dimanche 8 septembre 2019

Quand l'éolien allemand s'effondre, la Suisse regarde ailleurs.


Sale temps pour les éoliennes en Allemagne
Bien que couverte d'éoliennes industrielles l'Allemagne verte tousse... Une information relayée par l'AFP en dit long sur la mauvaise foi de nos politiciens suisses qui n'osent même plus affronter la réalité allemande pour penser leur politique énergétique:

"Pilier de la transition énergétique allemande, l'éolien voit plonger les investissements et affronte l'hostilité croissante des riverains, poussant le gouvernement d'Angela Merkel à organiser jeudi une réunion de crise." Extrait de l'article à lire ici

Cette crise génère la perte de milliers d'emplois et la colère de milliers de riverains victimes des nuisances de ces parcs industriels imposés dans les campagnes. On connaît l'aveuglement des socialistes et des verts qui utilisent les éoliennes pour illustrer leur volonté de sauver le climat et anéantir le nucléaire. Autour des hélices le monde peut bien s'effondrer, ils ont oublié toutes leurs bonnes intentions sociales. L'extrême droite allemande a reniflé le problème et s'empresse de repêcher ces voix abandonnées, et ça marche! Bon sang, faudra-t-il en arriver là ici aussi? Alors les socialistes et les verts ne pourront que se mordre les doigts de n'avoir pas compris où mène leur indifférence devant notre colère et pourquoi la lutte contre cette colonisation industrielle était une lutte que la gauche devait mener!

Bon il faut dire que les gros cerveaux manquent très sérieusement dans les milieux politiques.

Les têtes pensantes sont ailleurs on dirait:

André Hoffmann de Hoffmann la Roche, très critique sur le modèle économique qui pourrit notre planète, à revoir ici:
"La dictature du profit à court terme, l'obligation d'augmenter, croître constamment  les bénéfices c'est quelque chose de très dangereux, j'irais même jusqu'à dire que c'est ce qui nous fait perdre la planète. Le désastre écologique dans lequel nous entrons est dû au fait que les entreprises on suivi ce modèle de transformer les ressources en cash dans l'espoir que le cash nous rende heureux"
 "Le but d'une entreprise est de servir une communauté et pas de faire de l'argent"

Michel Sartori, directeur du Musée Cantonal d'Histoire Naturelle à Lausanne, dans les espèces disparues en exposition, sur la RTS, ne mâche pas ses mots
"L'écologie au sens propre du terme, je ne parle pas de l'écologie politique mais de l'écologie la survie des espèces, ce sont des cacahuètes dans le discours politique actuellement, même l'incendie de l'Amazonie qui a un peu réveillé les consciences fait en sorte que nos politiciens ne prendront jamais des décisions, puisque c'est l'économie qui mène le monde."
À la question du quoi faire pour enrayer la disparition des espèces: "On est dans une civilisation qui est dirigé par l'économie, non pas par l'écologie, donc il faut être un peu logique et il ne faut pas être grand biologiste pour se rendre compte qu'en fin de compte il n'y a absolument aucune différence entre une corne de rhinocéros et vos ongles que vous rongez tous les matins, donc pour aller chercher des vertus aphrodisiaques dans une corne de Rhinocéros il faut être un tout petit peu tordu... Mais voilà tant qu'il y aura de la demande il y aura de l'offre, il y aura des gens qui sont pauvres au Mozambique qui n'ont pas de quoi nourrir leur famille et qui prendront le risque d'aller descendre un rhinocéros pour pouvoir faire vivre sa famille, je veux dire on est dans un monde de fous."

Valérie Hoffmeyer, architecte du paysage parle ici de l'importance des sols:
"Le fait est que le sol n'est pas une surface mais une machine verticale, avec une profondeur qui descend jusqu'à la roche mère et qui assure toute une série de fonctions, ces fonctions elles sont publiques. Elles appartiennent au bien commun, même le sol privé d'un jardin.  C'est quelque chose de très important, de comprendre cette épaisseur, cette profondeur."
Les éoliennes c'est tout ça,  une nouvelle manière de transformer en bénéfices les ressources naturelles, de nouvelles nuisances pour les espèces, la colonisation des sols et de l'espace.

Mais c'est vert. Alors on en fait un totem pour rassembler les âmes perdues qui voudraient tourner le dos aux investisseurs-rapaces et trouver une autre manière de protéger notre environnement. les adeptes d'Eole parviennent sans trop de mal à se faire passer pour les gentils qui sont du bon côté. Il suffit pour s'en convaincre d'écouter les premiers de classe du lobby éolien dans cette émission de la rts hier.



samedi 31 août 2019

La justice en panne


Image sur Monsieur Mondialisation: coeur contre cerveau

L'enquête sur la seconde tentative de nuire aux éoliennes de Saint-Brais est suspendue faute de pistes à suivre.

C'est la radio locale qui nous l'apprend ici

Tout le monde s'accorde à dire que le parc éolien de Saint-Brais est l'exemple à ne pas suivre mais personne ne demande des comptes à ses concepteurs. Pourtant le sabotage ce n'est pas seulement un dégât matériel, c'est aussi une conséquence d'un travail mal fait ou d'une injustice dont personne ne s'excuse. On ne peut pas cracher sur la souffrances des uns pour le profit des autres, il y a des règles sociales à respecter, et cela ne se fait pas que d'un côté. L'injustice me rend dure face à ceux qui se disent victimes d'une situation qu'ils ont installée eux-même. Pour ma part la piste à suivre était vite trouvée: celle des responsables de la réalisation de ce parc. C'est par eux que la colère est arrivée jusqu'ici, le/la/les auteurs de ce type d'acte ne sont que le bras qu'ils ont armé. C'est une réalité qu'hélas nous retrouvons depuis des siècles et qui pourtant ne tombe jamais sous le sens de ceux qui "font" la justice. Alors pourquoi les choses changeraient? C'est pareil pour ceux qui se battent pour la démocratie ou pour sauver le climat. La justice s'adapte et fabrique des lois pour en faire des terroristes condamnables. J'aurais bien aimé lire que la police, au terme de son enquête, a sommé les propriétaires du parc éolien de Saint-Brais de le démolir parce qu'ils ont mal mesuré les conséquences qu'il aurait sur la vie de la région.

Permis de rêver.

lundi 19 août 2019

L'inhumanité rend fou


Difficile de parler de manipulation  sans montrer ces deux photomontages. Des éoliennes qui se fondent dans le ciel clair, avec un soupçon de transparence au niveau des pales qui les rendent aussi légères que ces petits nuages innocents qui passent par là...  il fallait le faire. Voisine d'éoliennes, je peux vous garantir que la réalité est encore pire que la seconde image.

En entendant cette phrase de Jean Marc Turine, qui a remporté le prix des Cinq continents, avec son roman La Theo des Fleuves*, j'ai repensé à quelques épisodes de la lutte contre les éoliennes que nous menons modestement en Suisse. Parce que derrière la promotion de cette industrie, il y a de la violence et de la haine, telles qu'il en parle dans ses interviews. De celle que l'on ne voit que si l'on s'y heurte. Ces planifications sournoises mises en oeuvre pour servir de gros intérêts ont des   conséquences variables pour les insoumis, selon la puissance des instigateurs et les objectifs économiques ou politiques en jeu.

Pour ceux qui ne connaissent rien d'autre de l'industrie éolienne que l'auréole verte collée au dessus de ses ailes blanches, mes propos doivent sembler bien exagérés, sans doute même totalement surréalistes ou propres à une hystérique que la rage emporte. Il faut dire que ce genre de manipulation des masses fonctionne au fond à la manière du pervers narcissique, il est difficile de voir la toile se tisser si nous ne sommes pas directement concernés par la menace. Et même là, la manipulation peut continuer de marcher. Ces derniers jours, deux communications m'ont rappelées la perversité du processus mis en route pour inonder la planète d'éoliennes industrielles. Voici ces deux exemples:

Le premier est local, il concerne le communiqué de presse (ci-dessous) qui annonce la tenue d'une soirée d'information du projet éolien du Crêt -Meuron. Le choix des mots est soigné: "le projet éolien qui se dessine". C'est joli dessiner un projet, on entend presque la voix du petit prince derrière ce mot... Puis le bel exemple du parc du Mont-Crosin est utilisé pour convaincre, situé rappelons-le, dans une zone où la population est réputée taiseuse pour de multiples raisons politiques et religieuses, on ne pouvait pas mieux choisir comme lieu pour le début de cette invasion en Suisse. Tout dans leur texte est pesé de manière à frapper les esprits et combattre d'avance les arguments des opposants. Les émissions de CO2 étant très en vogue, les voici qui apparaissent dans le discours des promoteurs. Qui va bien contrôler les chiffres qu'ils avancent? À quoi se réfèrent-ils? Arrive le rappel de la bénédiction des plus hautes instances politiques du pays et de la volonté du peuple démocratiquement exprimée.  Ils passent enfin la pommade sur leurs propres compétences, promettent la préservation des activités touristiques, et enfin, annoncent la séance d'information publique qui aura lieu le 21 août 2019. Vous pouvez être sûre qu'elle sera tout aussi bien organisée que ce communiqué de presse pour faire taire les opposants ou les faire passer pour des extrémistes, un mot aussi très utilisé en ce moment pour écarter les gêneurs... Voir Hong Kong où le gouvernement chinois fait tout pour oser intervenir avec la force, jusqu'à traiter le mouvement citoyen qui l'affronte "d'une minorité d'extrémistes, voire de terroristes." Les citoyens ont répondu dimanche, mais rien n'est gagné pour eux, la machine est prête à tout pour réduire leur voix.


N'ayez pas la faiblesse de croire aux bonnes intentions exhibées par les producteurs d'énergies. Derrière eux il y a un monde terrifiant qui ne recule devant rien. Cela fait des années qu'ils sèment la terreur dans l'Isthme de Tehuantepec au Mexique, et depuis le temps que je vous en parle, rien ne va mieux, mais tout est devenu sombre et inhumain. Il est question de génocide, comme on peut le lire ici, et tout ça pour du vent...

L'inhumanité rend fou.

*Commentaire d'une internaute à propos du livre de Turine: Florilège: «La Theo des Fleuves de Jean-Marc Turine est le survol d’un ricochet sur le fleuve des insoumis. On ouvre ce roman comme on retient son souffle. Tragique, puissante, cette histoire mémorielle est poignante. Théodora est Tsigane. Emblème de ce peuple à la dérive, dévoré par la haine, le racisme, l’intolérance, venus du monde d’en haut…»

jeudi 15 août 2019

Raser des arbres pour mettre des éoliennes?

Combien a-t-on jusqu'ici rasé d'arbres pour planter des éoliennes? Une belle idiotie qui ne peut qu'être le fruit de cerveaux rongés par l'ignorance et la cupidité quand on sait que les arbres pourraient être les meilleurs ennemis du réchauffement climatique! Faites un petit tour par ici pour comprendre ma rage. L'étude de ce jeune professeur, publiée dans une revue scientifique célèbre, est sans doute mille fois plus fiable que toutes celles produites par le lobby éolien et consort pour vendre leur camelote! Mais saura-t-elle retenir l'attention des politiques pieds et poings liés à l'industrie éolienne?  Déjà que la non nécessité de souiller des sols, d'ajouter des nuisances sonores et visuelles là où il ne devrait pas y en avoir, de mettre en danger la santé des personnes et de pourrir la cohésion sociale  pour un pseudo intérêt général, s'avère évidente grâce au potentiel solaire... La bonne nouvelle est sur le site de Paysage Libre Suisse qui a envoyé un communiqué de presse à ce sujet. La transition énergétique est un joli cafouillage, avec beaucoup de certitudes que les médias reprennent sans discernement. Maintenant les socialistes et quelques autres tournent discrètement le dos aux éoliennes industrielles sans doute pour des raisons électorales. On ne va pas s'en plaindre, à défaut de bon sens ils ont des ambitions qui pourraient bien nous sauver d'une colonisation spatiale et sonore inutile ! Je mets bien volontiers notre toit à la disposition des sauveurs. Même si je persiste et signe: le recours aux panneaux solaires à échelle industrielle posera de nombreux problèmes de fournitures, de recyclage, d'alimentation et de stockage.  Mais soyons fous, donnons de l'espoir grâce au soleil, plutôt que du malheur avec le vent. Mais surtout plantons des arbres! Au bénéfice du doute, je préfère le vent dans leurs branches que dans des pales qu'il faudra enfouir plus tard, faute de possibilité de recyclage!

Paysage libre Suisse:

Selon une étude scientifique rendue publique hier et reprise par de nombreux médias, la Suisse peut atteindre les objectifs de l’Accord de Paris grâce à des mesures simples et uniquement grâce à l’énergie solaire. La transition énergétique est ainsi possible sans altérer le paysage et la biodiversité. Le recours à des centrales éoliennes s’avère désormais inutile et même contre-productif. Paysage Libre Suisse se réjouit de ce constat et appelle à un « reset » de la stratégie énergétique 2050.
(c) Pixabay
(c) Pixabay
Les chiffres issus de l’étude 2019 sur les bâtiments à énergie positive indiquent que les excédents de production d’électricité solaire, en combinaison avec des centrales de pompage-turbinage, sont plus que suffisants pour approvisionner en énergie la totalité du secteur des bâtiments et du transport avec de l’électricité neutre en CO2 en Suisse. Les toitures solaires permettraient de réduire les émissions de CO2 de 90% !
Ces mesures, décrites comme simples, montrent à quel point la stratégie énergétique 2050 fait fausse route. L’étude prouve ainsi que grâce au solaire :
– la quasi-totalité des émissions de CO2 peut être éliminée ;
– la sortie du nucléaire est assurée ;
– le paysage et la biodiversité sont entièrement préservés.
Paysage Libre Suisse voit une série d’autres avantages à un changement de paradigme en matière de transition énergétique :
– Les subventions (rétributions à l’injection) allouées aux installations solaires pour chaque kilowattheure injecté sont pour ainsi dire la moitié de celles accordées aux centrales éoliennes.
– En mettant l’accent sur le solaire, ce sont les PME suisses qui sont à l’œuvre plutôt que les fabricants allemands d’éoliennes.
La transition énergétique peut donc être bonne pour l’économie en plus de préserver le climat et de nous débarrasser du nucléaire.
L’étude publiée ce jour va dans le sens du Plan Marshall du Parti socialiste pour la transition énergétique : le recours à l’énergie éolienne y est partout absent, preuve de son inutilité. Paysage Libre Suisse salue ce changement d’orientation et invite la nouvelle Cheffe du Département fédéral de l’énergie à le mettre en œuvre dans ses services.
Un « reset » de la stratégie énergétique 2050 ouvre la voie à une transition énergétique compatible avec l’environnement. Plus rien ne justifie le recours aux installations éoliennes, qui appartiennent désormais au passé.
Vers l’étude: lien.
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vendredi 9 août 2019

Vacances en France

Une amie m'envoie ces photos et ce commentaire, de ses vacances en France...




A la fête de la mer en baie de Somme. Il y a partout des éoliennes et ils veulent en mettre en mer






jeudi 1 août 2019

Mont-Soleil, Mont-Crosin, sortez vos miroirs, bientôt vous ne serez plus les plus beaux....



Avec le nombre de projets éoliens prêts à coloniser les crêtes nationales, les beaux-parleurs du Mont-Crosin et Soleil ont intérêt à se diversifier, d'ailleurs depuis quelques mois ils mettent la compresse en se profilant comme le haut lieu de la pensée renouvelable avec toutes sortes d'animateurs - bienfaiteurs de l'humanité. Même des artistes participent à la glorification de cette nature industrialisée pour les beaux yeux des entreprises d'électricité, grandes gagnantes de la lutte contre le réchauffement climatique. Elles le leur rendront au centuple, en jetant à la culture  quelques miettes de leurs juteux bénéfices! Une culture sous perfusion est docile.

Tramelan, commune voisine de ce pseudo prestigieux parc éolien, avance à pas de souris vers la réalisation de son propre parc, 5 mâts supplémentaires enlaidiront l'horizon jurassien : cette barrière de ferraille devrait nous réjouir,  elle symbolise le fabuleux effort du pays en faveur du climat. Comme entre le Mexique et les USA, la Suisse fait son mur: derrière les éoliennes, le Jura. Piaf pourrait chanter: pour son nez qui s'allume, Bravo! Bravo! 


lundi 22 juillet 2019

Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux...

Regardez-les s'envoler c'est beau...
























Mais comme le disent nos politiciens pour justifier leur programme: les chats tuent davantage d'oiseaux que les éoliennes. Circulez il n'y a rien à voir. De ces oiseaux là je n'en ai jamais vu dans les griffes de mes chats...

vendredi 19 juillet 2019

Métaux et minéraux utilisés dans la production d'énergie renouvelable

1 éoliennes de 3MG= 4,7 tonnes de cuivre, 335 tonnes d'acier, 1200 tonnes de béton, terres rares 2 tonnes, aluminium 3 tonnes. et encore du Zinc et du Molybdène (élément chimique de numéro atomique 42)/ Savoir encore que la production réelle de cette éolienne de 3MG ne dépassera pas les 28,7% de la production installée, et encore il faudra qu'elle soit particulièrement bien placée...voir le graphique ci-dessous
Moyenne de la productions des éoliennes  en Suisse: 18.5% de la puissance installée! Ce qui veut dire que l'on utilise que le 18,5% de la puissance installée  d'une éolienne avec les tonnes de composants nécessaires aux rares occasions où elles fonctionnent à pleine puissance! (source de ce graphique Tages Anzeiger du 6 juillet 2019)

Pour conclure le post précédent, voici deux graphiques et un commentaire d'un lecteur de voisine et le petit complément d'information qui nous ramène aux sujets qui nous intéressent ici, à savoir les éoliennes industrielles et l'incroyable déni des défenseurs des énergies renouvelables qui osent prétendre qu'elles sauveront la planète:

"ce diaporama  montre le potentiel de développement extraordinaire de l'industrie minière pour assouvir les besoins en métaux divers des énergies renouvelables.

La Terre bientôt une immense mine à ciel ouvert et les océans comme bassins de décantation des déchets du raffinage ?

https://www.mining.com/infographic-metals-minerals-used-green-renewable-power-generation/

Noter ce document n'émane pas de milieux d'opposants aux éoliennes, mais de la Banque Mondiale entre autres

Dame terre n'est pas au bout du développement industriel qui s'élargit vers nombre de pays du tiers monde"

Cher lecteur, comme moi vous alertez régulièrement la presse et les politiciens sur ces énormes mensonges que sont les éoliennes et les promesses de la transition énergétique, comme moi vous constatez leur ignorance ou leur volonté de ne pas savoir.

Dans mon village trouver un emplacement pour la déchèterie alimente beaucoup les conversations. La dernière trouvaille est de la construire sur la seule place un peu conviviale qui survit ici. L' argument de notre maire en assemblée pour convaincre la paroisse de louer le bout de terre nécessaire à ce projet était la modernité que des Molok apporteraient au centre historique du village 😳

Vous je ne sais pas, mais moi face à autant de bêtise j'ai tendance à baisser les bras, on a le monde qu'on mérite.

P.S. Ce matin, entre chant du coq et aboiements de chiens, les éoliennes donnent concert,  l'ex-maire trouvait aussi que ces deux usines à nuisances apportaient de la modernité dans notre patrimoine naturel... Si la modernité c'est des maisons à vendre,  des poubelles au centre historique et des bruits mécaniques pour couvrir ceux des animaux et pourrir la vie des gens,  oui, Saint-Brais est à l'avant-garde.

jeudi 18 juillet 2019

Voir et ne pas se décourager, commencer par un bout la déconstruction d'un monde invivable avec l'espoir de vaincre.

J'ai demandé à ma cadette de m'apporter de Berne où elle habite, un pantalon de yoga pour sa soeur qui a son anniversaire. Réponse: Non, je ne mets plus les pieds dans des magasins qui détruisent les humains et la planète."

Bon, on ne peut pas élever ses enfants dans la conscience sans risquer de se prendre ce genre de claque dans la figure. Je pourrais lui répondre, comme le font la plupart à nos arguments contre les éoliennes, qu'elle peut aussi balancer son ordinateur, son téléphone portable et autres outils voraces en chair humaine et surfaces terrestres. Mais je ne vais pas sombrer dans cette facilité, je sais bien que tout est fait pour rendre indispensables ces gâcheurs de vie et que si certains se mobilisent pour des vêtements équitables, d'autres pour des productions d'énergie adaptées à nos stricts besoins et dans le respect des hommes et de l'environnement, ils aident à empêcher le pire en attendant le meilleur. Je ne vais pas culpabiliser ma fille de ne pas être conséquente jusqu'au bout, mais l'encourager à rester vigilante et active.

Tu as raison ma fille, refuse de participer à ta manière, un autre monde est possible. J'ai toujours apprécié cet espoir. Il y a des combats ouverts partout, parce que de plus en plus de gens ne veulent  plus fermer les yeux et ne veulent plus accepter leurs règles du jeu: les promoteurs, les entreprises minières, les banques, les commerçants, les gouvernements, les autorités auto-proclamées, basta!


Les enfants trinquent


Les enfants trinquent



Tout le monde en profite...


Et courage!


mercredi 3 juillet 2019

Du lac de Bienne aux portes du néant.

Brouillard sur le Jura aussi...
Ici:
- Le restaurant du Soleil à Saignelégier était un haut lieu de culture et de rebellions dès les années 70. Une rebellions qui s'est éternisée à la table ronde du bistrot au point de tourner en rond... Toute cette belle énergie prometteuse s'est noyée un peu dans l'alcool (comme celle des indiens d'Amérique en somme)  et dans la montée en puissance de la société de consommation.

- Aujourd'hui la table ronde est au centre de  la salle manger. Une petite la remplace à gauche en entrant et une sculpture immortalise quelque part les piliers de bistrot qui l'ont occupée de si longues années. Les touristes paient bien cher leur menu, même pas en mémoire de ce qui a été mais simplement pour jouir du confort d'un restaurant chic, au coeur des Franches-Montagnes... Sa réputation choc est abordée au dessert, lorsque l'on tombe par hasard sur la sculpture en sortant des toilettes.

- Ce matin, une fillette d'à peine huit ans fait de la trottinette devant chez moi en chantant tous les couplets de la Rauracienne... Malaise. Cadeau du 40ème anniversaire d'un Jura  apaisé selon les dires des journalistes, traduire dompté,  et à la satisfaction de la nouvelle génération au pouvoir, "apaisée" elle aussi qui n'a jamais connu autre chose que la course à la performance et à la réussite sociale. Une entrée dans le moule toute en douceur qui a duré 40 ans. Un moule qui ne retient de l'histoire que les chants patriotiques et qui tend au conformisme...

Ailleurs:
Poutine se lâche et ses propos me rappelle la description de la naissance du fascisme selon Hannah Arendt. Après la mort du libéralisme annoncé au G20 il s'en prend aux minorités.

- Chaque jour sur WhatsApp je reçois des images idylliques des plages grecques.

Retour chez nous:
- Les Anarchistes jurassiens amusent les touristes, les activistes à l'origine de la création du canton sont exclus des discours politiques qui se veulent "tournés vers l'avenir (!?)  Les produits locaux, la consommation locale, le développement régional,  on vend le Jura à toutes les sauces sur des airs patriotiques,  Jura sous contrôle. Le journal satirique La Tuile fut le premier à payer ce virage vers le conformisme.

- C'est un peu comme l'électricité, on nous vend une production locale pour une consommation locale, une sorte de nationalisme de l'électricité. On voudrait nous faire sentir pionniers des énergies renouvelables, bâtisseurs d'un temps nouveau décarbonisé (c'est comme ça que  les promoteurs du parc du Mollendruz vendent leur camelote). En fait nous ne serons que des pions sur l'échiquier de l'industrie éolienne qui fonctionne dans une logique toute libérale avec autour les cadavres habituels, (il n'y a qu'à voir comment les Forces motrices bernoises sont devenues Bernische kraftwerke sans aucune objection locale). L'opposition est récupérée par tous les moyens, on cherche à la diviser, à la discréditer à la ramollir, à l'étiqueter, et ça marche assez bien, ils savent même combien de temps cela leur prendra de réduire les vents contraires à néant. Ils annoncent l'autonomie énergétique et juste derrière ils mettent en place des mesures pour réduire les droits des citoyens...

- Dernièrement les éoliennes de Saint-Brais ont tellement chahutées qu'elles ont réveillé une nouvelle voisine qui ne supporte plus cette agression et cette menace sur la santé de ses enfants. Il y a dix ans qu'on le dit. Que pourra-t-elle y faire de mieux que nous? Va-t-elle ré-affronter le mur stupide des villageois et celui plus organisé et plus déterminés des promoteurs et des autorités?

Le monde tourne, il tourne dans ma tête aussi, j'assiste impuissante à tout ce gâchis, je vois grandir la bête derrière ces petites choses de la vie quotidienne,  le vernis que l'on pose sur les gens et sur les choses, les ficelles des marionnettistes et la vague brune qui menace, Poutine, Trump,  Xi Jinping et les autres... Maurer et Cassis en Suisse leur font des courbettes, on les sent ravis de pouvoir compter sur ces nouveaux amis, les droits humains ont fondu comme neige au soleil de leurs préoccupations.


Et surtout à voir, à entendre, à anticiper et à s'indigner. Du lac de Bienne aux portes de la France, l'ombre brune pourrait bien aussi remplacer l'espoir dans les cités, sous couvert de modernité, d'avenir et de local... 

Allez, bonnes vacances!


vendredi 28 juin 2019

Consultation publique: chut!


Berne a lancé la consultation publique de la conception éolienne révisée en mai, avec une telle discrétion que je n'en ai entendu parler que le 26 juin. Le délai pour poster nos réactions est le 28 juin... Si on va sur le site ou il est question de cette consultation, on remarque vite que l'on ne pourra pas étudier sérieusement la chose sans partir une semaine sur une île déserte avec un avocat et quelques spécialistes. Je me suis donc contentée de réagir à la manière plutôt que sur le fond qui se révèle être un abîme...


Office fédéral du développement territorial
concept d'énergie éolienne
3003 Berne

Procédure de Consultation sur l’éolien industriel en Suisse

Saint-Brais 27 juin 2019


Madame, Monsieur,

Ce que vous appelez "conception énergie: procédure de consultation" est une vaste plaisanterie, inacceptable. 
Comment expliquer que cette pseudo consultation passe pratiquement inaperçue ? N’avez-vous pas comme priorité d’informer les citoyens que vous prétendez vouloir consulter ? Tout est fait sur votre site pour rebuter celle ou celui qui voudrait s’exprimer sur le sujet. Volonté délibérée ? Arrogance ou simplement ignorance ?

La vérité est que vous vous moquez complètement de l’avis des citoyens, nous avons déjà expérimenté ce processus de consultation citoyenne avec les autorités jurassiennes, il y a erreur sur l’appellation de ces comédies publiques, utiles à justifier bien des salaires, sans plus.

Il est beaucoup plus efficace de diffuser l’information sur la réalité des éoliennes industrielles localement: dans le Jura nous sommes nombreux à vous attendre de pied ferme avec vos hélices à mensonges et mépris, il y a trop longtemps que vous faites semblant de ne pas entendre les problèmes qu’elles soulèvent ici et les leçons qu’il faut en tirer. Nous informons et mettons en lumière l’étrange propagande de la Confédération pour cette industrie importée et subventionnée, une colonisation sans précédent des lieux les plus beaux à des fins de spéculation, sans autres retours pour ceux qui louent leurs terres que les miettes de fabuleux bénéfices qui partent vers d’autres cieux. Et un peu d’électricité pour le peuple.

N’importe qui peut comprendre que quelque chose ne joue pas dans cet engouement orchestré sur fond d’urgence climatique, il suffit de prendre le temps de l’expliquer. C’est ce que je fais, que d’autres font aussi maintenant.

Voisine



mercredi 26 juin 2019

Une partie des autorités communales et religieuses de Saint-Brais détesteraient-elles leur village ?

STOP! Saint-Brais, zone sinistrée.


Avant 2009, la sortie du virage après le tunnel de la Roche dévoilait un petit village splendide qui annonçait avec élégance l’entrée dans les fabuleuses Franches-Montagnes.

Aujourd’hui Saint-Brais est  devenu l’exemple à ne pas suivre en matière d’aménagement du territoire. Le symbole d’un monde mis à genoux par une certaine idée de l’écologie qui voudrait anéantir la vie au profit de la technologie. L’image de ce qui attend les campagnes convoitées par des sociétés industrielles en mal d’espaces pour des projets de développement dit « durable ».

Le réchauffement climatique nous invite à repenser moins grand, moins riche, moins gourmand, davantage local, solidaire et respectueux. Mais à l’instar des systèmes de traduction issus de l’intelligence artificielle, des cerveaux humains calibrés pour rentabiliser tout et n’importe quoi traduisent « urgence climatique" par démesure productiviste.

Ainsi donc ici il ne reste aux voyageurs qu’à baisser les yeux sous les pales géantes des éoliennes qui prennent en otage leur regard s’ils n’y prennent garde. Ce qui leur permet au moins de traverser le village en y percevant quelque peu la présence humaine de part et d’autre de ce trafic incessant qui le traverse. Ici une jolie place et une fontaine, là une magnifique ferme blanche qui illumine son centre, l’école, les restaurants (fermés) la petite épicerie bienvenue pour les cyclistes de passage, ou les automobilistes qui profitent de l’espace devant pour s’y arrêter le temps d’y prendre une glace ou un café…

Certes, le garage ce n’est pas un cadeau ni pour le paysage ni pour l’environnement. Mais disons qu’il a du sens par le travail qu’il donne à celui qui en vit. Donc la traversée du village peut réconcilier le regard du passant en quête de sens, ici et là, il a gardé un peu de son charme d’antan.

Mais c’est compter sans la bêtise de ceux qui ont entre les mains un trésor qu’ils devraient chérir et défendre, tant qu’il reste quelque chose à défendre, que de croire que pire ne pourra plus être fait ici.

En effet, la nouvelle idée qui germe au sein des porteurs de la bonne parole de l’église réunis en conseil paroissial, est de louer un bout de leur terrain à la commune pour ouvrir un « eco-point » devant l’épicerie, à l’unique "centre névralgique" de ce village. Là où l’on se rencontre, là où l’on peut se parler un tout petit peu à l’écart du trafic sans craindre de se faire éjecter par un camion qui mord le trottoir.  Là où des touristes s’arrêtent pour manger leur glace. En face des fenêtres de l’école.

Poubelles. Ici on aime montrer ses poubelles. Après les éoliennes géantes qui verdissent le courant des zurichois, voici « l’eco-point », nouvelle appellation verte pour faire accepter une déchèterie en plein centre d’une minuscule bourgade qui peine à rayonner au bord de cette route à haut trafic. La principale instigatrice de ce projet a beau décorer la façade de sa maison de lutins et autres platitudes artificielles, elle n’enlèvera rien à ces verrues qu’elle accepte, qu’elle souhaite même, à tous, pour tous. Sauf pour elle (l'éco-point était prévu à côté de SA maison, en retrait du centre) On dira qu'un comité de paroisse est plus facile à convertir qu'une assemblée communale, qui avait rejeté son idée.

Plutôt qu'une route de contournement pour redonner à ce village un peu de sérénité, je suggère au canton de creuser un tunnel pour l'éviter définitivement du regard. L'auto-flagellation que s'imposent les habitants ici semble sans limite.

lundi 17 juin 2019

Coup de pied dans la fourmillière



On parle peu ici dans le Jura des "affaires"  qui entourent le développement de l' éolien industriel en Suisse. En fait il vaut mieux garder un oeil sur la presse alémanique pour être informé. Nous avons reçu aujourd'hui cet article de la Weltwoche, (pas mon journal préféré, je le boycotte volontiers à cause de son rédacteur en chef imbuvable) je l'ai traduit en français avec un programme de traduction qui donne d'assez bon résultats. Je laisse à votre cerveau le soin de faire les corrections inconscientes qui s'imposent pour une bonne lecture du texte. Il y est question du président de Paysage Libre Suisse, qui se bat avec cette forme de courage propre à la jeunesse. Je le félicite et le remercie pour ça. Les questions qu'il pose à Grange sont légitimes. Les sanctions qu'on lui infligent sont lamentables. Alors Weltwoche ou pas, cette information mérite d'être diffusée.

Tête de la semaine : Elias Meier
Le fauteur de troubles de Granges
l'article original en allemenad ici

Elias Meier, 23 ans, lutte depuis des années contre un gigantesque projet éolien et d'autres transactions opaques d'un million de dollars sur le chantier municipal de Granges. Pendant longtemps, la bataille a eu l'air sans espoir. Mais ceux qui souriaient autrefois de Meier sont maintenant dans le rouge.


Ces mesures punitives bizarres ont fait les manchettes et secoué la tête dans tout le pays : Au début de l'année, le Städtische Werke Grenchen (SWG) a supprimé "avec effet immédiat" le parrainage du club de gymnastique local Grenchen (TVG). Per Olof, directeur du SWG, n'a laissé aucun doute : La seule raison en était la critique que le "président du club" Elias Meier fait depuis des années contre la conduite opaque des affaires du Städtische Werke et de son directeur. Dans le même temps, Just a annoncé une accusation contre Meier pour diffamation et concurrence déloyale.

Rarement une entreprise publique en Suisse n'a fait preuve d'un pouvoir aussi flagrant pour fermer la bouche d'un critique. Cependant, Per Olof Just aurait pu marquer un but contre son camp. La punition collective contre les gymnastes n'a pas été bien reçue à Granges. Elias Meier, appelé à tort "président" - il n'est qu'un membre de la direction - n'a jamais été en tenue de sport contre les travaux municipaux, comme chacun le sait à Granges. Ce qui devait déclencher une querelle dans le club de gymnastique a plutôt conduit à un resserrement des rangs.

Tout sauf respectueux de l'environnement

Pour beaucoup, Just a fourni la preuve ultime de son influence. L'action punitive menacée l'an dernier pourrait aussi indiquer que les nerfs de l'œuvre de la ville sont brisés. Si une entreprise de services publics ne peut plus résister à la critique d'une autre manière, il y a apparemment un manque d'arguments. Elias Meier, 23 ans, ne semble pas intimider Justs Zorn, mais plutôt l'encourager. Dans une lettre à la rédaction du Solothurner Zeitung et de l'Oltner Tagblatt, il se défend.

Dans sa lettre au rédacteur en chef du 11 mars, Meier a ouvert un nouveau front : les bus à gaz de Granges. Quelle est exactement la situation en ce qui concerne les redevances, les subventions et les subventions croisées ? Quel est l'objet du prêt de 9,4 millions de francs de Postfinance à SWG ? Qui finance exactement la rénovation des conduites d'eau (CHF 34 millions) et le projet de parc éolien (jusqu'à CHF 35 millions) ? Qui est responsable ? Les services publics municipaux ne disent rien à ce sujet. Et c'est exactement ce qui conduit Elias Meier à la paume de sa main : Le monopoleur se comporte comme une entreprise privée en matière de transparence, mais c'est le grand public qui prend tous les risques sans avoir son mot à dire.

En 2013, Elias Meier a pris conscience du sujet des parcs éoliens dans le cadre de sa thèse de maturité. L'élève du secondaire était enthousiasmé par les générateurs d'électricité alternatifs de l'avenir. Mais plus il approfondissait le sujet, plus il se rendait compte que les éoliennes prévues à Grenchenberg sont tout sauf respectueuses de l'environnement et tout aussi impropres à la production d'électricité qu'elles ne le sont à moindre coût. On promet au citoyen que les tours monstrueuses remplaceront les centrales au charbon et les centrales nucléaires. Mais Meier est arrivé à la conclusion qu'avec des prix du marché de 5 centimes et des subventions de 21,5 centimes par kilowattheure, le seul problème était la gestion des subventions.

Fronts à travers tous les partis

L'adolescent voulait savoir exactement. Il ne voulait pas se contenter de brochures sur papier glacé et de présentations PowerPoint, mais il exigeait un aperçu du plan d'affaires, des rapports environnementaux et des analyses de risques. Mais au SWG, il est tombé sur du granit. En tant qu'entreprise, on dit que vous êtes dans une rude compétition et que le secret est donc d'une importance existentielle. C'était une mauvaise blague pour Meier.

Premièrement, Städtische Werke n'est pas une entreprise privée qui doit faire des bénéfices, mais une entreprise monopolistique du secteur public qui doit fournir de l'eau, du gaz et de l'électricité à la population pour couvrir ses coûts. Deuxièmement, il n'y a pas de marché en vue pour la gestion des subventions à grande échelle. Qui reçoit combien de subventions pour quel projet est déterminé uniquement par l'État. Aucune entreprise privée n'envisagerait d'installer des éoliennes sur le Grenchenberg ou ailleurs pour gagner de l'argent sur le marché réel de l'électricité.

Elias Meier a maintenant terminé ses études avec un baccalauréat ès arts en éducation primaire. Avec sa sœur, horlogère, et sa mère, pédagogue sociale, il vit à Granges dans une villa majestueuse de la Belle Epoque. Meier, qui a déjà lu son premier journal à l'âge de cinq ans et qui a déjà séché un cours, gagne sa vie en s'occupant d'enfants très doués.

Mais le principal engagement de Meier est honorifique. En tant que président de l'association "Freie Landschaft - Paysage libre", il lutte contre les moulins à vent dans tout le pays, et en tant que président de "Pro Grenchen", il suit de près le monopoleur local SWG. Au début, le jeune homme a provoqué un sourire pitoyable, au mieux, de la part du puissant lobby écologique et des services publics municipaux. Mais ces temps sont révolus. Aujourd'hui, alors qu'un parc éolien après l'autre est en construction dans tout le pays, Elias Meier a souvent les doigts dans la plaie. Et même les grands du SWG ont depuis longtemps perdu leur sourire.

Les travaux municipaux de Granges ont été externalisés de l'administration en 1995 sous le légendaire président de la ville Boris Banga (SP) et transformés en une entreprise publique appartenant à la ville de Granges. L'objectif était de tenir la politique à l'écart du GTS. Meier n'a aucune objection à cela, bien au contraire. Et cela s'est bien passé tant que l'entreprise s'est limitée à son cœur de métier, le monopole de l'approvisionnement. Les problèmes ont commencé avec le parc éolien, un projet spéculatif de plusieurs millions de dollars, qui a beaucoup à voir avec la politique et l'idéologie, mais très peu avec l'approvisionnement de Grenchen.

Per Olof Just a joué un rôle clé dans la transformation de SWG en une entreprise à but lucratif. En 2004, l'auteur a repris le sceptre, suivant les traces d'un équipage, dont certains étaient allemands, qui dansait sur son air. L'acquisition des entreprises de construction Panaiia & Crausaz AG et Enrico Bigolin AG par SWG en 2013 a marqué une étape importante : en un an, le bénéfice de l'entreprise fusionnée à Panaiia & Crausaz AG est passé de 78 000 à un bon demi-million de francs.

Mais le succès a été à double tranchant, puisque 85 pour cent (2014) et 78 pour cent (2015) des commandes provenaient de SWG. C'est à ce moment-là que la pression dans les conduites d'eau potable a été augmentée, ce qui a entraîné l'éclatement de plus de cinquante conduites. Seul Männ se demandait si tous les chantiers auxquels il fallait s'habituer à Granges n'étaient pas simplement une création d'emplois pour la nouvelle entreprise de construction publique privée de SWG. Entre-temps, Panaiia & Crausaz AG détient 40 pour cent des commandes externes. Mais ce n'est pas au goût des entreprises privées de construction, qui n'ont pas de garantie de facto de l'Etat derrière elles et qui sentent la concurrence déloyale.

L'année 2013 a également été l'année où le tourbillon social-démocrate Boris Banga a dû quitter le conseil municipal et céder la place au libéral François Scheidegger. Au niveau politique, le Bonanza rouge-vert a pris fin. En mai 2017, Granges était la seule ville suisse à rejeter la révolution énergétique avec 56% des voix contre. La même année, le PS a perdu sa majorité traditionnelle au conseil municipal de Granges, en faveur de l'UDC de tous les peuples.

D'un point de vue de gauche, la perte de la ville de l'horloge rouge traditionnelle a été un événement frustrant, comme le montre de manière impressionnante le film documentaire de la SRF "The Silent Majority" de Karin Bauer. Le film, qui a été enregistré à l'été 2017 et couvre le Midwest de la Suisse, où les gens ont perdu tout espoir et la boussole démocratique, en dit plus sur l'humeur d'un cinéaste zurichois traumatisé par la trompette que sur Granges. Dans le film de Bauer, Elias Meier joue le rôle d'un jeune desperado qui tourne dans les rues désertes avec sa voiture électrique et tente sans succès de mobiliser les résignés.

En fait, 2018 a peut-être été l'année la plus réussie de Meier. La politique locale était plus passionnante qu'elle ne l'avait été depuis longtemps. L'impulsion est venue d'une motion visant à reprendre les travaux municipaux sous l'aile de la ville de Granges. Dans un dépliant, Elias Meier a appelé à la participation démocratique, à la transparence et à une limite d'endettement pour les travaux municipaux. Le GTS devait une fois de plus se limiter à ses tâches principales. Plus de 300 électeurs ont participé à l'assemblée municipale le 19 juin 2018. Après un débat animé, la motion de Meier a été rejetée. Mais les fronts ont traversé tous les partis. L'époque où le GTS pouvait lancer des millions de projets à huis clos semble appartenir au passé.

Contre-attaque significative

Lorsqu'il s'est avéré fin 2018 que SWG avait mis en vente ou avait déjà vendu plusieurs biens immobiliers que la ville avait donnés à l'entreprise lors de sa scission, l'humeur de nombreux Grenchner a été complètement bouleversée. Les groupes politiques ont invité le Conseil d'administration du GTS à une discussion. Malheureusement, cependant, ils n'ont pas trouvé le temps et ont cité le conseil local comme disant le 9 janvier. Les politiciens ont refusé de suivre l'ordre. On peut la rejeter comme une plaisanterie politique, mais elle va au cœur du problème. Qui a réellement son mot à dire dans les travaux municipaux de Granges : leurs orgues ou le grand public en tant que propriétaire ?

Dans ce contexte, Per Olof Just a concrétisé sa menace, ordonné le châtiment collectif du club de gymnastique et déposé une plainte contre Elias Meier. Weltwoche a été accusé du crime. La cause de l'infraction était une lettre à la rédaction dans laquelle Elias Meier a demandé au conseil municipal de prendre en charge le GTS. Meier fait appel au directeur Per Olof Just pour se limiter aux affaires courantes ; en définissant la stratégie de l'entreprise, Just transcende ses compétences. Selon Just, cette critique est diffamatoire et constitue une "concurrence déloyale".

François Scheidegger, président du conseil d'administration de SWG, a déjà dit qu'il n'avait rien à voir avec l'action punitive contre le club de gymnastique et Meier, qu'il ne l'approuve pas non plus. On peut difficilement montrer plus clairement qui est réellement en charge des travaux municipaux de Granges. La manière dont une entreprise monopolistique devrait être exposée à la "concurrence déloyale" reste un mystère.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator

mercredi 5 juin 2019

Urgence climatique? L'os à ronger. L'os qui ronge.


Source de l'image: Anti-K
Il m'arrive de désespérer. Quand je paie une robe quatorze francs je me demande comment vit la personne qui l'a cousue, comment elle vivrait si je ne l'achetais pas. Si je boycotte la grosse distribution qui la vend, que devient la vendeuse qui l'encaisse et qui travaille sur appel? Moins de vente, moins d'appels... Si je veux soutenir le petit commerce je dois payer la même robe quatre fois plus cher mais à la source, la couturière ne gagne pas plus et le petit commerce reste précaire.

Mon natel tombe en ruine. J'essaie de le tirer au maximum. Le câble lâche. J'achète. Puis la batterie flanche. Je commande. Il sature, je mets une carte mémoire.  Le natel capitule. Nouveau natel. Même marque. Zut, la batterie et le câble sont incompatibles. Mon abonnement n'existe plus, il a été remplacé par un autre plus cher et moins généreux. Etc. Etc.

Je me sens otage d'un système productiviste qui au final précarise, abuse, trompe, vole, détruit  en toute impunité.

Quand le conseil d'état vaudois se cache derrière l'urgence climatique pour justifier encore et encore cette politique désastreuse en imposant des solutions qui servent toujours les mêmes intérêts et qui contribuent  au nivellement de la qualité de vie vers le bas, alors qu'il y a tellement à faire en amont pour sortir de l'impasse, j'enrage. Foutaises que la transition énergétique via des solutions industrielles dévastatrices. Attaquer l'obsolescence, supprimer les intermédiaires qui se graissent la patte entre la couturière et la vendeuse, fabriquer ce dont on a besoin, libérer la planète des obligations technologiques qui l'étouffe, il y aurait tellement de choses à faire avant de détruire le vivant! Lire ceci est écoeurant: Vaud, le grand conseil est pour les éoliennes

Comme si ils ne savaient pas ce que cette agricultrice bio dénonce ici avec beaucoup de lucidité:

Témoignage d’une agricultrice bio.
Eoliennes : une escroquerie verte organisée

- J’ai 35 ans et je suis agricultrice bio en Auvergne.
Il y a deux ans, j’ai été contactée par une entreprise privée qui avait pour projet d’installer un parc d’éoliennes dans ma commune.
- Je les ai reçus avec joie ! J’avais hâte de participer à un projet écologiste et d’apporter mon grain de sel à la fin du nucléaire.

Première surprise :

je m’attendais à rencontrer un représentant de l’Etat, ou de la préfecture pour ce genre de projet
(l’énergie est, il me semble, le bien de tous et nous sommes tous concernés).
En fait, il n’en était rien : c’était bien une entreprise privée financée par des fonds de pensions étrangers qui était chargée du projet. -
Un peu bizarre, mais, après m’être renseignée, je me suis aperçue que tous les projets étaient tenus par des boîtes privées qui prospectent un peu partout en France pour chercher des terrains où placer des éoliennes.
- Je pensais donc que cette société voulait m’acheter un bout de terrain, un peu comme un promoteur immobilier « du vert ».

Deuxième surprise :

la société envisageait effectivement d’implanter une éolienne chez moi, mais elle ne voulait « surtout pas » me déposséder de mes terres.
Elle voulait seulement louer le terrain.
Et cela, pour une somme absolument mirobolante : pour moi qui ai des revenus de 1500 euros par mois, on me proposait un loyer de 30 000 euros par an pour deux éoliennes implantées. Pendant 20 ans….30 000 € qui tombent tous les ans et je participe à l’écologie nationale. Un rêve.
- La société a insisté pour que je signe « rapidement », car d’autres agriculteurs pouvaient être aussi intéressés. A 30 000 par an, je n’en doutais pas une seconde.  - Mais …je suis auvergnate, et par nature, méfiante.
J’en ai discuté avec …ma grand-mère. Elle a hoché la tête, et elle m’a dit :

« ils veulent payer 75 fois le prix de la terre sans la posséder ?, ici ? Là où nos terres ne valent pas grand-chose ?

« … « Il y a un loup quelque part ».  - Alors j’ai cherché le loup. Et je l’ai trouvé en demandant un nouveau rendez-vous avec la société.
Je leur ai demandé un contrat du bail. Et j’ai lu toutes les petites lignes.

Et voici la question que je leur ai posée:

au bout de 20 ans, que se passe-t-il ?
- Pas de réponse. Ou plutôt une réponse très floue : on ne sera plus là, car on revend nos implantations à des entreprises étrangères (chinoises notamment).

Mais la loi nous demande de prévoir le démantèlement de l’éolienne. Nous provisionnons 50 000 euros.
- Parce qu’au bout de 20 ans, une éolienne, elle est en fin de course.
- OK. J’ai donc fait venir plusieurs entreprises spécialisées. Pour une éolienne de 200 mètres de haut, le coût minimum est de 450 000 euros par éolienne. A charge du propriétaire du terrain.
- Et s’il ne peut pas payer ?

Comme il s’agit d’une éolienne industrielle, l’Etat se retourne contre le propriétaire, puis contre la commune.
- Je fais un rapide calcul : le projet d’ensemble comprend 7 éoliennes et ma commune 200 habitants.
- 450 000 x 7 = 3 millions 150 000 de dette.
- J’ai la tête qui tourne…j’ai le vertige face à une telle dette.

Ca, c’était ma première découverte . Depuis, je suis allée de surprise en surprise.

Tout d’abord, je me suis demandée pourquoi cette société voulait implanter des éoliennes dans un endroit où il y a si peu de vent.
- Réponses : en effet, il n’y a pas assez de vent. Qu’à cela ne tienne, nous allons construire des éoliennes beaucoup plus hautes. 200 mètres de haut.
La taille de la tour Montparnasse.
- Fort bien. Pour des éoliennes qui ne tourneront que 25 % du temps. Pas très rentable…
Alors, comment se fait-il que des fonds de pension s’intéressent tant à l’éolien en France ?
- Tout simple !

En France, une loi exige que l’énergie verte des éoliennes soit achetée en priorité deux fois le prix des autres énergies
( l’hydraulique, qui est pourtant totalement vert, n’a pas ce privilège ! )  - Donc, c’est intéressant pour les investisseurs étrangers, sans doute en pleine complicité avec le gouvernement…car…qui paye cette différence ?

NOUS !

Sur votre facture EDF, il y a une petite ligne qui indique que nous participons audéveloppement de l’énergie verte »…
en fait, nous finançons des actionnaires étrangers.
- Ah oui ! Je ne vous ai pas tout dit ! Cette énergie est essentiellement destinée à être exportée.
Donc pas du tout destinée à faire fermer les centrales nucléaires.
- Ça, les actionnaires s’en fichent totalement.

Moi pas. Je me suis livrée à un petit calcul : le développement de l’éolien en France va coûter 75 milliards d’Euros financés par nous-mêmes pour détruire nos paysages, notre tourisme, la valeur de nos biens immobiliers et nos parcelles cultivables

(qui ne le sont plus quand on dépose 1500 tonnes de béton dans le sol pour y placer la tour Montparnasse)
- Avec cet argent, l’état pourrait redistribuer à chaque français une part pour isoler dignement son logement.
Nous pourrions ainsi fermer 18 réacteurs nucléaires. Mais ça, ça ne rapporterait rien aux actionnaires. Pour finir, je tiens à préciser que je ne signe pas ce texte. Je sais faire des mécontents :
- les agriculteurs, qui souhaitent « rafler les 30 000 euros par an" sans réfléchir
- les sociétés de l’éolien, qui, plus subtiles, me proposent des « compensations » contre mon silence.- et les sociétés de béton qui acceptent avec joie de tout bétonner à outrance.La France est très en retard par rapport aux autre pays Européens et mondiaux en matière de "vert".

Elle se fait taper sur les doigts car elle dit "faites ce que je dis mais pas ce que je fais : "tous en vert, allez y" !!!

sauf que nous trainons des pieds.

Nos pénalités pèsent de plus en plus lourd dans la balance économique, elles sont de plus en plus importantes donc faut accélérer, coûte que coûte, le processus d'implantation du "vert". Tous les moyens sont bons même les frauduleux.

Je crois que sous couvert de « vert » on nous prend pour des jambons .

Merci de faire circuler, et réfléchissez.
Réfléchissez? Et bien chère Madame, après 10 ans de lutte contre l'industrialisation de mon environnement naturel, je peux vous dire que la réflexion ce n'est pas ce qui manque à nos politiciens. Tout ce que vous écrivez est parfaitement exacte, en Suisse aussi, partout. Ils le savent mais ils s'en moquent. L'os qu'ils rongent les conforte dans l'idée qu'ils font quelque chose, parce qu'ils n'ont en fait aucun pouvoir, aucune idée, aucune vision.

En France ils ont engagés Jancovici pour les aider à penser la transition énergétique. Combien de députés à l'assemblée nationale suivent les conférences qu'il leur fait? Tellement peu que cela mériterait des coup de pieds au.... Et pourtant il na manque pas d'intérêt, voir ici

Il faut lire ceci encore, c'est en Suisse, où la commission du Conseil national chargée de l’énergie (CEATE-N) a récemment rédigé une motion exprimant ses vives inquiétudes quant à l’évolution de la SE 2050. Je vous le disais, les alertes et les informations ne manquent pas à nos députés, mais cela ne les intéresse pas.

mercredi 22 mai 2019

Socialistes jurassiennes, proches des gens. Vraiment?


Ce qu'en pensent les gens:

"Ma chère,
sur la photo la ministre actuelle, l'ancienne et... la future peut-être: elle s'appelle Rosalie elle est députée et est montée à la tribune du parlement pour demander au gouvernement d'accélérer avec l'implantation des grosses machines (n.d.l.r. éoliennes industrielles) car elle s'impatientait de ne rien voir sortir de terre. Je lui ai adressé un courriel pour essayer de calmer son impatience, mais elle ne m'a pas répondu. Elle souhaite comme toutes les autres politicardes être proches des gens..... mais peut-être seulement sur les photos"

Je venais justement d'écouter une émission sur le totalitarisme sur France Culture quand j'ai reçu ce courriel. Tout au long des explications, données par le philosophe et directeur d'études à l'école des Hautes Etudes en Sciences sociales, sur les origines du totalitarisme selon Hannah Arendt (1951) j'ai ressenti, reconnu, même identifié des comportements, des mesures réclamées,  propres à beaucoup de nos politiciens, surtout dans les rangs des verts et des socialistes fervents défenseurs de la transition énergétique version politico-industrielle, qui m'occupe particulièrement. Quel malaise. Quelle difficulté à me sentir proche de ces écologistes-là, de ces socialistes là.

Par exemple à la lecture de ceci:
"Les sociétés totalitaires se distinguent par la promesse d'un « paradis », la fin de l'histoire ou la pureté de la race par exemple, et fédèrent la masse contre un ennemi objectif. Celui-ci est autant extérieur qu'intérieur et sera susceptible de changer, selon la réinterprétation des lois de l'Histoire (lutte des classes) ou de la Nature (lutte des races) prévalant à un moment donné. Les sociétés totalitaires créent un mouvement perpétuel et paranoïaque de surveillance, de délation et de retournement. Les polices et les unités spéciales se multiplient et se concurrencent dans la plus grande confusion. (extrait de wikipedia ici, définition selon Hanah Arendt)

Si je réécris ce paragraphe à travers mon ressenti dans cette lutte contre les éoliennes industrielles invasives, voilà ce que cela donne:
"Les sociétés totalitaires se distinguent par la promesse d'un « paradis », la fin de l'histoire des énergies fossiles ou la promesse d'un environnement propre et durable par exemple, et fédèrent la masse contre un ennemi objectif. Celui-ci est autant extérieur qu'intérieur et sera susceptible de changer, selon la réinterprétation des lois de l'Histoire ou de la Nature (lutte contre le nucléaire) prévalant à un moment donné (lutte contre le réchauffement climatique). Les sociétés totalitaires créent un mouvement perpétuel et paranoïaque de surveillance et de délation (compteurs linky) Les lois et les contrôles se multiplient et se concurrencent dans la plus grande confusion (les offices de l'environnement, les lobbys, les sociétés d'électricité, les médias etc)

Je ne suis pas philosophe, mais je mesure l'importance de ces derniers pour m'aider à comprendre ce monde si proche, familier et qui me blesse depuis que je l'observe par la lorgnette de la minorité dans laquelle m'a plongée mon combat. Je me méfie de l'utilisation du pouvoir dans une situation donnée. Par exemple lorsque des politiques (Isabelle Chevalley et Rosalie Beuret par exemple, mais pas seulement!) réclament des accélérations de procédures pour implanter des éoliennes géantes à deux pas de nos habitations, dans nos lieux de vie, dans nos lieux d'histoire, dans nos lieux d'appartenance. Elles souhaitent ne plus avoir à nous consulter, à ne plus tenir compte de nos remarques, de nos attachements ou de notre inquiétude pour nos proches. I.C nous traite d'égoïstes, R.B ne répond pas, ne se plie pas à une écoute active. Accélérer les procédures ou encore faire la pesée des intérêts (lesquels?) pour imposer une certaine idée de l'écologie et de la lutte contre le réchauffement climatique, non pas à une majorité qu'elles s'approprient, mais à tous. L'absence de loi (pas de distance imposée entre machine et habitation dans ce cas) expose tout un chacun aux diktats de ces pouvoirs en place, ce qui là encore s'apparente à ce que l'on peut apprendre de la définition du totalitarisme.

Donc je m'étonne de reconnaître autant de similitudes là ou il ne devrait y avoir que des différences.

Voilà ce que j'ai pensé chère amie et auteure du courriel retranscrit au début de ce post, je ne sais pas si j'ai exprimé clairement ce qui me travaille depuis que j'ai entendu cette émission, mais ton courriel m'a aidé à y réfléchir.

samedi 11 mai 2019

Les grandes manoeuvres

Je vais copier coller quelque chose que j'ai entendu hier matin par hasard sur les ondes de France Culture. Une analyse "coup de gueule" autour du sac de noeuds de la transition énergétique. Vous et moi, sommes tenus à l'écart d'un gâteau gigantesque que certains se partagent et qui  n'a ni le même goût, ni le même aspect selon qui dévoile la recette.

"Vous préférez une centrale nucléaire ou des éoliennes?" Depuis dix ans cette question est au centre d'une guéguerre locale que se disputent les petits pâtissiers de la transition, pendant que les grands chefs prennent, bien au-dessus d'eux, les décisions qui arrangent leurs affaires: beaucoup d'éoliennes pour la déco, une couche de solaire par ci, un peu de géothermie par là, quelques tournées de gaz, le tout servi su une assiette de pétrole et noyé sous un nuage de charbon,  accompagné de quelques tasses de centrales nucléaires. Vous toussez? Tant mieux! C'est que la recette est bonne, elle élimine, exclu, rejette tout ce qui pourrait empêcher le gâteau de monter. Les antennes 5G finiront les plus gourmands, définitivement accrochés aux manettes de leurs multiples télécommandes ils ne verront pas se rabattre sur eux le couvercle de leur propre connerie.

À la lumière de ce que j'observe, écoute, lis ou vis depuis 10 ans, une chose me paraît très claire: Nous ne changerons rien, nous n'empêcherons rien de conséquent tant que nous nous référerons à ce qui a été fait jusqu'ici. La politique a tout faux. L'industrie a tout faux. L'économie a tout faux. Il est inutile d'attendre d'eux les solutions pour enrayer le réchauffement climatique, ils ne pensent tous que dans, par et pour un système qu'ils connaissent et contrôlent, enfermés dans une logique qu'ils sont incapables de dépasser. Ils tournent en rond et nous entrainent avec eux.

La chronique d'Aurélien Bellanger ci-dessous relate comment on tente de redorer le blason de l'énergie nucléaire grâce au réchauffement climatique, histoire de ramener cette technologie aux côtés des multiples autres développées entre temps... pour l'écarter.





21 min

L'EPR de Flamanville