lundi 4 novembre 2019

L'urgence climatique ne doit pas cacher l'urgence sociale


La triste progression d'une certaine idée de l'écologie, en parallèle de la dégradation des conditions de la vie humaine lPhoto: © Allèssi Dell’Umbria
. chapô : sur l’isthme de Tehuantepec.

Ken Loach est un lanceur d'alerte. Il est le porte parole d'une population écrasée par le système dominant, le même qui détruit le climat. Cette descente aux enfers du monde du travail il la dénonce inlassablement à travers des films poignants largement diffusés et récompensés mais l'ascenseur ne remonte pas pour autant d'un film à l'autre, bien au contraire: son dernier film "Sorry, we Missed you" dévoile crûment que l'urgence sociale n'est plus en route, elle est là. De mesures de restructuration en réformes "nécessaires" les garde-fous tombent les uns après les autres, les travailleurs sont toujours plus exposés, toujours moins protégés, toujours plus sollicités. Et si ils tombent, tant pis, c'est qu'ils n'ont pas su s'adapter.

Ken Loach à 83 ans n'est pas fataliste, il croit en notre capacité de lutter contre ce système qui détruit la planète et les relations humaines, il croit en notre capacité d'anéantir la notion de profit qui engendre les inégalités, l'exploitation du travail et qui fait de l'exclusion une finalité pour ceux qui n'arrivent pas à crocher ce wagon fou.

On ne ressort pas indemne de ce film parce que ses personnages ne sont pas fictifs, leur destin est le nôtre, inéluctablement l'étau se resserre sur nous. La dégradation programmée de notre environnement ne concerne pas que la nature, elle s'applique aussi à notre travail, à notre logement, à nos proches, à l'utilisation qui est faite de l'argent public. Nous pouvons tous constater ce que nous perdons chaque jour et réaliser la diminution de notre liberté d'agir. Petit à petit l'oiseau fait son nid... Mais l'oiseau est un prédateur. Le système étatique impose un isolement dangereux, comme le révèle ce film de Ken Loach, ce dont je ne suis pas sûre, c'est de la conscience des politiques de l'ampleur des dégâts que cela génère.

On parle beaucoup d'exclusion pour définir les victimes du système. Un mot propret finalement qui en cache un autre, bien plus lourd à porter par les responsables: à la lumière des traitements réservés aux populations précaires du monde entier, je parlerais plutôt de génocide.

La colonisation des espaces naturels par les nouvelles industries dites vertes participent directement à ces politiques meurtrières, on le voit au Mexique par exemple grâce à ceux qui en rendent compte ici, mais ce témoignage dans REPORTERRE en dit long aussi sur les conséquences dramatiques d'un système qui pourrit l'urgence climatique et sociale ici et maintenant.

samedi 26 octobre 2019

La foudre aux pieds des mâts...

Chers lecteurs de voisine,

Eoliennes et bétail ne font pas bon ménage, un article de Science et vie en parle ici, et quelques autres:

https://www.science-et-vie.com/nature-et-enviro/l-etrange-affaire-des-vaches-qui-meurent-sous-les-eoliennes-51769
https://www.franceinter.fr/emissions/l-interview/l-interview-02-mars-2019

https://www.liberation.fr/france/2019/05/24/mystere-autour-d-eoliennes-accusees-de-tuer-des-vaches_1729232

Suisse Eole aime bien minimiser l'impact des éoliennes sur les animaux et les hommes. J'ai même entendu de ses membres rire "de la fable des animaux impactés par les parcs éoliens".
Inutile de dire que jamais l'information ci-dessous n'a été relayée par cette association subventionnée par l'Etat. J'ai bien dit par l'Etat. Ne sommes-nous pas en droit d'attendre de l'Etat des projets qui respectent autant les personnes que les animaux? L'éolien industriel comportent de nombreuses faces cachées hélas! Ce drame s'est déroulé en France. Je le partage ici, un scandale de plus autour de l'industrie du vent.

De : Vent de Trizac
Envoyé : vendredi 16 août 2019 11:23
Objet : Les mâts de mesure du vent attirent la foudre qui tue notre bétail !

Chers amis,

Pour ceux qui ne consultent pas FaceBook, voici la publication que nous avons faite hier. Très nombreux commentaires, partages sur d’autres pages (331 actuellement) et personnes touchées (plus de 20 000 à cette heure).

Bien sûr, des animaux - et des personnes - sont foudroyés chaque année sans qu’il n’y ait de mât de mesure ou d’éoliennes (au mât en acier très conducteur), il n’empêche que les paratonnerre sont faits pour attirer la foudre et constituent donc un risque majoré.

Nous espérons juste que ce triste exemple fera réfléchir les propriétaires terriens attirés par les sous promis par les promoteurs éolien.
Bien à vous,

www.vent-de-trizac.fr
www.facebook.com/pg/ventdetrizac/  


Les mâts de mesure du vent - et les éoliennes au mât en acier - attirent la foudre, qui se transmet aux animaux par le sol.

Nous avons appris mardi soir que, suite aux orages de la nuit de dimanche à lundi dernier (11-12 août), plusieurs vaches étaient mortes, indirectement foudroyées, près du mât de mesure du vent installé en mai 2018 par le promoteur qui prévoit d’implanter une centrale éolienne sur la commune de Trizac.

Nous sommes allés vérifier mercredi matin : effectivement, nous avons trouvé pas moins de 7 animaux morts (essentiellement des veaux de l’année) dans un rayon de quelques centaines de mètres du mât de mesure du vent. Ils ont été déplacés vers la clôture le long de la piste, pour que l’équarrisseur puisse les charger facilement avec sa grue.

Bien entendu, les mâts de mesures métalliques (celui de la planèze de Trizac mesure 84 m de haut) sont équipés de paratonnerre, dont le but est d'attirer la foudre (décharge électrique de plusieurs millions de volts) et la répartir dans le sol via les câbles qui les y relient. Mais si des animaux - ou des humains - se trouvent à proximité des câbles enfouis, ils reçoivent la décharge foudroyante et meurent sur le coup 9 fois sur 10.

Conclusion : les mâts de mesure du vent - comme les éoliennes au mât en acier - sont vraiment très dangereux pour notre bétail ! Le propriétaire du terrain qui a loué sa prairie au promoteur éolien pour installer le mât de mesure, le regrette probablement (la perte de 7 bêtes représentent bien plus d’argent que ce qu’il a touché pour la location de son terrain). Nous espérons que cela fera réfléchir tous les propriétaires terriens et leurs fermiers qui ont signé un bail emphytéotique avec un promoteur éolien : s’ils doivent perdre plusieurs bêtes à chaque orage, eux qui pensaient toucher de l’argent sans travailler, comme des rentiers, des sous "tombé du ciel", risquent de récolter aussi la foudre "tombée du ciel" qui tue leurs bêtes !


Première vache morte à environ 100 m du mât de mesure


2e veau mort, et sa mère qui le veille, le mât de mesure est visible au fond à droite. Je vous passe les scènes émouvantes de la vache léchant désespérément son petit de quelques mois ...
 3e veau mort et sa mère aussi allongée à côté … En arrière plan le veau n°2 et sa mère, puis le mât de mesure.
 4e, 5e, 6e et 7e veaux morts, aussi déplacés près de la clôture qui longe la piste, pour que l’équarrisseur puisse les charger facilement (plusieurs ont le poil rebroussé, et/ou une corde attachée à une patte, et/ou ont des positions peu naturelles pour des bêtes foudroyées, qui montrent qu’ils ont été déplacés)
 le 4e veau a toujours une corde attachée à sa patte, ce qui prouve bien qu’il a été déplacé (comme son poil rebroussé)

le 6e veau mort, regard insoutenable ...

Le 7e veau mort et les n° 6, 5 et 4 derrière lui, avec toujours le mât de mesure à quelques centaines de mètres.

mercredi 16 octobre 2019

Extinction rébellion oublie l'essentiel: exiger la préservation des sites encore naturels!


Chers amis de la ZAD évacuée de l'Amassada, oui vous avez mille fois raison, les gentils c'est nous. Il est bien de le rappeler.
Nous pouvons encore sauver les crêtes jurassiennes des délires de ceux qui confondent urgence climatique et nouvelles opportunités industrielles.

Hier, Couleurs locales a diffusé une petit reportage sur la beauté des crêtes du Jura, vouées aujourd'hui, je cite, "à la randonnées pédestre et à la contemplation". Magnifique plongée au coeur de ce qui nous est cher: des paysages à couper le souffle, à mille lieux de l'horrible destin des Monts Crosin et Soleil. Si nous partageons l'enthousiasme des trois randonneurs qui s'extasient devant la caméra, nous ne pouvons que regretter le manque de courage de la rts qui n'a pas jugé utile de rappeler le danger qui menace ces crêtes, vendues aux promoteurs!



Défendre les sites naturels c'est avoir une vision d'avenir, un projet durable, c'est une forme de respect pour ces régions qui de plus en plus sont montrées comme préservées, grandioses, uniques. Comme si, juste avant leur destruction, la Suisse prenait conscience de leur caractère exceptionnel. Défendre les crêtes du Jura, c'est respecter ceux qui y vivent, c'est offrir aux générations futures un lieux de nature intacte dans lequel elles pourront puiser l'Amour qu'il leur faudra  pour affronter les conséquences des monstruosités qu'une société basée sur les rendements financiers laissera derrière elle, et qui continue aujourd'hui de proposer les mêmes erreurs.

Heureusement la rébellion clés en mains n'est pas forcément la tasse de thé de tous les jeunes, voici une réaction d'un membre de la grève pour le climat Vaud, interpellé au sujet des éoliennes industrielles: "notre mouvement est très conscient de ça, et relativement opposé au "capitalisme vert" des énergies renouvelables".

Relativement ce n'est pas assez, mais il faut leur laisser le temps de comprendre ce qui se trame sous couvert de répondre à leurs attentes...

Pour les futurs riverains  qui pensent qu'Hippocrate bénit les éoliennes, je recommande la lecture du magazine Empa Quarterly d’octobre 2019. On peut y lire une interview de Jean-Marc Wunderli, directeur du Département Acoustique de l’Empa, qui jette un nouveau pavé dans la mare de la pseudo innocence sanitaire des éoliennes industrielles.
Extrait reçu hier:

« Pour Wunderli, la recherche doit se centrer sur l’être humain et non la mesure des décibels. « La perception humaine est beaucoup plus complexe que ne peut l’exprimer une simple mesure de décibels », constate-t-il. Exemple classique: les éoliennes. A niveau sonore égal, les éoliennes dérangent beaucoup plus les riverains que le trafic routier. Cela tient à la structure et à la fréquence des signaux acoustiques. Une fréquence basse en phase avec les battements cardiaques a quelque chose d’oppressant. « Les voisins d’éoliennes expliquent que le battement des pâles contraint le coeur à suivre un rythme donné, ce qui, évidemment, les stresse. » L’acoustique physique n’est donc qu’un élément de son activité; il faut lui ajouter la psychoacoustique. "

Voilà on avance un peu... En attendant elles tournent par ici, et à Saint-Brais l'âge des machines se fait sentir. J'en ai marre de nous voir subir ce bordel, petits enfants y compris, de constater les changements sur notre santé, pendant que ces enfoirés font la sourde oreille ! 

Quand les autres machines arriveront en Suisse, elles ne seront qu'une doléance de plus dans les futures manifestations des jeunes pour le climat, si les lois les autorisent encore à s'exprimer...

jeudi 10 octobre 2019

N'oubliez pas, c'est nous les gentils.

Cette jolie phrase je l'ai lue dans le compte rendu de l'expulsion de la ZAD de l'Amassada, en lutte contre la construction d'un mégatransformateur en Aveyron. À lire ici

Je respecte profondément ces gens. Ils défendent un territoire contre une industrie vorace, avec conviction, avec intelligence, sans recours aux moyens démesurés d'une Greta ou de n'importe quelle autre organisation accrochées aux caméras du monde entier. Ils s'engagent concrètement, sans aucun soutien populaire pour les galvaniser. Ils défendent leur lieu de vie attaqué par des entreprises sans scrupule soutenues par le système. Ils protègent l'environnement, se battent pour la planète sans ouvrir la porte aux nouveaux prédateurs verts et leurs solutions technologiques voulues miraculeuses. Ils sont conséquents, ils sont vrais et ils sont mille fois plus efficaces que 50 milles théoriciens en action ici et là qui ont le sentiment d'être rebelles. Mais eux sont expulsés, poursuivis, étouffés. Trop vrais. Trop justes. Dangereux pour le business vert.

Ces articles sur partage-le.com, de Nicolas Casaux donnent  la (dé)mesure des actions actuelles pour le climat et leur source. À qui profite la rébellion? 

Je m'arrête sur cette question, que nous devrions toujours nous poser avant de déléguer notre colère à un quelconque mouvement de masse. 

dimanche 6 octobre 2019

Elections fédérales 2019, le point sur l'éolien


Cliquer ici puis sur la carte qui s'ouvrira sur les Crêtes du Jura de demain: centrales électriques et pompe à subventions publiques.

Paysage libre Suisse vient de publier une nouvelle visualisation des implantations d'éoliennes projetées entre le Chasseron  et le Creux du Van. Les amoureux de la nature et du silence, de la beauté et de la vie tout simplement, ont intérêt à avoir l'estomac bien accroché avant de découvrir comment demain sera vert si les socialistes et les verts ne se réveillent pas.

Des verts qui pensent, heureusement il y en a. J'ai demandé aux candidats jurassiens de me donner leur position sur le développement éolien en Suisse. Les réponses sont décevantes, des banalités et des bonnes intentions dominent le discours. Peu semblent connaître l'histoire de l'énergie et croient qu'ils pourront maîtriser l'industrie éolienne et protéger l'environnement et les riverains de son appétit démesuré pour les bénéfices.

La seule réponse correcte que j'ai eue vient d'un candidat vert:

Bonjour,

Voici ma position concernant l’énergie éolienne en Suisse.

Je ne suis à priori pas un opposant à l’énergie éolienne.

Mais je pense que les éoliennes n’ont pas leur place en Suisse pour les raisons suivantes:

- nous avons un pays avec beaucoup d’habitations, de fermes et donc les éoliennes ne pourront être que trop proches de ces dernières.
- nous avons des espaces naturels importants qui seront immanquablement impactés par les éoliennes et leur construction (y compris les paysages alpins).

Je pense d’autre part que nous pouvons atteindre la Stratégie énergétique 2050 sans énergie éolienne par:

- des économies d’énergie (moins de consommation, amélioration de l’efficience)
- le développement des autres énergies renouvelables (solaire, biomasse, hydraulique)

C’est pourquoi je m’engagerai, si je suis élu, à essayer d'enlever l’énergie éolienne de la stratégie énergétique.

Concernant le Jura, je suis membre de l’Association Ajoie Paysage Libre.

Meilleures salutations


Jean-Marc Comment
Une jeune verte quelque peu naïve, ouvre la porte aux loups:

Bonjour Madame,
Comme indiqué par notre secrétaire de campagne, Mme Oliboni, chacun des 4 candidats des Verts répondront individuellement à vos questions. Voici ma prise de position:
- Concernant la poursuite du développement éolien dans le Jura, je n'y suis pas opposée en général, mais en étant très attentifs à différents paramètres, entre autres évidemment les questions de gêne liées au bruit pour le voisinage. Je crois que personne ne nie que les éoliennes de St-Brais ont été installées trop près du village, et qu'une telle erreur n'ose plus se reproduire. Il me paraît également essentiel que les retombées économiques liées à l'exploitation d'éoliennes doivent revenir aux communes et non pas à des organisations dans d'autres cantons. L'énergie éolienne fait partie à mon sens des solutions pour la transition énergétique, en complément d'autres sources d'énergie. 
- Concernant le soutien actif à un programme ambitieux pour les transports publics, je m'y engage personnellement. Etant moi-même habitante des Franches-Montagnes et ayant un abonnement général, je soutiens le développement des transports publics, de la mobilité douce (pistes cyclables) et du covoiturage pour réduire les émissions de CO2 et permettre à la population de se déplacer avec moins d'empreinte sur l'environnement.
- Concernant l’isolation des bâtiments, je suis également d'avis qu'il faut encore plus encourager les propriétaires à assainir énergétiquement leurs bâtiments, par des déductions fiscales et la facilitation des démarches entre autres.
- Quant à l’énergie solaire, je la soutiens également, et je souhaite encourager encore plus le solaire thermique, beaucoup moins représenté que le photovoltaïque. Même dans nos montagnes, une installation thermique permet d'économiser plusieurs moins de chauffage pour le chauffage de l'eau chaude sanitaire, et de faire un appoint au chauffage de base entre saison.
En espérant que ces quelques réponses vous satisferont, je reste volontiers à votre disposition en cas de questions supplémentaires.
Avec mes meilleures salutations,
Pauline Godat

Un socialiste y croit dur comme ferraille et béton armé:

Bonjour Madame,
Pour faire suite à votre e-mail, permettez me de vous répondre de la manière suivante
.

À la question :"Je souhaite savoir si dans vos rangs un candidat s'engage de manière
conséquente contre la poursuite du développement éolien dans le Jura -->
Nous ne sommes pas opposés au développement éolien dans le Jura, qui, au même titre
que les autres énergies renouvelables, permet de nous affranchir des sources d'énergie fossiles, conformément aux objectifs de l'Accord de Paris. Néanmoins, le Parti socialiste soutient avant tout l'énergie solaire. Par ailleurs, tout projet éolien doit être mené en accord avec la population, et les nuisances et les risques y relatifs doivent primer - des éoliennes à 300 m des habitations sont une hérésie !

À la question de savoir si un candidat soutient activement un programme ambitieux pour les transports publics:
--> Depuis 12 ans maintenant, le conseiller aux Etats Claude Hêche s'est battu pour le rail, notamment la ligne du pied du Jura mais plus largement via le financement des RFFA. C'est certainement sur la dernière décennie, le politicien fédéral le plus engagé en faveur des transports publics. Cette question est surprenante tant le PS et ces représentants se sont battus depuis toujours et continueront à le faire pour le développement des transports publics.
À la question de  l'isolation des bâtiments et énergie solaire :
> le parti socialiste suisse soutien ce type de propositions et propose un plan d'action y relatif et tous les candidats socialistes y adhèrent. Plus d'info sur ce plan à l'adresse suivante :
https://www.sp-ps.ch/fr/publications/conferences-de-presse/un-plan-marshall-climatique-pour-la-transition-ecologique
ainsi que dans le document annexé. A noter également que M. Roger Nordmann, conseil national socialiste, donnera prochainement une conférence dans le Jura à laquelle vous êtes la bienvenue, il vous sera alors possible de poser toutes les questions sur ce plan Marshall.

En espérant avoir répondu à vos questions, je vous transmets mes salutations les meilleures.

Frein James
Président du PSJ 

Je ne sais pas encore si je voterai. Honnêtement le coeur n'y est pas. Mais si je me décide, Monsieur Comment aura ma seule voix.

vendredi 27 septembre 2019

Y être, ne pas y être: telle est la question...


Du soleil plein la vue et quelques nuages poussés par le vent pour le parti socialiste
Sur un réseau que je suis de près, la question de la présence des opposants aux éoliennes aux conférences du Conseiller National Nordmann fait débat. Sa campagne électorale coïncide avec la sortie de son livre, "le plan solaire et climat". D'une pierre deux coups, il présentera le plan Marshall du parti socialiste (dans lequel il n'est nullement question d'éoliennes, cela dit en passant) et pourra recommander son livre aux auditeurs.

Certains voudraient poser les questions qui fâchent sur la position plutôt faux-cul des socialistes qui ne parlent en public que de solaire et qui dans les coulisses poussent à la création de parcs éoliens. Il faut dire que l'éolien industriel est extrêmement liés aux politiques ultralibérales, voire aux mafias (Italie, Mexique) et il séduit davantage que le photovoltaïque les entreprises d'électricité pour ses rendements financiers garantis par les Etats. Pas très socialiste tout ça, surtout en période électorale.

Mais, réchauffement climatique oblige, on n'ose pas débattre officiellement de ces choses et la gauche, pour couvrir sa traîtrise, promet ici et là des parcs citoyens, alors... Quand on voit comment la politique maîtrise le secteur privé des caisses maladie, avec une marche de manoeuvre proche de 0 pour changer le système qui ruine les plus pauvres et enrichit les sempiternels mêmes affamés de fric, on peine à imaginer comment elle va contenir les multinationales qui depuis des années démarchent en Suisse pour installer des parcs éoliens...

Bref. Si vous aussi vous hésitez à vous rendre à cette conférence, parce que vous ne souhaitez plus utiliser votre voiture pour un oui et pour un non,  je vous propose ici un résumé de ce qui s'y dit. C'était il y a peu, ailleurs en Suisse romande. Je me concentre sur la partie Roger Nordmann. À Delémont cependant il représentera un parti socialiste très engagé pour l'éolien industriel, il pourrait bien se montrer plus conciliant avec les pales...

Conférence le samedi 5 octobre au cinéma la Grange, de 14h30 à 17h (cela me semble bien long, l'introduction pourrait être ventée...)

Résumé du participant:
Bonsoir à toutes et tous,

J'ai assisté à une conférence de R. Nordmann au Sentier, organisée par la SEVJ, promotrice du projet éolien Eoljoux. Le sujet était les perspectives offertes par le solaire photovoltaïque.

En guide d'amuse-gueule, 3 mots ont été dits au sujet du parc éolien où "rien avance, tout est compliqué, ça fait 20 ans que ça dure et n'en voit toujours pas le bout".

En hors d'oeuvre ensuite, un topo du spécialiste "photovoltaïque" de la SEVJ qui a simplement expliqué que les toit et le soleil de la Vallée de Joux permettent d'approvisionner non seulement tous les ménages mais aussi toute l'industrie et les services.

Puis une conférence très factuelle de Mme Rebetez, climatologue bien connue.

Et finalement, la conférence de R. Nordmann, en bras de chemise, allant d'un bout à l'autre de la scène micro en main. Je n'ai pas pu ne pas penser à un show électoral....
Ses propos, très résumés:
- Réchauffement climatique incontestables, gaz à effet de serre. En Suisse 50% dus au trafic/mobilité et 25 % aux chauffages au mazout.
- Il faut remplacer ces 75% par de l'électrique.... tout en fermant les centrales nucléaires, mais bon, elles peuvent durer encore un certain temps si elles sont sûres (sic).
- L'électrique dans le cas de la mobilité, c'est assez clair. L'électrique dans le cas du chauffage, c'est un peu plus complexe, mais on peut mettre des pompes à chaleur partout, le bilan reste favorable.
- Pour y arriver, utiliser les toit de Suisse. C'est décentralisé, donc pas besoin de poser de nouvelles lignes de transport à très haute tension (économies). En plus ce sont des investissements locaux ou "nationaux".
 - Bien entendu, le solaire à des "trous", la nuit, en hiver. Donc, il faudra construire une centrale à gaz qui interviendra lorsque ce sera nécessaire. Il y a dégagement de CO2, mais c'est minime comparé au 75% que l'on aura pu supprimer. (ndlr le méthane qu'elles émettent est 28 fois plus virulent que le co2..., donc le mix éolien-solaire c'est d'enfer...)
 - Le dernier point de l'exposé était "L'atout éolien", dans toute sa démonstration, M. Nordmann n'a jamais mentionné l'éolien, juste un tout petit peu la biomasse et la géothermie. Et avant de mentionner "l'atout éolien", il a proposé de construire une centrale à gaz pour compenser les fluctuations du photovoltaïque !!!!
- Pour terminer, il a conseillé de lire son bouquin (ce que je n'ai pas fait) ou le "Plan Marshall" du PS (ce que j'ai fait).

Commentaires:
- Dans la salle, les partisans de l'éolien étaient au mieux déçus, au pire fâchés, à entendre leurs interventions. Mais d'autres, ceux qui s'inquiètent sincèrement du climat, étaient déjà en train de changer leur fusil d'épaule, car le photovoltaïque, si on veut, c'est pour demain et sans oppositions.
- J'ai hésité à intervenir et finalement je me suis tu. Je n'avais aucun intérêt à provoquer R. Nordmann qui ne pouvait pas publiquement prendre position contre l'éolien (pour autant qu'il soit vraiment contre, mais c'est un fait que le "Plan Marshall n'évoque à aucun moment l'éolien). Sa démonstration était suffisante: On résout le problème avec le solaire et en ce qui me concerne, ça me suffit (...).
Je suis assez d'accord avec ce commentaire. Si le parti socialiste parvenait à s'affranchir de l'éolien  il retrouverait un peu de crédibilité à mes yeux. Donc Roger N. peut bien sillonner la Suisse avec son bouquin, pourvu qu'il ne faute pas avec Eole...



samedi 21 septembre 2019

Le bouche à oreille...

video à lire ici











L'industrie éolienne allemande tremble et le gouvernement organise une réunion de crise pour cerner le problème en bonne compagnie... d'électricité.

Bien entendu l'oreille attentive prêtée à Mme Merkel dans ce reportage, n'est pas celle d'un opposant. Une telle proximité n'est de mise que pour les acteurs du secteur de l'électricité. On se penche beaucoup sur le comment contourner cette crise, plutôt que sur le sérieux de ses causes.

La même semaine, les allemands manifestent pour le climat et les états sont invités à investir massivement dans les services pour stimuler l'économie, particulièrement l'Allemagne...

Quelques jours plus tard, le gouvernement allemand promet aux manifestants pour le climat de gros investissements dans les énergies renouvelables...

Ha! Ha! Ha! Comme si les manifestations étaient la cause de ce retour aux subventions pour ce malheureux secteur de l'électricité! Les disciples de Greta sont  à la fois les dindons de la transition énergétique et les dindons d'une belle farce du capital.

Allez zou! Des éoliennes géantes pour tout le monde et partout. Au diable les milans rouges et autres bestioles, des bénévoles et des associations se créeront pour récolter des fonds pour leur sauvegarde  et en plus elles paieront des impôts sur leurs revenus. Au diables les conséquences sanitaires, une autre industrie se frotte les mains, celle de la pharmacie, tous ces nouveaux malades à soigner font non seulement sa gloire, mais aussi son beurre. Vous avez sûrement déjà entendu cette fable selon laquelle nous vivons mieux et plus longtemps grâce aux nouvelles technologies? (ressortie d'ailleurs pour justifier la 5G) Plus longtemps, je ne dis pas. Mais mieux??? On n'ose bientôt plus pisser ailleurs que dans une éprouvette de peur de rater une infection mortelle en devenir. On passe vingt ans dans des usines de vieillards pour créer de l'emploi et faire marcher les laboratoires, le risque zéro est une obsession et on a tellement peur de la mort que l'industrie du bien-être explose de mille façons. Et ce  n'est que pour les nantis. Les autres crèvent de plus en plus tôt, on les laisse même se noyer pour qu'ils ne viennent pas perturber cette joyeuse humanité très occupée à vieillir bien éclairée.

lundi 16 septembre 2019

Ça sent le gaz...




 En lisant cet article dans le Temps, je me demande ce qu'il se passe dans la tête des politiciens (soit vous le lisez en cliquant sur le lien violet ci-dessus, soit vous prenez votre loupe, il est en jpg après mon commentaire).

Je connais une petite ville qui depuis des années se félicite de développer le gaz Naturel sur son territoire. Avant de mettre mon nez dans "le féroce combat engagé entre les différentes énergies fossiles" je trouvais aussi que le mot "Naturel", à côté de "Gaz" inspirait confiance. Il faut dire que la feuille vert tendre du logo faisait son petit effet sur la majorité des imbéciles, dont j'étais, qui rêvaient de ce monde meilleur porté par des énergies propres. J'ai croisé la route de toutes les magouilles et  les mensonges orchestrés par des communicants sans scrupule, relevés dans cet article, en approfondissant mes connaissances sur les énergies renouvelables industrielles. Même monde, mêmes mots. Il faut tout-de-même avouer que leur imagination a des limites. La première phrase de cet article pourrait faire l'économie du mot "fossiles", parce que la guerre des énergies est totale et depuis bien longtemps. Avec le réchauffement climatique les énergies renouvelables ou propres ont pris un peu de galon. Mais elles n'ont pas encore gagné la guerre. Même pas une bataille d'ailleurs.

La question pour moi est plutôt de savoir jusqu'où ils iront tous pour gagner ou au moins rester dans la bataille. Tout ce qu'on lit ici, est valable pour l'éolien: Les milliards de dollars en jeu; les coûts non maîtrisés; les liaisons intimes (gaz et Eole sont complémentaires, Mme Leuthard a souhaité quelques usines à gaz en Suisse pour soutenir les énergies renouvelables intermittentes); l'utilisation d'un langage trompeur; les fausses vertus; la science qui arrive trop tard pour tirer la sonnette d'alarme et remettre les pendules à l'heure; une information qui souffre dans ses rédactions des conflits d'intérêts liés aux annonceurs et autres bienfaiteurs de la presse et de la qualité de  "journalistes animateurs" tenus en laisse par des considérations économiques de toutes sortes.

Oui vraiment je me demande ce qu'il se passe dans la petite tête de nos politiciens, qui déjà sont incapables de parler avec conviction des limites des énergies renouvelables. Ils brandissent des éoliennes et des panneaux solaires lorsqu'ils sont en campagne,  mais essayez d'approfondir un peu leur connaissance sur le sujet: déception garantie. Ils récitent un discours de propagande utile à leur élection./ 

Ce "retour de flamme" du gaz naturel devrait balayer quelques franges célèbres d'ici et d'ailleurs, heureusement qu'il leur reste des boucliers en panneaux solaires et des lances à pales pour atténuer l'air con qui aujourd'hui serait de mise. 

C'est fou ce que ces deux-là, soleil et vent, peuvent servir comme causes perdues. Ils sont les fusiliers parfaits pour protéger les bases où s'affrontent les grands.

P.S. bientôt les élections fédérales. je me réjouis de lire les réponses aux courriels envoyés ce jours aux partis politiques jurassiens. Y-aura-t-il un candidat engagé pour les crêtes jurassiennes et pour une politique énergétique effective et durable? Pas sûre...
La question est:

Madame, Monsieur,

J’ai reçu de Zurich un sondage qui a été fait par une citoyenne auprès des candidats aux prochaines élections, sans que cela ne soulève la moindre contrariété de leur part. Notre préoccupation commune de la politique énergétique en Suisse m’encourage à lui emboîter le pas auprès des partis politiques jurassiens. Je ne saurais voter sans savoir à quoi cela m’expose.

Je souhaite savoir si dans vos rangs un(e) candidat(e) s’engage de manière conséquente contre la poursuite du développement éolien dans le Jura et soutient activement un programme ambitieux pour les transports publics, l’isolation des bâtiments et l’énergie solaire.

D’avance je vous remercie de vos éclaircissements et vous adresse mes meilleures salutations.

Et pour aider à réfléchir je vous invite à suivre l'actualité après le le 23 septembre lors du Sommet sur l’action pour le climat, convoqué par le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres à New York pour stimuler les ambitions et accélérer les efforts visant à mettre en œuvre l’Accord de Paris.
Des informations ici.








dimanche 8 septembre 2019

Quand l'éolien allemand s'effondre, la Suisse regarde ailleurs.


Sale temps pour les éoliennes en Allemagne
Bien que couverte d'éoliennes industrielles l'Allemagne verte tousse... Une information relayée par l'AFP en dit long sur la mauvaise foi de nos politiciens suisses qui n'osent même plus affronter la réalité allemande pour penser leur politique énergétique:

"Pilier de la transition énergétique allemande, l'éolien voit plonger les investissements et affronte l'hostilité croissante des riverains, poussant le gouvernement d'Angela Merkel à organiser jeudi une réunion de crise." Extrait de l'article à lire ici

Cette crise génère la perte de milliers d'emplois et la colère de milliers de riverains victimes des nuisances de ces parcs industriels imposés dans les campagnes. On connaît l'aveuglement des socialistes et des verts qui utilisent les éoliennes pour illustrer leur volonté de sauver le climat et anéantir le nucléaire. Autour des hélices le monde peut bien s'effondrer, ils ont oublié toutes leurs bonnes intentions sociales. L'extrême droite allemande a reniflé le problème et s'empresse de repêcher ces voix abandonnées, et ça marche! Bon sang, faudra-t-il en arriver là ici aussi? Alors les socialistes et les verts ne pourront que se mordre les doigts de n'avoir pas compris où mène leur indifférence devant notre colère et pourquoi la lutte contre cette colonisation industrielle était une lutte que la gauche devait mener!

Bon il faut dire que les gros cerveaux manquent très sérieusement dans les milieux politiques.

Les têtes pensantes sont ailleurs on dirait:

André Hoffmann de Hoffmann la Roche, très critique sur le modèle économique qui pourrit notre planète, à revoir ici:
"La dictature du profit à court terme, l'obligation d'augmenter, croître constamment  les bénéfices c'est quelque chose de très dangereux, j'irais même jusqu'à dire que c'est ce qui nous fait perdre la planète. Le désastre écologique dans lequel nous entrons est dû au fait que les entreprises on suivi ce modèle de transformer les ressources en cash dans l'espoir que le cash nous rende heureux"
 "Le but d'une entreprise est de servir une communauté et pas de faire de l'argent"

Michel Sartori, directeur du Musée Cantonal d'Histoire Naturelle à Lausanne, dans les espèces disparues en exposition, sur la RTS, ne mâche pas ses mots
"L'écologie au sens propre du terme, je ne parle pas de l'écologie politique mais de l'écologie la survie des espèces, ce sont des cacahuètes dans le discours politique actuellement, même l'incendie de l'Amazonie qui a un peu réveillé les consciences fait en sorte que nos politiciens ne prendront jamais des décisions, puisque c'est l'économie qui mène le monde."
À la question du quoi faire pour enrayer la disparition des espèces: "On est dans une civilisation qui est dirigé par l'économie, non pas par l'écologie, donc il faut être un peu logique et il ne faut pas être grand biologiste pour se rendre compte qu'en fin de compte il n'y a absolument aucune différence entre une corne de rhinocéros et vos ongles que vous rongez tous les matins, donc pour aller chercher des vertus aphrodisiaques dans une corne de Rhinocéros il faut être un tout petit peu tordu... Mais voilà tant qu'il y aura de la demande il y aura de l'offre, il y aura des gens qui sont pauvres au Mozambique qui n'ont pas de quoi nourrir leur famille et qui prendront le risque d'aller descendre un rhinocéros pour pouvoir faire vivre sa famille, je veux dire on est dans un monde de fous."

Valérie Hoffmeyer, architecte du paysage parle ici de l'importance des sols:
"Le fait est que le sol n'est pas une surface mais une machine verticale, avec une profondeur qui descend jusqu'à la roche mère et qui assure toute une série de fonctions, ces fonctions elles sont publiques. Elles appartiennent au bien commun, même le sol privé d'un jardin.  C'est quelque chose de très important, de comprendre cette épaisseur, cette profondeur."
Les éoliennes c'est tout ça,  une nouvelle manière de transformer en bénéfices les ressources naturelles, de nouvelles nuisances pour les espèces, la colonisation des sols et de l'espace.

Mais c'est vert. Alors on en fait un totem pour rassembler les âmes perdues qui voudraient tourner le dos aux investisseurs-rapaces et trouver une autre manière de protéger notre environnement. les adeptes d'Eole parviennent sans trop de mal à se faire passer pour les gentils qui sont du bon côté. Il suffit pour s'en convaincre d'écouter les premiers de classe du lobby éolien dans cette émission de la rts hier.



samedi 31 août 2019

La justice en panne


Image sur Monsieur Mondialisation: coeur contre cerveau

L'enquête sur la seconde tentative de nuire aux éoliennes de Saint-Brais est suspendue faute de pistes à suivre.

C'est la radio locale qui nous l'apprend ici

Tout le monde s'accorde à dire que le parc éolien de Saint-Brais est l'exemple à ne pas suivre mais personne ne demande des comptes à ses concepteurs. Pourtant le sabotage ce n'est pas seulement un dégât matériel, c'est aussi une conséquence d'un travail mal fait ou d'une injustice dont personne ne s'excuse. On ne peut pas cracher sur la souffrances des uns pour le profit des autres, il y a des règles sociales à respecter, et cela ne se fait pas que d'un côté. L'injustice me rend dure face à ceux qui se disent victimes d'une situation qu'ils ont installée eux-même. Pour ma part la piste à suivre était vite trouvée: celle des responsables de la réalisation de ce parc. C'est par eux que la colère est arrivée jusqu'ici, le/la/les auteurs de ce type d'acte ne sont que le bras qu'ils ont armé. C'est une réalité qu'hélas nous retrouvons depuis des siècles et qui pourtant ne tombe jamais sous le sens de ceux qui "font" la justice. Alors pourquoi les choses changeraient? C'est pareil pour ceux qui se battent pour la démocratie ou pour sauver le climat. La justice s'adapte et fabrique des lois pour en faire des terroristes condamnables. J'aurais bien aimé lire que la police, au terme de son enquête, a sommé les propriétaires du parc éolien de Saint-Brais de le démolir parce qu'ils ont mal mesuré les conséquences qu'il aurait sur la vie de la région.

Permis de rêver.

lundi 19 août 2019

L'inhumanité rend fou


Difficile de parler de manipulation  sans montrer ces deux photomontages. Des éoliennes qui se fondent dans le ciel clair, avec un soupçon de transparence au niveau des pales qui les rendent aussi légères que ces petits nuages innocents qui passent par là...  il fallait le faire. Voisine d'éoliennes, je peux vous garantir que la réalité est encore pire que la seconde image.

En entendant cette phrase de Jean Marc Turine, qui a remporté le prix des Cinq continents, avec son roman La Theo des Fleuves*, j'ai repensé à quelques épisodes de la lutte contre les éoliennes que nous menons modestement en Suisse. Parce que derrière la promotion de cette industrie, il y a de la violence et de la haine, telles qu'il en parle dans ses interviews. De celle que l'on ne voit que si l'on s'y heurte. Ces planifications sournoises mises en oeuvre pour servir de gros intérêts ont des   conséquences variables pour les insoumis, selon la puissance des instigateurs et les objectifs économiques ou politiques en jeu.

Pour ceux qui ne connaissent rien d'autre de l'industrie éolienne que l'auréole verte collée au dessus de ses ailes blanches, mes propos doivent sembler bien exagérés, sans doute même totalement surréalistes ou propres à une hystérique que la rage emporte. Il faut dire que ce genre de manipulation des masses fonctionne au fond à la manière du pervers narcissique, il est difficile de voir la toile se tisser si nous ne sommes pas directement concernés par la menace. Et même là, la manipulation peut continuer de marcher. Ces derniers jours, deux communications m'ont rappelées la perversité du processus mis en route pour inonder la planète d'éoliennes industrielles. Voici ces deux exemples:

Le premier est local, il concerne le communiqué de presse (ci-dessous) qui annonce la tenue d'une soirée d'information du projet éolien du Crêt -Meuron. Le choix des mots est soigné: "le projet éolien qui se dessine". C'est joli dessiner un projet, on entend presque la voix du petit prince derrière ce mot... Puis le bel exemple du parc du Mont-Crosin est utilisé pour convaincre, situé rappelons-le, dans une zone où la population est réputée taiseuse pour de multiples raisons politiques et religieuses, on ne pouvait pas mieux choisir comme lieu pour le début de cette invasion en Suisse. Tout dans leur texte est pesé de manière à frapper les esprits et combattre d'avance les arguments des opposants. Les émissions de CO2 étant très en vogue, les voici qui apparaissent dans le discours des promoteurs. Qui va bien contrôler les chiffres qu'ils avancent? À quoi se réfèrent-ils? Arrive le rappel de la bénédiction des plus hautes instances politiques du pays et de la volonté du peuple démocratiquement exprimée.  Ils passent enfin la pommade sur leurs propres compétences, promettent la préservation des activités touristiques, et enfin, annoncent la séance d'information publique qui aura lieu le 21 août 2019. Vous pouvez être sûre qu'elle sera tout aussi bien organisée que ce communiqué de presse pour faire taire les opposants ou les faire passer pour des extrémistes, un mot aussi très utilisé en ce moment pour écarter les gêneurs... Voir Hong Kong où le gouvernement chinois fait tout pour oser intervenir avec la force, jusqu'à traiter le mouvement citoyen qui l'affronte "d'une minorité d'extrémistes, voire de terroristes." Les citoyens ont répondu dimanche, mais rien n'est gagné pour eux, la machine est prête à tout pour réduire leur voix.


N'ayez pas la faiblesse de croire aux bonnes intentions exhibées par les producteurs d'énergies. Derrière eux il y a un monde terrifiant qui ne recule devant rien. Cela fait des années qu'ils sèment la terreur dans l'Isthme de Tehuantepec au Mexique, et depuis le temps que je vous en parle, rien ne va mieux, mais tout est devenu sombre et inhumain. Il est question de génocide, comme on peut le lire ici, et tout ça pour du vent...

L'inhumanité rend fou.

*Commentaire d'une internaute à propos du livre de Turine: Florilège: «La Theo des Fleuves de Jean-Marc Turine est le survol d’un ricochet sur le fleuve des insoumis. On ouvre ce roman comme on retient son souffle. Tragique, puissante, cette histoire mémorielle est poignante. Théodora est Tsigane. Emblème de ce peuple à la dérive, dévoré par la haine, le racisme, l’intolérance, venus du monde d’en haut…»

jeudi 15 août 2019

Raser des arbres pour mettre des éoliennes?

Combien a-t-on jusqu'ici rasé d'arbres pour planter des éoliennes? Une belle idiotie qui ne peut qu'être le fruit de cerveaux rongés par l'ignorance et la cupidité quand on sait que les arbres pourraient être les meilleurs ennemis du réchauffement climatique! Faites un petit tour par ici pour comprendre ma rage. L'étude de ce jeune professeur, publiée dans une revue scientifique célèbre, est sans doute mille fois plus fiable que toutes celles produites par le lobby éolien et consort pour vendre leur camelote! Mais saura-t-elle retenir l'attention des politiques pieds et poings liés à l'industrie éolienne?  Déjà que la non nécessité de souiller des sols, d'ajouter des nuisances sonores et visuelles là où il ne devrait pas y en avoir, de mettre en danger la santé des personnes et de pourrir la cohésion sociale  pour un pseudo intérêt général, s'avère évidente grâce au potentiel solaire... La bonne nouvelle est sur le site de Paysage Libre Suisse qui a envoyé un communiqué de presse à ce sujet. La transition énergétique est un joli cafouillage, avec beaucoup de certitudes que les médias reprennent sans discernement. Maintenant les socialistes et quelques autres tournent discrètement le dos aux éoliennes industrielles sans doute pour des raisons électorales. On ne va pas s'en plaindre, à défaut de bon sens ils ont des ambitions qui pourraient bien nous sauver d'une colonisation spatiale et sonore inutile ! Je mets bien volontiers notre toit à la disposition des sauveurs. Même si je persiste et signe: le recours aux panneaux solaires à échelle industrielle posera de nombreux problèmes de fournitures, de recyclage, d'alimentation et de stockage.  Mais soyons fous, donnons de l'espoir grâce au soleil, plutôt que du malheur avec le vent. Mais surtout plantons des arbres! Au bénéfice du doute, je préfère le vent dans leurs branches que dans des pales qu'il faudra enfouir plus tard, faute de possibilité de recyclage!

Paysage libre Suisse:

Selon une étude scientifique rendue publique hier et reprise par de nombreux médias, la Suisse peut atteindre les objectifs de l’Accord de Paris grâce à des mesures simples et uniquement grâce à l’énergie solaire. La transition énergétique est ainsi possible sans altérer le paysage et la biodiversité. Le recours à des centrales éoliennes s’avère désormais inutile et même contre-productif. Paysage Libre Suisse se réjouit de ce constat et appelle à un « reset » de la stratégie énergétique 2050.
(c) Pixabay
(c) Pixabay
Les chiffres issus de l’étude 2019 sur les bâtiments à énergie positive indiquent que les excédents de production d’électricité solaire, en combinaison avec des centrales de pompage-turbinage, sont plus que suffisants pour approvisionner en énergie la totalité du secteur des bâtiments et du transport avec de l’électricité neutre en CO2 en Suisse. Les toitures solaires permettraient de réduire les émissions de CO2 de 90% !
Ces mesures, décrites comme simples, montrent à quel point la stratégie énergétique 2050 fait fausse route. L’étude prouve ainsi que grâce au solaire :
– la quasi-totalité des émissions de CO2 peut être éliminée ;
– la sortie du nucléaire est assurée ;
– le paysage et la biodiversité sont entièrement préservés.
Paysage Libre Suisse voit une série d’autres avantages à un changement de paradigme en matière de transition énergétique :
– Les subventions (rétributions à l’injection) allouées aux installations solaires pour chaque kilowattheure injecté sont pour ainsi dire la moitié de celles accordées aux centrales éoliennes.
– En mettant l’accent sur le solaire, ce sont les PME suisses qui sont à l’œuvre plutôt que les fabricants allemands d’éoliennes.
La transition énergétique peut donc être bonne pour l’économie en plus de préserver le climat et de nous débarrasser du nucléaire.
L’étude publiée ce jour va dans le sens du Plan Marshall du Parti socialiste pour la transition énergétique : le recours à l’énergie éolienne y est partout absent, preuve de son inutilité. Paysage Libre Suisse salue ce changement d’orientation et invite la nouvelle Cheffe du Département fédéral de l’énergie à le mettre en œuvre dans ses services.
Un « reset » de la stratégie énergétique 2050 ouvre la voie à une transition énergétique compatible avec l’environnement. Plus rien ne justifie le recours aux installations éoliennes, qui appartiennent désormais au passé.
Vers l’étude: lien.
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vendredi 9 août 2019

Vacances en France

Une amie m'envoie ces photos et ce commentaire, de ses vacances en France...




A la fête de la mer en baie de Somme. Il y a partout des éoliennes et ils veulent en mettre en mer






jeudi 1 août 2019

Mont-Soleil, Mont-Crosin, sortez vos miroirs, bientôt vous ne serez plus les plus beaux....



Avec le nombre de projets éoliens prêts à coloniser les crêtes nationales, les beaux-parleurs du Mont-Crosin et Soleil ont intérêt à se diversifier, d'ailleurs depuis quelques mois ils mettent la compresse en se profilant comme le haut lieu de la pensée renouvelable avec toutes sortes d'animateurs - bienfaiteurs de l'humanité. Même des artistes participent à la glorification de cette nature industrialisée pour les beaux yeux des entreprises d'électricité, grandes gagnantes de la lutte contre le réchauffement climatique. Elles le leur rendront au centuple, en jetant à la culture  quelques miettes de leurs juteux bénéfices! Une culture sous perfusion est docile.

Tramelan, commune voisine de ce pseudo prestigieux parc éolien, avance à pas de souris vers la réalisation de son propre parc, 5 mâts supplémentaires enlaidiront l'horizon jurassien : cette barrière de ferraille devrait nous réjouir,  elle symbolise le fabuleux effort du pays en faveur du climat. Comme entre le Mexique et les USA, la Suisse fait son mur: derrière les éoliennes, le Jura. Piaf pourrait chanter: pour son nez qui s'allume, Bravo! Bravo! 


lundi 22 juillet 2019

Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux...

Regardez-les s'envoler c'est beau...
























Mais comme le disent nos politiciens pour justifier leur programme: les chats tuent davantage d'oiseaux que les éoliennes. Circulez il n'y a rien à voir. De ces oiseaux là je n'en ai jamais vu dans les griffes de mes chats...

vendredi 19 juillet 2019

Métaux et minéraux utilisés dans la production d'énergie renouvelable

1 éoliennes de 3MG= 4,7 tonnes de cuivre, 335 tonnes d'acier, 1200 tonnes de béton, terres rares 2 tonnes, aluminium 3 tonnes. et encore du Zinc et du Molybdène (élément chimique de numéro atomique 42)/ Savoir encore que la production réelle de cette éolienne de 3MG ne dépassera pas les 28,7% de la production installée, et encore il faudra qu'elle soit particulièrement bien placée...voir le graphique ci-dessous
Moyenne de la productions des éoliennes  en Suisse: 18.5% de la puissance installée! Ce qui veut dire que l'on utilise que le 18,5% de la puissance installée  d'une éolienne avec les tonnes de composants nécessaires aux rares occasions où elles fonctionnent à pleine puissance! (source de ce graphique Tages Anzeiger du 6 juillet 2019)

Pour conclure le post précédent, voici deux graphiques et un commentaire d'un lecteur de voisine et le petit complément d'information qui nous ramène aux sujets qui nous intéressent ici, à savoir les éoliennes industrielles et l'incroyable déni des défenseurs des énergies renouvelables qui osent prétendre qu'elles sauveront la planète:

"ce diaporama  montre le potentiel de développement extraordinaire de l'industrie minière pour assouvir les besoins en métaux divers des énergies renouvelables.

La Terre bientôt une immense mine à ciel ouvert et les océans comme bassins de décantation des déchets du raffinage ?

https://www.mining.com/infographic-metals-minerals-used-green-renewable-power-generation/

Noter ce document n'émane pas de milieux d'opposants aux éoliennes, mais de la Banque Mondiale entre autres

Dame terre n'est pas au bout du développement industriel qui s'élargit vers nombre de pays du tiers monde"

Cher lecteur, comme moi vous alertez régulièrement la presse et les politiciens sur ces énormes mensonges que sont les éoliennes et les promesses de la transition énergétique, comme moi vous constatez leur ignorance ou leur volonté de ne pas savoir.

Dans mon village trouver un emplacement pour la déchèterie alimente beaucoup les conversations. La dernière trouvaille est de la construire sur la seule place un peu conviviale qui survit ici. L' argument de notre maire en assemblée pour convaincre la paroisse de louer le bout de terre nécessaire à ce projet était la modernité que des Molok apporteraient au centre historique du village 😳

Vous je ne sais pas, mais moi face à autant de bêtise j'ai tendance à baisser les bras, on a le monde qu'on mérite.

P.S. Ce matin, entre chant du coq et aboiements de chiens, les éoliennes donnent concert,  l'ex-maire trouvait aussi que ces deux usines à nuisances apportaient de la modernité dans notre patrimoine naturel... Si la modernité c'est des maisons à vendre,  des poubelles au centre historique et des bruits mécaniques pour couvrir ceux des animaux et pourrir la vie des gens,  oui, Saint-Brais est à l'avant-garde.

jeudi 18 juillet 2019

Voir et ne pas se décourager, commencer par un bout la déconstruction d'un monde invivable avec l'espoir de vaincre.

J'ai demandé à ma cadette de m'apporter de Berne où elle habite, un pantalon de yoga pour sa soeur qui a son anniversaire. Réponse: Non, je ne mets plus les pieds dans des magasins qui détruisent les humains et la planète."

Bon, on ne peut pas élever ses enfants dans la conscience sans risquer de se prendre ce genre de claque dans la figure. Je pourrais lui répondre, comme le font la plupart à nos arguments contre les éoliennes, qu'elle peut aussi balancer son ordinateur, son téléphone portable et autres outils voraces en chair humaine et surfaces terrestres. Mais je ne vais pas sombrer dans cette facilité, je sais bien que tout est fait pour rendre indispensables ces gâcheurs de vie et que si certains se mobilisent pour des vêtements équitables, d'autres pour des productions d'énergie adaptées à nos stricts besoins et dans le respect des hommes et de l'environnement, ils aident à empêcher le pire en attendant le meilleur. Je ne vais pas culpabiliser ma fille de ne pas être conséquente jusqu'au bout, mais l'encourager à rester vigilante et active.

Tu as raison ma fille, refuse de participer à ta manière, un autre monde est possible. J'ai toujours apprécié cet espoir. Il y a des combats ouverts partout, parce que de plus en plus de gens ne veulent  plus fermer les yeux et ne veulent plus accepter leurs règles du jeu: les promoteurs, les entreprises minières, les banques, les commerçants, les gouvernements, les autorités auto-proclamées, basta!


Les enfants trinquent


Les enfants trinquent



Tout le monde en profite...


Et courage!


mercredi 3 juillet 2019

Du lac de Bienne aux portes du néant.

Brouillard sur le Jura aussi...
Ici:
- Le restaurant du Soleil à Saignelégier était un haut lieu de culture et de rebellions dès les années 70. Une rebellions qui s'est éternisée à la table ronde du bistrot au point de tourner en rond... Toute cette belle énergie prometteuse s'est noyée un peu dans l'alcool (comme celle des indiens d'Amérique en somme)  et dans la montée en puissance de la société de consommation.

- Aujourd'hui la table ronde est au centre de  la salle manger. Une petite la remplace à gauche en entrant et une sculpture immortalise quelque part les piliers de bistrot qui l'ont occupée de si longues années. Les touristes paient bien cher leur menu, même pas en mémoire de ce qui a été mais simplement pour jouir du confort d'un restaurant chic, au coeur des Franches-Montagnes... Sa réputation choc est abordée au dessert, lorsque l'on tombe par hasard sur la sculpture en sortant des toilettes.

- Ce matin, une fillette d'à peine huit ans fait de la trottinette devant chez moi en chantant tous les couplets de la Rauracienne... Malaise. Cadeau du 40ème anniversaire d'un Jura  apaisé selon les dires des journalistes, traduire dompté,  et à la satisfaction de la nouvelle génération au pouvoir, "apaisée" elle aussi qui n'a jamais connu autre chose que la course à la performance et à la réussite sociale. Une entrée dans le moule toute en douceur qui a duré 40 ans. Un moule qui ne retient de l'histoire que les chants patriotiques et qui tend au conformisme...

Ailleurs:
Poutine se lâche et ses propos me rappelle la description de la naissance du fascisme selon Hannah Arendt. Après la mort du libéralisme annoncé au G20 il s'en prend aux minorités.

- Chaque jour sur WhatsApp je reçois des images idylliques des plages grecques.

Retour chez nous:
- Les Anarchistes jurassiens amusent les touristes, les activistes à l'origine de la création du canton sont exclus des discours politiques qui se veulent "tournés vers l'avenir (!?)  Les produits locaux, la consommation locale, le développement régional,  on vend le Jura à toutes les sauces sur des airs patriotiques,  Jura sous contrôle. Le journal satirique La Tuile fut le premier à payer ce virage vers le conformisme.

- C'est un peu comme l'électricité, on nous vend une production locale pour une consommation locale, une sorte de nationalisme de l'électricité. On voudrait nous faire sentir pionniers des énergies renouvelables, bâtisseurs d'un temps nouveau décarbonisé (c'est comme ça que  les promoteurs du parc du Mollendruz vendent leur camelote). En fait nous ne serons que des pions sur l'échiquier de l'industrie éolienne qui fonctionne dans une logique toute libérale avec autour les cadavres habituels, (il n'y a qu'à voir comment les Forces motrices bernoises sont devenues Bernische kraftwerke sans aucune objection locale). L'opposition est récupérée par tous les moyens, on cherche à la diviser, à la discréditer à la ramollir, à l'étiqueter, et ça marche assez bien, ils savent même combien de temps cela leur prendra de réduire les vents contraires à néant. Ils annoncent l'autonomie énergétique et juste derrière ils mettent en place des mesures pour réduire les droits des citoyens...

- Dernièrement les éoliennes de Saint-Brais ont tellement chahutées qu'elles ont réveillé une nouvelle voisine qui ne supporte plus cette agression et cette menace sur la santé de ses enfants. Il y a dix ans qu'on le dit. Que pourra-t-elle y faire de mieux que nous? Va-t-elle ré-affronter le mur stupide des villageois et celui plus organisé et plus déterminés des promoteurs et des autorités?

Le monde tourne, il tourne dans ma tête aussi, j'assiste impuissante à tout ce gâchis, je vois grandir la bête derrière ces petites choses de la vie quotidienne,  le vernis que l'on pose sur les gens et sur les choses, les ficelles des marionnettistes et la vague brune qui menace, Poutine, Trump,  Xi Jinping et les autres... Maurer et Cassis en Suisse leur font des courbettes, on les sent ravis de pouvoir compter sur ces nouveaux amis, les droits humains ont fondu comme neige au soleil de leurs préoccupations.


Et surtout à voir, à entendre, à anticiper et à s'indigner. Du lac de Bienne aux portes de la France, l'ombre brune pourrait bien aussi remplacer l'espoir dans les cités, sous couvert de modernité, d'avenir et de local... 

Allez, bonnes vacances!