de bonnes intentions et un vieux anti-éolien qui refuse la modernité dans son paysage... De toute évidence il est venu chercher chez nous l'inspiration du troisième personnage. Après deux bonnes heures d'entretien avec mon mari je vois bien que ses convictions ont été ébranlées mais que le morceau est trop gros pour lui. Il pensait se retrouver devant un problème de génération et il se retrouve confronté à un problème politique et économique qu'il n'avait pas soupçonné.

Cela m'a rappelé mes débuts dans cette galère. Entre le projet de Saint-Brais qui ressemblait à un futur dont nous rêvions tous et la réalité qui nous a plongé au coeur de ce que le capitalisme offre de pire, beaucoup d'eau a coulé.  Lorsque je dis à ce jeune homme que dès que j'ai mis le nez dans la politique énergétique je ne l'ai plus ressorti, il a ces mots: " une obsession?" Je le regarde amusée, il est déjà formaté par l'opinion publique. Je lui réponds: "Une passion". Nouvelle expression de surprise. Comment peut-on se passionner pour la politique énergétique via un voisinage d'éoliennes semble-t-il se dire.  Je tente de lui faire comprendre que j'ai plus appris sur le système dans lequel nous vivons en 7 ans  de lutte  contre les éoliennes industrielles qu'en 50 ans de vie, mais au fond je vois bien qu'il est encore loin, très loin de pouvoir assimiler tout ça. 

Je repense à ces grecs, aussi jeunes que lui, meurtris jusqu'à l'âme, confrontés autant à la montée du fascisme qu'aux compagnies d'électricité.  Ces dernières  convoitent les terres de leurs parents pour y implanter des éoliennes géantes, avec l'arrogance de guerriers vainqueurs. Sauf que la guerre, ces jeunes ne l'ont pas faite, elle s'est faite ailleurs, dans des livres de comptes truqués avec lesquels ils n'ont rien à voir. Aujourd'hui ils paient les conséquences des magouilles entre les grandes banques et le pouvoir corrompu. L'acquisition des connaissances et la prise de conscience ont été autrement plus violentes que pour moi: à 25 ans ils doivent défendre leurs lieux de vie devenus monnaie d'échanges dans des traités commerciaux européens et empêcher le fascisme de faucher leur jeunesse. Face à la leur, mon expérience est toute petite, mais nous nous comprenons. 

Le tout jeune homme en face de moi aujourd'hui est à mille lieux de cette réalité qui se dessine bien-au-dessus de son environnement quotidien. Je lui montre un graphique de notre consommation mondiale d'énergie et un ange passe, le sien sans doute,  qui emporte la vision d'un monde où le seul danger s'appelait nucléaire, et la seule solution s'appelait renouvelable...

Notre jeunesse aura le réveil bien cruel.

J'avais promis de publier l'intégralité de l'émission de radio tournée en Crète pour "Tout un monde" diffusée le 3 novembre dernier, la voici:


Dans le café du village, un seul sujet domine les conversations : Les éoliennes et les expropriations des terres menées tambour battant depuis 5 ans maintenant, en toute illégalité selon Yanis, retraité : "Ils nous ont pris nos terres sur la base d’une vieille loi qui décrète qu’au dessus de 900m d’altitude, l’exploitation de la terre est interdite. Même  pas laissé faire. On a fait appel et il m’est arrivé d’entendre le juge dire à un homme qui  présentait ses titres de propriété : ça tu peux les mettre à la poubelle. Ils ont affiché les expropriation, écoutez-bien, à la mairie de  Acrotiri, c’est à dire à 80km de Roumata,  en bref, on n’a rien vu venir !"



Les éoliennes on les entend avant de les voir… 18 implantées sur un flan de montagne et trois autres tout près du village. Le champs de Costas est à deux pas, il a livré bataille, corps et âmes :



"durant 2 ans la région était quadrillée par la police, les forces anti-émeutes étaient tous les jours dans la rue, il régnait un terrible terrorisme d’état et des actions judiciaires à tout bout de champ. Chaque manif j’étais emmené. On m’a traduit 10 fois en justice"



Le gouvernement défend son projet au nom de l’énergie verte. Une théorie remise en cause par Flora Padeve, de l’AVI la générale électrique grecque :



"Pour que le réseau électrique fonctionne parfaitement, il faut que la demande fonctionne exactement à la production à tout instant sinon c’est le Black Out. Si le vent s’arrête qu’est-ce que tu fais ? Tu te reportes aux centrales conventionnelles! Les éoliennes ne peuvent fonctionner sans centrales électriques conventionnelles."



Pour cet ingénieur militant de passage en Crète, le plus gros scandale est le coût de cette énergie: "300 euros, c’est ce que paye chaque année une famille de 4 personnes pour financer ces éoliennes. Le coût total  est monstrueux, il est de 6 milliards d’euros !"



De retour à Athènes, nous avons interrogés le secrétaire d’état à l’énergie. Il semble découvrir le problème:



"En ce qui concerne les expropriations, je ne suis pas le plus à même pour répondre. Mais où est le mal avec cette technologie qui utilise la force éolienne que nous avons, pas vrai? Car nous n’avons pas de pétrole, pas de gaz naturel. D’autres pays en ont, et on n’a pas et on ne veut pas avoir d’énergie nucléaire. C’est une technologie rôdée, pas chère et si tu l’utilises précautionneusement vis-à-vis de l’environnement elle est très bénéfique."



Même ignorance affichée par la société EDF, le plus  grand investisseur en Crète,  qui malgré nos nombreuses demandes n’a jamais voulu nous recevoir, pas plus que ses nombreux représentants en Grèce :



"Bonjour Madame, notre problématique c’est l’enjeu économique , écologique des éoliennes en Grèce. Nous avons découvert ce qui se passe en Crète, mais moi il faut impérativement que j’aie aussi les gens qui expliquent pourquoi  eux pensent que les éoliennes c’est bien, c’est propre, ça créé des emplois, enfin bref… « D’accord, et puis je  je vais surtout me renseigner là-dessus parce que vous savez nous on est en France et que du coup, enfin moi j’avais pas connaissance de ça. Donc voilà, je vais joindre les équipes sur place pour voir ce qu’on peut faire. Voilà »



EDF Grèce ou France ne nous ont jamais rappelé. Cela n’étonne pas Georges Kristofoliris  constitutionnaliste … dont les bureaux sont en plein centre de Athènes. « Il n’y a pas de violation de la loi, car tous les pays membre de l’Union européenne ont changé de façon universelle leur loi. Ce n’est donc pas une question de violation de la loi. Nous on  dit que c’est une violation de la constitution qui elle nous dit qu’il faut protéger notre environnement. Comment peux-tu prétendre protéger l’environnement quand tu rases les forêts pour implanter ces monstres? Qu’ils entrent donc dans les forêts et nous disent moi je protège la planète ? Donc ils détruisent tout et on ne peut rien faire et personne ne peut les contrôler ? Dès lors nous sommes obligés, au 21ème siècle de nous battre pour ce qui va de soi : Notre terre, l’eau et l’air."



Pour cet avocat, le pire est à venir : « Ces éoliennes ont une durée de vie de 25 ans, passé 25 ans que va-t-il arriver avec les tonnes de ciment restés dans les montagnes ?  Ce sera notre dot post industrielle, des monstres rouillés."



Plusieurs procès sont encore en cours, mais les crétois n’y croient plus vraiment. Une fois le micro fermé, tous, sans exception, nous confirment  qu’ils ne reculeront devant rien pour sauver leur terre. Il y a quelques mois les éoliennes débarquées  sur le port de Helarcinom ont été renvoyées sur le continent manu militari. Pourtant 10'000 éoliennes sont toujours prévues en Grèce dont des centaines en Crète.



Angelique Kourounis



Palia roumata

mercredi 16 novembre 2016

Bouffer de l'opposant pour diluer l'ignorance.




Si les opposants sont le problème qui empêche la prolifération industrielle des éoliennes, autant dire que la politique  est la cause directe de la prolifération des imbéciles. Je respecte les gens qui s'engagent, parce que notre système fonctionne sur ce modèle, mais j'accepte mal ceux qui se profilent en maîtres à penser sur un sujet qu'ils ne maîtrisent pas. En suivant les débats jurassiens en matière de sortie du nucléaire, je me sens trahie par une élite politique qui part au front sans prendre la peine d'emmener la seule chose qu'on lui demande pour mener son débat: La connaissance de son sujet.

On ne parle pas des problèmes liés aux énergies renouvelables, on ne parle que des opposants à leur développement. On ne parle pas des arguments des opposants, on ne parle que de "leurs cris" de "leur égoïsme", "de la communication" qu'il faudra développer pour les rendre dociles. Le nucléaire quant à lui n'a que des défauts, ses dangers sont surexploités et l'avis des riverains qui s'en fichent est un sujet tabou. Il y aurait pourtant une jolie réflexion à faire sur ces riverains qui se réfugient dans le déni pour se plier aux risques d'un environnement imposé. Mais en politique on évite de penser, si ce n'est à sa propre gloire. Il vaut mieux publier des études qui confortent le programme en cours qu'une réflexion qui dérangent les ambitions de ces messieurs dames.

Dommage que ces gens ne comprennent de l'indépendance que ce qu'elle a de porteur dans un discours politique.

 Je partage ici quelques réflexions reçues d'un déçu après un autre débat sur ce sujet:


"Ce débat fut bien décevant. Il est question de dangers, de risques, de solutions miracles de type renouvelable, mais question chiffres et réalités, ce fut bien pauvre.

http://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/nucleaire-benot-genecand-et-adele-thorens-face-aux-questions-des-auditeurs?id=8146348


Un seul exemple:
il semblerait que les centrales nucléaires perdent 500 millions CHF par année

mais personne n'a osé dire que 500 millions par année, ce sont les coûts annuels en subventions pendant 20ans pour 1'000 éoliennes industrielles achetées à l'étranger et qui ne produiraient que environ 4TWh/an, soit la moitié de la production d'une centrale nucléaire de type Leibstadt ou Gösgen

Bien pauvre débat, et ni d'un côté ni de l'autre, on n'ose admettre, quel que soit le résultat de la votation, que la Suisse n'a pas d'alternative crédible à l'importation d'électricité des pays voisins.

On cherche à nous faire croire que ces importations seraient du renouvelable, c'est un phantasme ou une plaisanterie, car l'avenir est certainement côté charbon ou gaz...le marché le montrera, car les énergies renouvelables ne tiennent que par des subventions énormes et n'ont aucune rentabilité propre dans un marché libéralisé.

Pour ma part, je voterai OUI à l'initiative des roses-verts et je soutiendrai le référendum contre la CE 2050 basée sur des subventionnement massifs payés par les PME et ménages, donc les plus faibles revenus (comme c'est le cas en Allemagne)

Notons que ce sont des partis à fibre sociale, roses et verts principalement, qui soutiennent cette politique de subventionnement massif qui fait payer leurs rêves par les plus faibles revenus (les gros consommateurs qui se servent au meilleur prix sur le marché européen peuvent être exemptés du paiement de la RPC). Les roses-verts sont. évidemment soutenus par certains milieux économiques qui vont faire leur beurre de ces subventions..


Cessons donc ces pauvres débats qui tournent en rond en cachant des vérités désagréables et réfléchissons en silence avec des spécialistes du terrain à des réalités réelles, même si celles-ci sont douloureuses pour les egos et requièrent un minimum d'humilité accompagné de bon sens.."

image source

lundi 14 novembre 2016

Place! Place au Dieu Eole Incarnation de l'illusion!


lire l'article en entier ici

La Bretagne a laissé construire 148 parcs éoliens terrestres, soit 534 éoliennes. Avec environs 3,3 millions d'habitants, soit moins de la moitié de la population en Suisse. Je lis souvent des articles concernant ce coin de pays et sa production d'énergie renouvelable. Comme toujours les titres sont encourageants et donnent l'illusion d'une région proche de l'autonomie énergétique. L' article en lien ci-dessus met en lumière quelques chiffres étonnants:

Les  534 éoliennes bretonnes n'ont réduit la dépendance électrique de la région que de 12,9%. Ce qui était à prévoir est actuel, à savoir la pression engagée pour la mise en service d'une centrale à gaz qui attend patiemment son entrée en scène à Landivisiau. Une utilisation qui va considérablement augmenter la production de gaz à effet de serre. J'imagine bien la résistance locale, avec toutes ces hélices immenses qui occupent l'espace, les citoyens ne doivent pas trop comprendre pourquoi on vient les embêter encore avec une centrale à gaz. Dans cet article on apprend encore qu'avec cette centrale à gaz on abaissera le niveau de la dépendance à 62%, mais "en théorie seulement" vue la faible adéquation des énergies renouvelables tributaires des aléas climatiques.

On lit aussi ici, qu'en 2015 la production thermique fossile a augmenté suite à la baisse de la production hydraulique et que le nucléaire compte toujours pour beaucoup dans le mix énergétique.

Mais il faut bien faire quelque chose n'est-ce pas? Alors oui, faisons pareil en Suisse, construisons des centaines d'éoliennes pour l'illusion d'avoir fait quelque chose. Modifions nos lois pour permettre de nuire. Saccageons nos lieux de vie au nom de l'autonomie énergétique sans en contrôler la faisabilité.

À genoux tout le monde devant le Dieu Eole distributeur de cacahuètes!