lundi 17 septembre 2018

Mais non, pas eux!

Ces accords internationaux qui nous gouvernent...


L'une de mes amies est très engagée en faveur des migrants. Elle me raconte des choses tellement édifiantes, que je ne peux m'empêcher de résister à ses affirmations et de lui dire "mais non, pas eux" à propos des services officiels dans notre canton, en charge de ceux que le monde refoule de plus en plus lâchement. 

Je m'efforce aussi de rassurer ceux qui arrivent de pays nauséabonds et qui ne peuvent plus avoir confiance dans les autorités qui les accueillent: "mais non, pas ici, il n'y a pas de pot de vin, pas d'espion pour le gouvernement, les médecins ont le secret de fonction et un jugement neutre, votre assistante sociale est intègre" etc...

Et puis là, je me dis, et pourquoi pas? Comment puis-je être sûre qu'ici on respecte les minorités confiées aux soins d'une batterie d'individus dont on ne sait finalement rien? Lorsqu'un assistant social refuse de donner son aval pour la location d'un appartement à un réfugié pour des raisons impossible à éclaircir, à quoi obéit-il? Lorsque vous vous inquiétez des conditions d'accueil d'une famille et que tous vos arguments sont repris par l'institution interpellée contre la famille en détresse, pour qui travaille-t-elle?

La lutte contre les éoliennes m'a appris que l'on se joue des minorités dans ce pays aussi. Pour le vent, c'est l'argent qui dicte la direction. Pour les hommes? Ce n'est pas toujours clair. Le reportage d'hier soir au 19:30 de la RTS n'a sans doute pas échappé à votre sensibilité, avec Najah Albukai et ses dessins qui retracent l'horreur de sa détention en Syrie, à revoir ici. Qui sont ces hommes (et ses femmes) capables d'autant de violence sur des êtres réduits à l'impuissance?

Et puis hier encore, ce reportage de l'émission Histoire vivante: " Quand les multinationales attaquent les États", où l'on voit des hommes parmi les plus riches du monde, condamner des populations entières à la destruction pour gagner encore plus sur leur dos, sur ceux des enfants aussi!

Malgré tout ce que l'on sait, en bons suisses on garde confiance... Ici comme ailleurs les migrants subiraient des abus de pouvoir? Là juste à côté de chez moi? Je résiste à y croire et pourtant je sais de quoi sont capables les humains lorsqu'ils se sentent répondre à une norme dont ils ne veulent pas se distancer. 

Je suis venue à penser à tout cela face à un vert convaincu agenouillé devant l'industrie éolienne, j'avais tellement envie de lui demander comment il pouvait faire confiance à ceux qui bafouent les priorités sanitaires, qui réussissent à passer au-dessus de la protection de la nature pour industrialiser les paysages, source hyper importante de bien être dans ce monde qui dérive? (À entendre ici), 
Comment ces verts qui se battent contre les multinationales avec véhémence peuvent-ils fermer les yeux devant celles de l'industrie du vent? Au fond, comme moi face aux maltraitances ordinaires infligées aux migrants: parce qu'ils n'arrivent pas à dissocier les avantages d'une énergie propre qu'ils appellent de tous leurs voeux, des intérêts d'une économie pas plus noble que les autres. Comme moi je n'arrive pas à croire que l'on puisse abuser des minorités dans une région aussi petite qui ne connaît ni la guerre ni la misère. 

Les deux initiatives sur lesquelles nous votons ce week-end: "Pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques" et "pour la souveraineté alimentaire" pourraient barrer la route, si elles sont acceptées, à de futurs accords internationaux négociés par des dirigeants de multinationales sans scrupules. Est-ce qu'on va continuer à fermer les yeux pour protéger ces gens et les laisser danser sur les tombes de tous ces enfants qu'ils livrent à leurs bénéfices? Allons-nous peser le pour et le contre et nous laisser influencer une fois encore pour leur laisser la voix libre? Nous avons la possibilité de faire quelque chose contre ces dictatures économiques. Oui, il y aura peut-être des conséquences pour nous si nous votons oui à ces deux initiatives, mais rien en comparaison de ce qu'ils pourraient imposer si on ne les arrête pas! Je voterai oui et sans hésitation, parce que j'en ai marre de voir le pire nous encercler de partout et de les entendre le justifier. Nous savons tous trop de choses pour continuer de faire confiance. 

Ce monde n'a aucune chance si nous ne reprenons pas la main, avec le coeur.

jeudi 13 septembre 2018

Nos députés seraient-ils tous occupés à mettre de l'ordre dans leurs "petites affaires" ?



Sous la coupole à Berne, l'argent est toujours au centre des débats: tout est toujours trop cher lorsqu'il s'agit de prestations sociales, et on n'en fait jamais assez pour ménager les riches.

On essaie de nous faire croire que la transition énergétique est au centre des préoccupations,  mais certaines interventions au Conseil national démontrent qu'elle souffre d'un incroyable déficit d'attention! Là, comme par hasard, les coûts sont tabous.

La régularité des commentaires diffusés de plus en plus largement par des opposants aux éoliennes attentifs et compétents, commence à réveiller l'intérêt de certains députés. Ils ne sont pas de ceux que je soutiens et je me demande ce que font les autres lorsque le CF répond des énormités aux questions qui lui sont soumises,  Prenez le temps de lire l'interpellation de Mme la députée  Glauser-Zufferey Alice,  et l'avis du CF: https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20183604

Un avis qui interpelle et suscite des réflexions:  il y est admis que les moyens financiers en subventions sont insuffisants pour soutenir le solaire photovoltaïque, qui est un pilier majeur de la production future d'électricité renouvelable. Et encore:  que le nombre de projets éoliens réalisables et réalisés sera faible, donc très inférieur au nombre de machines annoncées dans la SE 2050, (soit 800 à 1'000 machines produisant environ 4 TWh par an d'électricité). Il y est aussi dit qu'il n'y a pas de fond de réserve pour les 450 éoliennes au bénéfice d'une décision positive de Swissgrid, par contre le CF  ne dit pas comment il va remplacer la production d'électricité imputée aux éoliennes qu'il n'envisage même pas de voir construites un jour, bien que faisant partie du paquet SE2050...  Tout cela me semble bien loin de la théorie qui veut nous faire croire qu'à Berne on maîtrise les promesses de cette fameuse stratégie énergétique!

J'ignore si les parlementaires dormaient lorsque l'avis du CF est tombé, le fait est que trois autres questions lui sont aujourd'hui posées et j'aurais bien aimé voir d'autres partis lever les sourcils! À croire que le vent les a tous emporté... ou arrosé? Une question que l'on ose se poser après les doutes qui planent aujourd'hui sur certaines têtes d'élus!  (une autre ici

Bref, trois questions sont en attente de réponses sous la coupole. À suivre avec attention.


1. - Si le Conseil fédéral table sur un taux de réalisation bas des installations éoliennes, pourquoi laisser autant de projets (450 machines) s'enliser dans des procédures coûteuses, payées en dernier ressort par le consommateur d'électricité via sa facture?

- Ce gigantesque gaspillage est-il un acte responsable de la part de l'OFEN et de Swissgrid?




2. - Si aucune réserve n'est constituée pour les futures installations éoliennes, qu'advient-il si les 450 installations au bénéfice d'une décision positive venaient à être réalisées?

- Qui paie en cas de manque de financement par la rétribution à l'injection: les communes? les consommateurs?

3. -Si le Conseil fédéral table sur un taux de réalisation bas des installations éoliennes, quel agent énergétique remplacera les 4.3 TWh de courant éolien prévus dans la SE2050, soit l'équivalent de 800 installations éoliennes (voire 1000 si on tient compte de leur arrêt en raison des émissions sonores nocturnes, des migrations de faune ailée, etc.)?

On retrouve l'intégralité de ces questions en cliquant ici 

J'étais hier au palais fédéral. Il y a beaucoup de belles phrases sur ses murs, un beau paysage aussi en guise d'identité Suisse... De bonnes intentions quoi... On y croirait presque 😂

samedi 8 septembre 2018

Pourquoi des éoliennes? Le point de vue de l'ange

Parce qu'elles ne profitent qu'aux riches.




 Il y a dix ans que j'observe ce monde sous la lorgnette des vendeurs d'éoliennes de tous bords, je retrouve leurs méthodes partout où des intérêts sont défendus contre ceux des citoyens. D'abord regardez cette émission sur la RTS ici.

On y parle de tabac, de l'épidémie d'obésité et de parlementaires qui nuisent à notre santé.  Après avoir (re)vu comment à Berne on fait de la politique, je me suis demandée quel scénario avait précédé la décision de sortir du nucléaire en Suisse. Parce que quelque chose cloche sur le fond et sur la forme.


Moi aussi, j'ai regretté d'avoir raté ça... On peut toujours essayer de l'imaginer:
 Les vieilles centrales nucléaires représentent un risque financier majeur que leurs propriétaires doivent  appréhender depuis un moment déjà. Admettons qu'ils aient dans leurs conseils d'administration quelques parlementaires "infiltrés" comme on en a vu hier soir, voire une conseillère fédérale... ils auraient pu profiter d'un événement naturel majeur (Fukushima) pour lâcher le bébé dans l'arène de la minorité d'écologistes acharnés qui leur pourrissent la vie depuis des lustres avec leur obsession (légitime) de sortir du nucléaire. Ils pouvaient être à peu près sûr de les voir mordre à l'hameçon. En tirant habilement les ficelles à droite, ils pouvaient espérer  amplifier le mouvement jusqu'à en faire un projet national  soutenu massivement par les politiques et la population. Avec le réchauffement climatique et son instrumentalisation (je partage assez la vision de M. S. Erkman à lire ici), ils avaient toutes les chances de faire passer  rapidement en mode "urgence" la fermeture des centrales nucléaires, ce qui leur donnerait plus tard un prétexte pour demander des aides...

La gauche et les verts se sont littéralement envolés avec ce projet qui dépassait leurs espérances les plus folles. Ils ont dû avoir  le sentiment de gagner une longue bataille. C'est là qu'ils se sont fait couillonner (pardon pour cette expression peu orthodoxe): le jour où il a été question de reporter les coûts de démantèlement des vieilles centrales vers les caisses publiques, les vainqueurs n'étaient clairement plus à gauche... Simultanément, on a découvert une industrie éolienne fine prête pour envahir tout ce qu'il était possible d'obtenir comme terrains pour implanter ses machines. Elle sortait de nulle part, mais elle avait déjà tout organisé jusqu'à la signature de dizaines de contrats de servitude avec des propriétaires! Ceux qui jusqu'ici soutenaient sans faillir l'énergie nucléaire se retrouvaient unis comme jamais derrière cette industrialisation massive des campagnes et même des zones naturelles protégées. Des lois obsolètes étaient remises en avant pour empêcher des oppositions rationnelles et très vite les réfractaires ont été étiquetés et le débat s'est figé. C'est ce que j'appelle une opération menée de mains de maîtres. 

- Elle tient ton histoire... Mais tout-de-même tout ne peut pas être aussi simple, ce serait presque une insulte aux citoyens que de manipuler ainsi la démocratie...

Tu as vu ce député qui d'un côté siège dans des commissions de santé publique et qui de l'autre empêche les politiques de prendre des mesures pour lutter concrètement contre les dérives de l'industrie de l'alimentation ou du tabac qui coûtent des milliards aux caisses maladie? Il refuse ensuite de s'expliquer sur ses contradictions sous prétexte d'un "devoir de réserve en tant que député". Cela ne te semble-t'il pas trop simple et grossier? Trouver le moyen de lâcher des vieilles centrales nucléaires et se remplir les poches d'argent public avec des centrales éoliennes, en simplifiant les procédures et en méprisant les riverains concernés, c'est simple et grossier. C'est pour cela que je ne peux m'empêcher de penser que cela pourrait tout-à-fait être le scénario qui a mené à la situation d'aujourd'hui. Nous n'avons pas affaire à des modèles de démocrates ni à des gentleman et encore moins à des intellectuels...

- Ah ces éoliennes! Quelle aubaine! Suffisamment grandes et blanches pour occuper longtemps les rongeurs d'os, avec une production aléatoire qui multiplie les chiffres autour de leur (in)efficacité et brouille les pistes. Si la gauche s'assied sur le timon, dans les coussins moelleux de la calèche ceux qui compteront l'argent tiennent les rênes et rigolent de leur méchant tour de passe-passe à t'entendre. Mais bien entendu j'adhère complètement. J'enrage de voir autant de pigeons se laisser mener par de simples lobbyistes. De ce point de vue les barrages seraient aussi sur la sellette à l'heure des affaires de gros sous, et peut-être du vieillissement des installations qui sans doute annoncent des investissements conséquents, il y aurait matière à imaginer la chronique d'une disgrâce annoncée... Et derrière l'hydraulique on retrouve toujours la même histoires, celle du loup dans la bergerie, des hélices dans la prairie...

Plus alarmant encore est ce qui se passe au niveau de la santé. Pourquoi les caisses maladie laissent faire l'industrie du tabac et de l'alimentation? Quels intérêts visent-elle? La montée des coûts en matière de santé, pousse à la privatisation des services (hôpitaux en tête) les conséquences? Précarisation de l'emploi, prestations à la carte etc. On vous prépare gentiment à changer de paradigme pour des intérêts qui ne sont pas les vôtres. Combien de temps allez-vous continuer de déléguer vos intérêts à des parlementaires douteux? Ils travaillent contre vous pour des intérêts. C'est démontré à longueur d'année. Y-a-t-il encore des personnes de confiance dans les hautes sphères du pouvoir? Même moi je n'y crois plus. Ils auraient pu aussi à ce Temps présent démontrer l'infiltration des compagnies d'électricité au sein de Suisse Eole que la Confédération subventionne à outrance pour une fois donner du poids à vos craintes!

- Ils s'amusent bien sous la coupole à démonter pièce par pièce les rouages de la démocratie. Merci l'ange pour tes réflexions et pour ta visite. Tu sais qu'on t'aime bien sur ce blog!

lundi 3 septembre 2018

Les croquettes, c'est comme les éoliennes: elles tuent peut-être, mais en respectant les normes.

Blanc. Comme la conscience industrielle ou l'âme des PDG

Il semblerait que les chats sont empoisonnés par les croquettes que l'industrie leur destine. Moche. Contactés par les journalistes de la RTS, quinze producteurs de croquettes répondent : "Les résultats d'analyses sont conforment aux exigences légales". 

On croirait entendre la direction de ADEV, propriétaire des éoliennes de Saint-Brais, ou l'ancien conseil communal du village, toujours tellement fiers de dire que les nuisances des aérogénérateurs industriels qui tiennent le village en otage, respectent les normes en vigueur.

Bienvenue à nos amies les bêtes dans le monde de la légalité! Un mot créé tout exprès on dirait pour maintenir les mécontents hors d'état de nuire...  (Un bon article sur ce sujet à lire ici)

Ma pensée vagabonde, toujours attristée par la facilité avec laquelle ils peuvent se débarrasser des gêneurs, remonte jusqu'aux aux pratiques de l'agence de presse TAMEDIA. Ses méthodes répugnent une grande partie de la population et même du monde politique vaudois mis face à son impuissance de façon magistrale par l'arrogante société. Malgré toutes les protestations, manifestations, propositions, indignation, TAMEDIA poursuit son objectif sans état d'âme, seule au monde, avec son capital. Rien ne l'arrête, et surtout pas l'humanité. Ceux de ses salariés qui ont fait un jour de grève pour défendre leurs droits se sont vu retirer fr. 800.-- de leur salaire, sans aucun avertissement et aucune possibilité de se défendre. Marche comme on te le demande ou crève. C'est le message que j'entends derrière ces comptables. Qu'ils nourrissent les chats, brassent du vent ou vendent de l'information, ils maîtrisent avant tout les lois qui leur donnent les moyens de le faire sans encombre.

Si l'on construit un parc éolien près de chez vous et que l'on vous dit que les normes seront respectées, prenez la peine de vous renseigner sur ces normes.

Pour les chats je n'ai pas de solutions miracles, juste des copines qui ont compris depuis longtemps que la nourriture industrielle n'est pas là pour les rendre beaux et forts et qui ont des solutions.

Et pour TAMEDIA... Indignez-vous!

P.S. J'oubliais, pour les croquettes, c'est comme pour les éoliennes, aucune étude scientifique officielle ne prouve leur nocivité. Pour la santé morale des dirigeants de TAMEDIA, je suppose qu'il en est de même. L'étude scientifique fiable manquante, c'est l'arme de secours de ce joli monde en guerre contre le respect des autres.

Quant aux faits, on se demandent comment ils font pour les faire oublier...
oed.over-blog.com/2015/09/les-eoliennes-tuent-les-oiseaux-sont-de.html



mardi 28 août 2018

Bla bla bla bla.... et Lise-Marie.


À Lise-Marie

Madame, Monsieur,

Nous accusons réception de votre prise de position collective dans le cadre de la phase d'information de la population sur le projet éolien des Quatre Bornes.

Nous avons reçu 98 courriers du même type. Les arguments qui y sont développés ont retenu toute notre attention. Toutefois, comme ils relèvent tous de l'opposition de principe au projet, ils n'appellent pas de modification particulière du dossier mis en consultation.

Nous vous rappelons que la phase d'information et de participation ne permet pas de s'opposer formellement au projet. Vous aurez la possibilité de vous faire valoir vos droits lors de sa mise à l'enquête publique prévue en 2019.

En vous souhaitant bonne réception....

L'aménagiste cantonal                                             Service de l'aménagement du territoire.

(canton de Neuchâtel)



Ma chère Lise-Marie,

Vois ci-dessus le courrier que j'ai reçu ce jour et rigole de ce monde imbécile que tu laisses derrière toi. Tu ne les aimais pas ces aménageurs de territoire qui ne pensent qu'en terme de rentabilité, d'urbanisation, de densification et qui ne parlent plus qu'avec des mots pour faire taire.

De là-haut tu dois te marrer de voir Hulot lâcher son gros pinceau vert, conscient que le tableau ne sera pas celui qu'il promet.  Tu vivais dans un joli coin de pays qui sentait bon la damassine, loin des magouilles et du langage de ces fonctionnaires asservis ou désenchantés. 

Quand tu as senti la menace qui pesait sur ta région, tu as réagi, tu as été de celles qui se sont engagées contre ces faussaires. Malgré la rudesse de cette lutte inégale, nous avons passé avec toi des moments de belle complicité à défendre franchement ce qu'il reste de beau et de crédible dans ce monde de culs pincés.

Lise-Marie, adieu, tu nous manqueras, bien plus que Hulot au gouvernement français parce que lui faisait tapisserie, toi tu étais une véritable alliée de la nature, c'est elle qui doit trembler chaque fois que quelqu'un comme toi tire sa révérence. Garde un oeil sur cette région, on pensera fort à toi quand ils reviendront avec leurs besoins de tout gâcher, tu nous manqueras et on ragera de ne plus t'avoir avec nous, mais aussi on se réjouira pour toi, de te savoir loin de ces bassesses, sereine et libérée de ces chaînes qu'ils nous destinent.

mardi 21 août 2018

Ils crachent dans vos tasses de café, et vous en redemandez?


 Vous avez peut-être vu "le doc du lundi", hier soir:  "Starbucks sans filtre" sur la rts 2? Rien de nouveaux sous les tropiques comme on dit. C'est l'histoire d'une multinationale qui surfe sur la vague écologique en utilisant les arguments de ses contradicteurs pour fabriquer sa communication verte. Des dénonciations de pratiques qui sentent le déjà vu, notamment dans la vertueuse filière de l'industrie éoliennes: feu à volonté sur les consommateurs benêts qui veulent juste croire sans vérifier. Ce documentaire, après lequel nous ne devrions plus mettre les pieds dans aucune filiale Starbucks si notre cerveau capte le problème, sera rediffusé je crois sur Arte le 28 août prochain. Vous prendrez bien encore une claque de ces multinationales qui courent pour votre argent et se fichent de votre poire?

C'est tout-de-même incroyable tout ce que ces gens peuvent faire avec leurs armées d'avocats, ils peuvent cracher sur la terre entière parce qu'ils ont les moyens de se défiler devant la justice. Cette dernière a prévu des porte de sorties pour tous les rois du business. Les politiques courent derrière, fascinés par le système ou parce qu'ils espèrent pouvoir bénéficier de leurs pratiques! Sinon comment expliquer que ça marche si bien avec la bénédiction des Etats? Dès que le danger menace on déménage, on fait faillite, on divorce (SIG-Ennova par exemple), on rachète, on fait semblant de, mais on ne change rien! Les gouvernement changent, les opposants ou dénonciateurs vieillissent ou disparaissent, l'usure vainc les plus tenaces et les avocats se frottent les mains et boivent le champagne, ils ont gagné. Parce que c'est tout ce qui les intéressent, gagner. quitte à faire crever le commerce local et tout ce qui va avec.

Mais s'il vous plaît, ne dites rien. La démocratie est ainsi gangrenée par les affaires et les empêcheurs de plumer la terre tranquillement sont écartés de la circulation par toutes sortes de contrôles et autres découragements. Ce samedi dans le QJ, Quotidien jurassien, la Tribune est consacrée à Wendy Brown qui explique l'érosion de la démocratie. Malheureusement je ne peux pas ici rediffuser les grandes lignes de cet article qui est protégé. Mais allez lire les théorie de Mme Brown sur la révolution insidieuse du néolibéralisme. Tout y est. On dirait que plus on explique comment ils nous bernent pour profiter de nous et plus ils nous bernent, et plus ils profitent de nous.

Finalement je me pose une question: à qui la faute?

samedi 11 août 2018

Ces aéorogénérateurs industriels polluants...



Harpe éolienne de la place The Forks
En lisant le président des sites et monuments français, Alexandre Gadys, je me dis que décidément la promotion de l'éolien industriel dispose d' une communication extrêmement efficace pour arriver à ses fins. Elle capte les écologistes, les religieux, les politiciens à un point rarement atteint. Elle devient leur instrument de propagande déjà parce que le mot "éolienne" est une espèce de sésame vers les coeurs: qui n'a pas en tête ces multiples objets dont le mécanisme exposé au vent a le don de fasciner les enfants? Il nous renvoie aussi à des îles célèbres: "La terre de Daphnis et de la petite Chloé, la vieille île éolienne devant laquelle l’amiral Caillard va mettre en batterie ses monstrueux canons, Lesbos est aussi mal connue qu’elle est célèbre". Ou à d'autres récits antiques où l'éolien devient musical...
…et pour charmer encor la table hospitalière, l’aède aux chants aimés va célébrer les dieux. Le divin Amphion, Roi que l’Olympe honore, calme les bruits épars, de son sceptre incliné; et vers la voûte immense, éclatante et sonore, sur le mode éolien la lyre a résonné. — (Leconte de Lisle, Poèmes antiques, 1852, p. 180)

Bref, chapeau! Bien trouvé le mot pour bétonner les sols et coloniser l'espace visuel et sonores jusqu'aux plus beaux paysages du monde avec la bénédiction d'écologistes, de politiques et de religieux! Il est clair que si on les appelait comme Monsieur Gadys cité plus haut, "des aérogénérateurs industriels polluants" l'impact dans l'esprit des gens serait différent...

Un peu plus loin dans l'article du Figaro où il est interviewé, Monsieur Gadys dit encore ceci:

"Rien ne semble arrêter ce qui est devenu un totem politique, abreuvé de subventions d’argent public"

Un totem politique, c'est exactement ce qu'ils en font:

  • Une tribu fonde sa légitimité sur la référence à un totem qui symbolise et illustre les différences complémentaires que les membres de la tribu apportent à l’infraculture de la nation. Le totem, dans nos sociétés développées, peut être un homme qui a créé une technique ou une théorie utile à la progression de la nation et dont les membres de la tribu sont porteurs. […] Ce totem est donc considéré comme un ancêtre symbolique du collectif qui adhère au mythe fondateur et le complète. — (Marc Lebailly, Alain Simon, Pour une anthropologie de l’entreprise : Éloge de la pensée sauvage, Pearson Education France, coll. « Village mondial », Paris, 2007, 2e éd. (1re éd. 2004), 236 p. ISBN 9782744062766, p. 233)"
Ces considération réunies, on ne peut que comprendre la difficulté que nous rencontrons à faire réagir les citoyens face à la supercherie dite éolienne. L'emballage est énorme, la perception du cadeau est complètement faussée par des antécédents émotionnels qui font référence à tout, sauf à une pollution industrielle programmée. 

Quand je pense que l'on accuse les opposants de porter le débat vers l'émotionnel! Encore une fois chapeau! Même les journalistes n'ont pas compris d'où sortaient toutes ces émotions et qui les avaient portées dans le débat et pourquoi...

C'est très vendeur les émotions.