lundi 14 janvier 2019

Eolien industriel contrôlé? Ils rêvent ou ils se mentent?

Un jeune militant vert m'écrit ceci:
"A mon sens, les projets éoliens doivent être étudiés au cas par cas, en concertation avec les populations locales et tout en limitant au maximum l’impact sur le paysage et la nature. Si ces conditions ne sont pas remplies, alors on se doit de trouver des alternatives."
Qui peut me citer une industrie qui se contente de produire au cas par cas, en concertation avec les populations? Quand on ouvre des usines, que l'on engage des milliers d'ouvriers, que l'on devient l'un des piliers de l'économie d'un pays, comme Vestas au Danemark, il n'y a plus de considération pour les besoins réels et encore moins pour des envies locales. Il faut rentabiliser, payer des actionnaires, les emplois deviennent les otages qui justifient la surproduction et les vendeurs arrachent des contrats partout où c'est possible. Un point c'est tout. Croire que l'on peut maîtriser cette industrie mieux qu'une autre est à la limite de la malhonnêteté intellectuelle de la part d'un élu. Nous sommes tous victimes de ce système et nous continuons de l'être en soutenant le capitalisme vert.

À Saint-Brais nous avons évité le pire, pour le moment, en défendant ce petit coin de paradis qui était menacé par un parc éolien. Chaque fois que je m'y promène j'ai le coeur qui frissonne à l'idée de ce qu'aurait été ce village après la colonisation de son autre lieu emblématique. Celui qui fait que l'on peut encore vivre ici malgré toutes les erreurs commises par le passé, malgré la promesse non tenue du Canton de dévier la circulation qui empoisonne le village, malgré les deux monstres qui ont profité de l'ignorance pour enlaidir inutilement la région merveilleuse des Franches-Montagnes. Je suis heureuse à l'idée que mes petits-enfants puissent connaître encore de telles émotions ici. En regardant ces photos, écoutez Jean-Baptiste Vidalou en cliquant ici. Autres lieux, mêmes émotions, mêmes mots pour les dire, un inconnu qui devant la colonisation de l'industrie éolienne devient un frère. Nous ne sommes pas seuls à réaliser l'ampleur du désastre. Les verts feraient bien d'entendre ces alliés de la nature avant de se compromettre avec des solutions qui ne sont que des illusions que leur vendent leurs adversaires politiques!











vendredi 11 janvier 2019

Le découragement, leur allié, notre ennemi.


Une nouvelle timbreuse sophistiquée au boulot  (la puce suivra), un nouveau badge pour ouvrir toutes les portes (qui par contre se referment seules...) des cartes pour enregistrer  nos habitudes, des autres pour les payer, un compteur intelligent pour épier la gestion de notre quotidien jusque dans notre intimité, des caméras pour dissuader la moindre rébellion... Les idées ne manquent pas pour asservir la masse au profit des entreprises ou pour protéger des pouvoirs abusifs, Emily Turrettini en a fait son fond de commerce à consulter ici.

Vous avez froid dans le dos? Ouf! Je ne suis pas la seule. Que dire encore de l'information diffusée en continu jusqu'à en faire un produit de consommation banal qui entre et ressort de notre esprit sans y laisser de traces, ou si peu?  Des politiciens "décomplexés" qui serrent dans leurs bras les prédateurs de la planète et "assument" fièrement, à la Trump ai-je envie de dire, le nouveau modèle en politique? 

Ils installent autour de nous une cage terrifiante en prenant  soin de nous donner l'illusion que nous la plébiscitons pour notre confort et notre sécurité. Essayez d'en sortir et vous constaterez qu'il est bien tard: toutes les contraintes tissées autour de nous engourdissent nos membres et nos pensées, l'énergie nécessaire pour démêler l'écheveau et retrouver l'air libre est telle que le découragement finit régulièrement par avoir le dernier mot. Quand la cage remue, il n'y a pas grand chose à faire pour la stabiliser, les éléments perturbateurs sont très vite identifiés, heureusement les caméras se retournent parfois contre les gardiens! Mais ils trouveront les mots pour marginaliser les auteurs de ces violences "non autorisées" et les puniront pour l'exemple. Ils enverront "quelques signes forts" et reprendront le contrôle avec en prime de bonne raison de le renforcer à leur manière...

C'est un de ces matins où je me lève en rêvant de me plonger dans tous ces livres qui m'attendent et que je n'ai pas le temps de lire, où le monde me décourage et où les philosophes me semblent bien impuissants. Où je doute de la puissance de la connaissance, de la fonction de l'intelligence parce que le temps manque tout simplement pour en faire quelque chose... C'est un de ces jours où je voudrais savoir boxer.

Mais je déteste le découragement. Il y a des outils pour le surmonter. Amnesty International, (qui j'espère ne nous décevra jamais autant que Greenpeace), propose des formations à voir ici

Il y a des visages qui apparaissent et qui nous donnent l'espoir que  la lutte contre l'industrialisation abrutissante, telle que celle des campagnes avec des éoliennes géantes, va peut-être enfin atteindre ces esprits nourris d'illusions et de mensonges.

Peut-être qu'un jour je pourrai suspendre des gants de boxeur à côté de ma bibliothèque, symboles du  sens retrouvé.
 
Ah! Il y a aussi une nouvelle librairie qui cartonne à Bienne et qui me fait penser que tout n'est pas perdu si le bon livre reste aussi couru: http://bostry.ch/


vendredi 4 janvier 2019

Le plus beau pays du monde qu'elle disait...


Quand on entend le magistral Jancovici parler ici de la source des richesses qui font de la Suisse l'un des pays les plus riche du monde, on ne peut que rester perplexe devant les gesticulations de   ces personnalités politiques qui se démènent pour marquer les paysages du signe fort de leur engagement écologique en imposant  des éoliennes industrielles.  Ces dernières brasseront le vent de tout ce à quoi les élus ne s'attaqueront jamais pour agir vraiment pour l'humain et le climat.

À l'instar de cette chère Madame de Quattro, que je suis contente de savoir attachée aux paysages et capable de savourer le silence. Dommage qu'elle ne réserve cette sérénité qu'aux privilégiés qui, comme elle, avalent des kilomètres et utilisent les remontées mécaniques (loin de préserver ces lieux magnifiques) pour partager sa fierté de vivre dans le plus beau pays du monde. Il est vrai que si la beauté des choses et la puissance du silence lui suffisent un jour par année pour se ressourcer, à quoi bon les protéger ailleurs? Et puis ces gueux qui vivent au coeur d'un paysage préservé et se battent pour qu'il échappe aux assauts de l'industrie, et ceux qui creusent les mines ailleurs pour fournir le matériel utile à cette écologie bling bling, peuvent bien crever du mal qui ronge leur corps ou leur coeur.

N'est-ce pas le privilège des riches que de contrôler le plaisir des pauvres?

Moralité: La beauté des paysages et le silence n'appartiennent qu'aux riches et aux imbéciles.

mardi 1 janvier 2019

2019 sera peut-être la bonne année..




La communication locale et personnalisée, il fallait oser ai-je pensé en me trouvant nez à nez avec cette affiche à la gare de Delémont. Ce qui me fait, exceptionnellement, poser les pales pour saluer la pertinence et le courage de la démarche et pour vous présenter mes voeux:

2019, un pas vers la paix en soutenant cette motion pour marquer la fin de ces pesées d’intérêts qui paralysent les changements et ancrent la misère.


 Les détails de la motion ici

samedi 29 décembre 2018

Le tout électrique, ce roman sans queue ni tête

reportage rts décembre 2018, ici

 Dans cet article paru dans l'Arcinfo, une habitante du village traite de menteuses celles et ceux qui parlent du bruit des éoliennes industrielles.  Un autre jubile de son acceptation des éoliennes dans son environnement pour prouver sa volonté de faire quelque chose pour la planète.   La première témoigne anonymement (c'est plus chouette de taper sur ses voisines sans avoir à le faire ouvertement) et le second rentre d'une croisière de trois semaines,  il fait régulièrement des milliers de kilomètres en avion pour enjoliver sa retraite ou utilise des produits hautement toxiques pour maintenir sa pelouse verte et tendre devant sa villa de gentil écolo que le bruit des éoliennes ne dérange pas. À leur décharge, ils ne sont pas les seuls. L'écologie chez beaucoup d'entre nous se limite à ce que l'on veut bien entendre et comprendre.

La  rôle de la solidarité dans la construction d'un monde durable et comment les éoliennes sauveront la planète sont des questions qui ne semblent pas préoccuper mes voisins. Ces adeptes aveugles du tout électrique et des énergies renouvelables sont prêts à tout pour maintenir leur niveau de vie,  leur monde s'arrête au  bout de leur jardin ou de la terrasse de leurs logements de vacances. Leur voisin direct, autant que leurs semblables à l'autre bout de la planète, ne les intéressent guère tous occupés qu'ils sont à entretenir leur bonne conscience à coup de vent et de soleil. C'est tendance: un toit solaire et une éolienne pour exposer son engagement,  être écolo n'a jamais été aussi simple.

Pour faire marcher ce monde moderne et prometteur, il faut des matières premières, mais surtout ne le dite pas, cela pourrait écorner la réputation de ces braves moutons de Saint-Brais, si verts, et si gentils,

Le cobalt est très prisé dans notre joli monde vert. Le premier exportateur de cobalt, 60% de la production mondiale, est la République démocratique du Congo. Un pays en mal de stabilité, c'est le moins que l'on puisse dire. Ce reportage est édifiant. Difficile dans ces conditions de garantir que demain sera fait d'énergies renouvelables et de voitures électriques.  Les ressources nécessaires pour y parvenir n'existent pas ou ne sont pas accessibles, ou sont prises en otage, ou sont menacées d'épuisement. Des hommes, des femmes et des enfants se tuent à la tâche pour alimenter nos excès, notre progrès, notre hypocrisie, notre égoïsme sans fin.

Comme si tout cela ne nous concernait pas, nous menaçons ici des zones protégées, des terres fertiles, des paysages qui ressourcent l'humanité pour alimenter encore ce marché de salopards qui exploitent la misère  et vendent une écologie faite de mensonges et de profits. Des braves citoyens font semblant d'y croire,  vendent leur région pour sauver leur jardin et tapent sur ceux qui entrouvrent le rideau sur le désastre annoncé qu'ils ne veulent surtout pas voir.

Le plus édifiant, c'est le rôle de la presse dans tout cela. L'article de l'Arcinfo a déjà été écrit 100 fois depuis 10 ans. Par contre aucun journaliste n'a pris le temps d'enquêter sur la vraisemblance du scénario que l'on nous vend pour remplacer les énergies fossiles avec des énergies renouvelables. Sur ce que deviendra l'arc jurassien après avoir été couvert d'aérogénérateurs à remplacer chaque 20 ans. Sur les coûts que cela engendrera pour vous et moi, sur la destination de ce courant que n'importe quelle société pourra s'approprier, etc. etc. 

Mon voisin quant à lui, ne sera plus là pour récolter les fruits pourris de son engagement écologique. D'où cette déconcertante servilité. Au fond, demain tout le monde s'en fiche, notre linceul sera taché du sang des autres et nous aurons fait semblant de ne rien voir jusqu'au bout.



mardi 25 décembre 2018

25. Cadeau.

 Pas d'image aujourd'hui, une déclaration. Celle de Jean Jaurès à la Chambre des députés, en 1906,  à propos de la violence des riches et de la violence des pauvres :

« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. [...] Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. [1] »

Je fais partie des privilégiés. De ceux qui dorment au chaud, mangent à leur faim, aiment et sont aimés. Je ne demande rien de plus. Sauf la justice et le respect pour tous. Toutes ces semaines j'ai suivi, écouté, regardé l'actualité "gilet jaune". Le cri des français, et celui d'autres peuples. Ce cri qui fait peur parce qu'il vient des tripes. Il n'est pas dicté par une idéologie particulière et ne poursuit d'autre but que celui de ne plus courber l'échine face à tous les excès des puissances au pouvoir. Je voudrais rendre hommage à tous ceux qui ont osé, à tout ceux qui ont tremblé de le faire, à ces  ouvrières, vendeuses, femmes de ménage, sous payées, exploitées, prises en otage dans un système dont elles sont exclues. À tous ces travailleurs méprisés, écartés de toutes les décisions qui les concernent, comme de la marchandise que l'on achète et que l'on jette quand on n'en veut plus. Bravo pour votre courage, celui de vous indigner contre ceux qui vous exploitent. Et tant pis si vous n'avez pas d'idéologie et si vous ne comprenez pas toujours qui est votre ennemi, tout est fait pour que vous ne le compreniez pas. Marine le Pen se fait passer pour votre sauveuse, mais elle et ses amis de la droite extrême mettront la dernière pelle sur votre cercueil si par malheur vous continuez de croire à sa bienveillance à votre égard. Mais aujourd'hui je suis encore dans l'espoir. Celui de voir jaillir de tout cela un autre monde. Mais sûr que ce n'est pas encore aujourd'hui qu'il va être meilleur, juste un peu moins sûr j'espère pour les arrogants qui nous gouvernent.
 
Joyeux 25 décembre 2018

dimanche 23 décembre 2018

23. Quand le vent fait tourner les pages



Une énergie onéreuse et pas si propre

La technologie de l'éolien serait-elle alors écologique et efficace ? Au contraire : c'est l'une des façons les moins efficaces et les plus onéreuses de produire de l'électricité à cause de l'intermittence du vent. 

Eoliennes : chronique d'un naufrage annoncé, de Pierre Dumont et Denis de Kergorlay. Ed. François Bourin, 153 p., 16 €.

jeudi 20 décembre 2018

20. Eoliennes en Pologne: trois petits tour et puis s'en iront?

Ici un paysage turgovien, canton suisse qui a fait machine arrière avec l'éolien avant son implantation. Ouf! Sols intacts et paysage libre! 

C'est officiel, la Pologne annonce la quasi suppression des éoliennes terrestres d'ici 2040 sur son territoire. Des explications ici
Extrait:
"Dès l’ouverture de la COP 24, son président, Michal Kurtyka avait imposé un volet de justice sociale en appelant l’ensemble des participants à signer la « Déclaration de Silésie pour une transition juste et solidaire », afin d’éviter que cette transition écologique puisse être le lieu des affaires pour les uns et du fardeau pour les autres.
En proposant la fin des éoliennes terrestres, ce projet de programme rappelle également qu’aucun objectif économique ou politique ne doit prévaloir sur le bien-être et la santé des individus."
Bon ne rêvons pas, nous sommes toujours ici dans une logique géopolitique. Mais traiter les éoliennes pour ce qu'elles sont n'est pas négligeable: un développement industriel dommageable qui n'est pas une mesure contre le réchauffement climatique mais un business.

lundi 17 décembre 2018

18. L'OMS revoit sa copie sur les éoliennes


19.10.2018 SPIEGEL : La semaine dernière, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a présenté une nouvelle recommandation sur l'exposition maximale au bruit qui met l'Allemagne dans une mauvaise position. Est-ce qu'on fait trop peu dans ce pays pour protéger les gens des bruits trop forts ?

L'article est en lecture limitée ici

Les recommandations de l'OMS article ici

17. La transparence bling bling

Après Saint-Brais, le Peuchapatte et l'affaire des SIG, promoteurs et politiques n'ont qu'un mot à la bouche: transparence. Ici, pour le projet Montoz-Pré-Richard, ils signent en grande pompe une convention sensée rassurer...
La transparence ce n'est pas signer des conventions pour garantir à chacun sa part du gâteau. La transparence serait de diffuser clairement les sites qui sont convoités par des sociétés pour implanter des éoliennes et qui ont reçu l'aval de Swissgrid pour la RPC, par exemple. La transparence serait de donner à la population les chiffres exactes des coûts de démantèlement des éoliennes du Mont-Crosin, et la traçabilité de leur recyclage ainsi que les coûts que cela a engendré. La transparence serait de parler franchement des infrasons qu'émettent ces éoliennes de nouvelles génération et de tout faire pour connaître leur impact réel sur la santé. La transparence ce n'est pas jeter de la poudre aux yeux des citoyens payeurs et victimes du développement de l'éolien industriel.

lundi 10 décembre 2018

10. L'éolien industriel: une façade pour les uns, de l'argent pour les autres.

Des élus communaux membres des sociétés anonymes créées autour des parcs éoliens, des conseillers nationaux membres d'associations actives pour la promotion de l'industrie éolienne, ou pire directement rémunérés par des entreprises de production électrique et enfin la Confédération elle-même qui subventionne de telles associations sans soutenir celles de citoyens lésés par l'implantation de ces géantes à proximité de leur lieu de vie.  On appelle cela un système démocratique? 

vendredi 7 décembre 2018

jeudi 6 décembre 2018

6. Les spécialistes de la communication copient collent les formules pour gaver les inquiets.

Avant: À une journaliste du journal de Sainte-Croix, la "spécialiste en communication institutionnelle" (c'est sa signature) de la Romande Energie  déclare: "les éoliennes de nouvelle génération prévues dans le canton de Vaud sont parmi les plus silencieuses sur le marché". Exactement la même phrase utilisée pour les inquiets  de Saint-Brais en 2009. Après:  il est de notoriété publique que le parc éolien de Saint-Brais est une catastrophe. La société ADEV se fiche complètement des riverains qui s'en plaignent, on ne parle plus de silence, mais de "mesures prises contre le bruit"avec autant d'aplomb. Ici, en Allemagne, encore un reportage sur les conséquences du bruit des éoliennes. Cela se passe dans le Nord, là où les adeptes du vent disent toujours que tout va bien. Vive l'écologie industrielle!