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lundi 29 août 2016

Amandine et Elodie expliquent l'éolien...



En Suisse, la première femme recrutée pour charmer les autorités et les propriétaires des surfaces convoitées par l'industrie lourde des éoliennes dont j'ai entendu parler, s'appelait Isabelle. Elle sillonnait les campagnes vaudoises à la chasse aux contrats de servitudes, doublait les mises de la concurrence si elle était passée avant elle, pour le compte des SIG. On lisait dans la presse d'avantage sur son charme d'alors (jeune étoile montante de la politique) que sur les conséquences de ce qu'elle venait chercher. Tiens, au fait, sur les 80 millions perdus aux SIG, combien sont restés sur ces terres promises à "la lionne des éoliennes" (comme l'avait surnommée un journal local), au temps où le vent ressemblait à une jeune fille pleine de promesses?

La vendeuse de Reninvest dans le Jura s'appelait Vanessa. Envoyée dans la fosse pour vendre les pales de ceux qui ont fini devant la justice. Jolie femme, très douce, utilisée de toute évidence pour l'image qu'elle véhiculait  (la modernité, l'avenir, la confiance, la beauté... ) et qui pensait être là pour ses compétences.

À Mercey-sur-Saone, 134 habitants (en Franche-Comté) Amandine et Elodie expliquaient l'éolien aux autorités communales il y a quelques jours. Le compte rendu du journal en dit long sur la méthode. Elles viennent proposer un tsunami dans la petite communauté et l'image est commentée comme le livre de "Martine à la campagne"


Il leur suffit donc de prendre les gens des campagnes pour des cons, de leur envoyer des jeunes femmes qui parlent de l'industrie éolienne comme d'un dernier modèle de tricot ou de l'invention de la roue, pour obtenir les surfaces dont ils ont besoin pour s'enrichir sur le dos de la collectivité? Pincez-moi, je rêve?

Cela me rappelle aussi  les colporteurs d'antan qui venaient vendre "les dernières nouveautés des villes" dans les cuisines des fermes!  Ils venaient en fait se débarrasser de leurs invendus "en avant-première" comme aujourd'hui ils viennent monnayer les terres,  mines d'or pour l'industrie subventionnée,  en  faisant croire aux braves autochtones qu'ils seront les gagnants de l'histoire et même avec un grand H! 


À Saint-Brais les deux éoliennes sont arrivées sous le drapeau de l'engagement citoyen. Deux géantes, financées par de généreux actionnaires citadins pour la grande majorité. Ils viennent de loin en car voir leurs joujoux tourner sur le village avec le sentiment du devoir accompli pour le sauvetage de la planète. ADEV invitent les pigeons de service (maire et conseiller) pour venir dire aux assemblées des actionnaires tout le bonheur qu'ils éprouvent de vivre à proximité de leurs deux machines à sous. J'ignore si ce genre de prestation est payé en plus ou bien si c'est compris dans les quelques trente mille francs annuels que retirent la commune de ces distributrices de nuisances. Nuisances dont ne veulent absolument pas entendre parler les actionnaires. C'est pour cela que ADEV demande aux pigeons de venir glorifier leur désastre.

Heureux les pauvres d'esprit car le royaume des cieux est à eux... Ben voyons. Certains ont bien compris les avantages qu'ils pouvaient tirer de cette promesse!

La revue de presse d'hier était très intéressante sur le sujet de l'enfumage:

Ici celui des photomontages

Ici sur la manipulation linguistique
 

vendredi 26 août 2016

Saint-Brais: deux moloks recherchent logeurs


Des moloks dans le centre historique du village de Saint-Brais? Une idée lumineuse du Conseil communal rejetée par la population.



Le compte rendu de  la dernière assemblée communale dans les médias a rendu nerveux quelques ayants-droit dans le coin, parce qu'il était comme d'habitude édulcoré par l'habile secrétaire. Mais vu les réactions entendues ces derniers jours, je me dis que le coup de balai n'est pas loin.

Les autorités de Saint-Brais ont introduit les éoliennes dans les Franches-Montagnes. Elles ont ouvert l'un des plus beaux paysages du monde (citation de l'ex- ministre Receveur dans un discours prononcé dans les Franches-Montagnes) aux spéculateurs. Depuis elles  essuient les critiques, verrouillent l'accès à l'exécutif , on se demande pour cacher quoi,  et... planchent sur l'installation d'une déchetterie municipale, à leur manière, c'est à dire à coups de couteau dans le dos de ceux qu'elles n'aiment pas: les anti-éolien et les résidents secondaires, cibles favorites des attaques du "non couple".

Elles ont tenté un échange de terrains à l'avantage de la conseillère communale enceinte du conseiller en charge du dossier... et contre les intérêts d'un résident secondaire, pour construire cette déchetterie. Ce dernier n'était au courant de rien, même si les containers étaient prévus juste en face de sa petite maison. Mauvais projet, mal engagé, qui a coûté dix mille francs à la commune. C'était déjà le deuxième, le premier était prévu derrière l'école (l'éducation, c'est pas leur truc non plus) avec passage des véhicules dans la cour de récréation et du camion de ramassage entre deux bâtiments dont la ferme d'une anti-éolienne engagée.  Un autre mauvais projet qui n'a pas passé le cap des autorisations pour de multiples raisons, dont le fait que le passage entre les deux bâtiments étaient trop étroit pour le camion ! Ils ne maîtrisent décidément pas grand-chose. À croire qu'ils ingurgitent du Moloko Plus avant leurs séances!

Renvoyés à leurs copies, il leur a fallu quelques nouveaux mois de réflexions secrètes avant de convoquer cette fameuse assemblée extraordinaire le 17 août dernier pour dévoiler le lieu qu'ils avaient enfin choisi pour accueillir deux moloks: cette fois-ci c'était exactement devant la  ferme appartenant à l'anti-éolienne qui avait déjà dû se mobiliser contre le passage (finalement avéré impossible) du camion. Stupéfaction générale et non entrée en matière votée par la population comme on a pu le lire dans un post précédent.

Cette semaine nous avons reçu un tout ménage, dans lequel "l'élite locale" appelle la population à créer une commission spéciale pour se pencher au chevet de la fameuse déchetterie.

Je me pose une question: que vont nos zélus devenir sans les dossiers "poubelles" et "éoliennes" qui occupent tous leurs neurones depuis tant d'années? À part faire des bébés ensemble... et emmerder le monde.

source de l'image





samedi 20 août 2016

L'industrie éolienne réinvente sournoisement le langage et les comportements

Petite leçon de vocabulaire et de vie emportés par le vent:
Quand ils disent qu'ils ne font qu'emprunter le paysage...

- Pour Monsieur Brélaz, un simple opportuniste devient un "évolutionnaire" (à réentendre ici)

- Pour Mlle Chevalley, les citoyens qui s'informent et s'expriment, sont "des opposants minoritaires bruyants et bien organisés" (à entendre, réentendre, lire, relire, dans chacune de ses interventions dans un espace public à propos des anti-éolien)

- Pour le canton du Jura un couple qui attend un enfant est "un non couple" (seuls un contrat de mariage ou 5 années de vie commune peuvent empêcher deux personnes de siéger ensemble dans un conseil communal). Un "non couple"  siège au conseil communal de Saint-Brais, l'honnêteté morale de ces futurs parents pourrait mettre un terme à cette situation très critiquée et critiquable, puisque la loi ne le fera pas, mais c'est aussi une expression qui doit être en cour de réinterprétation chez les amateurs de pales.

- Les conseillers communaux ne participent plus aux débats en assemblée communale: ils font "des messes basses en non couple" en tournant le dos aux citoyens (assemblée communale de Saint-Brais le 17 août dernier)

- Comment appelle-t-on des citoyens qui tapissent leur maison de publicité pour les candidats PDC aux élections cantonales, s'auréolent de gloire après l'élection de leur enfant au parlement jurassien et ne s'abaissent jamais à participer aux assemblées communales? Même pas pour empêcher le mobbing affiché d'autorités peu scrupuleuses? Des évolutionnaires peut-être?

- Et qui sommes-nous pour ces socialistes catholiques qui préfèrent méditer à la maison, plutôt que de porter présence et leur voix à une petite assemblée communale pour empêcher leurs futurs déchets de finir sous le nez d'une concitoyenne harcelée parce qu'elle a le tord de défendre la nature? Les anti-éolien auraient-ils à leurs yeux perdu ce statut d'humains dont ils prétendent se soucier?


Plus largement, sous les pales:

Les espaces naturels protégés se transforment en "zones pour des projets industriels d'intérêt général"
L'industrialisation massive en "emprunt au paysage" 
-  Les droits démocratiques en "recours abusifs"
-  Les anti-éolien en pro-nucléaire
-  Les problèmes de santé  en "effets nocebo"
L'épargne en "cauchemar"
-  Un article devient une "étude"
Une étude devient un "article" (selon les besoins de la cause éolienne)
- À propos des inconvénients des énergies fossiles: ce sont des énergies sales
- À propos des inconvénients des énergies renouvelables: "il n'y pas d'énergie propres

 
La liste est longue et s'allonge au fil des projets de développement de parcs éoliens.

Finalement, le projet de moloks à Saint-Brais découlent directement de cette nouvelle approche des choses et l'endroit choisi illustre assez bien la "modernité linguistique et comportementale ambiante":

Entre la religion et l'éducation et sous la protection de l'écologie libérale: les collecteurs d'ordures.  (c'est dans ce petit carré vert qu'ils étaient prévus)

jeudi 18 août 2016

Saint-Brais, les méchants, les moloks et pour finir les gentils qui ont gagné.


Deux moloks, entre votre terrasse et la route, vous seriez d'accord vous?

Et ces jours-là?

À Saint-Brais, je peine à comprendre comment cette idée fondamentalement cruelle de poser ce genre d'installation sous le nez de riverains a pu germer dans l'esprit de certains...

 On le sait, les éoliennes ont amené au village beaucoup de tristesse suite aux dérèglement du tissu social que leur implantation a provoqué. Les assemblées communales sont soit envahies par les amis du conseil, lorsque celui-ci a besoin de gagner une votation, soit largement désertées, y compris par les conseillers eux-mêmes, lorsque rien n'est en jeu. Le village prend l'eau. Aucun soin n'est donné à son développement, à son entretien, à sa vie sociale. 

Par chance des habitants se donnent un peu de peine pour maintenir une certaine qualité de vie. C'est le cas d'une amie, qui a fait cet été un immense travail de revalorisation de sa ferme.  Le fait que Saint-Brais soit traversé par des milliers de véhicules chaque jour et soit en plus écrasé par les deux éoliennes géantes qui le surplombent, relègue au second plan les maisons qui bordent la route, on ne les regarde pas, on passe. Mais cette ferme-là, depuis qu'elle a retrouvé toute sa fraîcheur, je ne sais pas comment dire... c'est comme si le vieux village avait retrouvé son âme. Juste sous la petite barrière qui longe le jardinet devant la maison, il y a un petit carré d'herbe que l'on a pris la peine de fleurir. C'est pas grand chose ce que je vous dis là, mais dans un village blessé comme le nôtre par la circulation intense et l'industrialisation arrogante de son environnement naturel par des aérogénérateurs, cet espace paisible revêt toute son importance.

Savez-vous pourquoi nous avions une assemblée communale hier soir? Parce que les membres du Conseil, que l'on ne présente plus, voulaient faire accepter un crédit de 17'000 francs pour l'installation de deux moloks  pour le ramassage des ordures ménagères, dans ce petit carré vert juste devant le modeste jardinet de la jolie ferme rénovée, à deux pas des fenêtres des pièces principales de séjour. Sont-ils allés voir la propriétaire pour lui parler de ce projet avant de l'annoncer dans la convocation à l'assemblée communale? Non. Elle est anti-éolienne, et la commune est propriétaire de ce petit bout de terrain entre sa maison et la route, alors vous pensez, quelle belle occasion de lui nuire! C'est leur seule motivation je crois, nuire encore et toujours à ceux qui n'apprécient pas les moulins à vent qui ont fichu la vie en l'air par ici. Cela fait complètement partie des nuisances sociales sous les parcs éoliens, ignorées en générale par les autres qui ne veulent pas faire d'histoire.

Mais ce soir ils ont perdu sur toute la ligne. Leurs copains sont restés à la maison. Ceux de mon amie pas. D'entrée elle a demandé une non entrée en matière du point 2 de l'ordre du jour et l'assemblée l'a soutenue à une majorité écrasante. Même une partie du conseil s'est rangée de son côté. Trop, c'est trop. Cette personnalité hors du commun, dévouée à sa commune depuis toujours a reçu le soutient qu'elle méritait. Enfin! Les mesquineries de quelques membres sournois des autorités communales ont été désapprouvées par la communauté. Est-ce que Saint-Brais retrouve sa dignité? 

La bonne nouvelle, c'est que les sournois sont lâchés. Ils étaient seuls, ou presque, à voter pour leurs moloks (5 contre 22) et qu'à la sortie les gens étaient contents d'avoir remis un peu d'ordre dans les affaires communales. L'autre bonne nouvelle, c'est que vraiment, les trois pires éléments de ce conseil, à la base du parc éolien, ne sont pas du tout, mais alors pas du tout appréciés et que la confiance ne règne pas... C'est ce qui se disait dans les groupes de discussion dehors.

Ouf! Tout n'est pas perdu. Deux jeunes  sont avec eux maintenant, et ils ont montré ce soir qu'ils étaient capables de renoncer à la collégialité quand les limites de l'acceptable étaient dépassées et que la solidarité était de mise.

dimanche 14 août 2016

Isabelle Chevalley au chevet de quelle terre?


Extraction de terres rares dans des conditions inhumaine: 2,7 tonnes par éolienne de 3MW

Isabelle Chevalley ne rate pas une occasion de se déclarer "scientifique donc je sais comment faire pour savoir" Son voyage au Niger, franchement c'est louable (à lire ici) Enfin, ce serait louable si elle avait la même rigueur scientifique au sujet des éoliennes industrielles. Cela donnerait de la crédibilité à son discours.

Elle aurait pu par exemple visiter les mines d'extraction de terres rares pour démontrer son véritable intérêt pour les choses écologiques et humaines. Extrait d'un article publié dans Contrepoints en 2013, tiré d'un reportage du Daily mail dans une usine de traitement des terres rares:
À l’intérieur de l’usine, de l’acide sulfurique à ébullition coule dans des tranchées ouvertes et de la lave jaune en fusion jaillit des fourneaux rotatifs. L’air remplit de sulfure piquait les yeux et brûlait les poumons. Les vêtements des ouvriers étaient parsemés de tâches d’acide.
« On nous donne des uniformes au début mais ils se font rapidement ronger par l’acide » m’a dit un des travailleurs dont le pantalon était couvert de brûlures d’acide. « On nous donne des gants et des masques. Mais les masques ne font pas grand chose. J’ai du mal à respirer après mes shifts de 12 heures. »
Ces terres rares, faut-il le rappeler, sont généralement utilisées dans la fabrication des éoliennes industrielles à raison d'environ 2,7 tonnes par éolienne de 3MW. Vous pouvez lire l'article ici 

L'extraction de terres rares est également responsable de: 
- Destruction de la végétation naturelle et des terres agricoles
- Dégradation des sols
- Effet sur la qualité de l'eau
- Production de déchets radioactifs

Tous les détails sont à lire ici

Et nous sommes tous consommateurs de ces terres rares, Isabelle Chevalley aussi. Mais bien sûr cela n'arrange pas ses affaires d'en parler. Ce qu'elle veut elle c'est gagner contre le nucléaire. Autour d'elle le monde peut bien s'écrouler pourvu que ce soit en vert... C'est ici que j'ai un problème avec elle.

Elle aurait pu aussi se rendre sur une mine de cuivre en Zambie par exemple, il en faut également plusieurs tonnes pour la construction d'une éolienne industrielle. À lire ceci, même topo que pour l'uranium

Que dire du lithium,  utilisé pour le stockage de l'électricité? Pas grand chose de bien, un aperçu ici

Alors oui Mlle Chevalley a sûrement des raisons de s'engager contre le nucléaire, mais elles sont sectaires. Des sermons, de la poudre aux yeux, du blabla de politiciens. Il n'y a pas deux poids et deux mesures dans la destruction de la planète et l'exploitation des hommes. Il n'y a pas de bonnes et de mauvaises victimes. S'engager contre les multinationales rapaces, c'est bien mais cela commence peut-être par ne pas s'acoquiner avec les petits banquiers  avides qui ici font leur lit. N'a t-elle pas amené au comité de  Suisse Eole un personnage soupçonné de corruption dans l'affaire des SIG? Relaxé faute de preuves, certes. Mais ces fameux 80 millions envolés on aimerait toujours savoir jusqu'au  moindre centime où ils ont passé. Voilà un joli travail de transparence pour une parlementaire qui se veut consciencieuse.



vendredi 12 août 2016

L'été Montesquieu



Jour 7


“Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice.”
Montesquieu 


Que de commerces légaux au chevet de la terre! Le business des énergies renouvelables  en est l'un des plus machiavélique, qui entraîne dans son sillage des plus idiots aux mieux disposés et mêmes des états entiers! Au bout du compte, l'argent se perd, comme par hasard. Souvenons-nous des SIG: leurs 80 millions de francs envolés dans "un scandale" ont bien dû atterrir quelque part? Mais si bien à l'abri des lois que nul ne sait où exactement!

En France, une faillite phénoménale (ce fut le cas aussi en Allemagne avec Prokon) laisse sur le carreau quelques verts crédules... ou est passé l'argent qu'ils ont perdu?

Honnêteté ne rime pas avec renouvelable:


Le roi des énergies vertes vendait du vent
Paris Match | Publié le 05/08/2016 à 07h00 |Mis à jour le 05/08/2016 à 13h18
François Labrouillère 


Les éoliennes et le solaire étaient les activités de FSB Holding. Getty Images

La déroute du groupe d’énergies renouvelables FSB Holding laisse sur la paille des milliers d’épargnants pour plus de 50 millions d’euros.
Depuis le début de l’année, des centaines de dossiers de faillite s’empilent au tribunal de commerce de Paris. Ils visent la myriade de filiales de la société FSB Holding, elle aussi mise en liquidation le 10 juillet dernier. Parallèlement, une information judiciaire pour des soupçons d’escroquerie est ouverte depuis peu au palais de justice.
Bourgeoisement installée dans le quartier des Champs-Elysées, la Financière de Saint-Barth – en abrégé FSB Holding – s’affiche, avant sa déconfiture, comme un opérateur éminent sur le marché en plein boom de l’environnement. Des éoliennes aux centrales ­solaires en passant par le traitement des déchets, les logements écologiques ou même les voitures électriques, la société surfe sur la vague écolo du Grenelle de l’environnement. Les ambitions de ­Stéphane Jacob, son « fondateur-directeur général », semblent sans limite. Pour appâter les investisseurs, FSB Holding, via sa filiale France Energies Finance (FEF), concocte des montages financiers aux rendements alléchants. Il y a d’abord du ­Girardin industriel, un dispositif de défiscalisation lancé par l’Etat pour soutenir l’activité dans les départements d’outre-mer. En contrepartie d’une ristourne sur leurs impôts, les clients de FSB, sont censés financer l’installation d’éoliennes et de ­centrales photovoltaïques aux Antilles et en Guyane. Leur bénéfice prévu est d’environ 15 à 20 % du montant des sommes versées. Par l’intermédiaire du cabinet de courtage Legendre Patrimoine, bizarrement tenu par des proches de l’Eglise de scientologie, le groupe propose aussi un placement miracle : le produit France Energies 7 %. Cette fois, l’argent des ­épargnants doit être investi outre-mer dans des centrales ­solaires avec un rendement garanti de 7 % par an. Sur ses ­prospectus, FSB étale deux arguments imparables : « les meilleurs ensoleillements de France » pour ses centrales et la « ­sécurité » du rachat par EDF de l’électricité produite. Lire l'article en entier ici


Et pendant que des commerçants dépouillent des pseudo sauveurs de la planète, les victimes sanitaires témoignent dans l'indifférence... (un nouveau témoignage ici). Tant que l'argent coulera à flot, nous n'aurons aucune chance d'être entendues!

lundi 8 août 2016

L'été Montesquieu



Jour 6

– “La liberté politique dans un citoyen est cette tranquillité d’esprit qui provient de l’opinion que chacun a de sa sûreté ; et pour qu’on ait cette liberté, il faut que le gouvernement soit tel qu’un citoyen ne puisse pas craindre un autre citoyen”
Montesquieu

Et bien voyez-vous, moi j'ai peur. Quand je vois ces affiches sur le site du Mont Crosin, quand on me dit qu'il y a en plus une surveillance vidéo et qu'un Pick up immatriculé en Pologne, surmonté d'une rampe avec à son bord deux colosses, fait la navette pour faire respecter les interdictions, j'ai peur. Quand des socialistes et des verts se rangent du côté de ces colonisateurs, en traitant les autochtones de vieux croûtons ou d'égoïstes parce qu'ils osent défier l'idéologie dominante pour défendre ce qui les rend vivants et heureux de l'être, j'ai peur. Quand toute ma région, magnifique et péniblement préservée, est menacée de suivre le chemin des sites industriels du Mont Crosin et du Mont Soleil, j'ai peur. Mon esprit n'est plus tranquille.

J'entendais l'autre jour un réalisateur parler de son film tiré du livre de Chessex "un juif pour l'exemple", il disait que" la dérive commence de toute sorte de manière, par des petits riens qui passent inaperçus, de ces dérives du langage par exemple"...  Comme on l'a entendu de la bouche de M. Brélaz, de M. Nordmann, ou de Mlle Chevalley? Qui pouvait imaginer que des parlementaires se permettraient un jour de traiter de croûtons et d'arriérés des simples citoyens qui n'ont rien pour défendre leurs convictions que le courage de les diffuser?

Il y a bien longtemps qu'un politicien ne m'a pas inspiré la confiance du type de celle dont parle Montesquieu ici.
Je ne me sens pas en liberté politique puisque les autorité de mon village ne respectent pas cette liberté. Que les autorités de mon canton et de mon pays ne la respectent pas non plus. Parce que respecter, ce n'est pas agresser ou se taire. Respecter c'est écouter et considérer les doléances en toutes impartialité.

Question: Pourquoi le Pick up qui surveille le chantier du parc éolien du Mont-Crosin est immatriculé en Pologne? Selon mon informateur, parce que la main d'oeuvre y est meilleur marché et que les horaires imposés aux sécuritas sont plus souples. Intéressante déduction. Voici donc ces fameux emplois locaux promis autour de ces parcs éoliens démesurés projetés dans toute la région? Les machines sont arrivées sur des camions allemands j'imagine. Il n'y a pas la liste des entreprises sollicitées pour ce chantier, comme on peut le voir dans l'immobilier par exemple. C'est secret d'état?

P.S. Il s'agit d'un chantier où l'on remplace quatre anciennes éoliennes par des machines 2x plus hautes de 3,3 mégawattheures, ce qui fait de ce parc éolien le plus important de Suisse avec maintenant 16 machines dites de nouvelle génération. Les petites n'avaient que 15 ans mais n'étaient pas subventionnées... les nouvelles oui.