mercredi 3 juillet 2019

Du lac de Bienne aux portes du néant.

Brouillard sur le Jura aussi...
Ici:
- Le restaurant du Soleil à Saignelégier était un haut lieu de culture et de rebellions dès les années 70. Une rebellions qui s'est éternisée à la table ronde du bistrot au point de tourner en rond... Toute cette belle énergie prometteuse s'est noyée un peu dans l'alcool (comme celle des indiens d'Amérique en somme)  et dans la montée en puissance de la société de consommation.

- Aujourd'hui la table ronde est au centre de  la salle manger. Une petite la remplace à gauche en entrant et une sculpture immortalise quelque part les piliers de bistrot qui l'ont occupée de si longues années. Les touristes paient bien cher leur menu, même pas en mémoire de ce qui a été mais simplement pour jouir du confort d'un restaurant chic, au coeur des Franches-Montagnes... Sa réputation choc est abordée au dessert, lorsque l'on tombe par hasard sur la sculpture en sortant des toilettes.

- Ce matin, une fillette d'à peine huit ans fait de la trottinette devant chez moi en chantant tous les couplets de la Rauracienne... Malaise. Cadeau du 40ème anniversaire d'un Jura  apaisé selon les dires des journalistes, traduire dompté,  et à la satisfaction de la nouvelle génération au pouvoir, "apaisée" elle aussi qui n'a jamais connu autre chose que la course à la performance et à la réussite sociale. Une entrée dans le moule toute en douceur qui a duré 40 ans. Un moule qui ne retient de l'histoire que les chants patriotiques et qui tend au conformisme...

Ailleurs:
Poutine se lâche et ses propos me rappelle la description de la naissance du fascisme selon Hannah Arendt. Après la mort du libéralisme annoncé au G20 il s'en prend aux minorités.

- Chaque jour sur WhatsApp je reçois des images idylliques des plages grecques.

Retour chez nous:
- Les Anarchistes jurassiens amusent les touristes, les activistes à l'origine de la création du canton sont exclus des discours politiques qui se veulent "tournés vers l'avenir (!?)  Les produits locaux, la consommation locale, le développement régional,  on vend le Jura à toutes les sauces sur des airs patriotiques,  Jura sous contrôle. Le journal satirique La Tuile fut le premier à payer ce virage vers le conformisme.

- C'est un peu comme l'électricité, on nous vend une production locale pour une consommation locale, une sorte de nationalisme de l'électricité. On voudrait nous faire sentir pionniers des énergies renouvelables, bâtisseurs d'un temps nouveau décarbonisé (c'est comme ça que  les promoteurs du parc du Mollendruz vendent leur camelote). En fait nous ne serons que des pions sur l'échiquier de l'industrie éolienne qui fonctionne dans une logique toute libérale avec autour les cadavres habituels, (il n'y a qu'à voir comment les Forces motrices bernoises sont devenues Bernische kraftwerke sans aucune objection locale). L'opposition est récupérée par tous les moyens, on cherche à la diviser, à la discréditer à la ramollir, à l'étiqueter, et ça marche assez bien, ils savent même combien de temps cela leur prendra de réduire les vents contraires à néant. Ils annoncent l'autonomie énergétique et juste derrière ils mettent en place des mesures pour réduire les droits des citoyens...

- Dernièrement les éoliennes de Saint-Brais ont tellement chahutées qu'elles ont réveillé une nouvelle voisine qui ne supporte plus cette agression et cette menace sur la santé de ses enfants. Il y a dix ans qu'on le dit. Que pourra-t-elle y faire de mieux que nous? Va-t-elle ré-affronter le mur stupide des villageois et celui plus organisé et plus déterminés des promoteurs et des autorités?

Le monde tourne, il tourne dans ma tête aussi, j'assiste impuissante à tout ce gâchis, je vois grandir la bête derrière ces petites choses de la vie quotidienne,  le vernis que l'on pose sur les gens et sur les choses, les ficelles des marionnettistes et la vague brune qui menace, Poutine, Trump,  Xi Jinping et les autres... Maurer et Cassis en Suisse leur font des courbettes, on les sent ravis de pouvoir compter sur ces nouveaux amis, les droits humains ont fondu comme neige au soleil de leurs préoccupations.


Et surtout à voir, à entendre, à anticiper et à s'indigner. Du lac de Bienne aux portes de la France, l'ombre brune pourrait bien aussi remplacer l'espoir dans les cités, sous couvert de modernité, d'avenir et de local... 

Allez, bonnes vacances!


vendredi 28 juin 2019

Consultation publique: chut!


Berne a lancé la consultation publique de la conception éolienne révisée en mai, avec une telle discrétion que je n'en ai entendu parler que le 26 juin. Le délai pour poster nos réactions est le 28 juin... Si on va sur le site ou il est question de cette consultation, on remarque vite que l'on ne pourra pas étudier sérieusement la chose sans partir une semaine sur une île déserte avec un avocat et quelques spécialistes. Je me suis donc contentée de réagir à la manière plutôt que sur le fond qui se révèle être un abîme...


Office fédéral du développement territorial
concept d'énergie éolienne
3003 Berne

Procédure de Consultation sur l’éolien industriel en Suisse

Saint-Brais 27 juin 2019


Madame, Monsieur,

Ce que vous appelez "conception énergie: procédure de consultation" est une vaste plaisanterie, inacceptable. 
Comment expliquer que cette pseudo consultation passe pratiquement inaperçue ? N’avez-vous pas comme priorité d’informer les citoyens que vous prétendez vouloir consulter ? Tout est fait sur votre site pour rebuter celle ou celui qui voudrait s’exprimer sur le sujet. Volonté délibérée ? Arrogance ou simplement ignorance ?

La vérité est que vous vous moquez complètement de l’avis des citoyens, nous avons déjà expérimenté ce processus de consultation citoyenne avec les autorités jurassiennes, il y a erreur sur l’appellation de ces comédies publiques, utiles à justifier bien des salaires, sans plus.

Il est beaucoup plus efficace de diffuser l’information sur la réalité des éoliennes industrielles localement: dans le Jura nous sommes nombreux à vous attendre de pied ferme avec vos hélices à mensonges et mépris, il y a trop longtemps que vous faites semblant de ne pas entendre les problèmes qu’elles soulèvent ici et les leçons qu’il faut en tirer. Nous informons et mettons en lumière l’étrange propagande de la Confédération pour cette industrie importée et subventionnée, une colonisation sans précédent des lieux les plus beaux à des fins de spéculation, sans autres retours pour ceux qui louent leurs terres que les miettes de fabuleux bénéfices qui partent vers d’autres cieux. Et un peu d’électricité pour le peuple.

N’importe qui peut comprendre que quelque chose ne joue pas dans cet engouement orchestré sur fond d’urgence climatique, il suffit de prendre le temps de l’expliquer. C’est ce que je fais, que d’autres font aussi maintenant.

Voisine



mercredi 26 juin 2019

Une partie des autorités communales et religieuses de Saint-Brais détesteraient-elles leur village ?

STOP! Saint-Brais, zone sinistrée.


Avant 2009, la sortie du virage après le tunnel de la Roche dévoilait un petit village splendide qui annonçait avec élégance l’entrée dans les fabuleuses Franches-Montagnes.

Aujourd’hui Saint-Brais est  devenu l’exemple à ne pas suivre en matière d’aménagement du territoire. Le symbole d’un monde mis à genoux par une certaine idée de l’écologie qui voudrait anéantir la vie au profit de la technologie. L’image de ce qui attend les campagnes convoitées par des sociétés industrielles en mal d’espaces pour des projets de développement dit « durable ».

Le réchauffement climatique nous invite à repenser moins grand, moins riche, moins gourmand, davantage local, solidaire et respectueux. Mais à l’instar des systèmes de traduction issus de l’intelligence artificielle, des cerveaux humains calibrés pour rentabiliser tout et n’importe quoi traduisent « urgence climatique" par démesure productiviste.

Ainsi donc ici il ne reste aux voyageurs qu’à baisser les yeux sous les pales géantes des éoliennes qui prennent en otage leur regard s’ils n’y prennent garde. Ce qui leur permet au moins de traverser le village en y percevant quelque peu la présence humaine de part et d’autre de ce trafic incessant qui le traverse. Ici une jolie place et une fontaine, là une magnifique ferme blanche qui illumine son centre, l’école, les restaurants (fermés) la petite épicerie bienvenue pour les cyclistes de passage, ou les automobilistes qui profitent de l’espace devant pour s’y arrêter le temps d’y prendre une glace ou un café…

Certes, le garage ce n’est pas un cadeau ni pour le paysage ni pour l’environnement. Mais disons qu’il a du sens par le travail qu’il donne à celui qui en vit. Donc la traversée du village peut réconcilier le regard du passant en quête de sens, ici et là, il a gardé un peu de son charme d’antan.

Mais c’est compter sans la bêtise de ceux qui ont entre les mains un trésor qu’ils devraient chérir et défendre, tant qu’il reste quelque chose à défendre, que de croire que pire ne pourra plus être fait ici.

En effet, la nouvelle idée qui germe au sein des porteurs de la bonne parole de l’église réunis en conseil paroissial, est de louer un bout de leur terrain à la commune pour ouvrir un « eco-point » devant l’épicerie, à l’unique "centre névralgique" de ce village. Là où l’on se rencontre, là où l’on peut se parler un tout petit peu à l’écart du trafic sans craindre de se faire éjecter par un camion qui mord le trottoir.  Là où des touristes s’arrêtent pour manger leur glace. En face des fenêtres de l’école.

Poubelles. Ici on aime montrer ses poubelles. Après les éoliennes géantes qui verdissent le courant des zurichois, voici « l’eco-point », nouvelle appellation verte pour faire accepter une déchèterie en plein centre d’une minuscule bourgade qui peine à rayonner au bord de cette route à haut trafic. La principale instigatrice de ce projet a beau décorer la façade de sa maison de lutins et autres platitudes artificielles, elle n’enlèvera rien à ces verrues qu’elle accepte, qu’elle souhaite même, à tous, pour tous. Sauf pour elle (l'éco-point était prévu à côté de SA maison, en retrait du centre) On dira qu'un comité de paroisse est plus facile à convertir qu'une assemblée communale, qui avait rejeté son idée.

Plutôt qu'une route de contournement pour redonner à ce village un peu de sérénité, je suggère au canton de creuser un tunnel pour l'éviter définitivement du regard. L'auto-flagellation que s'imposent les habitants ici semble sans limite.

lundi 17 juin 2019

Coup de pied dans la fourmillière



On parle peu ici dans le Jura des "affaires"  qui entourent le développement de l' éolien industriel en Suisse. En fait il vaut mieux garder un oeil sur la presse alémanique pour être informé. Nous avons reçu aujourd'hui cet article de la Weltwoche, (pas mon journal préféré, je le boycotte volontiers à cause de son rédacteur en chef imbuvable) je l'ai traduit en français avec un programme de traduction qui donne d'assez bon résultats. Je laisse à votre cerveau le soin de faire les corrections inconscientes qui s'imposent pour une bonne lecture du texte. Il y est question du président de Paysage Libre Suisse, qui se bat avec cette forme de courage propre à la jeunesse. Je le félicite et le remercie pour ça. Les questions qu'il pose à Grange sont légitimes. Les sanctions qu'on lui infligent sont lamentables. Alors Weltwoche ou pas, cette information mérite d'être diffusée.

Tête de la semaine : Elias Meier
Le fauteur de troubles de Granges
l'article original en allemenad ici

Elias Meier, 23 ans, lutte depuis des années contre un gigantesque projet éolien et d'autres transactions opaques d'un million de dollars sur le chantier municipal de Granges. Pendant longtemps, la bataille a eu l'air sans espoir. Mais ceux qui souriaient autrefois de Meier sont maintenant dans le rouge.


Ces mesures punitives bizarres ont fait les manchettes et secoué la tête dans tout le pays : Au début de l'année, le Städtische Werke Grenchen (SWG) a supprimé "avec effet immédiat" le parrainage du club de gymnastique local Grenchen (TVG). Per Olof, directeur du SWG, n'a laissé aucun doute : La seule raison en était la critique que le "président du club" Elias Meier fait depuis des années contre la conduite opaque des affaires du Städtische Werke et de son directeur. Dans le même temps, Just a annoncé une accusation contre Meier pour diffamation et concurrence déloyale.

Rarement une entreprise publique en Suisse n'a fait preuve d'un pouvoir aussi flagrant pour fermer la bouche d'un critique. Cependant, Per Olof Just aurait pu marquer un but contre son camp. La punition collective contre les gymnastes n'a pas été bien reçue à Granges. Elias Meier, appelé à tort "président" - il n'est qu'un membre de la direction - n'a jamais été en tenue de sport contre les travaux municipaux, comme chacun le sait à Granges. Ce qui devait déclencher une querelle dans le club de gymnastique a plutôt conduit à un resserrement des rangs.

Tout sauf respectueux de l'environnement

Pour beaucoup, Just a fourni la preuve ultime de son influence. L'action punitive menacée l'an dernier pourrait aussi indiquer que les nerfs de l'œuvre de la ville sont brisés. Si une entreprise de services publics ne peut plus résister à la critique d'une autre manière, il y a apparemment un manque d'arguments. Elias Meier, 23 ans, ne semble pas intimider Justs Zorn, mais plutôt l'encourager. Dans une lettre à la rédaction du Solothurner Zeitung et de l'Oltner Tagblatt, il se défend.

Dans sa lettre au rédacteur en chef du 11 mars, Meier a ouvert un nouveau front : les bus à gaz de Granges. Quelle est exactement la situation en ce qui concerne les redevances, les subventions et les subventions croisées ? Quel est l'objet du prêt de 9,4 millions de francs de Postfinance à SWG ? Qui finance exactement la rénovation des conduites d'eau (CHF 34 millions) et le projet de parc éolien (jusqu'à CHF 35 millions) ? Qui est responsable ? Les services publics municipaux ne disent rien à ce sujet. Et c'est exactement ce qui conduit Elias Meier à la paume de sa main : Le monopoleur se comporte comme une entreprise privée en matière de transparence, mais c'est le grand public qui prend tous les risques sans avoir son mot à dire.

En 2013, Elias Meier a pris conscience du sujet des parcs éoliens dans le cadre de sa thèse de maturité. L'élève du secondaire était enthousiasmé par les générateurs d'électricité alternatifs de l'avenir. Mais plus il approfondissait le sujet, plus il se rendait compte que les éoliennes prévues à Grenchenberg sont tout sauf respectueuses de l'environnement et tout aussi impropres à la production d'électricité qu'elles ne le sont à moindre coût. On promet au citoyen que les tours monstrueuses remplaceront les centrales au charbon et les centrales nucléaires. Mais Meier est arrivé à la conclusion qu'avec des prix du marché de 5 centimes et des subventions de 21,5 centimes par kilowattheure, le seul problème était la gestion des subventions.

Fronts à travers tous les partis

L'adolescent voulait savoir exactement. Il ne voulait pas se contenter de brochures sur papier glacé et de présentations PowerPoint, mais il exigeait un aperçu du plan d'affaires, des rapports environnementaux et des analyses de risques. Mais au SWG, il est tombé sur du granit. En tant qu'entreprise, on dit que vous êtes dans une rude compétition et que le secret est donc d'une importance existentielle. C'était une mauvaise blague pour Meier.

Premièrement, Städtische Werke n'est pas une entreprise privée qui doit faire des bénéfices, mais une entreprise monopolistique du secteur public qui doit fournir de l'eau, du gaz et de l'électricité à la population pour couvrir ses coûts. Deuxièmement, il n'y a pas de marché en vue pour la gestion des subventions à grande échelle. Qui reçoit combien de subventions pour quel projet est déterminé uniquement par l'État. Aucune entreprise privée n'envisagerait d'installer des éoliennes sur le Grenchenberg ou ailleurs pour gagner de l'argent sur le marché réel de l'électricité.

Elias Meier a maintenant terminé ses études avec un baccalauréat ès arts en éducation primaire. Avec sa sœur, horlogère, et sa mère, pédagogue sociale, il vit à Granges dans une villa majestueuse de la Belle Epoque. Meier, qui a déjà lu son premier journal à l'âge de cinq ans et qui a déjà séché un cours, gagne sa vie en s'occupant d'enfants très doués.

Mais le principal engagement de Meier est honorifique. En tant que président de l'association "Freie Landschaft - Paysage libre", il lutte contre les moulins à vent dans tout le pays, et en tant que président de "Pro Grenchen", il suit de près le monopoleur local SWG. Au début, le jeune homme a provoqué un sourire pitoyable, au mieux, de la part du puissant lobby écologique et des services publics municipaux. Mais ces temps sont révolus. Aujourd'hui, alors qu'un parc éolien après l'autre est en construction dans tout le pays, Elias Meier a souvent les doigts dans la plaie. Et même les grands du SWG ont depuis longtemps perdu leur sourire.

Les travaux municipaux de Granges ont été externalisés de l'administration en 1995 sous le légendaire président de la ville Boris Banga (SP) et transformés en une entreprise publique appartenant à la ville de Granges. L'objectif était de tenir la politique à l'écart du GTS. Meier n'a aucune objection à cela, bien au contraire. Et cela s'est bien passé tant que l'entreprise s'est limitée à son cœur de métier, le monopole de l'approvisionnement. Les problèmes ont commencé avec le parc éolien, un projet spéculatif de plusieurs millions de dollars, qui a beaucoup à voir avec la politique et l'idéologie, mais très peu avec l'approvisionnement de Grenchen.

Per Olof Just a joué un rôle clé dans la transformation de SWG en une entreprise à but lucratif. En 2004, l'auteur a repris le sceptre, suivant les traces d'un équipage, dont certains étaient allemands, qui dansait sur son air. L'acquisition des entreprises de construction Panaiia & Crausaz AG et Enrico Bigolin AG par SWG en 2013 a marqué une étape importante : en un an, le bénéfice de l'entreprise fusionnée à Panaiia & Crausaz AG est passé de 78 000 à un bon demi-million de francs.

Mais le succès a été à double tranchant, puisque 85 pour cent (2014) et 78 pour cent (2015) des commandes provenaient de SWG. C'est à ce moment-là que la pression dans les conduites d'eau potable a été augmentée, ce qui a entraîné l'éclatement de plus de cinquante conduites. Seul Männ se demandait si tous les chantiers auxquels il fallait s'habituer à Granges n'étaient pas simplement une création d'emplois pour la nouvelle entreprise de construction publique privée de SWG. Entre-temps, Panaiia & Crausaz AG détient 40 pour cent des commandes externes. Mais ce n'est pas au goût des entreprises privées de construction, qui n'ont pas de garantie de facto de l'Etat derrière elles et qui sentent la concurrence déloyale.

L'année 2013 a également été l'année où le tourbillon social-démocrate Boris Banga a dû quitter le conseil municipal et céder la place au libéral François Scheidegger. Au niveau politique, le Bonanza rouge-vert a pris fin. En mai 2017, Granges était la seule ville suisse à rejeter la révolution énergétique avec 56% des voix contre. La même année, le PS a perdu sa majorité traditionnelle au conseil municipal de Granges, en faveur de l'UDC de tous les peuples.

D'un point de vue de gauche, la perte de la ville de l'horloge rouge traditionnelle a été un événement frustrant, comme le montre de manière impressionnante le film documentaire de la SRF "The Silent Majority" de Karin Bauer. Le film, qui a été enregistré à l'été 2017 et couvre le Midwest de la Suisse, où les gens ont perdu tout espoir et la boussole démocratique, en dit plus sur l'humeur d'un cinéaste zurichois traumatisé par la trompette que sur Granges. Dans le film de Bauer, Elias Meier joue le rôle d'un jeune desperado qui tourne dans les rues désertes avec sa voiture électrique et tente sans succès de mobiliser les résignés.

En fait, 2018 a peut-être été l'année la plus réussie de Meier. La politique locale était plus passionnante qu'elle ne l'avait été depuis longtemps. L'impulsion est venue d'une motion visant à reprendre les travaux municipaux sous l'aile de la ville de Granges. Dans un dépliant, Elias Meier a appelé à la participation démocratique, à la transparence et à une limite d'endettement pour les travaux municipaux. Le GTS devait une fois de plus se limiter à ses tâches principales. Plus de 300 électeurs ont participé à l'assemblée municipale le 19 juin 2018. Après un débat animé, la motion de Meier a été rejetée. Mais les fronts ont traversé tous les partis. L'époque où le GTS pouvait lancer des millions de projets à huis clos semble appartenir au passé.

Contre-attaque significative

Lorsqu'il s'est avéré fin 2018 que SWG avait mis en vente ou avait déjà vendu plusieurs biens immobiliers que la ville avait donnés à l'entreprise lors de sa scission, l'humeur de nombreux Grenchner a été complètement bouleversée. Les groupes politiques ont invité le Conseil d'administration du GTS à une discussion. Malheureusement, cependant, ils n'ont pas trouvé le temps et ont cité le conseil local comme disant le 9 janvier. Les politiciens ont refusé de suivre l'ordre. On peut la rejeter comme une plaisanterie politique, mais elle va au cœur du problème. Qui a réellement son mot à dire dans les travaux municipaux de Granges : leurs orgues ou le grand public en tant que propriétaire ?

Dans ce contexte, Per Olof Just a concrétisé sa menace, ordonné le châtiment collectif du club de gymnastique et déposé une plainte contre Elias Meier. Weltwoche a été accusé du crime. La cause de l'infraction était une lettre à la rédaction dans laquelle Elias Meier a demandé au conseil municipal de prendre en charge le GTS. Meier fait appel au directeur Per Olof Just pour se limiter aux affaires courantes ; en définissant la stratégie de l'entreprise, Just transcende ses compétences. Selon Just, cette critique est diffamatoire et constitue une "concurrence déloyale".

François Scheidegger, président du conseil d'administration de SWG, a déjà dit qu'il n'avait rien à voir avec l'action punitive contre le club de gymnastique et Meier, qu'il ne l'approuve pas non plus. On peut difficilement montrer plus clairement qui est réellement en charge des travaux municipaux de Granges. La manière dont une entreprise monopolistique devrait être exposée à la "concurrence déloyale" reste un mystère.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator

mercredi 5 juin 2019

Urgence climatique? L'os à ronger. L'os qui ronge.


Source de l'image: Anti-K
Il m'arrive de désespérer. Quand je paie une robe quatorze francs je me demande comment vit la personne qui l'a cousue, comment elle vivrait si je ne l'achetais pas. Si je boycotte la grosse distribution qui la vend, que devient la vendeuse qui l'encaisse et qui travaille sur appel? Moins de vente, moins d'appels... Si je veux soutenir le petit commerce je dois payer la même robe quatre fois plus cher mais à la source, la couturière ne gagne pas plus et le petit commerce reste précaire.

Mon natel tombe en ruine. J'essaie de le tirer au maximum. Le câble lâche. J'achète. Puis la batterie flanche. Je commande. Il sature, je mets une carte mémoire.  Le natel capitule. Nouveau natel. Même marque. Zut, la batterie et le câble sont incompatibles. Mon abonnement n'existe plus, il a été remplacé par un autre plus cher et moins généreux. Etc. Etc.

Je me sens otage d'un système productiviste qui au final précarise, abuse, trompe, vole, détruit  en toute impunité.

Quand le conseil d'état vaudois se cache derrière l'urgence climatique pour justifier encore et encore cette politique désastreuse en imposant des solutions qui servent toujours les mêmes intérêts et qui contribuent  au nivellement de la qualité de vie vers le bas, alors qu'il y a tellement à faire en amont pour sortir de l'impasse, j'enrage. Foutaises que la transition énergétique via des solutions industrielles dévastatrices. Attaquer l'obsolescence, supprimer les intermédiaires qui se graissent la patte entre la couturière et la vendeuse, fabriquer ce dont on a besoin, libérer la planète des obligations technologiques qui l'étouffe, il y aurait tellement de choses à faire avant de détruire le vivant! Lire ceci est écoeurant: Vaud, le grand conseil est pour les éoliennes

Comme si ils ne savaient pas ce que cette agricultrice bio dénonce ici avec beaucoup de lucidité:

Témoignage d’une agricultrice bio.
Eoliennes : une escroquerie verte organisée

- J’ai 35 ans et je suis agricultrice bio en Auvergne.
Il y a deux ans, j’ai été contactée par une entreprise privée qui avait pour projet d’installer un parc d’éoliennes dans ma commune.
- Je les ai reçus avec joie ! J’avais hâte de participer à un projet écologiste et d’apporter mon grain de sel à la fin du nucléaire.

Première surprise :

je m’attendais à rencontrer un représentant de l’Etat, ou de la préfecture pour ce genre de projet
(l’énergie est, il me semble, le bien de tous et nous sommes tous concernés).
En fait, il n’en était rien : c’était bien une entreprise privée financée par des fonds de pensions étrangers qui était chargée du projet. -
Un peu bizarre, mais, après m’être renseignée, je me suis aperçue que tous les projets étaient tenus par des boîtes privées qui prospectent un peu partout en France pour chercher des terrains où placer des éoliennes.
- Je pensais donc que cette société voulait m’acheter un bout de terrain, un peu comme un promoteur immobilier « du vert ».

Deuxième surprise :

la société envisageait effectivement d’implanter une éolienne chez moi, mais elle ne voulait « surtout pas » me déposséder de mes terres.
Elle voulait seulement louer le terrain.
Et cela, pour une somme absolument mirobolante : pour moi qui ai des revenus de 1500 euros par mois, on me proposait un loyer de 30 000 euros par an pour deux éoliennes implantées. Pendant 20 ans….30 000 € qui tombent tous les ans et je participe à l’écologie nationale. Un rêve.
- La société a insisté pour que je signe « rapidement », car d’autres agriculteurs pouvaient être aussi intéressés. A 30 000 par an, je n’en doutais pas une seconde.  - Mais …je suis auvergnate, et par nature, méfiante.
J’en ai discuté avec …ma grand-mère. Elle a hoché la tête, et elle m’a dit :

« ils veulent payer 75 fois le prix de la terre sans la posséder ?, ici ? Là où nos terres ne valent pas grand-chose ?

« … « Il y a un loup quelque part ».  - Alors j’ai cherché le loup. Et je l’ai trouvé en demandant un nouveau rendez-vous avec la société.
Je leur ai demandé un contrat du bail. Et j’ai lu toutes les petites lignes.

Et voici la question que je leur ai posée:

au bout de 20 ans, que se passe-t-il ?
- Pas de réponse. Ou plutôt une réponse très floue : on ne sera plus là, car on revend nos implantations à des entreprises étrangères (chinoises notamment).

Mais la loi nous demande de prévoir le démantèlement de l’éolienne. Nous provisionnons 50 000 euros.
- Parce qu’au bout de 20 ans, une éolienne, elle est en fin de course.
- OK. J’ai donc fait venir plusieurs entreprises spécialisées. Pour une éolienne de 200 mètres de haut, le coût minimum est de 450 000 euros par éolienne. A charge du propriétaire du terrain.
- Et s’il ne peut pas payer ?

Comme il s’agit d’une éolienne industrielle, l’Etat se retourne contre le propriétaire, puis contre la commune.
- Je fais un rapide calcul : le projet d’ensemble comprend 7 éoliennes et ma commune 200 habitants.
- 450 000 x 7 = 3 millions 150 000 de dette.
- J’ai la tête qui tourne…j’ai le vertige face à une telle dette.

Ca, c’était ma première découverte . Depuis, je suis allée de surprise en surprise.

Tout d’abord, je me suis demandée pourquoi cette société voulait implanter des éoliennes dans un endroit où il y a si peu de vent.
- Réponses : en effet, il n’y a pas assez de vent. Qu’à cela ne tienne, nous allons construire des éoliennes beaucoup plus hautes. 200 mètres de haut.
La taille de la tour Montparnasse.
- Fort bien. Pour des éoliennes qui ne tourneront que 25 % du temps. Pas très rentable…
Alors, comment se fait-il que des fonds de pension s’intéressent tant à l’éolien en France ?
- Tout simple !

En France, une loi exige que l’énergie verte des éoliennes soit achetée en priorité deux fois le prix des autres énergies
( l’hydraulique, qui est pourtant totalement vert, n’a pas ce privilège ! )  - Donc, c’est intéressant pour les investisseurs étrangers, sans doute en pleine complicité avec le gouvernement…car…qui paye cette différence ?

NOUS !

Sur votre facture EDF, il y a une petite ligne qui indique que nous participons audéveloppement de l’énergie verte »…
en fait, nous finançons des actionnaires étrangers.
- Ah oui ! Je ne vous ai pas tout dit ! Cette énergie est essentiellement destinée à être exportée.
Donc pas du tout destinée à faire fermer les centrales nucléaires.
- Ça, les actionnaires s’en fichent totalement.

Moi pas. Je me suis livrée à un petit calcul : le développement de l’éolien en France va coûter 75 milliards d’Euros financés par nous-mêmes pour détruire nos paysages, notre tourisme, la valeur de nos biens immobiliers et nos parcelles cultivables

(qui ne le sont plus quand on dépose 1500 tonnes de béton dans le sol pour y placer la tour Montparnasse)
- Avec cet argent, l’état pourrait redistribuer à chaque français une part pour isoler dignement son logement.
Nous pourrions ainsi fermer 18 réacteurs nucléaires. Mais ça, ça ne rapporterait rien aux actionnaires. Pour finir, je tiens à préciser que je ne signe pas ce texte. Je sais faire des mécontents :
- les agriculteurs, qui souhaitent « rafler les 30 000 euros par an" sans réfléchir
- les sociétés de l’éolien, qui, plus subtiles, me proposent des « compensations » contre mon silence.- et les sociétés de béton qui acceptent avec joie de tout bétonner à outrance.La France est très en retard par rapport aux autre pays Européens et mondiaux en matière de "vert".

Elle se fait taper sur les doigts car elle dit "faites ce que je dis mais pas ce que je fais : "tous en vert, allez y" !!!

sauf que nous trainons des pieds.

Nos pénalités pèsent de plus en plus lourd dans la balance économique, elles sont de plus en plus importantes donc faut accélérer, coûte que coûte, le processus d'implantation du "vert". Tous les moyens sont bons même les frauduleux.

Je crois que sous couvert de « vert » on nous prend pour des jambons .

Merci de faire circuler, et réfléchissez.
Réfléchissez? Et bien chère Madame, après 10 ans de lutte contre l'industrialisation de mon environnement naturel, je peux vous dire que la réflexion ce n'est pas ce qui manque à nos politiciens. Tout ce que vous écrivez est parfaitement exacte, en Suisse aussi, partout. Ils le savent mais ils s'en moquent. L'os qu'ils rongent les conforte dans l'idée qu'ils font quelque chose, parce qu'ils n'ont en fait aucun pouvoir, aucune idée, aucune vision.

En France ils ont engagés Jancovici pour les aider à penser la transition énergétique. Combien de députés à l'assemblée nationale suivent les conférences qu'il leur fait? Tellement peu que cela mériterait des coup de pieds au.... Et pourtant il na manque pas d'intérêt, voir ici

Il faut lire ceci encore, c'est en Suisse, où la commission du Conseil national chargée de l’énergie (CEATE-N) a récemment rédigé une motion exprimant ses vives inquiétudes quant à l’évolution de la SE 2050. Je vous le disais, les alertes et les informations ne manquent pas à nos députés, mais cela ne les intéresse pas.

mercredi 22 mai 2019

Socialistes jurassiennes, proches des gens. Vraiment?


Ce qu'en pensent les gens:

"Ma chère,
sur la photo la ministre actuelle, l'ancienne et... la future peut-être: elle s'appelle Rosalie elle est députée et est montée à la tribune du parlement pour demander au gouvernement d'accélérer avec l'implantation des grosses machines (n.d.l.r. éoliennes industrielles) car elle s'impatientait de ne rien voir sortir de terre. Je lui ai adressé un courriel pour essayer de calmer son impatience, mais elle ne m'a pas répondu. Elle souhaite comme toutes les autres politicardes être proches des gens..... mais peut-être seulement sur les photos"

Je venais justement d'écouter une émission sur le totalitarisme sur France Culture quand j'ai reçu ce courriel. Tout au long des explications, données par le philosophe et directeur d'études à l'école des Hautes Etudes en Sciences sociales, sur les origines du totalitarisme selon Hannah Arendt (1951) j'ai ressenti, reconnu, même identifié des comportements, des mesures réclamées,  propres à beaucoup de nos politiciens, surtout dans les rangs des verts et des socialistes fervents défenseurs de la transition énergétique version politico-industrielle, qui m'occupe particulièrement. Quel malaise. Quelle difficulté à me sentir proche de ces écologistes-là, de ces socialistes là.

Par exemple à la lecture de ceci:
"Les sociétés totalitaires se distinguent par la promesse d'un « paradis », la fin de l'histoire ou la pureté de la race par exemple, et fédèrent la masse contre un ennemi objectif. Celui-ci est autant extérieur qu'intérieur et sera susceptible de changer, selon la réinterprétation des lois de l'Histoire (lutte des classes) ou de la Nature (lutte des races) prévalant à un moment donné. Les sociétés totalitaires créent un mouvement perpétuel et paranoïaque de surveillance, de délation et de retournement. Les polices et les unités spéciales se multiplient et se concurrencent dans la plus grande confusion. (extrait de wikipedia ici, définition selon Hanah Arendt)

Si je réécris ce paragraphe à travers mon ressenti dans cette lutte contre les éoliennes industrielles invasives, voilà ce que cela donne:
"Les sociétés totalitaires se distinguent par la promesse d'un « paradis », la fin de l'histoire des énergies fossiles ou la promesse d'un environnement propre et durable par exemple, et fédèrent la masse contre un ennemi objectif. Celui-ci est autant extérieur qu'intérieur et sera susceptible de changer, selon la réinterprétation des lois de l'Histoire ou de la Nature (lutte contre le nucléaire) prévalant à un moment donné (lutte contre le réchauffement climatique). Les sociétés totalitaires créent un mouvement perpétuel et paranoïaque de surveillance et de délation (compteurs linky) Les lois et les contrôles se multiplient et se concurrencent dans la plus grande confusion (les offices de l'environnement, les lobbys, les sociétés d'électricité, les médias etc)

Je ne suis pas philosophe, mais je mesure l'importance de ces derniers pour m'aider à comprendre ce monde si proche, familier et qui me blesse depuis que je l'observe par la lorgnette de la minorité dans laquelle m'a plongée mon combat. Je me méfie de l'utilisation du pouvoir dans une situation donnée. Par exemple lorsque des politiques (Isabelle Chevalley et Rosalie Beuret par exemple, mais pas seulement!) réclament des accélérations de procédures pour implanter des éoliennes géantes à deux pas de nos habitations, dans nos lieux de vie, dans nos lieux d'histoire, dans nos lieux d'appartenance. Elles souhaitent ne plus avoir à nous consulter, à ne plus tenir compte de nos remarques, de nos attachements ou de notre inquiétude pour nos proches. I.C nous traite d'égoïstes, R.B ne répond pas, ne se plie pas à une écoute active. Accélérer les procédures ou encore faire la pesée des intérêts (lesquels?) pour imposer une certaine idée de l'écologie et de la lutte contre le réchauffement climatique, non pas à une majorité qu'elles s'approprient, mais à tous. L'absence de loi (pas de distance imposée entre machine et habitation dans ce cas) expose tout un chacun aux diktats de ces pouvoirs en place, ce qui là encore s'apparente à ce que l'on peut apprendre de la définition du totalitarisme.

Donc je m'étonne de reconnaître autant de similitudes là ou il ne devrait y avoir que des différences.

Voilà ce que j'ai pensé chère amie et auteure du courriel retranscrit au début de ce post, je ne sais pas si j'ai exprimé clairement ce qui me travaille depuis que j'ai entendu cette émission, mais ton courriel m'a aidé à y réfléchir.

samedi 11 mai 2019

Les grandes manoeuvres

Je vais copier coller quelque chose que j'ai entendu hier matin par hasard sur les ondes de France Culture. Une analyse "coup de gueule" autour du sac de noeuds de la transition énergétique. Vous et moi, sommes tenus à l'écart d'un gâteau gigantesque que certains se partagent et qui  n'a ni le même goût, ni le même aspect selon qui dévoile la recette.

"Vous préférez une centrale nucléaire ou des éoliennes?" Depuis dix ans cette question est au centre d'une guéguerre locale que se disputent les petits pâtissiers de la transition, pendant que les grands chefs prennent, bien au-dessus d'eux, les décisions qui arrangent leurs affaires: beaucoup d'éoliennes pour la déco, une couche de solaire par ci, un peu de géothermie par là, quelques tournées de gaz, le tout servi su une assiette de pétrole et noyé sous un nuage de charbon,  accompagné de quelques tasses de centrales nucléaires. Vous toussez? Tant mieux! C'est que la recette est bonne, elle élimine, exclu, rejette tout ce qui pourrait empêcher le gâteau de monter. Les antennes 5G finiront les plus gourmands, définitivement accrochés aux manettes de leurs multiples télécommandes ils ne verront pas se rabattre sur eux le couvercle de leur propre connerie.

À la lumière de ce que j'observe, écoute, lis ou vis depuis 10 ans, une chose me paraît très claire: Nous ne changerons rien, nous n'empêcherons rien de conséquent tant que nous nous référerons à ce qui a été fait jusqu'ici. La politique a tout faux. L'industrie a tout faux. L'économie a tout faux. Il est inutile d'attendre d'eux les solutions pour enrayer le réchauffement climatique, ils ne pensent tous que dans, par et pour un système qu'ils connaissent et contrôlent, enfermés dans une logique qu'ils sont incapables de dépasser. Ils tournent en rond et nous entrainent avec eux.

La chronique d'Aurélien Bellanger ci-dessous relate comment on tente de redorer le blason de l'énergie nucléaire grâce au réchauffement climatique, histoire de ramener cette technologie aux côtés des multiples autres développées entre temps... pour l'écarter.





21 min

L'EPR de Flamanville










dimanche 5 mai 2019

Bruit des éoliennes: silence!


Le bruit des éoliennes: des années de lutte contre des promoteurs, des politiciens, des élus, des opportunistes et des idiots pour obtenir justice. Et les décisions comme celle-ci en 2008 sont extrêmement rares!

Chaque fois qu'une alerte sanitaire dérange un projet économique elle est récupérée par les milieux intéressés qui par tous les moyens vont la faire taire. Plus elle s'avère exacte, plus les lanceurs d'alerte seront humiliés, attaqués, intimidés, marginalisés voire éliminés selon où l'on vit...

Les problèmes liés aux éoliennes industrielles ne sont plus contournables, la rage des promoteurs à l'encontre des citoyens qui organisent la résistance atteint des sommets: ils en sont à exiger la restriction des droits démocratiques sous prétexte d'urgence climatique pour fourguer leur marchandise. Mais du côté des victimes on ne se laisse pas impressionner,  parce que notre santé est menacée et que notre vie n'est pas à vendre ni à prendre.

Je vous transmets ci-dessous un courrier reçu ce jour, au sujet du colloque organisé à Paris en novembre dernier sur les nuisances des éoliennes. On en parlera dimanche en rediffusion sur radio courtoisie* selon ce message. (D'autres informations sur l'association BISHA à l'origine de ce colloque ici)

J'ai écouté l' émission de radio dont il est question ci-dessous, beaucoup de vérités sont avancées par les acousticiens présents, malheureusement le support de l'émission, radio Courtoisie, n'est de loin pas fréquentable. On se bouche le nez avant d'entrer et on se contente d'écouter les faits avant de ressortir en courant.

Chers amis,

Suite au colloque du 16 novembre, vous pourriez être intéressés par l'émission "Libre journal des Sciences et des Techniques"
sur le thème : " Les éoliennes, le  bruit et les infrasons, leurs effets sur la santé".
Invités  MM. Borsotti, Couasnet, Dugast, et  Hugonnet, 
qui sera diffusée  sur  Radio Courtoisie  (95.6 FM Paris), ce soir vendredi 3 mai à 18h00 et dimanche 5 mai à 7h30.

Puis l'enregistrement sera accessible. sur le site :
https://www.radiocourtoisie.fr/category/libre-journal-du-soir/libre-journal-des-sciences-et-des-techniques/  

INFORMATION :
Cette émission est celle du PROFESSEUR DEHEUVELS, mathématicien, membre de l'Académie des Sciences. Elle est TOTALEMENT APOLITIQUE.

Il est heureux  que des médias INDEPENDANTS,  de tout bord et de toute sensibilité politique, puissent enquêter et  contribuer à informer et mettre en garde les populations,  et leurs maires, qui seraient tenté de s'aventurer dans une impasse  sociale, médicale, technique et écologique. La raison économique seule n'a pas d'intelligence !
Seule une écologie intégrale est profitable à l'humanité .

SI VOUS VOULEZ PARTICIPER : 
Si vous écoutez cette émission, envoyez nous vos commentaires  par  l'adresse de l'association BISHA :
association.bisha@gmail.com

Vous pouvez rejoindre l'association qui recherche : un  vétérinaire, un épidémiologiste, un secrétaire, un  trésorier adjoint, un chargé de communication,

Vous pouvez aussi adhérer à l'association :
  https://www.helloasso.com/associations/bisha/adhesions/adhesion-bisha-2019
(Modeste cotisation 20 euros)

Très cordialement, bon week-end à tous !

Patrick DUGAST

mercredi 24 avril 2019

Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse.


On lit et entend très souvent que nos conseillers nationaux sont débordés et mal payés (cent mille francs par année, ce n'est pas du bénévolat). Il y a tout-de-même des signes qui démontreraient plutôt le contraire. Prenez la conseillère nationale Isabelle Chevalley, très médiatisée, elle ne rate jamais une occasion de faire parler d'elle avec des opérations, parfois ringardes (comme celle des conserves de légumes pour les familles à faibles revenus...) parfois plus heureuses, (je ne me rappelle plus lesquelles) mais toujours bruyantes et remarquables dans le sens: que l'on ne peut pas rater.

Chez elle il y a une chose qui m'interpelle, elle réagit à tous les petits mouvements des opposants aux éoliennes de Saint-Brais. Elle incendie les journalistes qui donnent de la visibilité aux arguments et remarques de ces derniers, sans jamais se prononcer raisonnablement sur le contenu. La seule cible de ses attaques, de ses reproches, de sa colère, ce sont les opposants eux-mêmes. 

Cette dame s'exprime souvent en tant que conseillère nationale en faveur des éoliennes, mais  ses interventions relèvent davantage de sa fonction de présidente de Suisse Eole. Elle défend son association becs et ongles, comme je défends la mienne (mais personnellement sans couverture politique). 

Je travaille à 50% pour un salaire plein temps pas mal en-dessous d'une conseillère nationale. Mon engagement contre les éoliennes industrielles utilise une énorme partie de mon temps libre, ce qui fait que je ne m'engage pas pour d'autres causes, parce que je tiens à le faire bien. Pour connaître et suivre un dossier aussi complexe que celui des éoliennes industrielles et de la politique qui les porte jusque sous les fenêtres de nos maisons et dans les derniers lieux naturels préservés de notre environnement, il faut se documenter sans cesse, oser réagir lorsque l'information le demande, avoir une attitude critique, contrôler ses sources, etc. 

Chez Isabelle Chevalley, quelque chose cloche. Elle agit comme si cette cause était personnelle, elle semble guetter tous les faits et gestes des opposants qui font du tord à Suisse Eole, bien plus qu'à son parti. Prenez Saint-Brais, 220 habitants, deux éoliennes et une poignée de résistants qui osent braver "l'exemple" que Suisse Eole utilise régulièrement dans ses show à la gloire des pales. Cette association largement subventionnée par la Confédération, pourrait se tourner vers d'autres sujets, moins problématiques que ce parc considéré comme raté très loin à la ronde. Pourtant, dès qu'un doigt se lève ici pour dénoncer les problèmes autour des deux éoliennes, Mlle Chevalley réagit, s'excite, attaque les journalistes, etc dans les minutes qui suivent, ou presque. Ce n'est pas une attitude de conseillère nationale. Bon sang elle n'a rien d'autre à faire que de s'acharner sur des pauvres riverains qui utilisent leurs droits démocratiques pour défendre leur qualité de vie bafouée? C'est pour suivre de tels "dossiers" que cette dame a été élue à Berne? personnellement je trouve cela scandaleux. Je sais bien que l'ex-maire du village de Saint-Brais et l'actuelle, sont de précieux alliés pour Suisse Eole, ils font une pub formidable pour ce parc, en se fichant des dégâts qu'il a causé au coeur de la communauté. Mais eux encore, admettons que notre manière de poursuivre notre lutte malgré tout ce qu'ils ont tenté pour nous en empêcher, les agace, je peux le comprendre, cela dépasse largement leur fonction, c'est une affaire de village,  mais Mlle Chevalley, je ne comprends pas. Tout ce temps et toute cette colère pour faire taire des gens sous prétexte qu'ils ne comptent pas, qu'ils ne représentent pas la majorité... (toutes les communes qui se sont prononcées dans les Franches ont dit non aux éoliennes, avec une écrasante majorité allant de plus de 60% à l'unanimité, mais elle ne s'en rappelle plus, ce qui fait un peu soucis aussi).

Bref, ce matin encore un journaliste nous a appelé parce qu'il devait répondre aux critiques de la Conseillère Nationale. Et croyez-moi, cela n'avait aucun intérêt pour la nation.

mercredi 17 avril 2019

Parc Naturel du Doubs: la nouvelle proie des adorateurs du vent?


Il y a quelques temps, un type pour qui j'avais beaucoup d'admiration parce qu'il avait encore une manière de travailler avec la nature et les gens en utilisant son coeur et son bon sens, s'est fait jeter d'une place qu'il occupait avec brio. Cette décapitation au sommet du Centre Nature des Cerlatez fut présentée comme une simple question de divergence d'opinion entre son (excellent) directeur et un type très décevant, que j'ai connu et apprécié enfant, mais qui est devenu l'un de ces fossoyeurs que l'on croise partout dans les milieux politiques et juste à côté.

Aujourd'hui à la lumière d'une actualité très inquiétante dont je viens de prendre connaissance, je comprends mieux pourquoi ce grand Monsieur écarté du Centre Nature qui ne portait pas les éoliennes dans son coeur, n'était plus souhaitable à son poste, lui qui ne voulait pas intégrer le Parc Naturel du Doubs...

Voici un conte ordinaire de la colonisation sournoise qui gangrène le Jura:

Qui a suivi la démission de David Eray de Electricité du Jura et l’arrivée dans ce même conseil d’administration de Véronique Gigon, administratrice indépendante, avocate, ancienne directrice suppléante de l'Office fédéral de la communication (OFCOM) et ancienne secrétaire générale suppléante du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC)? L'annonce de la démission de l'un a fait une ombre bienvenue à la nomination de l'autre. 

Comme par hasard la même Véronique est pressentie pour devenir la présidente du Parc Naturel du Doubs. De plus un membre du conseil d’administration de Greenwatt rejoindra le comité de l'association en même temps qu'elle!
 Ces deux oiseaux au Parc du Doubs non seulement ne vont rien faire contre les éoliennes, c’est clair, mais de plus ils vont pouvoir profiter de cette vitrine idéale pour faire de la "pédagogie active » autour du vent, on peut le parier. On va leur en donner les moyens, et ils en veulent!

Parc du Doubs
https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20190131-Un-programme-ambitieux-pour-le-Parc-du-Doubs.html 
Voilà pourquoi ils ont fichu en l’air le Centre Nature des Cerlatez, pour piquer les subventions, élargir leurs territoires et se débarrasser d’un esprit critique à la direction.

Véronique Gigon à Electricité du Jura, les détails ici

JJ Maire - Greenwatt, les détails ici
Moi je crois que ça pue méchant. Avec de tels oiseaux, la préservation des Franches-Montagnes sera très problématique.  D'ailleurs on parle bien peu de nature dans l'article en lien, mais alors qu'est-ce qu'on parle de pognon!

image source ici

vendredi 12 avril 2019

Electricité: colonisation, mensonges, bénéfices et subventions,



Des amis m'envoient régulièrement des liens sur le sujet qui nous intéresse et quelques autres. Nous vivons vraiment dans plusieurs mondes. La planète n'est pas prête d'être sauvée, parce que si l'on tente de nous faire croire que nous sommes tous unis pour le climat, force est de constater que les manières divergent, et pas qu'un peu. Les prédateurs restent des prédateurs, bien plus occupés à anéantir ceux qui pourraient faire croire qu'un monde respectueux, solidaire et libre est possible, qu'à chercher de véritables solutions écologiques.

Petit tour d'horizon:

On commence au Mexique où la France et le Japon s'approprient les espaces pour faire leur révolution verte: cherchez l'erreur....
https://www.connaissancedesenergies.org/afp/mexique-engie-et-tokyo-gas-creent-une-coentreprise-dans-les-renouvelables-190409?amp&__twitter_impression=true

En Suisse, Suisse Eole, grâce aux millions de subventions de la Confédération, planche sur "comment aller contre la volonté populaire" ou encore "comment contourner une démocratie encombrante":
https://www.suisse-eole.ch/media/redactor/4-Gendret_Aubert_Mollendruz_congr%C3%A8s_Suisse-Eole_Berne_ekPtc91.pdf

Pendant ce temps, au Palais Fédéral on s'inquiète de comment remettre de l'ordre dans le bordel de la SE2050, et l'on admet le grand n'importe quoi qui se dessine faute d'y avoir pensé plus tôt:
https://www.rts.ch/info/suisse/10358819-le-conseil-federal-est-dispose-a-reorganiser-le-marche-de-l-electricite.html

En France, l'ADEME c'est notre Suisse Eole à nous: des fichus commerçants avec un seul objectif: fourguer leur marchandise:
https://www.batiweb.com/actualites/eco-construction/eolienne-et-methanisation-l-ademe-veut-apaiser-les-craintes-2019-04-10-34469

Pendant ce temps, l'Allemagne, championne des énergies renouvelables, cartonne dans le hit parade des dix plus gros pollueurs d'Europe:
https://sciencepost.fr/2019/04/les-10-plus-gros-pollueurs-deurope-sont/

Ici on nous crie victoire un peu tôt: ils auraient trouvé le moyen de stocker les excès d'énergies renouvelables? Si on lit bien l'article, leurs plans sont "prometteurs", donc comme des centaines d'autres avant eux. Mais les promesses se font attendre, et surtout elles manquent de transparence sur leurs coûts probables. Mais le génie n'a pas de prix 😉
https://fr.ubergizmo.com/2019/04/09/chercheurs-moyen-stocker-exces-energie-renouvelable.html

Les seuls qui ne mentent pas et qui réussissent ce qu'ils entreprennent, sont loin d'être les chouchous des milieux économiques, politiques et encore moins de ceux de l'écologie industrielle. Ils ne trichent pas, ne cherchent pas à voler l'argent des autres, ils démontrent qu'il en faut peu pour vivre heureux, un point c'est tout.
https://m.reporterre.net/Un-an-apres-l-expulsion-l-heritage-vivace-de-la-Zad-de-Notre-Dame-des-Landes?__twitter_impression=true

 Le paysage ci-dessus, c'est chez moi. Je lui souhaite d'abriter  davantage d'humains tels que ceux qui occupent Notre Dame des Landes, que de promoteurs éoliens et autres vendeurs d'écologie, véritables vautours et suceurs de deniers publics qui rôdent dans cette région merveilleuse. Mais quand on gagne six mille francs par jour, on n'est pas prêt de lâcher ces espaces à subventions! Ce salaire est celui de la directrice des BKW, propriétaires des éoliennes du Mont-Crosin qui ont rapporté près de 9 millions de subvention à cette société en 2018:
http://pl-bejune.ch/2019/04/11/mont-crosin-subventions-et-hauts-salaires/

Je mets sous les commentaires, ceux d'un observateur assidu de la politique énergétique en Suisse

mardi 2 avril 2019

Eoles qui rient, eoles qui pleurent

Il y a quelques jours la société ADEV a publié un communiqué de presse dans le journal local pour vanter son parc éolien de Saint-Brais. Lorsque ces gens disent que tout va merveilleusement bien dans le meilleur des mondes, les personnes sensibles à la problématique de l'éolien industriel ou affectées par leurs machines font le poing dans leur poche. D'autres ne cachent pas leur colère: pour la seconde fois des mécontents ont tenté de saboter les géantes qui divisent ce village et la région depuis 10 ans, à lire ici. 

Que cherche la société ADEV en faisant publier ces communiqués à la gloire de ce parc décrié partout? Est-il nécessaire de remuer le couteau qu'elle a planté dans la région en affichant sa satisfaction dans les médias pour un oui et pour un non alors qu'elle sait parfaitement que des gens souffrent à cause de ces machines?  Sa direction est-elle stupide ou maladroite? C'est une question que je me suis déjà posée bien souvent. 

Quand j'ai appris cet incident, je venais de lire deux courriers de lectrices dans la presse locale, à propos des éoliennes de Saint-Brais justement et sur les ondes que l'on nous imposent quotidiennement. Je me disais que nous avions de la chance dans le Jura, des hommes et des femmes  s'expriment de plus en plus sur des sujets que je trouve rarement traités correctement par les journalistes. Certains ont les mots pour extérioriser leur mécontentement et n'hésitent pas à les diffuser.  D'autres n'ont pas cet outil-là  et personne ne s'inquiète de la colère ou de la tristesse qu'ils gardent en eux. On parle souvent de "la majorité silencieuse qui  plébiscite les éoliennes", mais qu'en est-il de la minorité silencieuse? Qui s'inquiète de leur isolement face à l'adversité? C'est à cela que j'ai pensé en prenant connaissance de la nouvelle tentative de sabotage

Nier, diaboliser ou marginaliser les problèmes que posent des éoliennes industrielles dans les campagnes relève de l'inconscience et nous expose tous à des conflits sociaux difficiles, je l'ai déjà écrit. Il ne faut pas attendre que les minorités explosent pour les prendre en compte et leur témoigner du respect. Notre santé est mise en danger ici, des tas d'études l'attestent et nous restons dans l'incertitude parce que les autorités ne font pas leur travail. Que fait ADEV pour rassurer la population? TOUTE la population? Que font les autorités de Saint-Brais? RIEN! La seule réponse qu'ils donnent à ceux qui se posent des questions sur les nuisances et critiquent cette colonisation industrielle ce sont des communiqués pour vanter des chiffres qui les remplissent de joie.

Drôle de méthode pour apaiser les esprits. La preuve encore aujourd'hui que cela ne marche pas. S'en étonner devient ridicule.

lundi 25 mars 2019

Qui sait?

En lisant les liens que je reçois sur la question du réchauffement climatique, j'ai le sentiment de faire mes emplettes dans un hypermarché des solutions. Avec les années, la multitude d'ingrédients proposés pèsent lourd dans mon panier et le spectre de l'indigestion menace avant même d'avoir commencé la cuisine.

Je procède donc par élimination: 

 - Tous ceux qui font la sourde oreille aux plaintes des riverains d'éoliennes ne présentent aucun intérêt à mes yeux: ils pratiquent une politique d'exclusion dangereuse parce qu'elle divise les populations et fragilise de ce fait le tissus social garant du développement durable d'une région. Bien-entendu ceci est valable pour toutes les sortes d'exclusion que la dérive des grandes sociétés industrielles génèrent et que je vous laisse énumérer intérieurement. Ajoutons à ces semeurs de mort, la poste, les chemins de fer, qui bâtissent des édifices à leur gloire à tour de bras et tuent les emplois pour raisons économiques. Pas plus tard qu'hier l'indécence des salaires de ces dirigeants assassins était justifiée par la peur de les voir aller vendre leur savoir ailleurs! Mais qu'on les laisse partir que l'on puisse revenir à des valeurs humaines sans avoir à subir leurs caprices de millionnaires lobotomisés par leurs diplômes!

- Tous ceux qui privilégient la production industrielle à la qualité de vie ne présentent aucun intérêt pour l'humanité qui doit se réinventer. Ils avancent des solutions jumelles à tout ce qui a été fait jusqu'ici mais en vert. Ils me fatiguent, derrière chacun de leur mot il y a l'ombre du profit qui se terre, ils usent et abusent de la science pour étaler leurs solutions écologiques bonnes pour l'économie...  Aucune ne passe le crible de l'état d'urgence dans lequel nous nous trouvons et elles ne s'adressent qu'aux pays riches. Ceux qui ont déjà tout perdu ne font plus partie de leurs préoccupations. La société mouton sous haute surveillance électrique, gavée de technologies dites vertes, enfermée dans ses véhicules autonomes,  filmée dans ses moindres faits et gestes, "lynkée dans son 35m2... 😱 Je l'avoue, je me préfère 6 pieds sous terre une vieille racine de marguerite entre les dents.

Du coup, il ne me reste pas grand chose à quoi m'accrocher. Pourtant je reste confiante. Peut-être parce que le sourire de ma petite fille me rappelle que l'humanité est beaucoup mieux que toutes ces caricatures humaines qui font l'actualité. On ne naît pas encore mauvais et nous avons le pouvoir de préserver ce trésor d'amour avec lequel nous venons au monde. On pourrait ne pas tout gâcher en mettant simplement le curseur sur l'épanouissement de l'autre plutôt que sur la compétitivité.

Pour rester dans la réalité de mon panier de crabes, heu... de mon panier de solutions, je garde ma confiance à Jancovici qui ne se perd pas en  balivernes indigestes et qui présente des faits avec humour et démontre toujours ses affirmations.  Cette interview sur Monsieur Mondialisation mérite le détour. 

Ce mouvement qui se profile en France me plaît bien, à lire... Mais dans ce genre de rassemblement, il y a trop souvent un ego qui prend le pouvoir puis de généreux donateurs qui redirigent les ambitions (voir Greenpeace et sa chute en policratie), et tant d'autres qui vendent leurs vertus devant les gares et roulent vert pour le pognon.

vendredi 15 mars 2019

Je marcherai contre les multinationales irresponsables, parce que c'est ici et maintenant.

Certains pensent que je suis coincée dans un monde rigide et que je refuse le changement. Cela me fait toujours sourire, ce blog démontre le contraire à longueur d'articles et de liens auxquels je me réfère. Il est vrai que je ne peux pas m'enthousiasmer pour les marches qui s'organisent sur la planète en faveur du climat, non pas parce que je soupçonne les jeunes d'être "vendus par avance" comme on me l'a écrit, mais parce que l'écho médiatique, politique ou économique donné à ces marches n'est pas à la hauteur de l'alerte lancée. Je pense que beaucoup de jeunes vont très vite comprendre la manipulation qui entoure leur mobilisation et que c'est à partir de cette prise de conscience qu'ils vont réellement se mobiliser et exprimer des revendications claires.

Personnellement il y a dix ans que je me mobilise pour un autre monde. Que je dénonce les expropriations, les colonisations industrielles ici et ailleurs, maintenant aussi pour "produire vert". Que j'alerte sur la précarité qui menace les zones rurales très convoitées par l'économie verte qui surfe sur cette vague anxiogène qu'elle exploite. Je ne peux pas manifester dans la rue avec une pancarte "sauvez le climat" en sachant qu'elle sera récupérée par des partis politiques dépassés par la donnée du problème.

L'intervention de Christian Lüscher au journal télévisé d'hier résume assez bien la difficulté des partis politiques à s'engager efficacement en faveur du climat. Ils sont pieds et poings liés dans un système qu'ils ne parviennent pas à lâcher.

Je trouve plus efficace de m'engager en faveur de l'initiative pour des multinationales responsables, il faut commencer par un bout, démêler l'écheveau machiavélique tissé autour de pratiques inacceptables et destructrices qui favorisent les inégalités, le profit, l'exclusion, l'exploitation et qui contribuent grandement au réchauffement climatique.

Ça commence aujourd'hui, et c'est très concret comme engagement, une visite sur le site ici: https://initiative-multinationales.ch/

Extrait de l'appel lancé ce jour:

"Le lobby des multinationales est prêt à combattre l’initiative par une campagne basée sur des mensonges, comme il vient de le montrer lors du débat au parlement. La possibilité d’un compromis a fait naufrage à cause de leurs tromperies et de la pression exercée sur les parlementaires. Vous pouvez voir ci-dessous l’une des réactions critiques à ce sujet dans la presse de ce matin.

Si nous nous engageons toutes et tous ensemble, nous avons de très bonnes chances de remporter cette votation. Des règles claires sont nécessaires afin que les multinationales respectent elles aussi les droits humains et l’environnement. Ces droits ne peuvent pas dépendre du bon vouloir de quelques managers !"


Si tous ceux qui marchent aujourd'hui en Suisse pour le climat s'engagent à voter pour des multinationales responsables, nous passerons de la parole aux actes.




mardi 12 mars 2019

Court refuse l'industrialisation de ses sites naturels



Dans le Jura, les assemblées communales font salle comble contre l'industrie éolienne!
 Les années passent et le Jura continue de dire non aux éoliennes, malgré toutes les affirmations des promoteurs et autres politiciens qui se fichent de l'impact de ces machines sur nos vies. Mme Chevalley ne cesse de dire que la majorité silencieuse veut des éoliennes, pourtant en assemblée communale, chez nous, aucune commune n'a dit oui aux projets éoliens depuis la malheureuse construction des 5 éoliennes qui souillent le fantastique paysage des Franches-Montagnes et ceci toujours à des majorités écrasantes. Dans le Sud, le Mont-Crosin ne convainc pas non plus, la population de Court a dit non au projet de Montoz-Pré Richard, à 70%!! Ailleurs ils n'ont pas hésité à faire voter deux fois des projets pour les faire accepter avec une majorité ridicule qu'ils sont allés pêcher jusque dans les tripes des ayants-droit pour ensuite crier à la victoire démocratique! 

Dans cet article sur RFJ, le journaliste prétend que les débats lors de l'assemblée communale de Court étaient émotionnels, puis il met en avant les "arguments rationnels du maire"...

"À la tribune, le maire Jean-Luc Niederhauser a tenté de répondre avec des arguments rationnels : « Ce parc éolien répond aux normes légales et va dans le sens de la planification énergétique du pays, du canton et de la région. Il est temps que nous participions à l’effort de guerre, plutôt que de toujours consommer chez les autres ». Mais, face à l’attachement des citoyens à leur montagne, le verdict semblait inéluctable, malgré les quelque 100'000 francs promis annuellement à la commune. Et la demande d’un vote à bulletin secret n’y a rien changé"
1. Durant la campagne des politiciens sur la SE 2050, il n'a jamais été question d'obliger la construction de parcs éoliens. Ce n'est toujours pas une obligation, le chef de l'OFEN l'a encore précisé dans un article publié dans le journal 24h en 2018.  Il semble que ce mensonge ne sert que les petits politiciens qui veulent faire avaler une couleuvre à leurs concitoyens.

2. Ce parc éolien répond aux normes légales? Donc ces normes qui empêchent une fois le parc construit de faire reconnaître les nuisances subies par le voisinage? Les gens ne sont pas dupes, ces fameuses normes favorisent les intérêts des industriels. La distance aux maisons est de 300m en Suisse et ne repose sur aucune étude sérieuse sur la mise en danger des personnes!

3. " Il est temps que nous participions à l'effort de guerre, plutôt que de toujours consommer chez les autres"? Si cette tentative de culpabiliser les citoyens n'est pas un argument purement émotionnel, alors nous avons un grand problème de vocabulaire. L'argument rationnel eut été de nous dire comment les éoliennes allaient nous rendre plus autonome que nous ne l'avons été jusqu'ici, par exemple, avec des chiffres, avec des garanties, avec une stratégie éolienne claire et transparente. Ce qui n'existe tout simplement pas en Suisse.

Après 10 ans, je ne peux plus croire qu'ils nous prennent pour des imbéciles. Ce sont des imbéciles. Ils ne changent pas une virgule de leurs discours, continuent de penser qu'ils ont raison et puis c'est tout. À mon avis ils ne sont pas prêts de gagner démocratiquement les derniers espaces naturels qu'ils convoitent en Suisse.  Et ces autorités incapables de valoriser leurs communes sans l'argent des promoteurs devront bien se mettre à penser.